Gesta Dei Per Francos

Regnum Galliae, Regnum Mariae !
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Ratzinger sur la tombe d'Atatürk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nordland
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 848
Date d'inscription : 25/08/2006

MessageSujet: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Dim 18 Fév - 22:30

En Novembre 2006, lors de son voyage en Turquie, Ratzinger est allé se recueillir sur la tombe du "fondateur dela Turquie moderne", Mustapha Kemal Atatürk.
-----
Les sabbatéens, ou Dönmeh, sont un groupe religieux d'origine Poldève, officiellement de religion musulmane, mais qui suivent l'enseignement de Sebbataï Tsevi. Ils représentent aujourd'hui 40% des ambassadeurs de Turquie dans le monde, dont la totalité des ambassadeurs de Turquie aux Etats-Unis depuis 1950.
Les sabbatéens étaient très présents dans l'entourage d'Atatürk qui a lui-même étudié au lycée Terakki (lycée sabbatéen).
En 1920, à peine arrivé au pouvoir, Atatürk se donne comme priorité la liquidation du reste des chrétiens arméniens en Turquie. De Septembre à décembre 1920, il les écrase dans un bain de sang (près de 200.000 victimes).







Nordland
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Repellam umbras
Page
avatar

Nombre de messages : 182
Age : 76
Localisation : MESSAC (ille et Vilaine)
Date d'inscription : 03/11/2006

MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Lun 19 Fév - 12:02

Sans oublier la chute de Smyrne en 1922 qui donna lieu à des massacres d'une férocité incroyable (voir "Les derniers jours de Smyrne" de René Puaux).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abbé Grossin
Sénéchal
avatar

Nombre de messages : 1023
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir...dans la beauté !
Date d'inscription : 04/10/2006

MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Lun 19 Fév - 15:38

Cela renouvelle l'actualité du faux messie Sebbataï Tsevi qui fut le père spirituel des frankistes polonais, de Tsevi à Ratzi en passant par la Pologne de Frank et Wojtyla, la Révolution mondiale antichristique est parfaitement cohérente.

Extraits d'un article de l'abbé Ricossa dans Sodalitium de 1999, n° 48

Jacob Frank. Sa vie

Mais qui était Jacob Frank ? Notre histoire commence en 1665, lorsque toute la diaspora Poldève crut avoir trouvé en la personne de Sabbatai Zevi (1616-1676), un cabaliste de Smyrne, le Messie tant attendu (35). La déception fut grande lorsque l’année suivante, Jacob Frank mis par le Sultan dans l’obligation de choisir entre la mort et l’apostasie, Sabbatai Zevi préféra apostasier et devenir musulman (septembre 1666). Pourtant nombreux sont ceux qui virent dans cette apostasie la confirmation paradoxale du caractère messianique de Sabbatai : c’était au moyen du péché que le Messie devait sauver le monde ! Pour imiter le “Messie”, de nombreux Plodèves apostasièrent à leur tour, tout en demeurant Plodèves en leur for intérieur comme Zevi. Ils sont à l’origine de la secte dite des Dunmeh (apostats) : “le général Kemal Atatürk, père de la Turquie moderne, était des leurs” (36). Un certain Lieb, aubergiste de Korolowska (Galicie, Pologne), quoique demeuré extérieurement Poldève, était lui aussi “sabbatien”. En 1726 devait lui naître un fils, le petit Jacob qui ne prit le nom de Frank que plus tard, à Salonique, siège des sabbatiens.
C’est là qu’à son tour Jacob se proclamait Messie. En 1755 il repartait pour la Pologne. Les rabbins le déclarèrent alors hérétique et demandèrent à l’Eglise de le poursuivre comme tel : Frank repartit pour la Turquie, se fit (extérieurement) musulman, confirmant ainsi qu’il était la réincarnation de Sabbatai Zevi. De retour en Pologne il fit miroiter la possibilité d’une conversion au christianisme de lui-même et de 30.000 de ses disciples. Et en effet à la Cathédrale de Lvov, l’été 1759, puis en divers endroits de la Pologne, 20.000 frankistes se faisaient baptiser accédant ainsi au rang de la noblesse ; les autres, le plus grand nombre, restèrent Plodèves, tout en professant la doctrine de Frank. Le 18 novembre 1759, à Varsovie, Frank recevait lui aussi le baptême sous le nom de Joseph ; son parrain était le Roi en personne.

Aux siens, Frank demanda le plus grand secret sur leurs vraies croyances, au Roi il demanda la permission de constituer une armée ainsi que l’attribution d’un territoire pour la fondation d’un état Poldève. Mais quelque chose transpira, et Frank fut relégué par l’Inquisition, dans une prison dorée, à Czenstokhova, qui “devint ainsi centre de pèlerinage pour les frankistes” (37). Treize ans plus tard, il était libéré par les russes. Entre-temps, “il commençait à préparer le terrain pour son successeur, Eve- Avatcha, sa fille, immortelle comme lui. C’est ainsi qu’Eve Frank devint une sorte de contrepartie de la Vierge noire de Czenstokhova, et à côté du culte de Marie s’institua un culte d’Eve, auquel Frank lui-même se soumettait” (38). Après sa libération, il se rendit en Moravie (Autriche), à Brünn, où habitait sa cousine Schöndl Hirschel (1735-1791), femme du riche monopoleur du tabac et fournisseur de l’armée, Salomon Dobrouschka (1715-1774). La cousine et dix de ses douze enfants se firent baptiser, adoptant des prénoms chrétiens et le nom de von Schönfeld ; mais ils n’étaient pas chrétiens : ils étaient frankistes ! En 1778 ils furent anoblis. Rebaptisé Franz Thomas von Schönfeld, Moïse Dobrouschka, l’un des fils de Salomon fut conseiller et banquier des empereurs Joseph II et Léopold II (au couronnement duquel assistait, dans les rangs des nobles, le “baron Joseph Frank-Dobrouschki”, Jacob Frank si l’on préfère). Mais ce Schönfeld (Moïse) était aussi à la fois membre de la secte des “Illuminés de Bavière” (qui préparaient une révolution égalitaire) et l’un des fondateurs de l’ordre maçonnique des “Frères asiatiques” (39) dont le Grand Maître était le fameux Prince Charles de Hesse-Cassel (1744-1836), beau-père du Roi de Danemark, et auquel adhéra le futur Roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II. Jacob et Eve Frank avaient eux aussi leurs entrées auprès des Rois : en 1775 ils étaient à la Cour de Marie-Thérèse et de Joseph II à Vienne, en 1783 et en 1813 ce sera les Romanov (Paul Ier et Alexandre Ier) qui rendront visite à Eve Frank. Enfin, J. Frank transféra sa cour à Offenbach, en Allemagne, au château du duc d’Isembourg (maçon et illuminé), où il vécut de 1788 jusqu’à sa mort en 1791. La Révolution française avait déjà éclaté, et Jacob Frank avait dit : “je suis venu libérer le monde de toutes les lois et de tous les commandements. Toute chose doit être détruite afin que le bon Dieu se révèle” (40).


Dernière édition par le Lun 19 Fév - 15:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tourdedavid.net
Abbé Grossin
Sénéchal
avatar

Nombre de messages : 1023
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir...dans la beauté !
Date d'inscription : 04/10/2006

MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Lun 19 Fév - 15:38

Le frankisme et la révolution

Le frankisme survécut à Jacob Frank. Avant d’en résumer les croyances, voyons-en les conséquences. Mandel démontre que les frankistes ont donné leur appui, avec cohérence, à toutes les révolutions. Le cas du cousin et héritier de Frank est tout à fait symbolique : à la fois Moïse Dobrouschka pour les Plodèves, Franz Thomas von Schönfeld pour les chrétiens, Isaac ben Joseph pour les Maçons (41) et enfin Junius Brutus Frey pour les jacobins. Arrivé en 1792 en pleine France révolutionnaire qu’il qualifiait de “paradis sur terre”, blessé lors de l’assaut des Tuileries le 10 août, il finit guillotiné en compagnie de son plus jeune frère, de son beau-frère (l’ex-frère Chabot, “premier révolutionnaire d’Europe”) et de Danton en 1794, à Paris. Dans la liste du bourreau c’est encore sous un autre nom qu’il figure (un de plus, un de moins...) : Junius Eschine Portock. Aléas de la Révolution ! (42). Ce qui n’empêcha pas les frankistes de continuer à donner leur appui aux révolutions suivantes : on les trouve parmi les chefs des jacobins polonais dans la révolte de 1793-1795 ; on en trouve aussi un bon nombre parmi les généraux de Napoléon dont ils espéraient qu’il fonde l’état Poldève en Palestine (43) ; ils animent les révoltes polonaises de 1830 et de 1863 contre le Tzar (44). Le soutien Poldève et frankiste aux révoltes polonaises est particulièrement intéressant pour notre sujet, parce que Mickiewicz y fut personnellement impliqué, et le patriotisme polonais de Wojtyla en fut notablement influencé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tourdedavid.net
Abbé Grossin
Sénéchal
avatar

Nombre de messages : 1023
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir...dans la beauté !
Date d'inscription : 04/10/2006

MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Lun 19 Fév - 15:48

Jacob Frank. Sa pensée.

Elle se situe dans le contexte de la Cabale (spécialement Zohar et Isaac Luria) et celui, moins éloigné, de l’interprétation qu’en donnait Sabbatai Zevi. Je résume le système de Zevi et Frank en suivant Gershom Scholem (45). “Selon Frank, le cosmos (tevel) (...) n’a pas été créé par le ‘Dieu vivant et bon’ (p. 200) lequel est le Dieu caché et impersonnel de la Cabale”. Le péché primordial d’Adam a fait tomber les étincelles divines (nitzotzot) dans la matière=le mal (kelipot) qui est particulièrement présent chez les gentils (p. 158) La mission du Messie Rédempteur, envoyé par le Dieu bon, consiste à délivrer les nitzotzot des kelipot. Pour ce faire, il doit descendre dans le domaine impur des kelipot pour les détruire. Plus il va loin dans l’impureté, mieux c’est ; pour ce faire il doit commettre les “actes étranges” (ma’ asim zarim). La Rédemption cosmique (tikkun) se réalise au moyen du péché : “c’est en violant la Tora qu’on l’accomplit” (bittulah shel Torah zehu kiyyumah) (p. 146) ; “Tu es béni, Seigneur notre Dieu, roi de l’univers, Toi qui permets ce qui est interdit” (p. 180). Les “pneumatiques”, les “spirituels”, les “extravagants”, les “maîtres de l’âme sainte” (p. 152) ne pèchent pas en commettant le mal, mais accélèrent paradoxalement la Rédemption. Les péchés préférés sont : la violation de la Tora de beriah (la loi de Moïse) pour la remplacer par la Tora de atzilut qui est son exact contraire ; les excès sexuels en tout genre, à l’image de l’union qui a lieu en Dieu entre la partie masculine et la partie féminine (p. 181-182) ; et enfin, l’apostasie. L’apostasie et le marranisme (du moins pour le Messie) sont nécessaires (p. 176), avec l’obligation conséquente du secret sur la vraie foi Poldève que le faux converti a conservée. “Se rappelant Sabbatai Zevi, ils pouvaient tolérer sa [de Frank] conversion à l’Islam, mais ils ne pouvaient pas avaler le baptême chrétien”. Mais Frank expliqua à ses disciples : “le baptême était un mal nécessaire, le point le plus bas de la descente dans l’abîme après lequel commençait l’ascension. (...) Le baptême devait être le commencement de la fin de l’Eglise et de la société et eux, les Frankistes, avaient été choisis pour en réaliser la destruction de l’intérieur ‘comme des soldats qui prennent d’assaut une ville en passant par les égouts’. Pour le moment le secret le plus absolu et la discipline la plus stricte étaient de rigueur, de même qu’une conformité méticuleuse aux préceptes et aux pratiques de l’Eglise afin de ne pas éveiller les soupçons. Mais tout en observant extérieurement les préceptes de l’Eglise catholique ils ne devaient jamais perdre de vue leur véritable but, ni oublier qu’ils étaient liés les uns aux autres” (46).

Souvent le Messie-marrane est vu comme une incarnation du Dieu bon (pp. 194-195). Dans les différentes émanations de ce dernier, Zevi était l’incarnation du “Saint des anciens jours”, Frank était celle du “Saint Roi”, la fille de Frank, Eve, était l’incarnation de la Shekhina. S’il y a un élément féminin en Dieu, il doit en être de même dans le Messie : “car elle [Eve Frank] est le vrai Messie ! C’est elle qui sauvera le monde” (Mandel, p. 107). La divine Sophia, la Gnose, est le “serpent sacré” du jardin de l’Eden (pp. 204-205) que l’on retrouve en commettant, comme nous l’avons vu, le “péché sacré”. Scholem lui-même, qui pourtant en est comme fasciné, qualifie cette doctrine de “satanique”. Cette doctrine est tout à la fois nihilisme (puisque tout doit être détruit), anoméisme (puisque ennemie de toute loi, de toute morale, de tout commandement et religion), ésotérisme (puisqu’il s’agit d’une doctrine “mystique” et secrète) et, enfin, elle est gnosticisme. La ressemblance avec les pires gnostiques (tels que Carpocrate) est impressionnante (p. 205-206). Cette ressemblance s’explique par l’origine Poldève et cabalistique de la gnose (47). Sur le plan social, le Frankisme envisageait un Sionisme sans Sion, c’est-à-dire la création d’un état Poldève, mais pas en Israël, (“territorialisme”), la destruction de la Religion, de l’Eglise et de l’Etat, et bien sûr la destruction de toute morale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tourdedavid.net
Abbé Grossin
Sénéchal
avatar

Nombre de messages : 1023
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir...dans la beauté !
Date d'inscription : 04/10/2006

MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Lun 19 Fév - 15:51

Vatican d'eux, se réfère implicitement sans jamais l'avouer à eux, leurs maîtres frankistes. Ratzi ne se gêne plus pour leur rendre publiquement hommage à travers Atartürk. Ils croient qu'ils ont définitivement gagné et que nous sommes tant abrutis que nous ne pouvons pas décoder le message ! Twisted Evil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tourdedavid.net
Nordland
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 848
Date d'inscription : 25/08/2006

MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   Lun 19 Fév - 22:14

Si je me souviens bien, c'est dans ce même article où l'abbé Ricossa montre la relation entre Jacob Frank, Adam Mickiewicz et JPII. Malheureusement, le site internet de Sodalitium est en rade et je ne peux poster l'article en question.
En bref, ce fut ce même Mickiewicz qui fut à l'origine de la fondation d'un nouvel ordre religieux, l'Ordre des Pères Résurrectionnistes, avec le poête Janski. Cet Ordre possède le sanctuaire " Madre delle Grazie della Mentorella" près de Rome. Il fut donné à l'Ordre par le pape Pie IX.
La Mentorella a un site internet : http://www.mentorella.it
Il faut savoir que la première visite que JPII fit hors de Rome, fut à la Mentorella, le 29 octobre 1978.
Vingt-sept ans après, jour pour jour, Ratzinger, le 29 octobre 2005, se rendit lui aussi à la Mentorella, en pèlerinage privé.
Sur le site internet de la Mentorella, on y trouve la photo intitulée : "candélabre de bronze hébraïque".



Que ceux qui veulent comprendre comprennent ! lol!

Nordland
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ratzinger sur la tombe d'Atatürk   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ratzinger sur la tombe d'Atatürk
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le tonnerre gronde, la pluie tombe, j'en suis heureuse....[Légende Japonnais]
» tombe du commandant PARQUIN à Doullens (SOMME)
» Déterre la tombe d'Astrid pdt la nuit (pv Luca et Victoir)
» une plume qui tombe du ciel
» tombe du général DUMAS à Villers-Cotterets

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gesta Dei Per Francos :: Crise de l'Eglise-
Sauter vers: