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 Rampolla et Co.

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Francis
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MessageSujet: Rampolla et Co.   Lun 5 Fév - 19:20

Voici quelques extraits de The Illuminati and the Catholic Church de l'abbé Arthur W. Terminiello que j'ai traduis de l'anglais au français... désolé pour les erreurs d'orthographes...

L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE ET LES « ILLUMINATI »

INTRODUCTION

« Nous infiltrerons cet endroit (le Vatican) et une fois à l’intérieur, nous y resterons. Nous l’anéantirons de par l’intérieur jusqu’à ce qu’il en reste plus qu’une coquille vide. » Adam Weishaupt (1).


LES « ILLUMINATI » ET L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE : De nos jours, la grande majorité des laiques sont incapable de comprendre ce qui se passe au sein de l’Église. La plupart d’entre eux ignorent l’existence et les manœuvres de la Judéo-Maçonnerie des « Illuminati » ainsi que son puissant cercle d’espions désigné sous le nom d’Organisation X. Ces laiques sont plus qu’embarrassés, mais terrifiés ainsi que mort de peur à la vue des résultats toujours plus désastreux du Concile Vatican II dont la Grande Prêtresse des « Illuminati », Alice A. Bailey, avait déjà prédit, voilà cinquante ans, dans son livre « Un traité sur le feu cosmique » (1925). Ainsi, selon les dires du Cardinal Siri, l’Archevêque conservateur de Genoa, « Quarante ans au moins serons nécessaire afin de réparer les dommages fait à L’Église par quatre années du pontificat de Jean. » La prophétie d’Adam Weishaupt, publié il y a presque deux siècles, s’est réalisée au Concile Vatican II (2).

CONCILE VATICAN II : Mgr Antonio Romeo de la Sacré Congragation des Rites fut largement cité par la presse comme étant celui qui « caractérisait le concile tel une sinistre comédie menée par trois milles bons à rien, dont quelque uns, portant quelques croix d’or sur leurs poitrines, ne croient même pas à la Sainte Trinité. » (3). Qui est le responsable de cet accroissement phénoménal de théologiens et d’historiens illettrés parmi les bergers du troupeau affligé du Christ? Combien d’entre eux ne sont que de pervers, moralement et mentalement, vouant une adoration partagé entre Mammon et Priape ? S’ils ne sont pas hérétiques ou apostats, ils sont d’impitoyable sycophante avide de publicité qui dance au son de la mélodie gauchisante de la judéo-maçonnerie des « Illuminati », piétinants les droits de Dieu et de son Église tout en supportant les « droits » des Satanistes et de leurs marionnettes obscurs et révolutionnaires.

LES « RÉFORMATEURS » - Vatican II, nous a-t-on dit, fut un Concile « réformateur », mais il n’a jamais été considéré comme une croisade pour sauver le Christ et son Église de cet abîme du matérialisme paien, mais tout comme la fameuse « Réforme » du 16ième siècle, il fût organisé, dirigé et financé par la judéo-maçonnerie des « Illuminati » dont Adam Weishaupt réorganisait au 18ième siècle pour le dernier grand assault contre la Chrétienneté en minant le Vatican de l’intérieur afin d’y affaler les pilliers de l’Église. Le Corps Mystique du Christ est un corps parfait composé de membres imparfaits, ainsi donc, c’est l’imparfait qui a besoin d’être réformé. Franchement, les mots du Pape Adrien VI (1522-23) s’appliquent à l’Église d’aujourd’hui : « La Sainte Écriture nous montre abondamment et clairement que les péchés du peuple ont leur origine dans ceux du clergé », et les péchés de celui-ci dans ceux des évêques, et les péchés de ces derniers dans ceux de la Curie dont le Pape est à la tête « Il n’est pas surprenant que cette maladie s’est étendue depuis la tête jusqu’aux membres, du Pape aux prélats », ainsi, « Nous savons seulement trop bien combien de chose abominable se sont passé dans la Curie, abus dans le domaine spirituel, infraction des commandements divins », etc., et de conclure, « Nous mettrons tout notre zèle à améliorer la Curie Romaine d’où probablement le mal est venu, de sortes que la maladie qui apparut ici-même puisse être guérit de par ici-même .» (4)

L’Organisation X : Le scandale de Montesi qui ébranla l’Italie en 1954 fut une démonstration typique du sinistre pouvoir de cette conspiration internationale dirigée par la judéo-maçonnerie des « Illuminati » au moyen de cette Organisation X dont les tentacules atteignit les plus hauts offices du Vatican, tout comme le révéla la lettre de Maria Caglio adressée au Pape Pie XII. C’était au courant de cette même année (1954) que Pie XII exila Mgr Jean-Baptiste Montini à Milan d’où il reviendrait en juin 1963 afin de siéger en tant que Pape (Paul VI). Cette même force X fut derrière le scandale Profumo qui avait fait tomber le gouvernement conservateur en Angleterre, ainsi que le scandale « Baker » de la première administration Johnson qui avait succédé au Président Lincoln un siècle auparavant, tout comme le scandale « Baker » qui ébranla la seconde administration Johnson qui avait succédé au dernier Président Kennedy. Ce puissant bras de la conspiration internationale, voulant l’esclavage de l’âme, l’esprit et le corps de l’humanité, contrôle le trafique mondial de la drogue, la prostitution, l’homosexualité, les sociétés Satanique et leurs cultes des messes noires, meurtre rituel, assassinat politique ainsi que tout activité révolutionnaire voué à la destruction de l’Église et de la société chrétienne afin d’y élever sur les ruines de celles-ci un État Mondial Théocratique dominé par le tant attendu Messie des Juifs qui n’est autre que l’Antechrist prophétisé dans les Saintes Écritures. Reynolds Packard, correspondant spécial du « THE NEWS », reporta de Rome en cette date limite du 6/60/64 :

« Le Pape Pie XII fut profondément bouleversé suite à la découverte par la police d’un cercle aristocratique de trafiquant de drogue qui aurait également célébré des messes noires orgiaques… »

Le Cardinal Gennary Granito Pignatelli di Belmonte est également lié à la famille Pignatelli…
Cet homme seulement, étant incorruptible, aurait été capable de neutraliser le fameux veto imposé par l’Empereur d’Autriche contre le Cardinal Rampolla durant le conclave qui avait élu Pie X.


Note : l’écrivain français ci-nommé, Louis Ferdinand Destouches affirme dans son livre, L’ÉCOLE DES CADAVRES (Paris 1938), que « rien n’est plus juif que le pape actuel (Pie XI) dont le vrai nom est Isaac Ratisch. Le Vatican est un guetto. Le sécrétaire d’état, Pacelli, est autant juif qu’il est près d’être Pape ». À notre connaissance, les affirmations de Destouches n’ont jamais été contreditent. Benoit XV est également réputé être un juif marrane. Son véritable nom « Della Chiesa » trahit son ascendance Marrane.


Peyrefitte poursuit, « Il est certain que s’il eu été motivé par quelques motivations personelles, il n’aurait eu qu’à voter pour lui-même, ainsi, l’Église aurait eu un Cardinal Granito di Belmonte au nombre de ses Papes ». Le PASTEUR ANGELICUS savait parfaitement bien qui il avait à remercier pour ce titre, mais ce n’était pas non sans gratitude seulement qu’il lui aurait rien refusé….
…Bien avant qu’il devienne doyen en éliminant ses compétiteurs, il s’était distingué en avec un ou deux coups intéressants. Un professeur l’ayant contrarié étant étudiant, un supérieur l’ayant croisé quand il était séminariste, une abbesse l’ayant calomnié à l’époque où il fut un attaché, un attaché qui l’avait trahit du temps qu’il était nonce, un archevêque qui avait critiqué sa consécration à titre d’archevêque, et deux cardinaux ayant interdit qu’il soit fait cardinal, tous moururent l’année même…

p. 4

…Il a été dit que même le Pape ne recevait jamais le Cardinal Granito di Belmonte sans tenir un coupe lettre à la main…
…il prenait refuge au Vatican d’où, étant en sol sacré, il était capable de tenir plus fermement en main les forces occultes. Il mourut presque centenaire, laissant derrière lui une lignée de catastrophes et de cadavres.

C’était Benoît XV qui, comme il avait fait avec Achille Ratti et Eugenio Pacelli, posa le pied d’Angelo Roncalli sur le premier échelon qui lui permettrait d’accéder au Siège de Pierre…
Benoît XV fut une créature du Cardinal Mariano Rampolla del Tindaro…
Le Cardinal Della Volpe adressa… … « Nous avons comme Pape le plus éminent et révéré seigneur, le Cardinal Della Chiesa qui a choisi le nom de Benoît XV »… « Il est celui que Rampolla nous a obtenu par son intercession auprès de Dieu »…

p.5

Cardinal Puszyna, Archevêque de Cracovie, voyant que le Cardinal Rampolla, sécrétaire d’état sous Léon XIII, avait presque suffisamment reçu le nombre de votes, se dressa et avertissa ses Cardinaux que s’ils élisaient Rampolla, il déclencherait un veto comme il en avait reçu les instructions par Franz Josef, Empereur d’Autriche…

Le 4 août 1903, Giuseppe Sarto, le Cardinal Patriarche de Venise, fût élu. Il choisisa comme nom Pie X…

p.6

Rampolla avait plusieurs amis loyals… particulièrement dans le nord de l’Italie qui, depuis les premières années de l’Église, était une forteresse de juifs maranes…
Le mot « marrane »… vient du mot espagnol qui signifie « cochon »…
Belmonte (belle montagne)….Montini (petite montagne)… Dans son journal, Giorgio Montini, père du pape régnant (Paul VI), se faisait le champion de la cause du Cardinal Rampolla en décriant l’arrogante influence de l’Empereur Autrichien …

Quand Oscar Straus, le « Barney Baruch » du gouvernement juif invisible qui domina les Etats-Unis durant l’administration démocrate et républicaine des présidents : Cleveland, Mckinley, T.R. Roosevelt, et Taft, visita le maire de la ville de Rome, Ernesto Nathan, un descendant des juifs Rothchild de Francfort, et son colloborateur, le juif Mazzini, chef politique de la judéo-maçonnerie internationale, une visite fut organisé au « palais résidentiel du Cardinal Rampolla »…

…l’Italie, déjà la forteresse de la foi catholique, est aujourd’hui la nation paienne adorant férocement le diable et est l’endroit, à l’extérieur de l’Union Soviétique, où le parti communiste a le plus d’adhérants…

« De toute façon, Roncalli ne savait pas encore que le Cardinal Rampolla fut un ami intime de Mgr Radini-Tedeschi qui était, à cette époque, au secrétariat d’état » (comme Ministre de la propagande sous Rampolla)…

(Rampolla) N’avait-il pas été un instrument du juif Bombello ? Il (Franz Joseph) avait été bien informé au sujet de son rôle de « pape » du « ordo templi orientis » luciférien, le nom officiel de la Grande Fraternité Blanche qui constitue le Super Rite de l’Ancien Ordre du Temple Oriental…

Ce n’est pas une coïncidence que le concile Vatican II, convoqué par les judéo-maçons qui avaient infiltrés le Vatican depuis le règne de Rampolla sous le Pontificat de Léon XIII, était surnommé le « Disciplina Arcani » (Disciple du Secret)…

p.8
…Mgr Jouin… qui avait obtenu la preuve irrécusable du rôle de Rampolla comme chef de O.T.O.. Ses multiples tentatives d’amener cette évidence à l’attention du Saint-Siège furent empêchées par les agents de Rampolla. Désespéré, il se tourna vers l’ambassadeur d’Autriche à Paris, l’implorant de sonner Sa Majesté de communiquer l’information au Pape Léon XIII par voix diplomatique afin d’y exposer l’apostasie de Rampolla et d’empêcher que des Satanistes lui succèdent comme Vicaire de l’Église du Christ. Cinq années après la mort de Rampolla, l’ÉQUINOX (Mars 1919), organe officiel de O.T.O. révélait que Rampolla fut un de leurs chefs.

Mariano Rampolla del Tindaro naquit d’une famille aisée d’origine marrane
le 17 août, 1843, à Poluzzi en Sicile. Il était de sept ans plus vieux que son ami et collaborateur, le Napolitain « iettatore » (œil démoniaque), Cardinal Pignatelli di Belmonte. Poluzzi était un ancien centre de l’occultisme bien avant que St-Paul y mettait le pied sur la plage près du Temple de Mercure…

Mais, Rampolla « avait ce que les italiens appellent le TERRIBILITA, un trait psychologique qui inspirait spontanément la méfiance »…

Ces deux Satanistes (Rampolla et Pignatelli), possédant le pouvoir occulte des forces infernales, envahissaient le Vatican, Rampolla durant le règne d’un Pie IX agé quand le Cardinal Pecci était à la tête du Secrétariat d’État, et Pignatelli durant le pontificat de Léon XIII.

p.9

Ugo Montagna, un Sicilien qui avait joué un rôle de « leadership » dans le scandale Montesi qui frappa l’Italie et ébranla le Vatican au plus profond de ses fondements, avait de puissantes connections au sein de la Mafia qui atteignaient les plus hauts officiels du Vatican…

« Les Trade-Unionistes sont des cibles spéciales de la furie de la mafia. Depuis la guerre, 39 chefs trade-unionistes ont été assassinés sans qu’aucun semblant de tueur soit amené devant la justice… »

….tout comme le Pape Adrien avait l’intention de faire avant qu’il soit soudainement et mystérieusement éliminé par les agents de Médicis, la puissante mafia du 16ième siècle…

Pour appliquer les « réformes » de Vatican II, il fallait tout simplement inoculer, au patient mourrant, le virus qui avait déclenché l’épidémie…

Il est également évident que l’Église et le monde ont moins besoin de déclaration sur les « Droits de l’Homme » mais plus d’emphase sur les DROITS DU CHRIST-ROI !

QUIT EUS DEUS? Un sondage mené par L’ESPRESSO (L’EXPRESSE) 10/20/57, démontra les conclusions qui suivent. À la question : « Êtes-vous catholique pratiquant ? » seulement 13% répondirent « Oui »…

p.11

…le manque de religiosité en Italie fait partie de la crise continuelle…

A la question de LA DOLCE VITE : ROMA, « Les Italiens croient-ils vraiment en Dieu ? » suivi trois années plus tard la « QUESTION DU PAPE : ROME EST-ELLE PLEINEMENT CATHOLIQUE ? » publié dans le régistre (1/24/65), qui soulignait le fait largement disséminant que la Cité Éternelle était spirituellement morte.

Dans son discours de Noël (Milan, 1960) le Pape Paul VI disait : « Vous êtes à la recherche de Dieu ? Vous Le trouverai dans l’homme ! »

…la fameuse « Nouvelle Liturgie » du concile Johannite qui contraignit ses ministres de tourner le dos au Christ au Tabernacle n’est seulement qu’un signe de ce temps !

Le Christ nous a jamais prévenu au sujet des grandes hérésies… Il nous a seulement prévenu au sujet de l’apostasie finale qui proclamerait que tout homme est Christ…

p.12

Sachant que le passé du Pape Paul VI est lié indélébilement avec l’invasion du Vatican par la Judéo-Maçonnerie des Illuminati qui débuta durant le règne du Cardinal Rampolla sous le Pontificat de Léon XIII, et se poursuivit avec le règne de sa créature, le Pape Benoit XV, qui, en passant, posa le pied d’Achille Ratti (Pie XI), Eugenio Pacelli (Pie XII), et Angello Roncalli (Jean XXIII) sur le premier échelon de l’échelle papale menant au Siège de Pierre…

…sachant également que Giorgio Montini, champion des Satanistes Garibaldistes et de Rampolla, était un ami intime de Benoit XV et Pie XI…

p.15

…la « Célébration Eucharistique » maintenant appelée le « Souper du Seigneur ». Tout simplement comme les célébrations préparés par les initiés du Johannisme pour le profane et vulgaire laïcat…

« Le Temple dans lequel l’Antéchrist demandera les divines honneurs, est le Temple de Jérusalem… »
p.16

Le Johannisme des adeptes était la Kabbale des Gnostiques…

…le Christ eu un précurseur, son nom était Jean-Baptiste, donc l’Antéchrist aura également un précurseur, son nom pourrait très bien être Jean-Baptiste (Jean-Baptiste Montini ?).

Le véritable dessein du Concile Johannite (Vatican II) était d’harmoniser la science et la religion, i.e. la science Chaldéenne de la Cabale de Cain avec la doctrine de l’Église afin de rassembler les sectes Cabalistiques de l’Est et de l’Ouest…
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Louis-Hubert REMY
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Mar 6 Fév - 1:04

merci de nous donner les références de ce livre, éditeur, année, où se le procurer.
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Francis
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Mar 6 Fév - 1:13

Louis-Hubert REMY a écrit:
merci de nous donner les références de ce livre, éditeur, année, où se le procurer.



The Illuminati and the catholic Church, Fr. Arthur W. Terminiello.
Reprinted 1992 by: Christian Defense League Box 449, Arabi, LA 70032, USA.

Malheureusement, ce petit livret de 20 pages est disponible seulement en anglais.

Je le traduirai en entier éventuellement.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Ven 9 Fév - 16:51

Aux origines de la crise actuelle

NATHAN ET PIETRO PACELLI

Pris sur le fait, l'impayable commandeur !... Voici un récent incident qui donné lieu aux commentaires parmi les catholiques de Rome :
Dimanche 7 mars 1897, les fidèles se pressaient dans la basilique de Saint-Pierre l'après-midi ; un Te Deum solennel d'actions de grâces y était chanté pour célébrer le commencement de la vingtième année du pontificat de Léon XIII et. l'anniversaire de son couronnement. A Rome, dans les grandes basiliques, il n'y a pas de chaises et la foule qui y pénètre à flots pressés forme comme des courants divers s'écoulait en sens contraires.

Or, il faut savoir que le grand-maître du Grand Orient, d'Italie, le F.-. Ernesto Nathan, a la sacrilège audace de s'introduire dans les basiliques pour espionner lui- même, pendant les cérémonies du culte : ce que Lemmi n'ose pas. Chez Nathan c'est une habitude. Nathan était donc venu à Saint-Pierre, ce jour-là, mêlé à la foule pieuse et croyant passer inaperçu. Mais, son manège ayant été remarqué par un catholique, celui-ci suivit le grand-maître, fils naturel de Mazzini et de Sarah Nathan dont j'ai parlé dans mon volume sur Crispi.

Le hasard fit que, dans le ya-et-vient de la foule, Pietro Pacelli et Ernesto Nathan se croisèrent. Pacelli, qui ignorait que ,1e grand-maître espion était lui-même surveillé, Pacelli, que les catholiques ne soupçonnent pas être en relations avec là secte, Pacelli, ne se croyant pas vu, salua gracieusement le F.-. Nathan, Je cite les termes mêmes du correspondant très sûr qui m'a transmis la nouvelle : « M. Pacelli salua Nathan très gracieusement, de l’air d'un ami très cher, et Nathan répondit à son salut de même. » On juge de la stupéfaction du catholique qui s'était attaché aux pas d'Ernesto Nathan. Le vice-président de l'Union antimaçonnique est donc en rapports d'amitié avec le chef des francs-maçons italiens, et il « témoignait son amitié » au grand-maître en pleine basilique de Saint-Pierre, dans des circonstances ou la présence de celui-ci était une profanation !..

Ce fait, bien significatif a été aussitôt porté à la connaissance de plusieurs, et chacun de dire : « Ce n’est donc pas seulement le fils Pacelli, le conseiller municipal, qui fraye avec Nathan ! mais le père, Pietro Pacelli, est lui-même en excellents termes avec le chef des ennemis qu'il affecte de combattre !
Les Alliata et Veraichi recommandent à tous les anti-maçons italiens de ne pas ébruiter l'incident. C'est pourquoi je considère comme un devoir de l'imprimer tout vif.

A bas les masques, messieurs !

Témoignage donné par Diana Vaughan lors d’une conférence sur le Palladisme donnée le lundi 19 avril 1897, grande salle de la Société de Géographie, boulevard Saint Germain à Paris.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Ven 9 Fév - 16:53

Aux origines de la crise actuelle (suite)

Les deux familles Pacelli et Montini avaient depuis longtemps été associées aux affaires vaticanes. Le grand père d'Eugenio Pacelli, Marcantonio, originaire de la province de Viterbe était venu à Rome vers 1840, lorsque son frère Ernesto, qui faisait partie de la Banque Rotschild , se chargea de faciliter un important emprunt des Etats Pontificaux sous le pontificat de Grégoire XIV. Ernesto resta sur place pour installer à Rome les premières agences du Banco di Roma, cependant que Marcantonio devenait l'homme de confiance et conseiller juridique de Grégoire XIV et de son successeur, Pie IX, accompagnant ce dernier dans son exil à Gaëte, lorsque les troubles politiques à Rome devinrent par trop inquiétants.

Justifiés ou pas, les troubles révolutionnaires dans les Etats Pontificaux avaient été déclenchés à l'instigation des chefs de la Franc-Maçonnerie italienne. Tout comme les protestants du seizième siècle étaient d'ex-catholiques, prétendant avec assurance avoir découvert une meilleure expression de leur foi, les maçons au cours du dix neuvième siècle étaient d'ex-catholiques persuadés d'avoir découvert une manière meilleure de vivre et de diriger la société. Dans les pays catholiques, en particulier l'Italie et la France, la démarcation n'était pas toujours claire entre catholiques et maçons. On sait qu'au moment de la Révolution Française des centaines de clercs français avaient ajouté un serment maçonnique à leurs engagements sacerdotaux, et que selon des sources maçonniques qui se prétendent fiables, le RP Mastaï Ferreti qui deviendra la Pape Pie IX avait été admis à l'âge de quarante six ans à la loge La Chaine éternelle de Palerme en 1837 . Ceci fut une pure calomnie de la Maçonnerie pour se venger du saint pape de l’Immaculée et de l’Infaillibilité Pontificale
Réinstallé dans ses fonctions, Pie IX vécut pour convoquer le Concile du Vatican de 1870, aujourd'hui dénommé Concile Vatican "premier".

A son retour de Gaëte, Marcantonio Pacelli abandonna ses fonctions aux cotés du Pape pour rejoindre les fondateurs du journal du Vatican l'Osservatore Romano.
Comme ce sera le cas du petit Montini quelques années plus tard, Eugenio le petit fils de Marcantonio ne fut pas autorisé à fréquenter l'école. On le disait trop frêle (exactement ce que l'on dira du petit Montini) ; il eut donc un précepteur à la maison jusque dans les années terminales de ses études secondaires, avant d'être diplômé du Lycée Visconti, établissement d'Etat bien connu des Romains pour être le plus anticlérical et opposé à l'Eglise de tous les lycées de la ville. Eugenio Pacelli n'avait que deux ans lorsque son père le présenta à Pie IX presque mourant, qui, de son lit, lui aurait dit : "Eduquez bien votre jeune fils pour qu'un jour il serve le Saint Siège".

Le successeur de Pie IX, Léon XIII maintint la tradition faisant des Pacelli une "famille du Vatican" et prit Eugenio sitôt ses études secondaires terminées, le plaçant pour le former sous la tutelle du Secrétaire d'Etat, le cardinal Rampolla, dont il sera pendant un temps le secrétaire. "Faites en un bon diplomate" fut la recommandation du Pape. De nouveau le jeune homme ne devait pas suivre un cursus estudiantin normal. Il fit ses études écclésiatiques chez lui, et ne rejoignit le séminaire de la Capranica que pour les deux dernières années d'études et en tant qu'externe, sur les instances du cardinal secrétaire d'Etat Rampolla auprès du Recteur de cet institut.

Si la choix par la famille Pacelli du Lycée Visconti avait été étrange, celui de la Capranica par le cardinal était plus déconcertant encore, si l’on oublie que Rampolla était un haut maçon d’une loge pratiquant la magie noire, les messes noires, etc... Dans les années 1890, ce séminaire était de notoriété publique en Italie réputé être le quartier général des modernistes, plus tard condamnés par saint Pie X. Cet institut a maintenu jusqu'aujourd'hui sa réputation, recueillant "l'abbé rouge" Franzoni après son suspens a divinis de 1970 et Ivan Illich du CIDOC, pendant que les habitants du quartier continuaient de se plaindre de bruyantes célébrations nocturnes s'y déroulant des nuits entières, à l'intérieur et aux abords dans les rues sombres qui l'entourent, à chaque triomphe communiste, que ce fût pour l'adoption de l'avortement légal par le Parlement italien ou pour le succès de la gauche lors d'un référendum au Chili.

Tout y était beaucoup plus calme à la fin du siècle dernier, et l'enseignement bien que peu orthodoxe y était sans doute aussi plus sérieux. On ne saura sans doute jamais précisément la teneur de l'enseignement particulier que reçut le futur Pie XII, mais sa maigre scolarité dans l'isolement s'ajoutant au pli révolutionnaire des établissements qu'il fréquenta font une étrange préparation pour une carrière dans la hiérarchie Catholique. En tout cas, ce n’est pas dans ce contexte qu’il apprit à combattre les ennemis de l’Eglise….
Une fois Pape, Pie XII demeura fidèle à la Capranica, à laquelle il consacra l'une de ses rares excursions hors du Vatican en 1957, pour inspecter les travaux de restauration qu'il avait lui-même fait entreprendre sur les principaux bâtiments.

C'est à propos de celui que le Pape Léon XIII avait chargé de guider l'enfant Pacelli, le Cardinal Rampolla, qu'il devient difficile d'éviter le terme de conspiration, ne serait-ce que parce que le cardinal, issu de la noblesse sicilienne, est l'un des personnages les plus noirs de l'histoire de l'Eglise Catholique.

Titulaire du poste en second le plus important du Vatican pendant seize des vingt six ans du pontificat de Léon XIII, il était généralement admis que le cardinal Rampolla serait le prochain pape. Le Pape Léon XIII étant mort en 1903, un conclave fut convoqué au cours duquel les premiers scrutins virent monter les chances de Rampolla, lorsqu'à la stupéfaction des électeurs, le cardinal métropolitain de Cracovie se leva soudain pour demander l'arrêt de la procédure, par une déclaration qui allait être retransmise par tous les télégraphes du monde. Parlant au nom de Sa Majesté impériale François-Joseph d'Autriche-Hongrie, le Primat de Pologne mettait un veto à l'élection de Rampolla. Aussi ennuyés que stupéfaits, les Pères du Conclave découvrirent que par suite d'une clause oubliée d'un traité entre Vienne et le Vatican, cette intervention les liait juridiquement.

Il n'était pas donné de raison au veto, encore qu'une fût suggérée de nature politique. On supposait que l'Autriche avait été indisposée par certaines attitudes pro-françaises de Rampolla. Des années plus tard cependant, il fut révélé qu'un certain Mgr Jouin, prêtre français fondateur de la célèbre Revue Internationale des Sociétés Secrètes, qui se consacrait à rechercher les Franc-Maçons avec le zèle d'un Simon Wiesenthal de nos jours recherchant les nazis, avait apporté ce qu'il disait être l'irréfutable évidence que le cardinal n'était pas seulement un membre de la Loge mais bien le Grand Maître d'une secte particulièrement secrète, connue comme l'Ordo Templi Orientalis, dans laquelle il avait été initié en Suisse quelques années plus tôt.
Les efforts de Mgr Jouin pour faire parvenir cette information à l'attention du Pape Léon XIII avaient bien évidemment été jusque là annihilés par Rampolla, ses assistants et ses amis à la Secrétairie d'Etat. Anxieux de faire connaître le fait avant l'ouverture attendue du conclave, Mgr Jouin avait contacté la Cour d'Autriche et y avait été écouté.
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Abbé Grossin
Sénéchal


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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Ven 9 Fév - 16:55

Aux origines de la crise actuelle (suite et fin)

Dans une étude récente, l'historien italien Giovanni Vanoni s'étend quelque peu sur le sujet de l'Ordo Templi Orientalis, autrement connu comme l'OTO. Il l'appelle l'une des sociétés secrètes parmi les plus surprenantes de celles qui existent actuellement. Cette secte avait été fondée quelques années avant le conclave en question par un riche viennois, que ses fréquents voyages en Extrême-Orient avait rendu adepte des "techniques de magie sexuelle" enseignées par certains yoguis en Inde. Etaient co-fondateurs de l'OTO deux allemands : Théodore Reuss, également membre du rite maçonnique de Memphis, rite très secret d'origine anglaise, et Franz Hartman, un médecin qui avait passé plusieurs années aux Etats-Unis attaché au siège de la Société Théosophique, fondée par Mme Blavatski. Plus tard l'OTO comptera parmi ses fidèles Rudolph Steiner, dont les enseignements joueront un rôle important dans la vie d'Angelo Roncalli, causant son renvoi de la Faculté théologique du Latran. Le membre le plus célèbre de l'OTO fut probablement Alistair Crowley, immortalisé dans le premier roman à succès de Somerset Maugham : "Le Magicien". Elu Grand Maître en 1912, Crowley se prétendit "être guidé par une intelligence supérieure", qui lui conseillait "d'ouvrir une Nouvelle Ere, destinée à succéder et à remplacer l'Ere Chétienne, cette dernière étant à l'agonie". Il se faisait appelé lui-même « la Bête ».

Quels qu'aient été les liens réels de Mariano Rampolla del Tindaro avec ces groupes, il faut noter que la dernière condamnation claire de la Franc-Maçonnerie par le Vatican remonte à l'encyclique Humanum Genus écrite en 1884, soit trois ans avant que le Pape Léon XIII ait nommé Rampolla son Secrétaire d'Etat.

Il est d'un plus grand intérêt encore de retracer les relations de Rampolla avec les cinq hommes qui devaient amener l'Eglise Catholique à cette "nouvelle ère". Giacomo Della Chiesa, le futur Benoit XV, était un diplomé de la Capranica qui fut choisi par Rampolla pour être son secrétaire privé à la Nonciature de Madrid, ce qui allait fonder vingt ans de relations. Une fois Secrétaire d'Etat, Rampolla fit venir Pietro Gasparri de l'Institut catholique de Paris, dont il fit son premier adjoint à Rome. Gasparri deviendra le détenteur du pouvoir derrière le trône de Pie XI. Pendant ce temps, le jeune abbé Pacelli, demeuré longtemps sous la tutelle directe de Rampolla, devint son secrétaire particulier et l'accompagna dans ses fréquents voyages pour d'importantes missions diplomatiques. Ils assistèrent ainsi ensemble aux funérailles de la reine Victoria. Chargé des minutes à la Secrétairie, l'abbé Pacelli avait accès, à l'âge d'environ vingt cinq ans, aux réunions de haut niveau au Vatican .
A cette époque, on pouvait rencontrer dans les bureaux de la Secrétairie d'Etat, y ayant ses libres entrées, le père du futur Paul VI, le journaliste politicien Giorgio Montini, dont l'idée d'un parti politique patronné par l'Eglise avait séduit Rampolla. Le Pape Léon XIII en revanche n'avait pas été convaincu. Giorgio Montini était lié au cardinal Rampolla par l'intermédiaire d'un ami commun, intime et confident de ce dernier Mgr Radini-Tedeschi, qui sera longtemps collègue de Della Chiesa à la Secrétairie d'Etat. Angelo Roncalli, originaire d'une famille de paysans pauvres, dut sa formation et son élévation à l'épiscopat entièrement à Radini-Tedeschi, devenant le secrétaire privé de cet évêque dont il écrivit la biographie à sa mort.

Compte tenu du puissant charisme personnel du cardinal sicilien et de l'orientation attribuée à ses engagements, les Catholiques traditionnels ont vite fait de dénoncer "une clique Rampolla" et même “une Maffia Rampolla . Qu'il y ait eu alliance entre ces hommes, ce fut certainement le cas. Le quotidien du Vatican "l'Osservatore Romano" admit dans un éditorial célébrant l'élection du Cardinal Roncalli à la papauté en 1958 que c'est Benoit XV (Giaccomo della Chiesa) qui, de même qu'il l'avait fait pour Achille Ratti (Pie XI) et Eugenio Pacelli, avait mis le pied de celui qui fut Jean XXIII sur le premier barreau de l'échelle montant au Siège de Pierre ".

Il faut lire aussi le tome II du livre de Frère Michel de la Trinité Toute la Vérité sur Fatima. Il explique toutes les relations ambiguës de Pie XII avec le 33e Roosevelt, Montini, Béa…

Téléchargeable ici : http://www.a-c-r-f.com/principal.html
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Lun 11 Juin - 21:58

Abbé Grossin a écrit:

Témoignage donné par Diana Vaughan lors d’une conférence sur le Palladisme donnée le lundi 19 avril 1897, grande salle de la Société de Géographie, boulevard Saint Germain à Paris.


J'ai lu dans différentes revues d'histoire que le 19 avril 1897, Léo Taxil avait surtout affirmé qu’il avait mystifié les catholiques et que ces histoires de Diana Vaughan, du Palladisme, etc. n'étaient qu'une série de canulars.
Quelqu'un peut m'expliquer???? confused confused
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Mar 12 Juin - 1:19

Vous avez ici un copieux ouvrage qui défend la thèse selon laquelle Diana Vaughan a bel et bien existé, et fut assassinée ; Taxil après être de nouveau tombé dans l'apostasie tachant de faire croire qu'elle n'a jamais existé pour discréditer les révélations qu'elle avait faite par son biais du temps de son retour au catholicisme :

http://sourcesretrouvees.free.fr/taxil.htm

Outre cette affaire proprement dite, on trouve dans l'ouvrage de nombreuses références et données intéressantes.
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MessageSujet: Re: Rampolla et Co.   Aujourd'hui à 9:57

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