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 Gougenot des Mousseaux

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Abbé Grossin
Sénéchal


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Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir...dans la beauté !
Date d'inscription : 04/10/2006

MessageSujet: Gougenot des Mousseaux   Ven 26 Jan - 18:30

Historien, spécialiste des sciences occultes. Né Henri-Roger Gougenot des Mousseaux le 22 mai 1805 à Coulommiers (Seine-et-Marne). Issu d'une ancienne famille du Berry, il est le fils du chevalier Adrien Gougenot, seigneur de l'Ile, des Mousseaux, de Mallerais, et de madame née Appoline-Françoise Doudan, et apparenté au marquis de Chambray, commandeur de l'ordre de Malte. Après ses humanités poursuivies au collège Stanislas à Paris, orphelin encore mineur, il succède à son père dans la charge de gentilhomme à la chambre du roi Charles X. Destiné à la diplomatie, il voyage et se familiarise avec plusieurs langues.

Après 1830, fidèle à sa foi monarchique, il refuse de se rallier à la dynastie illégitime et décide de se consacrer entièrement à l'étude, plus particulièrement à la démonstration de la vie surnaturelle diabolique. D'une grande foi chrétienne et doué d'une intelligence peu commune, il se montre longtemps studieux et entretient contact avec de nombreux spécialistes, dont le chevalier Drach, avant de coucher sur le papier le fruit de ses méditations et le résultat de ses travaux. D'autre part, tôt marié à mademoiselle Marie-Elisabeth-Constance de Pontalery, il gère leur patrimoine et partage les soins de l'éducation de leurs enfants: deux filles dont l'une deviendra religieuse au monastère de la Visitation à Paris.

Son premier ouvrage Mémoire sur les Pierres sacrées (1843), qui contient en germe la suite de son oeuvre, prend appui sur la Bible et les monuments de tous les âges et cherche à démontrer la participation directe et continue du démon dans les actes idolâtriques. Il est suivi du Monde avant le Christ (1845) première version de Dieu et les Dieux, ou un voyageur chrétien devant les objets primitifs des cultes anciens, les traditions et les fables (1854) où l'auteur montre d'une part que les pierres sacrées, d'abord gages d'alliance entre Dieu et les hommes, dégénèrent par la suite en objet d'adoration (bétyles) dans l'univers entier jusqu'à la divinisation de la matière symbolisée par l'Œuf et, d'autre part, que les sanglantes immolations saturniennes qui inondèrent le monde sont une imitation impie du dogme de la Rédemption divine préfigurée par le sacrifice d'Abraham. Ce qui l'amène à déduire que « l'enchaînement indéniable des erreurs humaines, parallèlement aux vérités révélées, est l'un des plus merveilleux témoignages d'une tradition indéfectible et de l'unité de la race humaine ».

Entre temps, en 1848, il est choisi par le clergé de Meaux au côté de l'abbé Bautain comme candidat à l'Assemblée nationale. Puis il entreprend de démontrer l'existence de Satan et son action parmi les hommes par le biais de la magie, du magnétisme et du spiritisme. D'abord La magie au XIXème siècle, ses agents, ses vérités, ses mensonges (1860) où il ne laisse d'autre alternative au fluide animique ou magnétique « forme actuelle de la magie » que l'action déguisée du démon ou le pur néant - l'électricité ne pouvant, à l'occasion, constituer qu'un moyen et non une cause.

Les Médiateurs et les moyens de la Magie, les hallucinations et les savants, le fantôme humain et le principe vital (1863) se veut une série de faits et de preuves à l'appui de la relation fondée entre le démon et la race humaine avec pour intermédiaires les grands prêtres idolâtres, les magiciens proprement dits et les médecins-magiciens faussant les liens de l'homme avec Dieu et les remèdes à la déchéance originelle; ainsi que Moeurs et pratiques des Démons ou Esprits visiteurs du spiritisme ancien et moderne (1863), édition augmentée d'un ouvrage déjà paru en 1854, et Les hauts Phénomènes de la Magie précédé du Spiritisme antique, avec quelques lettres adressées à l'auteur (1864) réservé à un public averti.

Ses travaux, parallèlement à ceux du marquis de Mirville, sont alors salués par les grandes revues médicales tant pour le talent que pour le bon sens dont ils font preuve. Enfin, après mûre réflexion et l'année même du concile de Vatican I , il couronne son oeuvre avec Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens (1869) où il apparaît à notre auteur que le judaïsme a transformé la Bible en une tradition rabbinique, amas d'erreurs intellectuelles et morales dont le Talmud, répercuté à travers le monde, a gardé le dépôt. Honoré de la croix de commandeur de l'ordre pontifical de Pie IX, il meurt à Coulommiers le 4 octobre 1876 laissant à l'état de manuscrit un ouvrage consacré à la franc-maçonnerie.

Cf. Pages, L., " Le chevalier Gougenot des Mousseaux et ses travaux sur la magie contemporaine ", Annales de philosophie chrétienne, octobre 1877.

Esotérisme, occultisme, franc-maçonnerie
et Chritianisme aux XIXe et XXe siècles
Marie-France James
Nouvelles Editions Latines, 1981
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Gougenot des Mousseaux
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