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 ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)

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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Dim 7 Jan - 21:14

Je vais vous raconter une histoire d’un autre âge,Elle va ressusciter un dénommé Pélage…

Chapitre I
Commençons le récit à notre époque Antique,À laquelle se réfère Benoît XVI en public.Ce très louche prélat nous fait l’apologieDe nos racines hellènes…Où est la perfidie ?
Il dit : «Vive la Grèce brillante d’Aristote !»,Zénon qui va plus loin sous-entendu despote !Or l’Église Primitive s’est toujours inspiréeDe ce Père stoïcien aujourd’hui insulté.
Voilà pointée ici la première vérité :C’est être ANTI-HELLÈNE que de jeter Zénon,De vouloir opposer Aristote à Platon,Car la Religion simple par Zeus fut unité.
Voulez-vous autre preuve de ce que je dis là ?Attention la manoeuvre est des plus démagogue !Avec la citation de ce Paléologue –Pure provocation de choisir celui-là ! –On aurait pu entendre volonté d’apaiserLe grand schisme d’Orient des chrétiens déchirés.
Mais non ! la vérité se dévoile aussitôt :Une phrase assassine exprime avec culotQue la vraie chrétienté, malgré qu’elle fut Hellène,Quelque peu Orientale, est pure Européenne !
Ainsi Paléologue est fausse référence !À quoi bon s’appuyer sur la vieille Byzance ?C’est pour mieux camoufler l’autre idée sous-jacente,Plus anti-grecque encore : Enterrer la Septante !
_______________________________________
Benoît XVI,le Pélagien Intégral
Que se cache-t-il derrière le discours de Benoît XVI prononcé à Ratisbonne, en septembre 2006 ?
Après avoir décortiqué son texte, nous, l’Église Réaliste, prenons position :
En opposant la «Raison» à la Foi en Dieu Transcendant, et rejetant ainsi le Mystère de Dieu, ce Pape, après bien d’autres, poursuit et accomplit, dans un registre qui n’a que l’apparence de la nouveauté, la GUERRE contre LA RELIGION.
3

Chapitre II
D’un grand bond dans le temps, allons voir maintenant,L’Empereur Constantin, le christianisme enfant…
Nous sommes aux beaux matins de l’Église triomphante,Qui grâce à Augustin deviendra rayonnante.L’amour du Dieu unique, c’est pour les débutants !Mais qu’en est-il de Grâce et Prédestination ?Raison-Foi en fusion ? Tout ça est Religion ?!Oui ! parole Biblique ressource les savants.Tout ceci combiné et sans rien y ôter,Pouvait vous Agréer sauf à vous Récuser.
Pendant toute sa vie, Augustin le ChrétienTravailla sans répit contre moult Païens.Un plus particulier lui donna du travail,Dur à faire plier, mais l’enjeu fut de taille Razzélage – on le nommait – effrontément clamaitQue la Raison primait sur la Foi désormais !


Chapitre III
Poursuivons notre étude : Moyen-Âge Latin,Pour notre dépistage des ruses du Malin.Le «grand théologien», ex-monsieur RatzingerAccuse d’hérésie Duns Scot ce super-Saint,Tout en feignant de prendre le camp dominicain,Celui de St Thomas ! Voyez le racoleur !
Puis pour bien diviser les inspirés de Dieu,Et tous ceux qui essaient d’y croire de leur mieux,Vatican le Troisième, annoncé dans l’ÉgliseSe fait Inquisiteur contre François d’Assise.
Sachez pour l’anecdote, que le grand St Thomas,Fut bien canonisé, tard après son trépas :Au moment où Duns Scot, lui, faisait des émules,Gagnait en influence…. Observez le calcul !
Leçon du paragraphe – deuxième vérité :Comme ANTI-CATHOLIQUE, le Pape est démasqué !On aurait presque pu croire au prélat Thomiste,Préférant dans l’histoire encore un Empiriste.Mais Raison jugeant Foi tenu comme possiblePour quiconque est croyant est chose inadmissible.


Chapitre IV
Enfin aux temps Modernes s’attaque le sermon.La même stratégie est suivie qu’en amont.Toujours mener la guerre aux révolutionnaires.Du grand réformateur Luther à Doktor Kant,En passant par Descartes, Locke, bref… les Lumières :Des Sépulcres blanchis c’est la Grande Épouvante.
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Mais non ! me direz-vous, l’Anglais Locke et DescartesSont reconnus Modernes, c’est écrit dans le texte !Ne vous y trompez pas : les citer est prétexteÀ dire qu’il faut garder, sans qu’on ne s’en écarte,Seulement de ces hommes leur savante Physique,Mais stigmatiser leur hyper Métaphysique.
Troisième conclusion – dernière vérité :Sous sa tiare de carton, le souverain pontifeVient de se dévoiler : ANTI-MODERNE nocif ;Au final rien de moins que Païen Forcené.

Chapitre V
Qu’est la théologie du pape en son discours ?Celle du Nouveau Pélage, celui des Derniers Jours.Il veut faire divorcer la Raison et la Foi.Comment s’en justifier ? Il ose sans émoi !
Mais Dieu s’est révélé à nos petites têtes,Toujours en se gardant une face secrète,Restée inaccessible à notre EntendementComme à notre Intuition : c’est dogme du croyant.
Ah ! notre St Thomas n’est pas du tout le vôtre !C’est Docteur Angélique, confident des Apôtres,Maître en Science Sacrée, que cent Traités comblaient…S’écriant à la Messe, à trois mois du décès1 :«J’ai vu de telles choses qu’à présent mes travauxMe semblent de la paille2, litière pour les chevaux !»
Les Cléricaux annoncent, sans le moindre scrupule :«Foi rime avec Raison ?» : doctrine ridicule !Fini ces abstractions d’un âge dépassé !Pour être vraiment pieux, nul besoin de chercherLa vérité première, d’avant la Création !REJETER LE MYSTÈRE est bien leur obsession.

Babylone la Grande n’est pas au grand complet… ?!C’est la Libre-Pensée qu’il manquait au sujet !Bouffe-curés, Faux-dévots, l’un et l’autre des clansDe concert font la chasse aux Athées et Croyants.Savez-vous qui éclaire ces hordes diaboliques ?Leur Saint-des-Saints n’est autre que l’Ordre Maçonnique.
Là, le fin-Mot est dit ; tout calice a sa lie !Nous avions vieux Théos (θεός) : ET limpide ET absconse ;Voici Dieu dernier cri : Logos (λόγος) pris de Manie (μανία)3.Et Moïse plus qu’hellène ! 900 ans par avance,Socrate mis hors-jeu par le Buisson Ardent4…Quelle auberge espagnole, chez l’Infaillible allemand !
1. Le 6 décembre 1273. Il mourut le 7 mars 1274.
2. «MIHI VIDETUR UT PALEA».
3. Logos = Raison ; Mania = Folie, Délire.
4. Buisson Ardent : HASSNÈH HABO‘ÉR :
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Épilogue
À vous ! Usurpateur du trône pontifical !Répondez sans détour, affrontez votre Mal :Était-il fanatique Augustin qui prêchait:«FORCE-LES À ENTRER !» 5, sauve-les à jamais !«Servir Dieu ou Mammon» votre âme a donc tranché :«Faut vivre avec son temps et savoir s’adapter !»
Sous le titre trompeur de Pieuse LaïcitéLe Païen vaut bien d’être anathématisé !Vous voilà confondu, Prophète du Serpent !Je crains que contrition ne suffise maintenant.

Et nous ! Frères et soeurs des masses d’Occident !Allons-nous réagir au monde décadent ?Laisser pareillement Tartuffes endurcisOutrager le passé, décider de nos vies ?Qui s’oppose à leurs plans ? Quelle église vivante,Catho ou Protestante, résiste à leurs discoursEt à leurs positions toujours plus virulentesContre les résistants au diable avec bravoure !?
Pourquoi donc les croyants ardents sur la planèteRemuent-ils l’Orient et leur «fait-on la fête» ?Les frères musulmans, ces simples défenseursDe ce qu’hier encore vous appeliez Pudeur,Dignité, Charité, s’affirment malgré euxVrais Croisés du réveil d’un Christianisme pieux !
Ah ! Merci vil Judas : ton libelle nous éclaire ;Démon-crates et Nazis trament la Der-des-Der.Et tu choisis ton camp : le marais populiste,Qui a son alternance ultra-opportuniste.À bas donc Jean XXIII : c’était du Proudhonisme.Et retour à Pie XII : Comte-Positivisme.
Аλέξανδρα (Alexandra)
Église Réaliste
novembre 2006 (2ème édition)
06.84.49.30.99.
www.docil-cocktail.org
Poème (1ère et 2ème édition) envoyé à :
Vatican, G.O.F, G.L.N.F., Église Réformée de France, Église Protestante, Église Orthodoxe, Mosquée de Paris et de Lyon, CRIF, Consistoire Israélite, à quelques journaux (Le Monde, Le Figaro, Témoignage Chrétien, la Vie…) et diffusé sur Internet.
5. Latin : «COMPELLE INTRARE» (Augustin, Epître 93, 5).
Grec : « άνάγκασον έισελθει̃ν » (Luc, 14 : 23).
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luernos
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Dim 7 Jan - 21:23

tiré du site "eglise réaliste mondiale" (mouvance gaucho anar)

il y aurait des semences de Vérité jusque chez nos ennemis d'en face
pirat

en tout cas ce n'est plus le sentiment de monsieur l'abbé guillaume de thanouarn pour qui , comme pour son nouveau gourou ratzi, la vérité rationnelle (logos logos logos ) libèrerait , et cette liberté mènerait au bien .
alors que le Bien dicte la vérité, qui elle même implique seule, la libération de l'homme
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Kyrnios
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Mer 23 Mai - 17:23

Quelle est cette « Eglise Réaliste Mondiale » ? Comment peuvent-ils être « gaucho anar » tout en s’appelant « Eglise » ? ça me semble bizarre...
En tout cas, le poème m’interpelle. Je n’y comprends pas grand chose mais il paraît dénoncer l’agnosticisme de Ratzinger. Le Pape nie-t-il vraiment le Mystère de Dieu ?
Merci de vos précisions parce que là, je suis un peu perdu... confused

Kyrnios
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luernos
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Ven 25 Mai - 22:39

Kyrnios a écrit:
Quelle est cette « Eglise Réaliste Mondiale » ? Comment peuvent-ils être « gaucho anar » tout en s’appelant « Eglise » ? ça me semble bizarre...
En tout cas, le poème m’interpelle. Je n’y comprends pas grand chose mais il paraît dénoncer l’agnosticisme de Ratzinger. Le Pape nie-t-il vraiment le Mystère de Dieu ?
Merci de vos précisions parce que là, je suis un peu perdu... confused

Kyrnios

Je pense que sous ce nom collectif , se désigné lui même un personnage bizarre, ou une coterie, anarchiste, et qui paraît avoir pris Jésus comme un Super anarchiste... mais ce que j'ai voulu dire par là c'est qu'en dehors des catholiques,
il y a des esprits de tous bords, anarchistes, athées, laïcs, musulmans, libéraux, etc, qui affirment et démontrent que ratzinger n'est pas chrétien
il n y a que les aveugles pathologiques ou les sépulcres blanchis qui ont besoin d'une religion sociologique à leur service pour oser prétendre
que les raisonnements, les démonstrations, les écrits, les paroles, les intentions, les buts, et les actes surtout confirmant les paroles,
de toute cette racaille conciliaire composent une religion chrétienne ,ou d'inspiration chrétienne. (chrétien au sens technique du terme)

JE ne sais pas dans quel sens l'auteur de ce site compremd la notion de "mystère de Dieu" . Mais ratzi ne croit pas au mystère chrétien de Dieu c'est évident !
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Kyrnios
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Ven 1 Juin - 12:34

Tout cela est fort intéressant.
Mais comment le christianisme conçoit-il le mystère de Dieu ? Et comment peut-on affirmer que le Pape n’y croit pas ? Quelles sont les preuves ?
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luernos
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Dim 3 Juin - 1:02

je pense qu'il y a une façon commune de parler du mystere de Dieu Divin, c'est l'obscurite qui entoure le Divin, l'infini, l'au-delà.
et il ya la façon chretienne d'en parler qui est spécifique.

1.-La première manière dit que le domaine de "Dieu" est insondable, par conséquent toutes les religions, les philosophies, les sagesses, les spiritualités se trouvent en quelque maniere a egalite dans ce domaine.
Ceci est un des arguments de la nouvelle religion mise en place sous le prétexte de V2:
sans cesse Subito par exemple a declaré que toutes les religions se rapprochent d'elles même par leur quête vers la plenitude de la verite foncierement inaccessible de Dieu.
Car ces gens-là, se limitent a voir dans le peuple d'Israël, puis dans la primitive Eglise de Pierre, seulement des pionniers, des commençants qui ont une experience inaugurale de la recherche du divin. Cette recherche qui aurait été particulierement riche selon eux, meriterait d'etre qualifiee de "'revelation" de maniere imagée, car cela ne signifie selon eux que ce n'est qu'un prototype de la recherche de tout homme vers Dieu.
En effet, la nouvelle religion enseigne aujourd'hui (théologie, catechese, papes, evêques) que chaque croyant contemporain reçoit une revelation aussi neuve et intemporrelle que celle des antiques hebreux des proophetes ou des apotres de Jesus... Tout le monde est a egalite quelle que soit donc sa secte protestante, orthodoxe, chretinne, et meme dans un degre en dessous talmudique, islamiste, hindou ,boudhiste, fetichiste même...
Chaque individu interprete personnellement et se fait une idee de l'obscurite divine, "du mystere de dieu".

2. la seconde dit tout le contraire, la revelation hebraïque est unique, temporelle, elle est particuliere.
elle porte sur la connaissance par certaines personnes particulieres du peuple hebreu et de l'histoire du Christ, d'une presence non evidente de Dieu, Dieu connu dans son acte de parler a l'homme ("le verbe") mais que l'on peut connaitre par l'intelligence comme l a demontre Saint thomas et que chaque personne de l'enfant au vieillard peut connaitre par la priere qui nourrit la certitude a cette information nouvelle.
Ce que nous demandons au clergé actuel c'est d'enseigner cette certitude, ce qu'il est incapable de faire. La question n'est pas le droit à lerreur de ce clerge qui soi disant pourrait etre "faillible", la question qui lui est opposée c'est qu'il doit avoir la certitude en la revelation. Ce clerge , comme Un medecin doit savoir distinguer la sante de la maladie, qu'il soit valide infaillible ou canonique, est une qualification subsidiaire, que le medecin soit docteur, agree par l'Etat, c'est subsidiaire, s'il ne sait pas distinguer la sante ou s'il confond les maladies, ce n'est pas une erreur à laquelle il aurdait droit au nom de l'incompetence, mais ici c'est qu'il ne peut pas être medecin, il en est de même du clerge qui n'a pas la foi .
le mystere de Dieu est donc un "secret" une realite non evidente de la presence de Dieu Trinitaire, en l'ame. Mais cette presence peut être expose rationnellement avec la logique d'Aristote, ce n'est donc pas une obscurite insondable comme c'est le cas en revanche pour toutes les autres sagesses et religions.

A titre d'illustration voici au hasard un commentaire sur Ste Elisabeth de la Trinite qui parle du mystere de Dieu : j'ai souligne ce qui est important dans la vraie nature de ce "mystere" connaissable mais non evident à l'orgueil spirituel et à la dureté du "coeur" (intellectuel)

Citation :

Résumé : Qu'Élisabeth demande à Dieu d'aller plus loin dans la profondeur de son Mystère renouvelle une approche courante du mystère. Le Mystère de Dieu n'est pas une énigme ou une étape vers une connaissance porteuse de salut. Il est le secret d'un excès d'amour, vécu en Dieu et révélé par l'Incarnation du Verbe. Une révélation que Dieu fait à tout homme pour l'inviter à entrer en lui et pour - comme Élisabeth - demeurer chez lui.

Après avoir demandé à Dieu Trinité de l’aider à s’oublier entièrement pour l’établir en Lui, après avoir désiré que rien ne puisse troubler ma paix, Élisabeth exprime une troisième demande : que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère.

Priant avec les mots d’Élisabeth, n’a-t-on pas parfois l’impression d’arriver devant des horizons inconnus ? Un mystère ne nous apparaît-il pas souvent, en effet, comme une énigme à déchiffrer ou l’objet d’une connaissance réservée à quelques initiés ? Ou bien, dans le domaine de la foi, ne considérons-nous pas que les mystères restent absolument inaccessibles à l’intelligence ?
Alors comment une telle compréhension du mystère permet-elle d’entendre ce dont vit Élisabeth ?

Le mot mystère revient une seconde fois dans sa Prière.
S’adressant à l’Esprit Saint elle lui demande : « survenez en moi » afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère.

Apparemment le contexte est différent de celui du début de la Prière (on notera cependant la majuscule à Mystère dans les deux cas). Ici, Élisabeth paraît évoquer le mystère de notre salut : l’Incarnation du Verbe de Dieu et la rédemption qu’il a opérée pour nous. La profondeur de votre Mystère renvoyait plutôt au mystère trinitaire, au mystère de Dieu en lui-même.
Alors un seul mot pour deux réalités ?
Ce n’est sans doute pas ainsi que le vit Élisabeth. Car d’emblée le Mystère lui apparaît moins comme un objet à connaître que comme l’entrée dans un « vivre avec » et même comme un « vivre en ». Ne confie-t-elle pas à l’abbé Chevignard en 1903 une remarque du Père Vallée qui la séduit absolument : « Le contemplatif est un être qui vit sous le rayonnement de la Face du Christ, qui entre dans le mystère de Dieu, non sous la clarté qui monte de la pensée humaine, mais sous celle que fait la parole du Verbe Incarné. » Pour elle le Mystère n’est pas objet, il est relation ; il n’est pas obscur, Il est profond. Or pressentir une profondeur, n’est-ce pas déjà toucher une réalité ?
Et la réalité profonde qui fascine Élisabeth c’est l’amour de Dieu.


LUERNOS


Dernière édition par le Dim 3 Juin - 1:14, édité 1 fois
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luernos
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Dim 3 Juin - 1:11

en résumé chaque fidèle de base peut comprendre de l intérieur en lui même ,quel que soit son pays , sa race ou son époque, cette présence de Dieu méconnue, non évidente. Mais cette présence de Dieu ne peut être objet de certitude toujours plus claire, au delà de la "nuit " du "dressage" de nos factultés humaines habituées à observer les choses matérielles du monde, qu'en étudiant Notre seigneur dans le Nouveau Testament, et en relisant l'Ancien à la lumière du Nouveau.
Car il ne faut pas prétendre imiter des "pionniers" qui auraient cherché et trouvé la sagesse chrétienne autrefois, pour prétendre trouver une nouvelle sur leur modèle et sur leur exemple .
!ceci c'est la nouvelle religion qui est une dégradation pire que le protestantisme.
C'est de vivre cette Réalité unique et non évidente , qui a eu lieu il y a deux mille ans et trois mille ans, en soi, pour devenir de nouveaux "Christs" mais exactement comme une reproduction humaine et soumise, du Christ et non pas comme de nouveaus petits prophètes en 2007 comme s'imaginent être les abrutis conciliaires!

Le contemplatif est un être qui vit sous le rayonnement de la Face du Christ, qui entre dans le mystère de Dieu, non sous la clarté qui monte de la pensée humaine, mais sous celle que fait la parole du Verbe Incarné. »

Luernos
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Etienne VII
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Dim 3 Juin - 10:17

Cher Luernos,

Ce n'est pas par goût de " la ramener " mais vous avez fâcheusement employé : " A titre d'illustration voici au hasard..." !!! Smile

Pour le reste votre court exposé est remarquable.

Souffrez que je le commente :

- Il y a le mystico-gazeux - toutes tendances confondues, et sectes " chrétiennes " comprises.
Flou, confus, tolérant - en ce qu'il tolère de dire strictement n'importe quoi sur le divin, puisque le divin est insondable, inconnaissable, etc.
L'approche " humaniste " du divin, aboutit immanquablement au despotisme spirituel et/ou temporel puisque cette (quasi) impossibilité de connaître le divin, permet à n'importe quelle minorité active et déjà détentrice d'un peu de pouvoir dans l'ordre temporel et/ou spirituel, de capter, s'approprier le divin, sa description, son enseignement aux aveugles qui sans " l'illumination " ne pourraient approcher du divin...
Cette captation de " la connaissance du Divin " n'est pas seulement une stupidité, une monstrueuse et orgueilleuse bêtise ; c'est aussi une faute et un péché gravissime, car le seul " concurrent " de Dieu, et qui anime cette attitude, c'est le prince du brouillard, l'homicide, l'ambigü, le menteur, qui aime, lui, le vrai despotisme de quelques-uns sur le plus grand nombre pour pouvoir assouvir sa haine de la créature de Dieu et sa haine de Dieu.
En effet, le panthéisme, aboutissement immanquable de toutes les fausses religions, se satisfait d'une humanité numérique ; chaque personne est à la fois un individu (autant dire un forcené) et l'élément interchangeable d'un ensemble qui constitue le ou une part du divin.
Il importe peu dès lors, de renvoyer manu militari un ou plusieurs de ses éléments au divin, à la terre-mère Gaïa, que sais-je encore de crétin...

Le divin inconnaissable ne l'est que pour les sots et les universitaires paumés ; il aboutit à ce qu'une élite s'approprie sa connaissance, son enseignement et sa diffusion, puis le reste de tout pouvoir : la théocratie, c'est le culte de l'oignon et il porte un nom : la démonocratie.

- Il y a l'approche chrétienne, spécifique, intelligible. Dieu, La Très Sainte Trinité que nous fêtons ce jour, révèle à sa créature, jusqu'à la plus humble et la plus pauvre des créatures, Son nom et Sa nature, etc. (et pour autant que Dieu le souhaite et que la créature entre dans la soumission à son divin Créateur). Dès lors, cette connaissance peut - et doit - être enseignée PARTOUT et A TOUS.
Là, personne ne s'approprie la connaissance ! Là, personne ne capte le savoir ! Là, chaque créature est irremplaçable et son salut du plus haut prix pour Dieu. Le corps qu'est l'Eglise ne peut se passer du moindre de ses membres ! Mais, chacun de ses membres à son nom, propre, unique ! Là, point n'est question d'agir légèrement pour le gouverné comme, et surtout pour le gouvernant !

Dieu, la Très Sainte Trinité, est la source vive, Elle anime, Elle aime, Elle console. Le plus petits des petits est destiné, ici-bas et maintenant, à détenir le trésor de la connaissance de la révélation, à s'y abîmer dans la contamplation, à s'en nourrir via les sacrements, à y puiser la source de ses actions dans le but d'aller contempler éternellement le Créateur à sa place de créature.
La cité de Dieu, c'est le pouvoir tempéré par la perspective et la nécessité du salut de CHACUN. On est bien loin du massacre de masse, de la privation des plus élémentaires libertés, etc.

- Il n'y a pas de troisième catégorie ! Encore que... Notre Seigneur me pardonne, mais qui n'en distinguerait aujourd'hui une troisième ?
Il y a celle des cons et des jean-foutres, les petits Lénine qui-savent-tout, " qu'ont été aux écoles " et en sont ressortis avec un cerveau ravagé. Spécialisés, ils sont devenus, malgré eux souvent, des scrutateurs de l'insignifiant et, comme le diable est dans les détails, il est inutile d'insister sur leur capacité à la clairvoyance.
Cependant, je ne sache pas qu'il faille multiplier les catégories ni même distinguer des sous-catégories : l'ahuri qui s'en fout et l'ahuri qui sait tout forment une magnifique unité au moins quant à l'absence de sérieux qui les caractérise.
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luernos
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Jeu 7 Juin - 23:18

Merci de vos développements et de votre commentaire sur ma citation qui était au hasard , parmi les bonnes sources ! Wink


Je viens encore de trouver ici sur un site tradidio-beseizolatre au hasard une homélie du prédicateur de rat zinger :

le "chante la messe" du ratzi, commente ainsi,
à Rome la vérité historique des évangiles.


Citation :
Résumons les différentes étapes qu'ont traversé la vie et l'enseignement de Jésus avant d'arriver jusqu'à nous.

Première étape : la vie terrestre de Jésus. Jésus n'écrivit rien mais dans ses prédications il utilisa des moyens communs aux cultures antiques qui facilitaient beaucoup la mémorisation d'un texte: phrases courtes, parallélismes et antithèses, répétitions rythmiques, images, paraboles ... Pensons à des phrases de l'Evangile comme: "Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers", "large en effet et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie" (Mt 7, 13-14). Une fois que l'on a entendu de telles phrases, même aujourd'hui, on les oublie difficilement. Par conséquent, le fait que Jésus n'ait pas lui-même écrit les Evangiles ne signifie pas que les paroles qui y sont rapportées ne soient pas celles qu'il a prononcées. Ne pouvant imprimer les paroles sur papier, les hommes de l'Antiquité les imprimaient dans leur esprit.

Deuxième étape : la prédication orale des Apôtres. Après la résurrection, les Apôtres commencèrent immédiatement à annoncer à tous la vie et les paroles du Christ, en tenant compte des nécessités et des circonstances dans lesquelles vivaient les différentes personnes qui les écoutaient. Leur objectif n'était pas de faire de 1 'histoire mais de conduire les personnes à la foi. Comprenant désormais mieux ce que Jésus avait dit et fait, ils furent en mesure de le transmettre aux autres en l'adaptant aux nécessités de ceux auxquels ils s'adressaient.

Troisième étape : les Evangiles écrits. Environ trente ans après la mort de Jésus, certains auteurs commencèrent à mettre par écrit cette prédication qui était arrivée jusqu'à eux de façon orale. C'est ainsi que virent le jour les quatre Evangiles que nous connaissons. Parmi les nombreuses choses parvenues jusqu'à eux, les Evangélistes en choisirent quelques unes, en résumèrent d'autres, en expliquèrent enfin d'autres pour les adapter aux nécessités du moment et aux besoins des communautés pour lesquelles ils écrivaient. Le besoin d'adapter les paroles de Jésus à des exigences nouvelles et diverses a eu une influence sur l'ordre selon lequel les faits sont racontés dans les quatre Evangiles, sur la coloration et l'importance qu'ils revêtent, mais n'en a pas altéré la vérité fondamentale. La précision avec laquelle ils situent la vie du Christ dans le temps et l'espace montre que les Evangélistes avaient, autant qu'il était possible à cette époque, une préoccupation historique et pas seulement un souci d'édification. Un peu plus loin, Luc nous fournit toutes les références politiques et géographiques du début du ministère public de Jésus (cf. Lc 3, 1-2).

En conclusion, les Evangiles ne sont pas des livres historiques au sens moderne d'un récit le plus neutre et le plus détaché possible des faits survenus. Ils sont cependant historiques dans la mesure où ce qu'ils transmettent reflète en substance ce qui s'est passé. Mais l'argument le plus convainquant en faveur de la vérité historique fondamentale des Evangiles est l'expérience que nous faisons en nous­mêmes chaque fois que nous sommes touchés profondément par une parole du Christ. Quelle autre parole, ancienne ou nouvelle, a jamais eu un tel pouvoir ?

admirez la fraude de chante la messe !

ce qu'il dit sur la la première étape est passable,
donc toute méfiance est endormie !

la seconde étape commence à sentir mauvais, il ressort l'idéologie de deux ou trois siècles des intellectuels allemands qui séparent
par pétition de principe, l'histoire de la foi,
il affirme un progrès dans la Révélation car ils auraient " mieux compris", les pauvres paroles brutes du charpentier galiléen (non dit mais suggéré)
et surtout ils s'adaptent à leur public comme un gignol de subito a osé vendre sa star-salade (civilisation de l'ammoour) dans tous les recoins de la planète

la troisième étape :
ça commence à puer ! ces pauvres escrocs de sales poldèves ignares mais ambitieux ont tripatouilé ils ont choisi ce qui leur plaisit, ils ont fait leur petite cuisine en fabriquant des "évangiles" comme de vulgaires théologiens de vatican2 comme de grossiers ratzi, et compagnie, toujours sous le faux prétexte de les adapter aux besoins ,
remarquez cette obsédante idéologie des besoins
mais quels différents besoins auraient eu les communautés primitives ? *aucune différence de besoin, en réalité, mais il faut inventer ce mythe pour laisser comprendre aujourd'hui que cela a été une fabrication commerciale pour répondre à des besoins populaires divers et opposés (mythe des luttes entre églises)
il y avait deux sortes de mentalités un point c'est tout ,
les poldèves convertis
et les goym parlant grec ou latin .
De cela on parle sans cesse dans les epitres et dans les actes. Cela ne justifie pas cette invention des besoins des communautés!

mais là 99,99 % des gens ont gobé cet énorme mensonge et ils vont douter et ils se lamenteront de bonen foi, "la foi est un combat" car c'est une mythe auquel j'ai besoin de croire ! alors que c'est tout le contraire.

la conclusion en quatrième étape :

le flingage final de la vérité du catholicisme
"ils sont historiques " dans la mesure où ils transmettent la "substance " du phénomène historique où un certain Jésus aurait vécu au premier siècle... toutes les hypothèses sont autorisées chers crétins conciliaires, doutez , doutez donc ....
et la dernière phrase que j'ai souligné qui est l'estocacde et la mise à mort de la Vérité! la meilleure historicité de cette légende de Jésus, (qui déplait tellement aux poldèves) c'est la résonnance psychologique qu'elle a encore sur nous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
c'est exactement le contraire de ce que j'ai dit dans mon message précédent,
c'est dans la prière que nous retrouvons la simple vérité historique du Christ historique
et non l'inverse.

Citation :
en résumé chaque fidèle de base peut comprendre de l intérieur en lui même ,quel que soit son pays , sa race ou son époque, cette présence de Dieu méconnue, non évidente. Mais cette présence de Dieu ne peut être objet de certitude toujours plus claire, au delà de la "nuit " du "dressage" de nos factultés humaines habituées à observer les choses matérielles du monde, qu'en étudiant Notre seigneur dans le Nouveau Testament, et en relisant l'Ancien à la lumière du Nouveau.
Car il ne faut pas prétendre imiter des "pionniers" qui auraient cherché et trouvé la sagesse chrétienne autrefois, pour prétendre trouver une nouvelle sur leur modèle et sur leur exemple .
!ceci c'est la nouvelle religion qui est une dégradation pire que le protestantisme.
C'est de vivre cette Réalité unique et non évidente , qui a eu lieu il y a deux mille ans et trois mille ans, en soi, pour devenir de nouveaux "Christs" mais exactement comme une reproduction humaine et soumise, du Christ et non pas comme de nouveaus petits prophètes en 2007 comme s'imaginent être les abrutis conciliaires!
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Parvulus
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Jeu 7 Juin - 23:28

Citation :
la seconde étape commence à sentir mauvais, il ressort l'idéologie de deux ou trois siècles des intellectuels allemands qui séparent
par pétition de principe, l'histoire de la foi,
Juste une précision de détail, qui n'enlève rien à la valeur du texte qui précède:

Une pétition de principe, ce n'est pas une affirmation a priori, mais une erreur de logique qui consiste à introduire subrepticement dans les prémisses d'un raisonnement ce qui est à démontrer par le même raisonnement.

Cette fausse acception est très répandue, mais cela ne l'empêche pas d'être fausse.
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luernos
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MessageSujet: Re: ratzinger le pélagien intégral (d'après un anar)   Mer 2 Juil - 15:02

Chacun sait que, pour nous chrétiens, le grand commandement, c’est d’aimer Dieu ; le second, qui lui est semblable, est d’aimer le prochain.

Or, nous disons qu’au sujet de ce double devoir, le naturalisme jette les âmes dans des illusions très funestes.

Dieu, qui nous a créés, a mis au fond de notre nature une inclination invincible à aimer le bien en général. Et comme Dieu est le souverain bien, le bien unique des âmes, les âmes, naturellement, se doivent porter vers Dieu. Tout homme qui pense et qui réfléchit à l’auteur de son être, se sent naturellement porté vers lui. C’est un devoir à la fois de justice et de reconnaissance. Et les notions de la justice et de la reconnaissance ont sur nous une puissance d’autant plus grande que l’on ne peut raisonnablement s’y soustraire, et qu’il est toujours honorable de s’acquitter de devoirs fondés sur des titres si authentiques.

Sans le péché originel, la nature se porterait tout droit vers son Créateur : mais l’ignorance et la concupiscence, fruits malheureux de la chute originelle, ont fait que trop souvent l’âme s’arrête à des biens passagers, s’amuse et use à aimer des riens, au lieu de faire remonter son amour jusqu’à la source de son être.

Même dans cet état de chute, la loi de Dieu demeure

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ! Et la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ nous rend possible, et facile, et douce l’observation du grand commandement.

Le mal, c’est que, trop souvent, après avoir perdu la grâce, après être déchu de la charité, comme on trouve toujours en soi l’amour du bien en général et l’inclination naturelle à aimer Dieu, on se contente de ces dispositions et l’on se croit quitte envers Dieu. On est dans le péché mortel, et comme les inclinations naturelles à aimer Dieu, l’amour du bien en général restent au fond de l’âme, on prend ces dispositions naturelles, communes à tous les hommes, pour ses dispositions personnelles, pour son état particulier devant Dieu. Cet état, devant Dieu, est le péché mortel, mais on ne l’aperçoit pas : les inclinations naturelles restent, on les aperçoit, on s’en contente, et l’on se fait croire que Dieu s’en contentera aussi. On se dit à soi-même : Je n’en veux point à Dieu, je sais qu’il est bon – je l’aime par inclination : comment Dieu pourrait-il m’en vouloir, puisque je ne lui en veux pas ? Serait-il moins bon que moi ?

Voilà bien, prise sur le fait, la grande illusion dont la racine est le naturalisme. Combien de pauvres âmes ne voyons-nous pas négliger les devoirs les plus essentiels du christianisme, vivre sans la grâce sanctifiante, sans Notre-Seigneur Jésus-Christ, et cependant affirmer avec aplomb qu’elles aiment bien le bon Dieu !

Il nous souvient d’un malheureux qui mit fin à ses jours, et avant de commettre son irrémédiable crime, il écrivit un adieu à sa famille et dans cet écrit, il affirmait son amour pour le bon Dieu !

Il est de toute évidence qu’il prenait l’inclination naturelle à aimer Dieu, que nous avons tous, pour sa disposition personnelle qui était on ne peut plus contraire à l’amour de Dieu. Illusion naturaliste !

Le second de nos grands devoirs, c’est l’amour du prochain. Cet amour a pour base une inclination naturelle qui porte tous les êtres semblables à s’associer, à s’aimer les uns les autres. L’Ecriture le dit : Omne animal diligit simile sibi. (Eccli, XIII, 19).

Cette inclination naturelle est très vive et très puissante. Souvent même, elle est plus sensible que l’inclination à aimer Dieu lui-même. Car nous ne voyons pas Dieu, et nous voyons nos semblables.

C’est elle qui porte les hommes à s’aider mutuellement, à se prêter secours et assistance de mille manières et en mille circonstances. Cette inclination est si puissante, si inhérente à l’humanité, qu’elle lui emprunte son propre nom. Etre insensible au mal d’autrui, c’est n’avoir pas d’humanité ; mais compatir aux souffrances du prochain, c’est être humain, c’est avoir de l’humanité.

Venant de Dieu, ces inclinations sont bonnes, assurément : nous louons leurs œuvres, nous applaudissons à toute bienfaisance. Mais, chrétiens que nous sommes, nous devons aimer notre prochain comme Dieu entend que nous l’aimions, c’est-à-dire de l’amour surnaturel, qui tend au bien de la vie présente et au bien de la vie éternelle, qui est sensible à tous les besoins du prochain, à ceux du temps et à ceux de l’éternité, à ceux du corps et à ceux de l’âme, car l’homme ne vit pas que de pain.

Cet amour surnaturel, embrassant tous les besoins du prochain, n’est pas un amour facultatif : il est strictement et rigoureusement obligatoire.

Mais quand un chrétien a perdu l’amour surnaturel du prochain, il n’a pas perdu pour cela l’inclination naturelle a aimer ses semblables ; et l’illusion consiste à se contenter de l’inclination naturelle, comme si elle suffisait pour satisfaire au devoir de l’amour du prochain.
Comme le commandement d’aimer le prochain est semblable à celui d’aimer Dieu, l’illusion que l’on se fait sur l’amour de Dieu a tout à côté d’elle une illusion semblable au sujet de l’amour du prochain.

Et cette nouvelle illusion n’est pas si rare qu’on pourrait croire. M. X... était riche. Il était absorbé par ses affaires, son commerce, ses plaisirs peut-être. Il vivait étranger pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, et ne donnait rien à Dieu. Mais il était bienfaisant, bon pour les pauvres. Il mourut presque subitement et n’eut certainement pas le temps d’arriver au repentir d’une vie trop peu chrétienne. Eh bien ! l’on entendra des voix qui lui promettront la vie éternelle pour ses œuvres de bienfaisance, fruit naturel de l’inclination naturelle qu’il avait pour ses semblables.
L’illusion naturaliste consiste donc à se contenter des œuvres naturelles, là où Dieu demande les œuvres surnaturelles : à promettre le salut sans la foi, sans la charité, sans les œuvres de la foi et de la charité, par des œuvres et pour des œuvres purement naturelles. [malgré l'enseignement de la vieille sainte térésa]

Entendu ainsi, le naturalisme serait purement et simplement le pélagianisme.

Nous aimons mieux la grâce de Dieu, qui guérit la nature, la sauve et la mène à la vie éternelle.

Dieu nous garde des illusions du naturalisme

Dans cet extrait du Père Emmanuel ("le naturalisme") Certains croiront voir décrits uniquement l'éros de Dieu de b16 et la civilisation de l'amour du saint subit jp2, mais j'y vois la condamnation catholique , plus essentielle et réelle ,de deux ou trois siècles de christianisme romantique, de religion sentimentale et de morale sentimentale, que par exemple Elie Benamozegh il y a 15O ans condamnait déjà, dans l'Eglise.

En effet, si Nietzsche a condamné le Christianisme mou, faussement moral, et névrosé, de son côté Benamozegh, parallèlement ,a condamné une morale du sentiment religieux
(une "histoire du sentiment religieux", a été écrite par l'abbé Bremond! ) qui doit remonter au 17ième siècle.

Or la religion naturelle déguisée et intruse à Rome n'est pas simplement un accident de l'histoire, ou d'une élection malchanceuse de faux papes fm, mais la conclusion logique de quatre siècles d'apostasie mûrement réfléchie par les curés, et adulée par le peuple.


Ce phénomène de fond, me semble aujourd'hui souvent associé de plus , chez ceux qui se révoltent contre l'apostasie règnante, à une approche strictement intellectuelle des dogmes , envisagée comme le but de la religion, et à une réduction strictement juridique (le droit canon, et la liturgie) des moyens à mettre en oeuvre pour parvenir à ce but , soit à la défense de l'idéologie chrétienne et morale conservatrice,

Jamais on ne comprendra qu'il faudrait au préalable se convertir à l'ontologie Catholique (non pas à l'intellectualisme sur "la foi" ) et à la spiritualité catholique (et non pas la discipline canonique).
Une fois la conversion accomplie, l'intellectualité théologique et la discipline canonique et liturgique se trouvent remises à leur place: celle de moyens et de non pas celle de buts.


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