Gesta Dei Per Francos

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Abbé Grossin
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MessageSujet: Recherche   Mer 15 Nov - 15:23

Je cherche la Grande Prière des Confédérés Suisses. Elle est absolument magnifique, rédigée dès le XIIIe siècle dans un esprit vraiment chrétien sous l'inspiration de saint Nicolas de Flüe. En ce 22 juin 2007, je n'ai pas encore trouvé. Saint Antoine, aidez-moi !...


Dernière édition par le Sam 23 Juin - 0:09, édité 2 fois
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Etienne VII
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MessageSujet: Re: Recherche   Mer 15 Nov - 16:44

" Nous " y travaillons, cher monsieur l'abbé.
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Etienne VII
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MessageSujet: Re: Recherche   Mer 15 Nov - 17:55

Est-ce ce qui suit ?

SAINT NICOLAS DE FLÜE
EXHORTATIONS AUX CONFEDERES
(1481)

* * *

« Chers seigneurs, fidèles confédérés ! soyez salués au nom de Jésus ! Mon bon père m’a envoyé ici pour que je vous harangue à propos d vos discordes qui peuvent entraîner la ruine de la patrie. Je suis un homme pauvre et sans lettres, mais je veux vous donner conseil dans toute la sincérité de mon cœur, et je vous parle comme Dieu m’inspire. Je vous souhaite beaucoup de bien, et, si j’étais capable de vous en faire un peu, e voudrais que mes paroles vous portassent à la paix.

Ô cher confédérés ! traitez vos affaires avec de bons sentiments, car un bien amène l’autre. Songez que c’est à une constante union que vous et vos pères devez votre prospérité. Maintenant que, grâce à la concorde qui régnait parmi vous, Dieu vous a accordé de si belles victoires, voudriez-vous, par jalousie et par cupidité pour un partage de butin, vous séparer et vous perdre réciproquement ? Gardez-vous bien de toute dissension, de toute défiance ; en Dieu on doit toujours trouver la paix : Dieu, qui est la paix même, n’est sujet à aucun changement ; mais la discorde est sujette au changement et elle détruit tout.

C’est pourquoi je vous en conjure, chers confédérés des campagnes ! recevez dans votre alliance les deux bonnes villes de Fribourg et de Soleure ; elles vous ont prêté un fidèle secours dans le danger ; elles ont souffert avec vous par la bonne et la mauvaise fortune ; elles ont beaucoup perdu pour votre cause. Je ne veux pas seulement vous exhorter et vous conseiller, mais je vous supplie instamment, parce que je sais que c’est la volonté de Dieu. Il viendra un temps où vous aurez bien grand besoin de son secours et de son appui.

Et vous, confédérés des villes ! renoncez à ces droits de garantie que vous avez établis avec ces deux villes, car ils sont une cause de discorde. N’étendez pas trop loin le cercle de la confédération, afin de maintenir d’autant mieux la paix et l’unité, et de jouir en repos de votre liberté si chèrement achetée. Ne vous chargez pas de trop d’affaires à l’extérieur, et ne vous alliez pas avec des puissances étrangères.

N’acceptez, ô chers confédérés ! ni présents, ni subsides d’argent, afin de ne point paraître avoir vendu votre patrie pour de l’or, afin que la jalousie et l’égoïsme ne germent point parmi vous et n’empoisonnent pas vos cœurs. Conservez dans toutes vos relations votre équité naturelle ; partagez le butin selon les services ; les terres conquises selon les localités. Ne vous laissez jamais entraîner à des guerres injustes par espoir du pillage ; vivez en paix et en bonne intelligence avec vos voisins ; s’ils vous attaquent, défendez vaillamment la patrie et combattez en hommes de cœur. Pratiquez la justice à l’intérieur, et aimez-vous les uns les autres comme des alliés chrétiens. Que Dieu vous protège et soit avec vous pendant toute l’éternité ! »
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Etienne VII
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MessageSujet: Re: Recherche   Mer 15 Nov - 18:29

Extraits seulement - hélas - du Convenant de Stans de 1481 :

CONVENANT DE STANS (1481)

* * *

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, amen !

Nous, bourgmestres, avoyers, ammann, conseillers, bourgeois, landsgemeinde et communautés tout entières des Villes et Pays ci après désignés, à savoir : Zurich, Berne, Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwald (...), Zoug et son district extérieur, et Glaris, c'est à dire les huit cantons de la Confédération, attestons publiquement et notifions à tous ceux qui verront ou entendront lire les présentes : (...)

En premier lieu, qu'aucun d'entre nous les huit susdits cantons (...), ni par lui même, ni par ses ressortissants, bourgeois ou paysans, ni personne d'autre, n'en attaque criminellement un autre avec sa propre armée, ni n'entreprenne ou ne projette de faire d'aucune façon un dommage ou un méfait quelconque, ni corporel ni matériel, aux Villes, aux Pays ou à leurs habitants, c'est à dire à leurs ressortissants, bourgeois ou paysans, ou à ceux qui ont une alliance perpétuelle avec eux ou leur sont liés par serments, ni de prendre à un autre ce qui lui appartient, de le molester ou de détacher de lui ses habitants. (...)

Et si parmi nous un ou plusieurs individus projetaient ou entreprenaient, sans aucun droit, contre l'un d'entre nous, ou contre les nôtres ou les gens ci dessus mentionnés, une agression, un soulèvement ou un acte de violence, qui que ce soit et quel que soit le canton auquel ils appartiennent, ils doivent, toutes les fois que cela se produira, être punis sur l'heure par leurs magistrats et supérieurs, sans faux fuyants, ni tergiversations, comme ils le méritent et d'après la gravité de l'affaire; réserve faite toutefois du cas où les gens d'un de nos cantons aurait commis un crime ou fomenté un soulèvement dans le territoire de l'autre : ils pourront alors y être arrêtés et on pourra les juger et châtier pour ces crimes et méfaits d'après le droit et la coutume du canton et des tribunaux de l'endroit où cela se sera produit; en toute bonne foi.

Nous sommes aussi convenus et avons statué que dorénavant, parmi nous et dans notre Confédération, pas plus dans les Villes que dans les Pays, nul ne pourra ni secrètement ni publiquement, organiser ou faire des assemblées, réunions ou propagandes factieuses et dangereuses quelconques, dont pourrait résulter pour un canton quelque dommage, révolte ou désordre, sans le consentement et l'autorisation de ses magistrats et supérieurs (...).

Nous sommes encore convenus ensemble et avons décidé qu'à l'avenir, dans notre Confédération et parmi nous, aucun canton, sans forfaire à son serment et à l'honneur, ne poussera les sujets d'un autre à l'insoumission envers leurs magistrats et supérieurs, ni ne les détachera de leur canton, ni ne cherchera à exciter leur mécontentement pour qu'ils se révoltent et refusent obéissance. Et si les sujets de l'un d'entre nous se soulevaient contre lui ou lui refusaient obéissance, nos devons loyalement nous aider mutuellement à les réduire de nouveau à l'obéissance de leurs magistrats, aux termes et par l'autorité de nos alliances confédérales jurées. (...)
Et pour en assurer dorénavant perpétuelle mémoire, (...) cet amiable éternel convenant ci doit être lu publiquement dans tous nos cantons devant nos assemblées, chaque fois que nous jurons entre nous notre pacte perpétuel; et afin que nous, jeunes et vieux, puissent se remémorer d'autant mieux toutes nos alliances jurées et s'y conformer en connaissance de cause, nous avons prévu et décidé qu'elles seront désormais et à toujours, et dans tous les cantons, renouvelées de cinq en cinq ans, avec prestation de serment.

Nous sommes encore convenus et avons décidé entre nous que toutes les fois que nous seront dorénavant en guerre contre quelqu'un, tout ce qui dans ces guerres ou campagnes, batailles, combats, aura été pris par nous, avec l'aide de Dieu, en fait d'argent ou de contributions de guerre, sera partagé également entre les individus, à proportion du nombre total des hommes que chacun de nos cantons, Villes et Pays, aura eu dans cette campagne ou ce combat.

Mais si c'est des terres, gens, villes ou châteaux, cens, rentes, péages ou autres droits seigneuriaux que nous avons conquis ou occupés dans ces guerres, c'est entre nous, les cantons, qu'ils seront également et amiablement répartis, selon notre tradition.

Et si nous négocions une fois la restitution, pour quelque somme d'argent, des contrées, villes, châteaux, redevances, rentes, ou autres droits seigneuriaux, cette somme, qu'elle soit grosse ou petite, doit être également répartie entre nous, les cantons, Villes et Pays, en toute amitié et loyauté. (...)

Et nous déclarons dans cet amical convenant perpétuel que rien de ce qui a été précisé ci dessus ne doit porter atteinte ou dommage à aucun de nos pactes perpétuels, et que ce convenant perpétuel doit être observé dans tout son contenu en vue de renforcer et protéger nos pactes, fidèlement et sans aucune réserve.

Carl Hilty, Les constitutions fédérales de la Confédération suisse, Neuchâtel, 1891, pp. 97-99.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: Recherche   Mer 15 Nov - 19:52

Non, ce n'est pas cela, mais merci d'avoir posté ces documents fondateurs de la C.H. Ils sont importants pour comprendre l'esprit de la chrétienté helvète, authentiquement chrétienne, mais différente de la nôtre.

J'en profite pour dire ici pourquoi j'estime si important que nous nous intéressions à l'histoire de la Suisse. Ils ont sauvé maintes fois nos rois du danger. Ils l'auraient fait encore une fois pour Louis XVI si cet i... ne leur avait pas donné l'ordre de ne pas tirer.

Nous avons une dette immense envers les Suisses : dette de reconnaissance et de réparation. J'avais exprimé un jour toutes ces vérités dans un sermon qui avait fait grand bruit dans le petit monde "tradouille" : c'était lors d'une messe de Requiem pour Louis XVI, à Montreux. Les vaudois présents ont été très émus, ils m'ont que j'étais le seul français qui leur avait parlé comme cela. Une dame âgée en larmes est venue me remercier et me dire :
Monsieur l'abbé, après votre sermon, je suis encore plus fière d'être Suisse !
C'était le plus beau compliment.
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MessageSujet: Re: Recherche   Mer 15 Nov - 20:24

Superbe et musclé !

Je me doutais bien que ce que j'avais posté n'était pas la " grande prière des confédérés ".

Je poursuis mes recherches.

Que Tulkas nous vienne en aide ! pirat
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