Gesta Dei Per Francos

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 LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE

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Sénéchal
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MessageSujet: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Mer 15 Nov - 5:39

Je me permets de mettre ici, ce post du Kamarade Arka, tiré d'un autre forum... Laughing
Citation :
Pour ceux qui ne connaîtraient pas et qui conserveraient encore quelque illusion, voici ce texte magnifique de Charles Maignen, qui "enterre" définitivement la Démocratie:


LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE


par Charles MAIGNEN

Docteur en théologie, 1892




INTRODUCTION


Ce qui divise la France en deux camps, ce n'est pas la forme du gouvernement c'est le principe de l'autorité.
Nous sommes en présence de deux doctrines : celle de l'Eglise : «Tout pouvoir vient de Dieu», et celle de la Révolution : «Tout pouvoir vient du peuple».
L'une et l'autre peuvent s'adapter aux différentes formes du pouvoir politique. La première a trouvé son application dans les républiques de Venise, de Gênes et des cantons Suisses, comme dans la monarchie française. La seconde a dominé les monarchies constitutionnelles, comme les trois républiques qui se sont succédées, en France, depuis la Révolution.
Tout n'est donc pas dit quand on s'est proclamé républicain ou monarchiste ; mieux vaudrait dire si l'on est partisan ou adversaire de la souveraineté du peuple.
Pourquoi, en pratique, la division se manifeste-t-elle plutôt, sur la forme que sur le principe de l'autorité ? Est-ce pure équivoque et malentendu ? Non.
C’est que, en réalité, si toutes les formes politiques sont conciliables avec l'une et l'autre doctrine, il en est cependant qui répondent plus complètement à l'une ou à l'autre.
La philosophie enseigne que la monarchie est la meilleure forme de gouvernement et si l'Eglise devait se prononcer un jour sur la question de principe, sans proscrire aucune forme régulière, c'est en ce sens qu'elle le ferait.
Nous savons, d'autre part, que les partisans de la souveraineté du peuple, préfèrent la république à la monarchie, même constitutionnelle, et l'établissent ou tendent à l'établir partout.
Il est donc naturel qu'en France, pays de la logique et des conséquences extrêmes, la lutte des deux principes se manifeste par la lutte des formes politiques qui en sont, chacune pour sa part, la plus parfaite expression.
Avant tout, il faut poser nettement la question, telle qu'elle s'agite dans les esprits, afin d'avoir une pierre de touche qui permette aux vrais enfants de l'Eglise de se reconnaître, et qui fasse l'union, en séparant le bon grain d'avec l'ivraie.
Si les catholiques sont divisés, c'est parce qu'ils ne sont pas assez séparés de leurs ennemis.
Plusieurs se laissent prendre aux apparences et aux formules ; il faut mettre en lumière et en évidence l'objet fondamental du débat et montrer où est l'ennemi, si vraiment on veut le vaincre.
Le dogme révolutionnaire de la souveraineté du peuple ; voilà l'ennemi !
Tant que cette erreur dominera les esprits, il n'y aura pas, dans le monde, un seul gouvernement qui puisse rester chrétien.
La monarchie chrétienne sera impossible, faute d'un peuple qui sache obéir, et d'un roi qui ose commander.
La république chrétienne sera plus impossible encore, parce qu'il est insensé d'établir un gouvernement populaire, là ou le peuple ne connaît pas de limites à sa souveraineté.
Il faut donc que tous les efforts de l'Eglise et des catholiques tendent à ce but : proclamer la déchéance de l'homme qui a usurpé, dans la société, la place de Dieu !
L'Eglise, un jour, le fera.
Elle frappera d'anathème, le dogme fondamental de la Révolution :
«Si quelqu'un dit que la souveraineté ne vient pas de Dieu, mais du peuple et réside essentiellement dans la nation, qu'il soit anathème».
Ce sera le jour du triomphe !
Mais, en attendant, nous catholiques, parlons, et proclamons hautement, en face de la bête révolutionnaire, ivre du sang des âmes qu'elle dévore, la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ, source unique et seul maître de toute souveraineté.
C'est là, je le reconnais, un programme qui serait peu goûté des électeurs, et voilà le souci qui a rendu insuffisants et inefficaces les programmes rédigés jusqu'ici par les catholiques.
Mais le programme du parti catholique, ne doit pas être un programme électoral.
L'Eglise ne peut pas établir le peuple juge de ses différends avec l'Etat.
Si nous soumettons ses droits et ses immunités au verdict du peuple souverain, nous sommes bien coupables.
Prenons part aux luttes politiques pour instruire et non pour séduire.
Apprenons au peuple que s'il veut de bons gouvernants, il faut qu'il consente à avoir des maîtres.
Rappelons lui qu'il détient contre le bon sens et la justice, les droits incessibles du pouvoir souverain, et, si nous descendons dans l'arène politique, que ce ne soit pas pour lui dire l'Ave César des gladiateurs, mais le Credo des martyrs.


CHAPITRE II

Conclusion pratique.

La république actuelle, avec ses hommes et ses lois, est le châtiment de la France.
La France, nation préférée, fille aînée de l'Eglise, comblée des dons naturels et surnaturels de Dieu, la France a péché.
Dans une même heure de révolte et de folie, elle a renié le Christ, son Dieu, elle a tué son père le Roi très chrétien.
La France est punie.
Depuis ce jour de crime la nation n'est pas seulement divisée, elle est mutilée, décapitée.
« C'est en punition du péché que les impies arrivent au pouvoir avec la permission de Dieu. »
Ainsi conclut saint Thomas quand il examine les moyens de remédier à la tyrannie :
« Il faut cesser de pécher pour que cesse la plaie des tyrans. »
« Tollenda est igitur culpa ut cesset tyrannorum plaga. »
Voilà le principe d'ou il faut partir pour trouver un remède à nos maux.
Tollenda est culpa!
Le péché de la France moderne est double.
Il y a en elle un péché d'origine : l'apostasie et le régicide en un mot, la Révolution.
Il y a en elle un péché actuel : la prétention du peuple à la souveraineté, la méconnaissance de toute autorité qui n'émane point de lui ; c'est-à-dire, l'impénitence dans le péché de révolution.
Dieu qui aime la France, lui fait sentir le poids de sa colère.
« Regnare facit hominen hypocritam propter peccata populi. » (Job, XXXIV, 30).
Le juif et le franc-maçon, l'homme hypocrite, règnent sur nous.
Il faut faire comprendre au peuple pourquoi et comment il est puni, si l'on veut qu'il se convertisse et que Dieu lui pardonne.
Prêchez donc, vous qui parlez de Dieu, prêchez la grandeur du crime et la justice de l'expiation. Ne laissez pas le peuple oublier qu'il est coupable. Héritier d'un bien mal acquis, il faut qu'il le sache et qu'il le rende: à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu.
A César, c'est-à-dire à celui qui gouverne sur terre, le peuple doit rendre le pouvoir souverain, dans l'ordre temporel : l'autorité de faire et d'imposer la loi.
A Dieu, le peuple doit de le reconnaître pour son juge et de professer, comme nation, le culte qu'il a Lui-même institué.
Il faut prêcher l'obéissance à Dieu, d'abord, puis à tous ceux qui commandent en son nom et suivant sa loi.
Il faut que les catholiques apprennent à haïr la Révolution ; il faut la leur montrer sous son vrai jour, avec ses hontes, ses infamies et ses crimes.
Il faut que les catholiques apprennent à mépriser « la civilisation moderne, le progrès et le libéralisme », avec lesquels l’Eglise, leur mère, « ne doit pas et ne peut pas se réconcilier ni transiger ».
Il faut qu'ils rompent, enfin, avec les erreurs et les illusions du siècle, dont la plupart subissent inconsciemment l'oppression.
Il faut qu'ils sachent résister autrement que par des paroles ; non seulement en protestant contre les lois impies, mais en les violant.
Il faut qu'ils revendiquent les libertés de l'Eglise, non pas en se plaçant sur le terrain condamné du droit commun, mais au nom des droits supérieurs de la vérité et de la Justice, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Roi des Rois.
Il faut qu'ils appellent le parlementarisme un mensonge, la liberté des cultes un délire, le libéralisme une peste et la souveraineté du peuple une hérésie.
Le jour où le peuple catholique de France, serré autour de ses chefs, saura penser, parler et agir de la sorte, la révolution sera finie et la patrie sauvée.
Alors, il sera facile de s'entendre sur le choix d'un chef ou d'une forme de gouvernement. Ceux qui nous auront conduits à la victoire, par un tel chemin, sauront faire leur devoir jusqu'au bout.
Dieu comblera la France catholique de ses dons, et vainqueur de ses ennemis, nous donnera des maîtres selon son cœur.
Sedem ducum superborum destruxit Deus, et sedere fecit mites pro eis. (Eccli., X, 17.)


CHAPITRE III

L'obstacle.

Plusieurs parmi les lecteurs, trouveront assurément les lignes précédentes trop mystiques et ne verront rien de moins pratique qu'une telle conclusion pour un tel travail.
Vous qui pensez ainsi, vous êtes l'obstacle au salut.
L'obstacle au salut, ce sont les catholiques qui songent uniquement aux moyens humains, en un péril où Dieu seul peut nous sauver.
Or, les moyens humains, ne sont pas seulement impuissants à nous sauver, ils hâteront notre ruine.
Quels moyens avons-nous, humainement, de sauver la religion et la France ?
Ceux que nous donne la Constitution.
Et quel moyen la Constitution nous donne-t-elle ?
Le suffrage universel, seulement.
C'est-à-dire, précisément ce qui perpétue et enracine au cœur de la France le péché mortel de révolution.
C'est-à-dire, la grâce du peuple souverain, grâce promise au prix de quelles humiliations et de quelles bassesses! grâce toujours révocable et sans cesse rachetée.
Comment jetterez-vous l'anathème sur le dogme de la souveraineté populaire, si vous attendez d'elle le salut ?
Comment proclamerez-vous les droits imprescriptibles et divins de l’Eglise, si le programme du parti que vous fondez pour la défendre est un programme électoral, destiné à rallier la majorité des hommes de ce temps ?
O infernale ruse de l’esprit de mensonge qui nous accule dans ce défilé!
Passez, Ô catholiques, sous les fourches caudines des votes populaires! il n’y a pas d’autres issue!
Alors les défaillances se préparent ; on s’étudie à gagner l’opinion, on réduit le bagage importun des principes au strict nécessaire ; on est « libéral » ami du « progrès » admirateur passionné de la « civilisation moderne ».
« Qu’est-ce que le peuple, dit saint Jean Chrysostome, quelque chose rempli de tumulte et de trouble... Est-il plus misérable que celui qui le sert ? Que des gens du monde y prétendent, cela est tolérable, bien qu’en vérité intolérable ; mais que ceux qui disent avoir quitté le monde souffrent d’un tel mal, cela est plus intolérable encore » .
Et parmi ceux qui ont quitté le monde, il en est qui souffrent de ce mal du monde et que le monde n’a pas quittés ; il en est qui prétendent tout concilier, tout unir : la vérité avec le mensonge, la lumière avec les ténèbres, la souveraineté du peuple avec les droits de Dieu.
On célèbre déjà le triomphe de leurs doctrines ; tout en restant ennemis de l’Eglise, ceux qui persécutent se font leurs amis ; les âmes périssent et la paix règne entre les loups et les pasteurs.
Il ne faut pas réveiller les colères du peuple, le maître va parler, l’heure des élections approche ; silence !
En nous faisant bien humbles, bien petits, nous tiendrons peut-être l’indulgence dont nous avons besoin, pour nous faire pardonner le crime d'exister encore.
Et pendant que l’on se tait, l’erreur parle, les mille voix de la presse déversent sur les âmes un flot de boue et de mensonge, et l'on n'entend plus que le bruit de ce flot, et l'on oublie tout, jusqu'à la langue dans laquelle se parle la vérité ; en sorte que si une voix la proclame, et qu'on l'entende, sa parole inconnue produit un scandale ou se perd dans la nuit.

Voilà l'obstacle au salut : c'est le libéralisme catholique.

FRAPPEZ LES CATHOLIQUES-LIBERAUX ET VOUS TUEREZ LA REVOLUTION !
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E-M Laugier
Thèsounours
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Ven 7 Mar - 15:18

En ces temps électoraux je prends la délicate initiative de faire remonter ce sujet à la lecture de tous les participants, afin de leur rappeler certains principes, qui ne sont pas fait pour être renié.

Pour les deux prochains dimanches, éloignez vous des écoles Twisted Evil Twisted Evil
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Ar-Ka.
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Sam 8 Mar - 10:33

Citation:
"éloignez vous des écoles "


Pour moi, ce n'est pas un problème, cela fait 27 ans que je ne suis plus inscrit sur les listes électorales; en effet, je me souviens très bien avoir voté, pour la dernière fois, le 10 Mai 1981.
Ce soir-là, je compris beucoup de choses... Twisted Evil
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Dhuoda
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Sam 8 Mar - 10:51

Moi itou, cher Ar-Ka. Même si le cheminement a été plus long...

Cette date et ce qui a suivi a été pour beaucoup un révélateur, et nous nous souviendrons toujours de la stupeur suscitée par l'affichage progressif du visage de l'immonde Mimitte!!! What a Face affraid pale
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Nordland
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Sam 8 Mar - 14:30

Pour bien commencer la journée, rien de tel qu'un petit vote utile :

http://www.civitas-institut.com/component/option,com_poll/task,results/id,14/

Nordland geek

PS : L'Institut Civitas est une émanation de la FSSPX.
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Tancrède
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Sam 8 Mar - 14:35

Code:
Ce soir-là, je compris beucoup de choses...

Comme que le fait que Jean-Marie ne serait jamais président?

Septième au premier tour avec 0,75% des suffrages. Laughing


Pourriez-vous nous dire ce qui fit particulièrement éclater la supercherie ce jour-là?


+ In Hoc Signo Vinces +

Tancrède
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Ar-Ka.
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Sam 8 Mar - 20:31

Il m'était simplement apparu que le Système Révolutionnaire qui nous gouverne, nous manipulait sûrement.
Ce n'est qu'ensuite que j'ai commencé à chercher...


Il m’a fallu, néanmoins, attendre environ vingt ans de plus, pour comprendre réellement que je commettais un péché, en accomplissant mon "devoir électoral"… Rolling Eyes




PS: C'est en 1974 (et non en 1981, année où il ne pût se présenter), que Le Pen fît 0,74%.
En 1981, je fus obligé de voter... Giscard, au premier et au deuxième tour; et je me souviens avoir été fort choqué que Mitterand fût élu! Laughing
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Martial Demolins
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Dim 9 Mar - 2:02

Citation :
PS : L'Institut Civitas est une émanation de la FSSPX.
Et leur site est programmé avec les pieds What a Face
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de stercore
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MessageSujet: Chaque fois que j'ai voté   Dim 9 Mar - 19:47

Cent fois mon père m'a dit:

"Chaque fois que j'ai voté, ce fut pire après qu'avant."

Toujours, j'ai vérifié l'exactitude de ce dire.

Toutefois, il n'est ni aberrant ni injustifié d'user de son droit électoral.

Ce que je n'admets pas c'est de parler du [i]devoir électoral.
[/i]


de stercore
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Martial Demolins
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Dim 9 Mar - 19:57

de stercore a écrit:
Toutefois, il n'est ni aberrant ni injustifié d'user de son droit électoral.
de stercore
C'est vote avis ? Si oui, je suis intéressé par le démontage du post #0 en bonne et due forme. Smile
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E-M Laugier
Thèsounours
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Dim 9 Mar - 21:23

de stercore a écrit:
Cent fois mon père m'a dit:

"Chaque fois que j'ai voté, ce fut pire après qu'avant."

Toujours, j'ai vérifié l'exactitude de ce dire.

Toutefois, il n'est ni aberrant ni injustifié d'user de son droit électoral.

Ce que je n'admets pas c'est de parler du [i]devoir électoral.
[/i]


de stercore
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Vous tenez vos droits de l'ennemi ?
c'est une attitude de vaincu cela
et nous n'avons pas vendu notre âme au diable

libre à vous d'être libéral
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luernos
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Jeu 24 Avr - 23:50

la royaute sociale de Notre Seigneur , par Frère Réginald Garrigou-Lagrange : site SR doctrine sociale


Citation :
Il l’exerce toujours avec une sagesse très haute qui descend pourtant aux moindres détails, avec une bonté faite de force et de douceur, mais de façon différente dans la société civile, dans le gouvernement de l’Eglise, dans la direction intime des âmes.



Dans la société civile Jésus exerce discrètement sa royauté universelle. Il a droit d’exiger que cette société, loin d’être régie par les principes athées du laïcisme, qui détruisent la famille et la patrie, soit gouvernée selon les principes de la loi chrétienne; que les chefs d’Etat, loin de nier l’autorité divine, fondement de la leur, la reconnaissent publiquement, en se soumettant à elle. Le Christ Jésus, incarnation de la Vérité, de la Bonté, de la Justice, a droit à être enseigné à l’école, à être représenté au tribunal au moment où l’on va prêter serment, à être parlé au malade à l’hôpital. Il a droit à un culte public dans nos villes; et les chefs d’Etat seront jugés pour avoir violé ce droit imprescriptible du Christ roi, ou pour avoir voulu rester neutres (14).

Ici-bas Notre-Seigneur vient en aide aux peuples qui réclament son secours. Il donne à leurs chefs les inspirations qui les portent à se conformer à l’esprit évangélique, à y conformer leurs institutions, à respecter par exemple la loi divine de l’unité et de l’indissolubilité du mariage, à gouverner pour la sécurité de tous, pour obtenir la paix temporelle subordonnée à celle de l’âme et à la vie de l’éternité. Sous saint Louis en France nous avons vu ce que peut être et doit être le règne de Jésus-Christ dans un pays et dans la chrétienté tout entière.





Dans l’Église, le Christ Jésus exerce sa royauté spirituelle en la gouvernant par son Vicaire, par toute la hiérarchie ecclésiastique: les évêques, les pasteurs, les supérieurs des Ordres religieux. L’hérésie et le schisme ont souvent voulu diviser ce royaume du Christ, mais l’Église restera une et indéfectible jusqu’à la fin des temps. Les efforts de l’enfer ne prévaudront pas. Le Christ est dans son Église, comme il était dans la barque avec Pierre et avec les Apôtres pendant la tempête; il lui suffit de dire un mot pour apaiser la tourmente.

De ce royaume il n’est pas seulement le Maître absolu, mais la tête vivante, qui dirige tout, qui vivifie par les sacrements, qui régénère l’enfant par le baptême, le confirme ensuite, qui sanctifie le mariage, nous rend la grâce par l’absolution, l’augmente par la communion; qui nous soutient à l’agonie, et nous conduit à la vie de l’éternité. C’est lui qui inspire ses ministres, éclaire les docteurs, fortifie les missionnaires, protège les vierges, assiste les familles chrétiennes, y fait germer des vocations. Et s’il permet dans son Église l’imperfection humaine, c’est en vue du plus grand bien, jusqu’à l’heure où le mal sera définitivement vaincu.



C’est enfin dans la direction intime des âmes que Jésus exerce sa royauté spirituelle de la façon la plus profonde et la plus cachée, que Lui seul et son Père pourraient révéler. Ici ce sont des merveilles que manifeste de temps en temps la vie des saints et qui seront connues au dernier jour. Jésus éclaire intérieurement les âmes par les illuminations de la foi, des dons de sagesse, d’intelligence, de science, de conseil. Il nous attire et nous console, en nous inspirant une piété toute filiale envers son Père, envers lui-même et sa sainte Mère. Il nous meut et nous fortifie dans nos bonnes résolutions.

Jésus, comme Dieu, nous a envoyé le Saint-Esprit; comme homme, il a reçu la plénitude de ses dons et veut nous y faire participer. Si nous nous abandonnons pleinement à lui, il nous comblera de ses grâces, nous serons de plus en plus vivifiés par lui, et nous comprendrons expérimentalement que le servir c’est régner, régner avec lui sur nos passions désordonnées, sur l’esprit du monde et celui du démon; nous comprendrons de mieux en mieux le chant du Te Deum: « Tu Rex gloriae, Christe: Vous êtes le Roi de gloire, ô Christ », et la parole du Credo qui ravissait sainte Thérèse en extase: Cujus regni non erit finis (15).

Il convient donc que la souveraineté royale du Christ soit l’objet d’un culte spécial, à l’heure surtout où le laïcisme athée s’efforce de plus en plus de la détruire. L’apostasie officielle de plusieurs nations est un crime qui demande une réparation par un culte non seulement intérieur mais extérieur, non seulement privé mais public, et cette réparation ne peut mieux s’exprimer que par la reconnaissance solennelle, sincère, profonde et effective de la royauté du Christ sur les intelligences, les volontés, les cœurs, sur les nations elles-mêmes et sur leurs chefs. « Oportet illum regnare. Il faut qu’il règne... Et lorsque tout lui aura été soumis, alors il en fera hommage à Celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 25, 27).

donc :

En régnant de plein droit dans nos âmes, NS nous apporte la paix !

Au contraire, dans la société civile, il nous demande de combattre à sa suite pour qu'il Règne , sur les lois, sur les chefs d'Etat, sur le mode de vie !

Certains ignares de la secte s'imaginent au contraire ,
qu'en "vainquant le Mal (le mal abstrait ?) sur la Croix", le Christ aurait répandu cependant la guerre dans leur psychisme torturé narcissique et hypocrite, mais en même temps il aurait répandu le pacifisme dans la société;
heureux les benêts de cette société athée et repue, qui peut s'endormir en une molle quétiude comme la chère Madame Guyon, la disciple de Fénelon. Et encore plus heureux les hypocrites pharisiens de la secte !

n'est-ce pas Gardian ! tongue
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chaussis
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Ven 25 Avr - 2:38

"il n'est ni aberrant ni injustifié d'user de son droit électoral."

QUE SI !!!!!!!!

car, non content de tenir ce "droit" de l'ennemi, et lui reconnaissant donc uen autorité légitime, vous vous faites idolatre, puisque vous vous reconnaissez comme source du Pouvoir, au rebours de l'affirmation du Christ: "omni potestas a deo"

et de surcroit, vous vou sappretez à commettrre un acte d e culte à l'idole démonocratique, car le vote n'est que celà: la "grand messe " de la démocratie!!!

et de plus, historiquement: plus on vote... et plus ca va mal!!!!!!!!!
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de stercore
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MessageSujet: Souvent,   Ven 25 Avr - 23:59

Mon père m'a dit chaque fois que j'ai voté ce fut pire après qu'avant!!!

Cependant, il est bon de considérer le référendum comme différent du suffrage pour une élection.

de stercore king king king
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Credo
Sénéchal
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Sam 26 Avr - 0:44

Citation :
Cependant, il est bon de considérer le référendum comme différent du suffrage pour une élection.
Shocked
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de stercore
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MessageSujet: Contrairement   Dim 27 Avr - 23:27

Contrairement à PieIX, Saint PieX a demandé aux catholiques de participer à la vie publique...

Difficile de juger de façon péremptoire un tel sujet!!!

Il est évident qu'il ne faut certainement pas attendre le salut du suffrage électoral.

de stercore jocolor jocolor jocolor
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Martial Demolins
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Lun 28 Avr - 23:11

la vie publique ? res publicae ? maçonisons-nous en peu en effet, la solution est sûrement dans cette voie libérale ... Shocked
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E-M Laugier
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Mar 29 Avr - 0:20

Martial Demolins a écrit:
la vie publique ? res publicae ? maçonisons-nous en peu en effet, la solution est sûrement dans cette voie libérale ... Shocked
de stercore confond surement vie publique
et devoir d'Etat
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de stercore
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MessageSujet: Je ne suis ni Aristote, ni Saint Thomas d'Aquin   Mer 30 Avr - 0:11

Cependant, je ne confonds ni le devoir civique ni le devoir d'état.

Soyons modestes et ne dissertons pas trop sur un sujet qui dépassent plusieurs d'entre-nous. Quand on parle élection, on ne parle pas obligatoirement de démocratie, ni élection d'un chef. Et l'élection d'un chef n'est pas obligatoirement un acte démocratique.

Quels sont les ordres monastiques où le vote n'était pas de rigueur?

Il peut être moralement nécessaire de participer à certains suffrages...

Comme beaucoup, je pourrais disserter longuement sur le sujet. Est-ce utile?
Il y a eu tellement de maîtres et de petits maîtres qui m'ont précédés.

de stercore king sunny Idea
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Credo
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Mer 30 Avr - 0:44

Citation :
Quels sont les ordres monastiques où le vote n'était pas de rigueur?
Moi j'en connais au moins un... Twisted Evil
Un truc "bien pensé", une usine à gogos Lefebvro-sédévacs montée par un gourou Lefebvro-maniaque, dans la droite ligne de la mouvance décérébrante de la "nébuleuse Tradie pompe-à-fric à la doctrine éthérée"...Le repaire régulier de toute la clique Lefebvriste prévaricatrice. Un régal.

Si, si... drunken
Citation :
Comme beaucoup, je pourrais disserter longuement sur le sujet. Est-ce utile?....
Pour le reste, assez d'accord...Surtout que TOUT fut développé en son temps et sur un autre forum qui fut religieusement saboté, dernièrement, par un trou de balle de la Frat au QI d'huitre et aux muscles noueux. J'espère que ce salopiaud se reconnaitra. Twisted Evil

Doudou a donc nécessairement lu ces textes...Enfin, je l'espère. Rolling Eyes
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François
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Mer 30 Avr - 9:12

En Belgique, on doit malheureusement voté... Embarassed pale Sad Crying or Very sad Rolling Eyes Embarassed
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E-M Laugier
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Mer 30 Avr - 10:16

Citation :
Doudou a donc nécessairement lu ces textes...Enfin, je l'espère. Rolling Eyes

De quoi s'agit il ?

Quand de Stercore écrit que Pie X nous enjoint a participer à la vie publique, j'ai cru comprendre qu'il entendait par vie publique, le vote, l'électoralisme la vie politique.

Je peux peut être me tromper, mais on sait très bien ce que certains font des encycliques de Leon XIII, pas spécialement libérale. Suspect
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luernos
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Jeu 29 Jan - 1:27

Ce sont les protos qui le disent !

Citation :
Si la laïcité, les droits de l’homme et la démocratie ne sont pas directement issus du christianisme, leur origine se trouve assurément dans la Bible hébraïque.

Cette question a fait l’objet d’un débat passionné en France, à la fin du XIXe siècle. Certains considéraient qu’il fallait trouver l’origine des idéaux démocratiques non dans le christianisme mais dans le monde de l’Antiquité gréco-romaine, la tolérance des Romains et la sagesse des Grecs contrastant avec l’intolérance du christianisme. D’autres au contraire, et en particulier Ferdinand Buisson, considéraient que la morale laïque et universelle avait pour origine l’Evangile « pris à sa source, avant les dogmes, avant les systèmes. » Pour eux, Jésus-Christ avait été le premier « laïque » parce que, le premier, il s’était opposé à toutes les religions d’autorité et avait posé le principe de la distinction entre l’Eglise et l’Etat (voir le « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » de Matthieu 22,21).

Mais en fait, il faut reconnaître que les idéaux démocratiques n’ont pas été engendrés directement par la pensée chrétienne. En revanche, ils figurent depuis longtemps dans le trésor du judaïsme.
En effet, les principes du plus large universalisme sont déjà présents dans le leur livre (commentaire Poldève du Premier Testament datant du cinquième siècle de notre ère). Celui-ci énonce clairement que tous les humains, puisqu’ils sont à l’image de Dieu, sont égaux devant Dieu, qu’ils soient Poldèves ou non Poldèves, hommes ou femmes. Et il énonce également les principes d’une sorte de charte universelle des droits et des devoirs de l’homme valable pour l’humanité tout entière. En effet, selon le leur livre, Dieu a promulgué deux législations.
La seconde (le Décalogue) s’adresse au seul Israël.
Mais la première concerne l’humanité tout entière et a été promulguée dès les origines de l’humanité. Cette première législation est appelée loi NOACHIQUE /u]
parce que, après le Déluge, Noé est devenu l’ancêtre de toute l’humanité.

Le premier commandement de cette loi universelle, c’est celui d’instituer des tribunaux et des magistrats. Le besoin que justice soit rendue est constitutif de l’humanité. Mais c’est aussi un droit, le droit à la justice. C’est le premier des droits de l’homme. On remarquera que ce commandement instaure la légitimité du pouvoir judiciaire et non pas celle du pouvoir politique. Le judaïsme ancien aura toujours une certaine méfiance vis-à-vis du pouvoir politique.

Viennent ensuite les commandements suivants : « Ne pas maudire Dieu » (c’est-à-dire ne pas se suicider), « ne pas se créer d’idoles », « ne pas tuer », « ne pas commettre d’inceste », « ne pas voler », « ne pas manger de la chair coupée sur un animal vivant ». Chacun de ces commandements a aussi pour corollaire un droit de l’homme (ou même de l’animal).

En France, l’émergence des idées de liberté religieuse, de tolérance et de laïcité se fait d’abord [u]grâce à la Renaissance (Montaigne et Rabelais
), puis grâce aux Lumières (Voltaire, Montesquieu). Elle ne se fait pas sous l’influence du christianisme, même si l’article Tolérance de l’Encyclopédie a été rédigé par un pasteur.

Pourtant, la Réforme protestante,
en remettant en cause la légitimité de la papauté
et en affirmant le principe du sacerdoce universel des croyants, a précipité l’évolution de l’Etat vers la démocratie.
Elle a contribué à la reconnaissance de la liberté de conscience
et à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Cependant, on peut constater que le protestantisme, là où il est majoritaire (Angleterre, Ecosse, Scandinavie, Allemagne) n’a pas instauré la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais, en France, à la fin du XIXe siècle, le protestantisme, et surtout le protestantisme libéral, est partie prenante dans l’instauration de l’école laïque. Et il accueille favorablement la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, alors que le pape exprime sa réprobation par des encycliques.

Quel est le fondement des droits de l’homme ?
Dans la théologie de saint Thomas d’Aquin, le fondement du droit, c’est la nature humaine elle-même. En effet, la « nature » de l’homme, sa raison et sa conscience le portent naturellement vers le bien, la morale, le sens de la justice et l’incitent, de ce fait, à instaurer les lois morales et principes régissant la vie en société.

Cela peut être contesté. Au nom de la nature humaine, on a en effet pu glorifier l’esprit de conquête, les différences des peuples et les distinctions de races. Fichte et le romantisme allemand rejettent les droits de l’homme au nom de la nature humaine. Rien ne prouve que la nature humaine conduise à la démocratie, à la tolérance, au respect de la liberté de l’autre. Bien au contraire, elle peut très bien conduire à un ordre social fondé sur l’esclavage, les inégalités, le règne du plus fort…

Face à cette tentative de fonder le droit (mais aussi la démocratie…) sur la nature humaniste et raisonnable de l’homme, la théologie protestante a réagi en présentant le Décalogue (comme ancêtre des « droits de l’homme » et des idéaux démocratiques) comme une requête de Dieu lui-même allant à l’encontre de l’ordre naturel des sociétés et de la nature humaine.

De fait, les droits de l’homme (qui proclament la liberté, l’égalité et la justice), bien loin de décrire l’état naturel de la société, sont plutôt l’attestation d’une utopie et d’une promesse. !!!!! Le Décalogue est d’abord une promesse faite par Dieu à l’humanité. Le fait qu’il soit énoncé au futur le montre bien : voici ce que Dieu te promet, tôt ou tard, « tu ne tueras pas », « tu ne voleras pas » ... Ce n’est pas la description d’un état de nature.
Alain Houziaux site Réforme
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JCMD67
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Lun 1 Juin - 19:04

Extraits des principes fondamentaux d'une véritable démocratie tirés du radiomessage de S.S. Pie XII. Extraits du radiomessage «Benignitas et humanitas» de Sa Sainteté le Pape Pie XII adressé au monde entier, la veille de Noël du 24 décembre 1944




1- LE RÉGIME DÉMOCRATIQUE

- Quels doivent être les caractères particuliers des citoyens en régime démocratique ?

* Exprimer son opinion personnelle sur les devoirs et les sacrifices qui lui sont imposés;
* Ne pas être contraint à obéir sans avoir été entendu, voilà deux droits du citoyen qui trouvent dans une démocratie, comme le nom l'indique, leur expression.

- Quand on réclame «plus de démocratie et une meilleure démocratie», cette exigence ne peut avoir d'autre sens que de mettre le citoyen toujours plus en mesure d'avoir une opinion personnelle propre, et de l'exprimer, et de la faire valoir d'une manière correspondant au bien commun.

2- UN PEUPLE DIGNE DE CE NOM

Dans un peuple digne de ce nom, le citoyen a conscience de sa propre personnalité, de ses devoirs et de ses droits; la conscience de sa propre liberté se joint au respect de la liberté et de la dignité des autres.

3- LES CONDITIONS FAVORISANT LA DÉGÉNÉRESCENCE D'UN ÉTAT DÉMOCRATIQUE

- Quel spectacle offre un État démocratique laissé au caprice arbitraire de la masse! La liberté, en tant que devoir moral de la personne, se transforme en une prétention tyrannique de donner libre essor aux impulsions et aux appétits humains aux dépens d'autrui. L'égalité dégénère en un nivellement mécanique, en une uniformité sans nuance: sentiment de l'honneur vrai, activité personnelle, respect de la tradition, dignité, tout ce qui, en un mot, donne à la vie sa valeur, s'effondre peu à peu et disparaît. Il n'y a à survivre, d'une part, que les victimes trompées par la fascination apparente de la démocratie que, dans leur ingénuité, elles confondent avec ce qui en est l'esprit, avec la liberté et l'égalité, et, d'autre part, que des profiteurs plus ou moins nombreux ayant su, grâce à la puissance de l'argent ou de l'organisation, s'assurer par-dessus les autres une condition privilégiée et le pouvoir lui-même.

4- LA DIGNITÉ DE L'AUTORITÉ POLITIQUE EST LA DIGNITÉ DE SA PARTICIPATION À L'AUTORITÉ DE DIEU

- Cet ordre absolu, aux yeux de la saine raison, et surtout de la foi chrétienne, ne peut avoir d'autre origine qu'en un Dieu personnel, notre Créateur il suit de là que la dignité de l'homme est la dignité de l'image de Dieu, que la dignité de l'État est la dignité de la communauté morale voulue par Dieu, que la dignité de l'autorité politique est la dignité de sa participation à l'autorité de Dieu.

- Seule la claire intelligence des fins assignées par Dieu à toute société humaine, jointe au sentiment profond des sublimes devoirs de l'oeuvre sociale, peut mettre ceux à qui est confié le pouvoir, en mesure d'accomplir leurs propres obligations dans l'ordre législatif, judiciaire ou exécutif, avec cette conscience de leur propre responsabilité, avec cette objectivité, avec cette impartialité, avec cette loyauté, avec cette générosité, avec cette incorruptibilité, sans lesquelles un gouvernement démocratique réussirait difficilement à obtenir le respect, la confiance et l'adhésion de la meilleure partie du peuple.

- La question de l'élévation morale, de l'aptitude pratique de la capacité intellectuelle des députés au Parlement, est pour tout peuple de régime démocratique une question de vie ou de mort, de prospérité ou de décadence, d'assainissement ou de perpétuel malaise.

- L'absolutisme d'État consiste en effet dans le principe erroné que l'autorité de l'État est illimitée, et qu'en face d'elle-même quand elle donne libre cours à ses vues despotiques, en dépassant les frontières du bien et du mal, on n'admet aucun appel à une loi supérieure qui oblige moralement.

L'ÉGLISE, PROTECTRICE DE LA VRAIE DIGNITÉ ET DE LA LIBERTÉ HUMAINE

- Si l'avenir appartient à la démocratie, un rôle de premier ordre dans sa mise en oeuvre devra revenir à la religion du Christ et à l'Église, comme messagère de la parole du Rédempteur et comme continuatrice de sa mission de salut. C'est elle, en effet, qui enseigne et qui défend la vérité; c'est elle qui communique les forces surnaturelles de la grâce, pour réaliser l'ordre des êtres et des fins établis par Dieu, comme fondement dernier et norme directrice de toute démocratie.

- Par son existence même, l'Église se dresse en face du monde comme un phare resplendissant qui rappelle constamment cet ordre divin. Son histoire porte le clair reflet de sa mission providentielle. Les luttes que, contrainte par l'abus de la force, elle a dû soutenir pour la défense de la liberté reçue de Dieu furent, en même temps, des luttes pour la vraie liberté de l'homme.
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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: Re: LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE   Dim 18 Oct - 17:57

"Comment peut-on parler de 'nouvelle tyrannie' alors que jamais jusqu’à présent l’homme n’a eu autant de liberté et de droits ?" pourrait se demander un lecteur naïf. En effet les tyrannies classiques se caractérisaient par le fait qu’elles réprimaient la liberté et niaient les droits. Les hommes avaient conscience de cette usurpation parce que, privés de quelque chose qui leur appartenait par nature, ils se sentaient diminués.

Au contraire la nouvelle tyrannie à laquelle nous faisons référence exalte l’homme jusqu’à l'adoration, lui donnant la possibilité de transformer ses intérêts et ses désirs en libertés et en droits. Toutefois ceux-ci ne sont plus inhérents à sa nature mais deviennent des "concessions gracieuses" d’un pouvoir qui les consacre légalement. Ainsi, transformé en enfant qui voit ses caprices grandir démesurément et se réaliser, l'homme de notre temps est plus que jamais l’otage de pouvoirs qui lui garantissent la jouissance d’une liberté globale et de droits en expansion continue. Dans les tyrannies classiques, le sujet gardait au moins la consolation de se savoir opprimé par un pouvoir qui violentait sa nature ; au contraire ceux qui sont soumis à cette nouvelle tyrannie n’ont d’autre consolation que la protection du pouvoir même qui les a élevés sur l’autel de l'adoration. L’homme est ainsi devenu, sans même s’en rendre compte, un instrument dans les mains de ceux qui s’occupent de lui avec un soin minutieux, comme les fourmis s’occupent des pucerons avant de les traire.

En échange de ces "concessions gracieuses", l'homme accepte une vision hégémonique du monde qui lui est imposé et qui le transforme en objet d'ingénierie sociale. Nous appellerons Matrice progressiste cette vision hégémonique : un mirage, une grande illusion, un trompe-l'œil, que l’on accepte avec un esprit grégaire. Celui qui ose mettre en doute le trompe-l’œil est tout de suite frappé d’anathèmes, considéré comme un réprouvé ou un blasphémateur, un ennemi de l'adoration de l'homme. La Matrice progressiste, utilisée par la gauche, a aussi été assimilée par la droite, qui a renoncé à se battre sur le terrain où la confrontation avec l'adversaire s’avérerait efficace et valorisante : celui des principes. Boiteuse, la droite se limite à introduire des variantes insignifiantes dans le fonctionnement de la grande machine, sans oser en utiliser les engrenages. C’est comme labourer sans bœufs.

La Matrice progressiste est ainsi devenue une sorte de foi messianique ; elle a instauré un nouvel ordre, imposé des modèles culturels inattaquables, mis en place une nouvelle anthropologie qui promet à l'homme la libération finale mais ne lui réserve que le suicide pour l’avenir. Seul l'ordre religieux se dresse contre ce nouvel ordre. Il rend à l’homme sa vraie nature et lui propose une vision correcte du monde qui sape les bases du trompe-l'œil sur lequel s’appuie la nouvelle tyrannie, en détruisant ses falsifications. Une vision que le pouvoir combat avec de grands efforts, l'ordre religieux étant la seule forteresse qu’il lui reste à prendre d’assaut pour que son triomphe soit complet.

Le laïcisme rampant accuse l’Eglise de se mêler de la politique. Il prend comme prétexte cette phrase de l’Evangile souvent mise en avant par ceux qui ne le lisent pas : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Mais qu’est-ce qui est vraiment à César ? Les choses temporelles, les réalités terrestres ; mais pas, bien sûr, les principes d’ordre moral qui naissent de la nature humaine elle-même, pas les fondements éthiques de l'ordre temporel. La nouvelle tyrannie, si attentive à accroître les "libertés" de ses sujets, refuse à l’Eglise la liberté de juger la moralité des actions temporelles, parce qu’elle sait que ce jugement inclut un bouleversement radical du trompe-l'œil sur lequel elle fonde son existence même. Le pouvoir souhaite une Eglise pharisaïque et corrompue qui renonce à rendre à l'humanité sa vraie nature et qui accepte ce "mystère d'iniquité" qu’est l'adoration de l'homme ; elle espère une Eglise agenouillée devant César, transformée en cette "grande prostituée qui fornique avec les rois de la terre" dont parle l'Apocalypse.

Aujourd’hui, en Occident, s’engage ce grand conflit que la nouvelle tyrannie présente très habilement sous les apparences d’une "bataille idéologique". Mais si c’était vraiment d’une "bataille idéologique", le pouvoir n’y verrait pas un bouleversement ; parce que l'idéologie est justement le terrain fertile qui favorise sa domination, dans la mesure où elle instaure une "démo-rixe", c’est-à-dire une lutte "démocratique" de tous contre tous, capable de transformer les hommes en enfants irrités qui se battent pour leurs "libertés" et leurs "droits", comme les bâtisseurs de Babel luttaient, dans la confusion, pour construire une tour qui atteignît le ciel.

La bataille qui s’engage aujourd’hui n’est pas idéologique, mais anthropologique, car elle vise à rendre aux hommes leur véritable nature, en leur permettant de sortir de la confusion babélienne fomentée par l'idéologie, jusqu’à atteindre le chemin qui conduit aux principes originels. En cas de victoire – si la Matrice était désactivée – les hommes découvriraient qu’ils n’ont pas besoin de construire des tours afin d’atteindre le ciel, pour la simple raison que le ciel est déjà en eux, même si la nouvelle tyrannie cherche à le leur arracher

citation de Juan-Manuel de Prada http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1340484?fr=y

Il a fait la moitié du chemin vers la vérité, la plus facile; Il ne se rend pas encore compte qu'il prouve la vérité du Syllabus;et s'il était encore besoin, il prouve que le Rat-Bête de la Terre clame avec ruse et séduction l'annulation du Syllabus.
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LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE EST UNE HÉRÉSIE
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