Gesta Dei Per Francos

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 “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”

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Pluchon
Ecuyer


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MessageSujet: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Sam 26 Juin - 10:16

 
Le R.P. dominicain Jacques-Marie-Louis Monsabré a prêché pendant vingt carêmes, à partir de 1870, le dogme catholique à Notre-Dame de Paris. Dans l’extrait qui suit, il exposait à quel point l’épiscopat est indispensable à l’Église :

Le R.P. Monsabré (L’exposition du dogme catholique, carême 1886, p. 195-196) a écrit:
Si éminente dans la dispensation de la vérité, la perfection sacerdotale de l’évêque ne l’est pas moins dans la dispensation de la grâce. Non seulement il a le seul droit ordinaire de confimer, c’est à dire de faire passer ceux que le prêtre baptise de l’enfance à la virilité chrétienne ; de conférer la plénitude de grâce qui convient à l’âge parfait, et s’ajoute à la plénitude initiale du sacrement par lequel nous avons été engendrés surnaturellement ; de choisir et d’armer pour le combat les recrues de la milice du Christ ; mais son pouvoir générateur lui met en main toutes les grâces, et, en quelque sorte, tout le corps mystique de Jésus-Christ.

Aucun mystère n’y serait plus célébré, et la vie divine s’y épuiserait, si la fécondité de l'Evêque, subitement tarie, cessait de produire des ministres et des prêtres. Vous avez admiré, Messieurs, la mystérieuse et profonde puissance du sacerdoce sur le corps du Christ et sur les âmes ; n'oubliez pas que c’est l’évêque qui la donne. Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait ou se refusait à ouvrir ses flancs paternels, quel désastre ! Il n’y aurait bientôt plus de sacrifice sur les autels, plus d’hôte dans les tabernacles, plus d’aliment divin pour les âmes, plus de pardon pour les pécheurs, plus de consolation pour les mourants ; le peuple chrétien se lamenterait autour de temples déserts, et finirait par disparaître lui-même. On a vu, hélas ! de ces catastrophes dans les pays où la persécution a abattu toutes les têtes de la hiérarchie ; et, si le paganisme n’y a pas repris son empire absolu, ce qui reste du corps mystique de Jésus-Christ n’est plus qu'une ruine. Laissez faire le temps et l'on pourra dire un jour : “Les ruines elles-mêmes ne sont plus : Etiam periere ruinæ !”
 
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de stercore
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MessageSujet: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Sam 26 Juin - 19:19

Sans l'évêque il n'y a pas d'Église !

Plus de Saint-Chrême, plus de Sainte Huiles...

de stercore Idea Idea Idea
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Marco Antonio
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Sam 26 Juin - 20:21

Merci Pluchon!
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Pluchon
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Lun 28 Juin - 7:32

 
Marco Antonio a écrit:
Merci Pluchon !
On m’a fait récemment une objection paraissant relever du simple bon sens : si l’épiscopat est, pour reprendre les termes du catéchisme du concile de Trente (chap. 14, § 7), “d’une nécessité rigoureuse” à l’Église, pourquoi ne peut-on pas en dire autant de la papauté ? Après tout, c’est le même catéchisme qui, un peu plus haut dans le même chapitre, explique qu’“au point de vue social, il faut encore qu’il ne manque jamais de magistrats investis de l’autorité nécessaire pour commander”. On en voit d’ailleurs bien la raison en ce moment : le pasteur étant frappé, il n’est que trop évident que le troupeau est dispersé...

C’est encore le catéchisme qui nous fournira la réponse. Dans son chapitre 26, § 2, il rappelle la distinction entre pouvoir d’Ordre et pouvoir de Juridiction. Le canon 108, § 3 y fait écho :

Citation :
§ 3 D’institution divine, la sacrée hiérarchie en tant que fondée sur le pouvoir d’ordre, se compose des évêques, des prêtres et des ministres ; en tant que fondée sur le pouvoir de juridiction, elle comprend le pontificat suprême et l’épiscopat subordonné ; d’institution ecclésiastique, d’autres degrés se sont ajoutés.
La distinction entre les deux hiérarchies tient d’abord au rôle joué par chacune d’entre elles, que le catéchisme résume ainsi :

Citation :
Le pouvoir d’Ordre a pour objet le Corps adorable de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte eucharistie.
Le pouvoir de Juridiction s’exerce tout entier sur son Corps mystique. C’est à lui qu’il appartient de gouverner le peuple chrétien, de le conduire et de le diriger dans la voie de la céleste et éternelle félicité.
Mais ce n’est pas seulement par l’objet que ces deux pouvoirs diffèrent, c’est par le mode de transmission :

Citation :
Can. 109
Ceux qui sont admis dans la hiérarchie ecclésiastique ne tirent pas leur pouvoir du consentement du peuple ni de la désignation par l’autorité séculière ; mais ils sont constitués dans les degrés du pouvoir d’ordre par la sainte ordination ; dans le souverain pontificat, directement par droit divin, moyennant élection légitime et acceptation de l’élection ; dans les autres degrés de juridiction, par la mission canonique.
À la différence du pape, l’évêque tire son élection du sacrement de l’Ordre. Et, le catéchisme du concile de Trente le souligne dans le § 8 du même chapitre 26, le ministre du sacerdoce, c’est l’évêque lui-même, et personne ne peut le remplacer dans cette tâche :

Citation :
Ce Ministre, c’est l’Evêque. Car il est certain qu’il n’appartient qu’à lui de conférer les saints Ordres. On le prouve de la manière la plus facile et la plus incontestable par l’autorité de la sainte Ecriture, par la tradition, par les saints Pères, par les décisions des Conciles, et par l’usage et la coutume de l’Eglise. Il est vrai que certains Abbés dans leurs monastères, ont été autorisés parfois à conférer les ordres mineurs, à l’exclusion des Ordres sacrés. Mais cette Fonction n’en est pas moins réservée absolument à l’Evêque, qui d’ailleurs peut seul conférer les Ordres majeurs ou sacrés.
On comprend donc que saint Jérôme ait pu écrire à propos du diacre Hilaire ces lignes que j’ai déjà citées :

Saint Jérôme (Dialogue contre les Lucifériens. Œuvres complètes. Paris, 1878, Tome II, pp. 470-471) a écrit:
Hilaire n'est qu’un diacre qui s’est éloigné de l’Église, s’imaginant être seul à remuer le monde ; il ne peut pas consacrer l’eucharistie, il n’a pour lui ni évêques ni prêtres, il ne peut pas même sans eucharistie donner le baptême. Du reste, il est déjà mort, et la secte est morte avec l’homme ; car, n’étant que diacre, il n’a pas eu le pouvoir d’ordonner un clerc. Or, sans prêtres, point d’Église.
 
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de stercore
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MessageSujet: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Lun 28 Juin - 22:48

Or, sans prêtres, point d’Église.

Sans prêtres, pas de sacrifice; donc pas de religion !!!

de stercore Idea Idea Idea
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E-M Laugier
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Lun 28 Juin - 23:47

Tous jusqu'en 1967 (et donc même apostzinger 16) ont du publiquement prêter le serment anti-moderniste. Qu'ils y aient cru de tout cœur ou non il n'en reste pas moins qu'ils l'ont eu sous les yeux, et officiellement.
De fait soit ils ont apostasié la religion catholique soit ils n'ont jamais eu la Foi... Mais ils ne sont pas innocents !!
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luernos
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 1:01

Gardian a écrit:
Tous jusqu'en 1967 (et donc même apostzinger 16) ont du publiquement prêter le serment anti-moderniste. Qu'ils y aient cru de tout cœur ou non il n'en reste pas moins qu'ils l'ont eu sous les yeux, et officiellement.
De fait soit ils ont apostasié la religion catholique soit ils n'ont jamais eu la Foi... Mais ils ne sont pas innocents !!

Tous les fidèles croient que l'univers mental de la foi est étranger à l'univers mental "normal" pratique et rationnel. C'est pourquoi on peut dire qu'il y a une certaine erreur de bonne foi, mais en ce qui concerne seulement les fidèles qui souffrent, ne comprennent pas, refusent et "protestent" contre ce qu'ils croient n'être que des corruptions humaines du clergé: oecuménisme, interreligieux, liberté, humanitarisme, etc.

Ils deviennent eux mêmes coupables, s'ils ne procèdent pas à un travail pour mettre leur vertu de foi au diapason de leur niveau culturel. On ne peut comparer donc la responsabilité de tel journaliste "catho" ou "tradi"avec celle de tel converti issu "des quartiers"!

En revanche le haut clergé et les théologiens sont "des imposteurs" car eux ne disent pas et n'ont jamais dit , à l'intention de ceux qui croient que la Foi dans son objet, et dans sa vertu, n'a pas changé (alors qu'elle a changé) qu'AVANT c'était l'erreur, et que maintenant leur religion est intelligente et pure. Jamais ils ne disent cela, c'est en cela qu'ils sont coupables.

Mais dans leur for intérieur je pense que beaucoup sont tellement atteints de cette maladie, et en même temps ont perdu tout sens de la Foi et tous sens moral, que leur modernisme immoral et "sociologique"qui leur tient de religion croient qu'ils ne trahissent le serment anti moderniste.

Certains prévaricateurs parmi eux poussent l'outrecuidance à soutenir que l'anti modernisme de Pascendi est une idéologie, totalement caduque depuis des dizaines de décennies, car le modernisme n'existerait pas en tant que système, bla, bla, bla...
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Pluchon
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 9:43

 
Gardian a écrit:
Tous jusqu'en 1967 (et donc même apostzinger 16) ont du publiquement prêter le serment anti-moderniste. Qu'ils y aient cru de tout cœur ou non il n'en reste pas moins qu'ils l'ont eu sous les yeux, et officiellement.
De fait soit ils ont apostasié la religion catholique soit ils n'ont jamais eu la Foi... Mais ils ne sont pas innocents !!
Il est facile de formuler de tels jugements péremptoires cinquante ans après... Facile et, si vous voulez mon avis, passablement téméraire, au sens que l’Église donne à ce mot. En voici un contre-exemple particulièrement évident : celui du R.P. Saenz, qu’on peut considérer comme le premier prêtre sédévacantiste de notre temps.

Je vous invite à lire l’hommage que l’abbé Zins (avec lequel je suis pour une fois d’accord !) lui a consacré : Hommage au R.P. Saenz y Arriaga : Sede vacante.

En résumé, le Père Saenz avait, dès avant Vatican II, découvert l’envergure de l’infiltration de l’Église par ses ennemis. Trop lucide aux yeux de ceux-ci, il avait même été interné dans un asile psychiatrique à l’instigation de ses supérieurs jésuites ! Au moment du “concile”, il avait participé en première ligne à la rédaction d’une volumineuse étude, Deux mille ans de complots contre l’Église, distribuée à tous les pères conciliaires : dans cette étude étaient décrites les menées de nos “frères aînés” contre l’Église catholique depuis l’époque des apôtres.

Au moment de l’élection de Paul VI, le Père avait rencontré à Paris Mgr Roche, “chargé en son temps par Pie XII de surveiller Mgr Montini, en raison de ses relations avec des personnages de douteuses provenances” ! Le doute s’insinuait donc déjà dans son esprit...

Et pourtant – l’abbé Zins le constate lui-même – quand la revue protestante américaine Look publie le 25 janvier 1966 son fameux article très documenté Comment les Poldèves ont changé la pensée catholique, à propos des déclarations et constitutions de Vatican II, la première réaction du Père sera de ...démentir, sans pour autant remettre en question ni le “pape” ni le “concile” :

Le R.P. Saenz (Con Cristo o contra Cristo) a écrit:
En rédigeant ce commentaire, nous n'avons en vue que le service de Dieu.

Il nous paraît irritant que nos ennemis attaquent l'indéfectibilité de l'Eglise et s'appliquent à faire penser au monde que ceux-ci, avec leur argent et leurs intrigues, aient pu changer la doctrine catholique.

Moi je crois en l'Eglise des Papes et des Conciles, non en l'Eglise d'un Pape ou d'un Concile.

Il est absurde de chercher à détacher les enseignements dogmatiques, disciplinaires ou pastoraux du Concile Vatican II du contexte vingt fois séculaire de la doctrine apostolique, de la doctrine des Saints Pères et Docteurs de l'Eglise, de la doctrine des Papes et des Conciles précédents, de la doctrine séculaire de toute la théologie catholique.
Il faudra encore attendre le début des années 70 (et l’excommunication dont il va être victime) pour que le R.P. Saenz – le premier ou en tout cas l’un des tout premiers – affirme progressivement que le siège apostolique est vacant...
 
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E-M Laugier
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 12:30

Citation :

Il est facile de formuler de tels jugements péremptoires cinquante ans après... Facile et, si vous voulez mon avis, passablement téméraire, au sens que l’Église donne à ce mot. En voici un contre-exemple particulièrement évident : celui du R.P. Saenz, qu’on peut considérer comme le premier prêtre sédévacantiste de notre temps.

Non non non et non kamarade pluchon.

Cet exemple que vous nous donnez là dépeint visiblement bien les pressions tant des hommes que de l'esprit de perdition, vis à vis d'un prêtre qui, connaissant son serment anti-moderniste (mais aussi son catéchisme) à compris clairement la manipulation. On ne le blâmera pas d'avoir eu des doutes, appuyés par le malin, étant donné l'énormité de la situation et surtout de sa prise de conscience au moment présent.

Mais il y a un gouffre entre ce cas là d'une personne ayant compris la situation et menant un combat autant extérieur qu'intérieur avec sans doute des moments de "doutes" et d'incertitude ... mais au final un prêtre qui a clairement affirmé quel étendard il servait, celui de Dieu.
Et le cas d'individus, qui, ayant été formés au même titre que le père saenz, à la même religion, et, jusqu'à wojtyla élevé bien plus haut en dignité, ont été instigateur de ce concile hérétique, cette manœuvre d'apostasie.

Les deux camps n'étaient absolument pas sur le même plan.
Le premier essayer de maintenir sa Foi dans un chantier de destruction organisé par le second.

Et j'affirme que non seulement les dirigeants (et non autorité car ils n'ont aucune autorité sur quoi que ce soit), les dirigeants moderniste ont sans nul doute apostasier et apostasier publiquement leur foi, mais ils ont sans grand doute été également les artisans volontaires de ce renversement.

Il faut arrêter enfin d'être trop "prudent" et de trop prêter de bonnes intentions à autrui:

En ce qui concerne à minima Roncalli, Montini, Luciani, Wojtyla, et ratzinger nous avons affaire à des lieutenants de satan il n'y a pas d'autres mots. Et ils étaient "bien entouré".

Et eux et nous ne sommes radicalement pas du même camps.
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E-M Laugier
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 12:30

Citation :

Il est facile de formuler de tels jugements péremptoires cinquante ans après... Facile et, si vous voulez mon avis, passablement téméraire, au sens que l’Église donne à ce mot. En voici un contre-exemple particulièrement évident : celui du R.P. Saenz, qu’on peut considérer comme le premier prêtre sédévacantiste de notre temps.

Non non non et non kamarade pluchon.

Cet exemple que vous nous donnez là dépeint visiblement bien les pressions tant des hommes que de l'esprit de perdition, vis à vis d'un prêtre qui, connaissant son serment anti-moderniste (mais aussi son catéchisme) à compris clairement la manipulation. On ne le blâmera pas d'avoir eu des doutes, appuyés par le malin, étant donné l'énormité de la situation et surtout de sa prise de conscience au moment présent.

Mais il y a un gouffre entre ce cas là d'une personne ayant compris la situation et menant un combat autant extérieur qu'intérieur avec sans doute des moments de "doutes" et d'incertitude ... mais au final un prêtre qui a clairement affirmé quel étendard il servait, celui de Dieu.
Et le cas d'individus, qui, ayant été formés au même titre que le père saenz, à la même religion, et, jusqu'à wojtyla élevé bien plus haut en dignité, ont été instigateur de ce concile hérétique, cette manœuvre d'apostasie.

Les deux camps n'étaient absolument pas sur le même plan.
Le premier essayer de maintenir sa Foi dans un chantier de destruction organisé par le second.

Et j'affirme que non seulement les dirigeants (et non autorité car ils n'ont aucune autorité sur quoi que ce soit), les dirigeants moderniste ont sans nul doute apostasier et apostasier publiquement leur foi, mais ils ont sans grand doute été également les artisans volontaires de ce renversement.

Il faut arrêter enfin d'être trop "prudent" et de trop prêter de bonnes intentions à autrui:

En ce qui concerne à minima Roncalli, Montini, Luciani, Wojtyla, et ratzinger nous avons affaire à des lieutenants de satan il n'y a pas d'autres mots. Et ils étaient "bien entouré".

Et eux et nous ne sommes radicalement pas du même camps.
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Pluchon
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 16:16

 
Gardian a écrit:
Les deux camps n'étaient absolument pas sur le même plan.
Le premier essaye de maintenir sa Foi dans un chantier de destruction organisé par le second.
Remarquez que je n’ai pas nié la présence d’apostats à tous les niveaux de la hiérarchie. Je me suis seulement opposé à la généralisation que j’ai cru lire dans votre première affirmation :

Gardian a écrit:
De fait soit ils ont apostasié la religion catholique soit ils n'ont jamais eu la Foi... Mais ils ne sont pas innocents !!
Personne n’est complètement innocent, mais tout le monde n’a pas pour autant sombré dans l’apostasie. Pour nous en tenir aux évêques qui ont participé à Vatican II, le R.P. Saenz les rangeaient schématiquement en trois catégories, seule la première (la plus nombreuse, suivant le jugement – plausible – du R.P.) ayant réellement apostasié :

Le R.P. Saenz a écrit:
Il existe actuellement trois groupes dans la hiérarchie : ceux qui ont perdu la foi (les plus nombreux) ; ceux qui manquent de science et de tête pour pouvoir évaluer en profondeur la situation actuelle de cette trahison de Dieu et de l’Évangile ; le troisième est celui de ceux qui ont la foi indiscutable et la science, qui se rendent compte de la redoutable crise actuelle et qui essaient de réprimer les excès de déviations des réformateurs et qui craignent que leur opposition n’entraîne les représailles de la curie romaine, et pour cela préfèrent supporter passivement cette “auto démolition” de l’Église dont ils ont pleine conscience. Il manque au premier groupe la foi, au second la science, et au troisième le courage. Dieu permet ces hérésies, ces schismes pour notre châtiment. Dieu tire toujours le bien du mal même et accomplit ses inscrutables desseins en se servant des perversions même des humains.
Une deuxième division, dont le R.P. ne parle pas, est encore venue se superposer à la première : du fait des nouveaux rites, les nouveaux membres de la hiérarchie, au moins dans le rite latin, ne sont pas plus évêques que vous ni moi. D’où l’on peut estimer qu’il ne doit plus rester beaucoup de vrais évêques...



Dernière édition par Pluchon le Mer 30 Juin - 8:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 18:02

Le Père Saenz a sans doute écrit ce texte à l'époque où les rituels inventés par la secte conciliaire et qui ne valent rien n'avaient pas été promulgués. Il ne pouvait donc pas penser à ce type d'évêque en carton pâte.

Cependant le but de mon propos n'est pas m'en prendre aux évêques de l'époque (vrais princes de l'Église, consacrés avec mandats pontifical et pour certains dotés de juridictions etc tout bien comme il faut.) qui ont failli dans leur tâches.

Ils n'étaient certes pas infaillibles mais mais avait quand même le devoir de garder la Foi et d'assurer leur épiscopat et pour la très grande majorité d'entre eux c'est un échec!

Le problème porte surtout sur les 5 crapules et leurs collaborateurs qui ont mis en place ce conciliabule hérétique. Eux savent ce qu'ils faisaient et pourquoi ils le faisaient.

Car le but est bien là il s'agit de détruire les canaux de la grâce et par eux tenter de détruire la Foi Catholique et cela ne se fait pas "par hasard" ou par méconnaissance.
Il faut parfois oser aller un peu plus loin et se poser la question des complots ou plus précisément des intentions réelles du camps d'en face, de l'étendard de satan.

Je ne crains pas de faire un jugement téméraire en affirmant que les 5 chefs crapuleux de la secte conciliaire ont apostasié et voulu faire tomber l'Eglise Catholique.
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Pluchon
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 19:35

 
Gardian a écrit:
Le Père Saenz a sans doute écrit ce texte à l'époque où les rituels inventés par la secte conciliaire et qui ne valent rien n'avaient pas été promulgués. Il ne pouvait donc pas penser à ce type d'évêque en carton pâte.
Le texte date de 1971, donc est postérieur aux nouveaux rituels, mais fort peu de gens étaient au courant, c’est vrai.

Gardian a écrit:
Cependant le but de mon propos n'est pas m'en prendre aux évêques de l'époque
Oui, je l’ai bien compris quand j’ai lu votre deuxième intervention : c’est la première qui m’avait paru trop abrupte. En fait, tout serait plus simple si les hérésiarques annonçaient franchement la couleur, mais ils s’en gardent bien, généralement, histoire de duper le plus de monde possible. Et parmi ces dupes, il y en a qui ont goutté au poison et qui l’ont trouvé agréable, mais il y en a aussi un certain nombre qui n’ont pas encore compris où on veut les mener.

Je pense en particulier à ce converti irakien, Joseph Fadelle, dont je viens de lire le livre Le prix à payer. Cet homme a risqué sa vie, et celle de sa famille, pour devenir catholique, et manifestement c’est de la vraie religion catholique qu’il veut : plusieurs de ses réflexions le prouvent. Il ne nourrit aucune illusion concernant l’Islam, qu’il ne connaît que trop bien, mais apparemment, il en nourrit encore sur le compte de ceux qui ont pris le contrôle de l’Église catholique. Comme sa conversion tient jusqu’ici du miracle, je me demande comment il va évoluer dans les prochaines années. En tout cas, il mérite le secours de nos prières.

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luernos
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mar 29 Juin - 20:05

Pluchon a écrit:
 
Gardian a écrit:
Le Père Saenz a sans doute écrit ce texte à l'époque où les rituels inventés par la secte conciliaire et qui ne valent rien n'avaient pas été promulgués. Il ne pouvait donc pas penser à ce type d'évêque en carton pâte.
Le texte date de 1971, donc est postérieur aux nouveaux rituels, mais fort peu de gens étaient au courant, c’est vrai.

Gardian a écrit:
Cependant le but de mon propos n'est pas m'en prendre aux évêques de l'époque
Oui, je l’ai bien compris quand j’ai lu votre deuxième intervention : c’est la première qui m’avait paru trop abrupte. En fait, tout serait plus simple si les hérésiarques annonçaient franchement la couleur, mais ils s’en gardent bien, généralement, histoire de duper le plus de monde possible. Et parmi ces dupes, il y en a qui ont goutté au poison et qui l’ont trouvé agréable, mais il y en a aussi un certain nombre qui n’ont pas encore compris où on veut les mener.

Je pense en particulier à ce converti irakien, Joseph Fadelle, dont je viens de lire le livre Le prix à payer. Cet homme a risqué sa vie, et celle de sa famille, pour devenir catholique, et manifestement c’est de la vraie religion catholique qu’il veut : plusieurs de ses réflexions le prouvent. Il ne nourrit aucune illusion concernant l’Islam, qu’il ne connaît que trop bien, mais apparemment, il en nourrit encore sur le compte de ceux qui ont pris le contrôle de l’Église catholique. Comme sa conversion tient jusqu’ici du miracle, je me demande comment il va évoluer dans les prochaines années. En tout cas, il mérite le secours de nos prières.

Oui Dieu suscite toujours des conversions comme celle de Joseph Fadelle.
Dans la mesure où les nouveaux convertis sont plus vulnérables aujourd'hui, comment ne pas craindre pour eux en effet !
Notamment, comment trouver le directeur spirituel qui seul peut donner une âme à une doctrine livresque qu'il est difficile de comprendre ?
Et ce, lorsqu'il y a une fracture aussi importante entre la mentalité actuellement formatée et la mentalité "ancienne" qui pouvait encore bénéficier des vestiges de la "culture" catholique il y a encore 50 ans?
C'est pourquoi la notion d'invincible erreur entre en compte.

En revanche une autre chose est à distinguer parmi les nouveaux convertis actuels. C'est la chute de l'orgueilleux. Parmi eux, certains peuvent accéder à l'enseignement, et parfois grâce à d'heureuses rencontres permises par le Bon Dieu, pouvoir bénéficier d'appuis spirituellement amicaux et fraternels.
Mais la vertu de Foi exige courage, persévérance, opiniâtreté, humilité, modestie, travail, fidélité, il ne faut pas espérer en années, il faut penser en décennies ! sinon c'est le châtiment assuré!

Sainte Thérèse (encore elle) explique bien cela que parmi les âmes entrées dans les "premières demeures", très nombreuses sont les échecs spirituels retentissants ! L'orgueil est la principale cause de ces faillites: fausses spiritualités, mysticismes, stérilité, repli sur soi, contre-témoignage, etc....
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Mer 30 Juin - 8:25

 
luernos a écrit:
Sainte Thérèse (encore elle) explique bien cela que parmi les âmes entrées dans les "premières demeures", très nombreuses sont les échecs spirituels retentissants ! L'orgueil est la principale cause de ces faillites : fausses spiritualités, mysticismes, stérilité, repli sur soi, contre-témoignage, etc....
Rien n’est plus vrai, hélas ! Je me souviens avec précision comment, revenu depuis quelques années à peine à la foi de mon enfance, j’ai donné bien involontairement un tel contre-témoignage à l’un de mes proches parvenu à deux doigts de la mort. Avec le recul, j’aurais de quoi sourire de ma présomption de néophyte, si du moins le sort d’une âme n’avait pas été en jeu...
 
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Lun 2 Aoû - 11:07

 
J’ai posé hier soir la question suivante à John Daly :

Citation :
Vous avez écrit sur le FC – http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=295328 – il y a trois ans d'ici :

“le siège apostolique peut être vacant, mais pas toute la succession apostolique en même temps : c’est une hérésie, et la proximité de la fin du monde, si vraie que ce soit, n’y changera rien.”

Ce qui m'étonne un peu, c'est le mot hérésie : il suggère que l'hypothèse de la disparition complète de l'épiscopat serait une erreur contre la foi, et plus précisément contre la révélation. Avez-vous une preuve évidente de cela, tirée de l'enseignement de l'Église ?
Et voici sa réponse :

John Daly a écrit:
Oui, je tiens absolument à ce que ce soit une hérésie (au sens le plus littéral) de soutenir qu'il n'y a plus d'évêque vraiment successeur des apôtres (tant pour la validité que pour la mission). On pourrait citer de nombreuses preuves, mais la plus simple se trouve en Pastor æternus  : “ita in Ecclesia sua Pastores et Doctores usque ad consummationem sæculi esse voluit”. Ces “pastores et doctores” ne peuvent évidemment être que des évêques. Le sens le plus minimaliste semble exiger qu'il en reste au moins deux ... C’est encore plus explicite dans un texte qui aurait sans doute été promulgué si le Concile avait pu poursuivre son cours.
 
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MessageSujet: Re: “Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”   Aujourd'hui à 9:53

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“Si, par impossible, tout l’épiscopat disparaissait”
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