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 Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !

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Pluchon
Ecuyer


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MessageSujet: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Dim 14 Mar - 13:45

 
Régulièrement revient l’objection que les erreurs enseignées par Vatican II ne disqualifient pas leurs auteurs, sous prétexte que, ce concile s’étant déclaré “pastoral”, ni Paul VI ni les évêques qui l’ont suivi n’entendaient faire de ces enseignements des vérités de foi.

Dans une lettre du 28 mai 1986 adressée à Jean-Paul Bontemps, et publiée dans le supplément au n° 6 de la revue Sous la Bannière, l’abbé (devenu depuis Mgr) Bernard Tissier de Mallerais reconnaissait cependant :

L’abbé Tissier de Mallerais a écrit:
Vatican II a constitué un exercice soit du magistère extraordinaire, par des jugements solennels, soit du m.o.u.

(Tertium non datur : "sive solemni judicio, sive m.o.u.", Dz 1792)

Or Vatican II n'a pas été un exercice du magistère extraordinaire (comme cela a été déclaré à plusieurs reprises au Concile).

Donc Vatican II a été un exercice du m.o.u.
Par m.o.u., l’abbé entendait désigner le magistère ordinaire universel, dont la constitution dogmatique Dei Filius de Vatican I rappelle l’autorité dans un passage célèbre :

Citation :
Est à croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l'Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel.
En suivant ce principe, une déclaration de Vatican II telle que Dignitatis Humanæ, qui se réclame de la Révélation dans son paragraphe 9, aurait dû pouvoir être crue “de foi divine et catholique” par tous les catholiques. Le fait qu’elle ne le peut pas, puisqu’elle s’oppose à ce que l’Eglise a toujours enseigné, disqualifie par conséquent, non seulement la déclaration, mais celui qui s’en porte garant, à savoir Paul VI.

Dans le texte suivant qu’il vient de m’envoyer, Jean-Paul Bontemps exprime la même idée et montre même qu’en toute logique, Vatican II relève du magistère extraordinaire, en dépit des déclarations de Paul VI en sens contraire :

Jean-Paul Bontemps a écrit:
• Ex se et de jure, tout concile œcuménique fait partie du Magistère extraordinaire : la réunion d’un concile œcuménique n’est quand même pas une chose ordinaire en soi !

Ex se et de jure, tout concile œcuménique est donc infaillible.

Vatican II, bien que ne faisant pas partie du Magistère en raison de(s) hérésie(s) notamment sur la liberté religieuse, relève pourtant bien, en vertu de la définition ci-dessus, puisqu’il est réputé œcuménique (réunissant un vrai Pape et les évêques à lui unis) du Magistère extraordinaire.
A ce titre, il aurait dû être infaillible et s’il ne l’a évidemment pas été, c’est qu’il ne fut pas réellement œcuménique : il n’y avait nécessairement pas l’ensemble d’un vrai Pape avec les évêques subordonnés.

• De facto et per accidens, Vatican II, étant hérétique, ne fait partie d’aucun Magistère catholique.

Comment donc ce “concile”, réputé réunir un vrai Pape et les évêques subordonnés du monde entier (ou peu s’en faut) unis à lui, a-t-il pu se révéler hérétique et, ainsi, n’appartenir à aucun Magistère ?

La réponse s’impose d’elle-même à toute personne n’ayant pas d’a priori et indemne de tout esprit partisan : si ce “concile” réputé œcuménique a pu être, comme c’est malheureusement le cas, être dans l’hérésie, c’est que, nécessairement, il ne l’était qu’en apparence, il n’était pas réellement œcuménique.

Il y avait pourtant bien, au moins représentés, les évêques catholiques (ceux qui sont censés être unis à un vrai Pape) du monde entier ! Si donc Vatican II, en raison de l’hérésie, ne fut pas œcuménique, c’est qu’il lui manquait un vrai Pape.

C’est pourquoi les évêques, bien que catholiques, du monde entier ont pu ne pas être dans l’infaillibilité (et, de fait, errer) car cette infaillibilité, ils ne la tiennent pas d’eux-mêmes mais médiatement par le Vicaire du Christ. Si le Vicaire du Christ fait défaut, tous peuvent se tromper…

C’est ce qui est malheureusement arrivé !
 
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clément
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MessageSujet: Re: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Dim 14 Mar - 18:22

Cher Pluchon,

Merci d'avoir mis en ligne cette réaction très pertinente de J-P Bontemps !

Bon dimanche à vous et à votre famille Very Happy
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Pluchon
Ecuyer


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MessageSujet: Re: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Dim 14 Mar - 19:46

 
clément a écrit:
Cher Pluchon,

Merci d'avoir mis en ligne cette réaction très pertinente de J-P Bontemps !

Bon dimanche à vous et à votre famille Very Happy
A vous et à votre famille aussi, cher Clément ! Figurez-vous que je viens de lire l’article du Père Barbara que vous avez mis en ligne sur votre site : Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape. Or, à la fin de son article, après avoir rappelé le même texte de Dei Filius que je viens de citer, le Père pose la question : Vatican II a-t-il rempli les conditions suffisantes pour que son enseignement soit classé automatiquement dans celui du magistère extraordinaire infaillible ? Et sa réponse rejoint celle de Jean-Paul Bontemps :

le R.P. Barbara (Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape, p. 23) a écrit:
Il suffit d'en lire les textes officiels, en particulier la formule solennelle qui termine chacun d’eux juste avant la signature du “Pape” et des Pères, pour répondre par l’affirmative et pour se convaincre que l’histoire du “concile pastoral” n’a été dans la réalité qu’un attrape-nigauds ou, si l’on préfère, une habileté de la subversion pour chloroformer les “Pères” et leur faire avaliser toutes ses erreurs.
Qu’il s’agisse d’un attrape-nigauds, le Père Barbara le montre bien, à la même page de son article, en rappelant que c’est Paul VI lui-même qui a employé l’expression “concile pastoral” au cours d’une de ses audiences du mercredi.

le R.P. Barbara (Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape, p. 23) a écrit:
Or, à ma connaissance, aucun de tous ceux qui se sont laissé tromper par ce mensonge grossier et qui le répètent comme un dogme de foi n'a douté un seul instant que, ce jour-là, Paul VI jouissait de l'infaillibilité et parlait ex cathedra.

Pour découvrir la tromperie de cette fausse raison avancée et pour se rendre à l'évidence, il suffit de lire les textes officiels. De tous les conciles, Vatican II a été le moins pastoral et le plus doctrinal, au point que le même Paul VI a pu dire : le deuxième concile du Vatican a été plus important que celui de Nicée.
Et Mgr Lefebvre, qui en fut victime comme tant d’autres, confirme la réalité du piège dans la préface de son livre J’accuse le Concile :

Mgr Lefebvre (J’accuse le Concile) a écrit:
Il est donc indispensable de démythiser ce Concile qu’ils ont voulu pastoral en raison de leur horreur instinctive pour le dogme, et pour faciliter l’introduction officielle dans un texte d’Eglise des idées libérales. Mais l’opération terminée, ils dogmatisent le Concile, le comparent à celui de Nicée, le prétendent semblable aux autres sinon supérieur !
Ce qui a en fin de compte manqué à Mgr Lefebvre, c’est la lucidité (ou le courage ?) de conclure que le personnage qui a orchestré, ou à tout le moins approuvé, ce joli tour de passe-passe, ne pouvait en aucun cas continuer à se prévaloir de l’autorité pontificale. Conclusion qui vaut également pour les successeurs de Paul VI, puisqu’ils persistent dans la même voie...
 
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de stercore
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MessageSujet: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Dim 14 Mar - 22:18

Pluchon a cité Monseigneur Lefebvre :

Il est donc indispensable de démythiser ce Concile qu’ils ont voulu pastoral en raison de leur horreur instinctive pour le dogme, et pour faciliter l’introduction officielle dans un texte d’Eglise des idées libérales. Mais l’opération terminée, ils dogmatisent le Concile, le comparent à celui de Nicée, le prétendent semblable aux autres sinon supérieur !

Il est vrai que Monseigneur, après avoir compris, et bon nombre d'évêques n'ont pas réagi en conséquence. Ils se sont inclinés devant les perfides.

Actuellement, tout conciliaire, se réfère exclusivement à Vatican d'eux ou à d'autres élucubrations infernales pour rejeter l'enseignement des conciles et du magistère antérieur à ce brigandage.

de stercore
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Pluchon
Ecuyer


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MessageSujet: Re: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Lun 15 Mar - 11:56

 
de stercore a écrit:
Il est vrai que Monseigneur, après avoir compris, et bon nombre d'évêques n'ont pas réagi en conséquence. Ils se sont inclinés devant les perfides.
Il faut dire que beaucoup d’épiscopats étaient depuis longtemps contaminés par le virus libéral. Je pense notamment aux Etats-Unis, au Mexique, à la France, à la Belgique, etc. Mgr Lefebvre a avoué lui-même que ce n’est qu’au séminaire français de Rome qu’il a reçu un enseignement vraiment catholique sur le droit public de l’Eglise. Voici à titre d’exemple comment un cours d’histoire de l’Eglise datant des années 20, rédigé par un jésuite et destiné aux écoles catholiques, expliquait l’opposition de l’Eglise à la politique religieuse du roi (protestant) des Pays-Bas :

Le R.P. E. de Moreau (Histoire de l’Eglise, 1927, p. 354-355) a écrit:
A la suite de la réunion de la Belgique à la Hollande (mai 1814), la Constitution de celle-ci fut remaniée par un comité de onze Belges et de onze Hollandais. Le projet de loi fondamentale supprimait le clergé comme Ordre de l’Etat, accordait la liberté et la protection égale à tous les cultes, ainsi que l’exigeaient les Puissances (Traité de Londres), et prévoyait que l’exercice public du culte pourrait être empêché en certains cas. Pour comprendre l’opposition du clergé à ces mesures, il faut se souvenir que la religion catholique était professée en Belgique par l’immense majorité de la population.
Comme si, dans l’esprit de l’auteur, l’Eglise devait invoquer cette excuse pour pouvoir réclamer le maintien de ses droits. Le même auteur ne voit par contre rien à objecter à la Constitution introduite en Belgique après son accession à l’indépendance (1831) :

Le R.P. E. de Moreau (o.c., p. 355) a écrit:
La Constitution de 1831, complétée par diverses lois, accorde la liberté d’association, de réunion, d’enseignement et de la presse, et garantit aussi la plus large liberté des cultes.
Toute mesure préventive est interdite ; seule, est autorisée la poursuite des délits commis à l’occasion de l’exercice du culte public.
En somme, Dignitatis Humanæ avant la lettre... Il faut ajouter que les évêques belges se montrèrent fort accommodants envers le nouveau pouvoir :

Le R.P. E. de Moreau (o.c., p. 356) a écrit:
De 1830 à 1847, les ministères belges sont mixtes, c’est-à-dire composés de catholiques et de libéraux. Il n’y a pas de conflit entre l’Eglise et l’Etat.
Or, dans le même temps (6 février 1833), recevant un aristocrate catholique de Belgique, le pape Grégoire XVI ne mâchait pas ses mots à propos de cette constitution que nous enviait tant Montalembert :

Le pape Grégoire XVI (cité par Aloïs Simon, Rencontres menaisiennes en Belgique, p. 131-132) a écrit:
Dès le commencement, votre révolution s’annonça d’une manière si affreuse, plus hostile, plus irréligieuse que la Révolution même de 1793. Qui mit-on à la tête du gouvernement ? L’homme le plus infâme, le plus indigne qui respire sur la terre, de Potter, qui non seulement ne veut pas du christianisme, mais qui a imprimé qu’il ne devait plus y avoir d’autre mariage dans le monde qu’une union passagère entre l’homme et la femme. Voici l’homme qu’on appelle ; voilà les principes de cette révolution qu’on a l’audace de nommer catholique.
Le pape, qui n’avait jamais mis les pieds en Belgique, se montrait ainsi cent fois plus lucide que les catholiques de Belgique, évêques en tête. Car Louis de Potter, dont bien des historiens minimisent le rôle alors qu’il fut pendant quarante-cinq jours décisifs le maître d’œuvre de la Belgique indépendante, était non seulement franc-maçon, mais disciple du révolutionnaire Buonarroti et, à travers lui, des Illuminés de Bavière...

Cerise sur le gâteau, Aloïs Simon reproduit, à la même page 132 de son ouvrage, l’appréciation élogieuse de Lamennais sur de Potter à qui il écrivait le 1er juillet 1832 : “Je conçois absolument de la même manière que vous l’action à exercer sur le monde” !
 
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Pluchon
Ecuyer


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MessageSujet: Re: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Mar 23 Mar - 8:44

 
Dans le nouveau courrier qu’il vient de m’adresser, mon correspondant illustre son propos par une comparaison suggestive :

Jean-Paul Bontemps a écrit:
Certains prétendent que, parce qu’il n’aurait pas voulu engager son infaillibilité lors de Vatican II, Paul VI serait resté Pape véritable.

Le fait est qu’un Concile œcuménique (réunissant un vrai Pape et les évêques à lui unis) est, ex se et de jure, toujours infaillible.

A partir de là il faut remarquer que si, lors d’un Concile œcuménique, celui qui est censé être le Pape prétend ne pas vouloir enseigner infailliblement l’Église, c’est-à-dire ne pas faire son travail de Pape, il cesse nécessairement par le fait même d’être Pape, du moins formellement.
Il en va de même pour ses successeurs qui refusent de corriger les erreurs de Vatican II.

C’est comme si le moteur d’une automobile refusait dès lors de fonctionner : ce ne serait plus un moteur digne de ce nom et il faudrait, s’il s’avère irréparable, le remplacer…
De même pour les freins : qui monterait dans une voiture dont les freins ne fonctionnent pas, ou plus, sans, auparavant, les réparer voire les remplacer ?

Nos amis “traditionalistes” qui refusent (avec juste raison) les erreurs vaticandeuses, et, cependant, veulent à tout prix que Paul VI et tous ses successeurs qui l’approuvent, soient réellement Papes, sont comme celui qui monterait dans une voiture sans frein en affirmant “je suis sauvé : il y a une pédale au milieu !”…

Et des “pédales”, dans la contre-Église, y en a des tas !…

Quant à ceux qui, en allant discuter à Rome, s’imaginent qu’ils vont convertir le Pape, ils sont comme les roues d’une voiture qui prétendraient réparer le moteur !
 
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MessageSujet: Re: Disqualification de Vatican II... et de Paul VI !   Aujourd'hui à 7:58

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