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 La Messe: intention, forme, matière, prêtre.

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luernos
Sénéchal


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Date d'inscription : 27/08/2006

MessageSujet: La Messe: intention, forme, matière, prêtre.   Lun 7 Sep - 22:40

L'âme du saint sacrifice de la Messe
par Garrigou-Lagrange




La Vie Spirituelle, 10e année, 120, Tome XX, n°6, Septembre 1929.









Pour compléter la doctrine que nous avons exposée sur l'union à Dieu et les purifications qui y disposent, nous voudrions parler de ce qui est comme l'âme même du sacrifice de la messe et de la manière dont il convient de s'y unir, à l'exemple de Marie, par une oblation personnelle. Les controverses récentes sur l'essence du sacrifice de nos autels ont mis de plus en plus en relief certains points fondamentaux d'où dérive une grande lumière[1].

Le sacrifice en général est l'oblation d'une chose sensi­ble qu'un prêtre fait à Dieu, par une certaine destruc­tion ou immolation[2], qui consacre à Dieu cette chose, la consume en son honneur, pour reconnaître son souve­rain domaine et notre parfaite soumission[3]. Ainsi, dans les différents peuples, de tout temps, on a offert à Dieu de l'encens, les fruits de la terre, le pain et le vin, et les animaux les plus purs. Le sacrifice le plus parfait dans lequel toute la victime est consumée en l'honneur de Dieu porte le nom d'holocauste; c'est l'expression sensible la plus parfaite de l'adoration, de l'action de grâces pour les bienfaits reçus, de la supplication pour les grâces à obtenir et de la réparation du coeur contrit, conscient de la gravité des fautes commises, secrètes ou publiques, et implorant le pardon.

On voit par là que l'âme du saint sacrifice,

c'est l'oblation intérieure du prêtre, à laquelle le peuple tout entier doit s'unir.

Sans elle il n'y a que le côté extérieur de cet acte, une immolation extérieure qui perd toute significa­tion et qui n'est que le cadavre du sacrifice,
comme le fut le sacrifice de Caïn.

L'immolation extérieure d'un ani­mal, requise comme réalité, ut res, pour se nourrir de celui-ci, n'est requise dans le sacrifice, même sanglant, que ut signum externum, comme signe d'une oblation, d'une adoration, d'une contrition intérieures, sans lesquel­les elle n'a plus aucun sens, ni aucune valeur. - Ceci est à la fois élémentaire et capital. On n'y pense généralement pas assez, lorsqu'on cherche en quoi consiste l'essence du sacrifice de la Messe. Il n'est pas inutile de rappeler qu'il est absolument à l'antipode du sacrifice de Caïn; d'inso­lubles difficultés viennent parfois de l'oubli des vérités les plus élémentaires.

Par ailleurs la simple oblation intérieure, ne suffit pas à constituer le sacrifice proprement dit; car celui-ci est un acte de religion non seulement intérieur, mais exté­rieur et même public. Il faut donc nécessairement un signe extérieur qui est comme le corps, le côté matériel du sacri­fice, ce que le langage est à la pensée et au vouloir.

Dans l'Ancien Testament les sacrifices offerts n'étaient qu'une figure du grand sacrifice à venir, qui devait être offert par Notre-Seigneur. Cette figure avait d'autant plus de valeur que l'oblation intérieure était inspirée par une plus grande foi et un plus grand amour de Dieu; certains jours ce fut une foi et un amour absolument héroïques, comme lorsque Abraham se prépara à immoler son fils Isaac, qui était pourtant le fils des promesses, et lorsque l'enfant, figure du Christ, se laissa lier avec la même foi, la même obéissance, la même piété que celles qui inspi­raient le père aimant qui allait le frapper. L'agneau pas­cal fut une autre figure de celui qui devait être appelé l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde.







L'OBLATION PERPÉTUELLE DE NOTRE-SEIGNEUR
PRÊTRE POUR L'ÉTERNITÉ






De toute éternité le Verbe de Dieu a voulu s'incarner pour s'offrir en victime pour notre salut : « Qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de cœlis. » Comme il est écrit dans l'Épître aux Hébreux, x, 5 : « Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs enlève les péchés. C'est pourquoi le Christ dit en entrant dans le monde : Vous n'avez voulu ni sacrifice, ni oblation, mais vous m'avez formé un corps; vous n'avez agréé ni holo­caustes, ni sacrifices pour le péché. Alors, j'ai dit : Me voici... je viens, ô Dieu, pour faire votre volonté. » Quelle autre réparation en effet pouvait suffire?

Par le péché mortel l'homme se détourne volontairement de Dieu et lui dénie pratiquement la dignité infinie de sou­verain Bien ou de fin dernière, en lui préférant délibéré­ment un misérable bien fini, objet de la concupiscence de la chair, de celle des yeux ou de l'orgueil. La gravité d'une pareille offense se mesure à la dignité de la personne offensée, et, comme elle, est sans limites. Pour la réparer il faut un acte d'amour de Dieu, de reconnaissance de sa souveraine bonté, de détestation du péché, qui ait lui aussi une valeur infinie. Or, nulle créature humaine ou même angélique, eût-elle reçu, comme Marie, un degré absolument exceptionnel de grâce et de charité, ne peut faire un pareil acte d'amour et de reconnaissance du sou­verain domaine de Dieu; la volonté créée, la charité créée sont toujours limitées, de même l'acte qui procède d'elles.

Pour qu'il y eût ici-bas un acte d'amour de Dieu et des âmes d'une valeur infinie, il fallait que le Verbe s'incarnât, prît une âme et un corps comme les nôtres. De fait l'acte d'amour qui s'élevait et s'élève toujours de sa volonté humaine, vivifiée par la plénitude de la charité créée, pui­sait une valeur infinie en sa personnalité divine : c'est le Verbe fait chair, qui, par sa volonté humaine, offrait cet acte de charité réparatrice, qui plaisait plus à Dieu que tous les crimes réunis ne peuvent lui déplaire[4]. Il l'a offert dès l'instant de son entrée en ce monde, dit saint Paul, et ensuite sans interruption jusqu'au Consummatum est. Cet acte s'élevait de son cœur dans la crèche de Bethléem, le jour de la Présentation au Temple lorsqu'il éclairait le vieillard Siméon, plus tard lorsqu'il étonnait les Docteurs par ses réponses, incessamment dans la vie cachée de Nazareth, et au cours de sa vie publique. Cet acte fut l'âme de son apostolat, le leitmotiv de sa prédication : « Je suis venu jeter le feu sur la terre, et que désiré-je sinon le voir se répandre partout? Je dois encore être baptisé d'un baptême, et quelle angoisse en moi jusqu'à ce qu'il soit accompli! » (Luc, XII, 50.) - « Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi. » (Jean, XIII, 32.) - « Pou­vez-vous boire le calice que je dois boire? » (Matth., XX, 22.)

Tant qu'il restait seulement intérieur, cet acte ne suffi­sait pas à constituer un sacrifice proprement dit. Mais celui-ci fut offert à la Cène, où Jésus s'immola sacramen­tellement sous les apparences du pain et du vin, réalisant ainsi ce qu'avait figuré l'oblation de Melchisédech, prêtre du vrai Dieu (Genèse, XIV, 19). Ce sacrifice de la Cène était le même en substance que celui de la Croix qui allait s'ac­complir : « Prenez et mangez, ceci est mon corps... Buvez tous: ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour les multitudes en rémission des péchés » (Matth., XXVI, 27, et I Cor., XI, 24).

Pendant la Passion et sur la Croix l'oblation intérieure durait évidemment toujours et arrivait même à son apo­gée; elle s'accompagnait du sacrifice extérieur le plus par­fait; de l'immolation passive de la seule victime vraiment digne du Souverain Prêtre qu'était Notre-Seigneur. Certes, il ne s'est pas donné la mort; le déicide fut le plus grand des crimes et n'appartient nullement au sacrifice de la Croix; mais en recevant ces coups mortels, Notre-Seigneur aurait pu par miracle empêcher son corps de souffrir, comme il le fit plus tard pour certains martyrs; il se livra au contraire pleinement à la douleur sans chercher un dérivatif dans la vision béatifique qu'il conservait à la cime de son intelligence; il s'offrit comme il l'avait annoncé : « Personne ne m'arrache la vie, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père » (Jean, x, 18). (Cf. saint Thomas, IIIa, q. 48, a. 3, ad 3.)

Même en faisant abstraction de la Cène, il y a dans la Passion et sur la Croix, comme le montre saint Thomas (IIIa, 48, 3), tout ce qui est requis, voulu par Dieu pour constituer le plus grand des sacrifices, qui contient éminemment et formellement le caractère rituel des sacrifices qui le figuraient. Rien n'y manque : immolation passive de la victime, de la seule victime qui eût une valeur infinie, et oblation d'une valeur infinie elle aussi. Cette oblation à la Croix n'est pas seulement intérieure comme lorsque Jésus priait à Nazareth et prêchait sur la Montagne, elle est aussi extérieure, car son corps tout meurtri est immolé; son sang répandu ; bien plus, cette oblation s'exprime par les dernières paroles qui sont comme la consécration du sacrifice de la croix : « Père, je remets mon âme entre vos mains » (Luc, XXIII, 46; Ps. XXX, 6). « Tout est consommé » (Jean, XIX, 30). L'holocauste était ainsi offert, et l'holocauste le plus parfait qui se puisse concevoir.

L'immolation sanglante a cessé, mais l'oblation inté­rieure, âme du sacrifice, dure toujours. Elle n'est plus méritoire, car le Christ n'est plus voyageur vers l'éternité, mais elle est toujours une prière d'adoration, d'action de grâces, de réparation et de supplication, qui continue d'ap­pliquer aux générations qui passent les mérites du Cal­vaire. Le Christ Jésus, dit saint Paul, « est toujours vivant pour intercéder pour nous » (Hébr., IX, 25). Il est de foi qu'en sa sainte âme dure toujours l'acte de vision béatifi­que, par lequel mieux que tous les saints et tous les anges il voit immédiatement l'essence divine et en elle tout ce qui touche au royaume de Dieu. Pour la même raison il ne cesse d'aimer son Père et les âmes en Lui, de nous porter par son amour; il ne cessera jamais d'adorer, de rendre grâce; tous les élus ne cesseront jamais, en Lui, avec Lui et par Lui, de chanter l'hymne de louange : Sanctus, Sanctus, Sanctus.

La prière de supplication en la sainte âme du Christ cessera sans doute à la fin du monde, mais jusque-là le Christ prie pour nous, pour que ses mérites et sa répara­tion nous soient appliqués (cf. S. Thomas, IIa IIæ, 83, 11). Cette prière d'une valeur infinie s'exprime surtout par le sacrifice de la Messe, dont Notre-Seigneur est le prêtre principal, comme l'enseigne. le Concile de Trente, sess. 22, ch. 2 : « Una enim eademque est hostia, IDEM NUNC OFFERENS sacerdotum ministerio, qui se ipsum tunc in cruce obtulit, sola offerendi ratione diversa ». « C'est la même Victime, c'est le même Prêtre qui s'est offert sur la Croix et qui s'of­fre maintenant par ses ministres; seul le mode de l'oblation diffère » ; elle était sanglante au Calvaire, elle ne l'est plus à l'autel.

Il n'y a maintenant qu'une immolation sacramentelle, qui nous rappelle l'immolation sanglante de la Croix, en nous en appliquant les fruits (cf. S. Thomas, IIIa, q.83, a. 1). Mais, bien qu'elle soit seulement sacramentelle, elle suf­fit à constituer un vrai sacrifice, non sanglant sans doute, mais plus vrai que tous ceux de l'ancienne loi. En ces derniers en effet l'immolation sanglante des taureaux et des boucs était requise seulement comme signe extérieur, non ut res sed ut signum (IIa IIæ, q. 85, a. 2, ad 2), de l'adoration et de la contrition du cœur. Or bien qu'elle soit seulement sacramentelle, par la consécration séparée du pain et du vin, l'immolation de Notre-Seigneur à la sainte Messe est un signe extérieur d'adoration et de répa­ration incomparablement plus expressif que l'immolation sanglante de toutes les victimes de l'ancienne loi. - Jésus est là comme en état de mort, comme si son corps était séparé de son sang. Cette immolation sacramentelle, en nous appliquant les mérites du Christ, signifie qu'il est toujours prêt à supporter les plus grandes souffrances et à mourir pour chacun de nous, s'il le fallait, pour notre salut.


Dernière édition par luernos le Lun 7 Sep - 23:10, édité 2 fois
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luernos
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MessageSujet: Re: La Messe: intention, forme, matière, prêtre.   Lun 7 Sep - 22:44

Ainsi le sacrifice de la croix est perpétué en substance en celui de la messe, et commémoré par le mode nouveau d'oblation, qui nous en applique les fruits. Ce n'est pas seulement un sacrifice semblable, comme les roses de cette année ressemblent spécifiquement à celles de l'année dernière; c'est individuellement le même sacrifice, mais quoad substantiam, en substance seulement. Tandis que le mode sanglant d'oblation a cessé avec la mort du Sauveur, et que l'oblation extérieure non sanglante recommence avec chaque messe, c'est toujours la même victime qui est offerte et le même prêtre principal qui l'offre, par le même acte intérieur d'oblation qui dure toujours, « idem nunc offerens ministerio sacerdotum ». Quand le prêtre à l'autel prononce au nom de Notre-Seigneur les paroles de la double consécration, Jésus veut actuellement qu'elles soient prononcées et lui-même leur communique instru­mentalement la puissance transsubstantiatrice ; il veut continuer de s'offrir ainsi pour appliquer aux différentes générations humaines et aux âmes du purgatoire les méri­tes de sa Passion et de sa mort.

Saint Thomas (IIIa, 83, a. 1, ad 1), en citant sous le nom de saint Ambroise un texte de saint Jean Chrysostome, nous indique comment ce peut être le même sacrifice en substance : « Comme partout c'est le même corps qui est offert, car il n'est pas multiplié, ainsi c'est le même sacri­fice». C'est le même corps du Christ qui était sur la croix, qui est au ciel comme en son lieu naturel, et qui est à la surface de la terre dans toutes les hosties consacrées. Il est en elles non pas comme dans un lieu, non sicut in loco (IIIa, 76, 5), mais par manière de substance, comme s'y trouvait la substance du pain qui a été transsubstantiée en lui. Or la substance est toute dans le tout et toute en chaque partie du tout; celle du pain étant toute en chaque partie de l'hostie avant la consécration, celle du corps du Christ est toute en chaque partie de l'hostie après la consécration. Le corps du Christ, par cette présence réelle, substantielle et sacramentelle, est, comme toute substance, en tant que telle, au-dessus des lois de l'espace.

Il est aussi au-dessus des lois du temps, car c'est le même corps qui était dans la crèche de Bethléem, qui était sur la croix, qui était dans les tabernacles de l'Église nais­sante, et que nous adorons aujourd'hui; c'est le même corps qui depuis deux mille ans ne vieillit pas. Il est au­-dessus des vicissitudes du temps, il est la même hostia perpetua, qui est toujours offerte, et qui sera toujours offerte jusqu'à la fin du monde. De même que le corps de Notre-Seigneur est en telle hostie consacrée, sur tel autel et sur tel autre, non sicut in loco, il y est non sicut in tem­pore, non soumis aux lois du temps.

Or si le corps glorieux de Jésus est au-dessus du temps, que dire de sa sainte âme, de son acte intérieur d'obla­tion, mesuré, comme la vision béatifique, l'amour, l’ado­ration et l’action de grâce, non plus par le temps continu de notre soleil, ni même par le temps discret des anges, qui marque la succession de leurs pensées, mais par l'im­mobile éternité, par l'instant qui ne passe pas, nunc stans et non fluens? L'oblation intérieure n'est donc pas renou­velée, mais elle continue sans interruption, comme la conservation des êtres est l'acte créateur non renouvelé mais continué, absque novitate, nec interruptione.

Les controverses récentes sur l'essence du sacrifice de la messe ont de plus en plus attiré l'attention sur cette oblation intérieure qui dure toujours formellement en la sainte âme du Sauveur, prêtre principal du sacrifice de la messe. Quelques auteurs ont trop négligé de la considé­rer, d'autres l’out trop exclusivement mise en relief. A elle seule, sans le signe extérieur qu'est l'immolation sacramentelle, elle ne suffirait pas à constituer le sacrifice proprement dit[5]; mais elle en est l'âme; on ne saurait trop insister sur les paroles du Concile de Trente : idem nunc offerens sacerdotum ministerio...[6]»

On s'explique ainsi que la substance du sacrifice de la croix, supérieure au temps, se perpétue sur nos autels, bien que le mode sanglant de l'oblation du Calvaire ait cessé et que le mode non sanglant se renouvelle à chaque messe[7]. Ainsi se vérifie la prophétie de saint Malachie, 1, 11 : « Du levant au couchant... en tout lieu, on offre en mon nom un sacrifice, une oblation pure, car mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des armées. » Partout où le soleil se lève, à la surface de la terre, com­mencent les messes; leur nombre est tel, qu'il y a qua­tre élévations par seconde, tout le long du jour; il en sera ainsi jusqu'à la fin du monde : le même sacrifice en substance, dont l'âme est l'oblation intérieure toujours vivante au coeur du Christ.

Tel est le mystère que le chrétien doit, par la foi vive et les dons d'intelligence et de sagesse, pénétrer et. goûter de mieux en mieux chaque jour pour en vivre vraiment[8].

De plus, à la sainte messe, Notre-Seigneur, en s'offrant lui-même, offre aussi tout son corps mystique, toutes les âmes en état de grâce qui lui sont unies par la charité, particulièrement celles qui, à son exemple, supportent sur­naturellement leurs souffrances[9]. En s'offrant à son Père, dit le Bienheureux Albert le Grand, « le Christ offre tous ceux dont il a pris la nature, qu'il a purifiés de son sang et qu'il s'est incorporés[10] ».

N'est-il pas dit dans la Préface commune de la Messe : « Il est véritablement juste, équitable et salutaire de vous rendre grâce en tout temps et en tout lieu, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, par Jésus-Christ Notre­-Seigneur. C'est par lui que les Anges louent votre Majesté, que les Dominations l'adorent... Nous vous prions de permettre que nous unissions nos voix à celles de ces esprits bienheureux, pour chanter avec eux, humblement prosternés: Sanctus, Sanctus, Sanctus... » - Cette prière, cette adoration des anges et des hommes, c'est Jésus qui l'offre à son Père, et qui l'offre surtout au moment de la Consécration eucharistique, qui est l'essence du sacrifice de la messe, auquel la sainte communion nous fait participer. Lorsque la dernière messe sera dite, il n'y aura plus de sacrifice de supplication et de réparation, mais le culte d'adoration et d'action de grâce continuera au ciel toute l'éternité. Ce sera la consommation du sacrifice du Christ (cf. S. Thomas, IIIa, q. 22, a.5).



la suite :

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Garrigou_Lagrange/Saint_sacrifice.html

(attention: le site où j'ai puisé ce texte paraît douteux !)

Si Dieu le veut, je ferai une petite synthèse de ce texte absolument lumineux et qui montre que la bonne compréhension de l'essence de la messe, l'on est forcé d'employer un langage technique "néo-scholastique" méprisé par les libéraux, modernistes, et impies.
Si l'on refuse ces définitions, si on accepte le magma moderniste sur la mess, alors on imaginera que c'est par politique, par diplomatie, par "amour", par "prudence" et avec "bonne foi" que les hiérarques "prient" dans les synagogues, et dans les mosquées, qu'ils fraternisent avec les loges et les communistes, alors que c'est à cause du magma qui broie comme en déchets informes la Foi, les sacrements, et la morale. C'est en pleine conscience de leurs actes qu'ils les accomplissent.



Saint Paul en hébreux (10, 26-31) nous avertit:
Citation :
26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés;
27 il n'y a plus qu'à attendre un jugement terrible et le feu jaloux qui dévorera les rebelles.
28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou, trois témoins;
29 de quel châtiment plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce?
30 Car nous le connaissons, celui qui a dit : " A moi la vengeance ! c'est moi qui paierai de retour!" Et encore: Le "Seigneur jugera son peuple. "
31 Il est effroyable de tomber entre les mains du Dieu vivant!
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