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 L'erreur philosophique est une hérésie.

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luernos
Sénéchal
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Date d'inscription : 27/08/2006

MessageSujet: L'erreur philosophique est une hérésie.   Sam 27 Juin - 13:43

la recherche de la vérité: philosphie et foi : LES SURVIVANCES DE L’ARISTOTÉLISME

par le Père Humbert BIONDI
http://biondi.ifrance.com/rv6.htm
La feuille 4 (verso) a évoqué l'étrange infortune des œuvres d’Aristote jusqu’à leur publication vers la moitié du premier siècle avant J.C. Sauf son ORGANON (Logique) les ouvrages d’Aristote n’eurent guère de succès et furent surtout cités par les auteurs qui entreprenaient de les réfuter . Les apologistes chrétiens bouderont Aristote .

I LES ECLIPSES DE L’ARISTOTELISME :
ce furent des raisons dogmatiques qui influencèrent défavorablement les Pères apologistes : on appelle ainsi les auteurs, souvent convertis tardivement au christianisme (Tatien né vers 120 converti à Rome vers 155) et qui tentèrent de justifier le christianisme des accusations (athéisme, immoralité) dont il était l'objet de la part des paiens ou des pouvoirs publics. Leur culture littéraire et philosophique, leur renom quelquefois, contribuèrent à la conversion des plus hautes classes de la société. Ils cherchèrent à concilier leur savoir avec les exigences doctrinales de leur Foi: beaucoup de leurs apologies (ou défenses) du christianisme sont conservées : par exemple les deux apologies écrites vers 152 et vers 163 par St Justin converti à 30 ans et martyr on 165. Ce sont les apologistes qui ont condamné Aristote .
- TATIEN : accuse Aristote de ne pas avoir cru à l'immortalité de l’âme (ms nous verrons plus loin l'originalité d'Aristote sur ce point .
- HIPPOLYTE : (martyr vers 235 à 60 ans) dont l’œuvre principale a été découverte en 1842 sur un manuscrit du Mt Athos : "Les Philosophoumena" . Cette œuvre destinée à ”réfuter toutes les hérésies " entreprend de prouver que toutes les hérésies trouvent leur source dans des erreurs philosophiques De nombreux passages d'Hippolyte attaquent Aristote : en plus du problème de l’âme, H. souligne les incompatibilités de la doctrine d’Aristote sur la CREATION AB AETERNO avec la doctrine chrétienne de CREATION EX NIHILO et au commencement du temps . Le rejet farouche du ”De mundo" d’Aristote par Hippolyte a influencé le jugement de tous les penseurs chrétiens .
(cette question sera revue quand nous verrons les soclastiques du XIII donner une interprétation bénigne du DE MUNDO et le concilier avec la Foi chrétienne
- EUSEBE DE CESAREE (265-340) déclare formellement "adopter Platon" et rejeter "l'arrogant philosophe Aristote !

II LES INTERFERENCES ARISTOTELICIENNES DANS LA SPECULATION SUR LE VERBE
Avant que Jean l’Evangéliste choisisse le mot de VERBE pour désirer la personne divine qui s’était incarnée en Jésus, le mot ”Verbe” ou parole ou Raison (tous sens du mot LOGOS) avait déjà été utilisé par les penseurs religieux et les philosophes . Dans toutes les religions où la transcendance de Dieu lui interdisait de s’occuper lui-même de la création, une " notion d'intermédiaire ou "démiurge" avait été inventée .
Cette notion de Parole ou Verbe-démiurge se trouve déjà dans les spéculations égyptiennes quinze siècles avant Jésus Christ (voir Textes sacrées. egyptiens) Philon d’Alexandrie (20 av-54) assimile au VERBE - LOGOS de Platon la Sagesse de Dieu telle qu'elle se trouve dans les textes bibliques.
- St Théophile d’Antioche, évêque d’Antioche en 169 (le créateur du mot ”Trinité" vers 180) distingue le Verbe immanent éternellement dans le Père, du Verbe proféré (à l’extérieur) comme démiurge et créateur... comme pour marquer un MOMENT de commencement de la création . (St Hippolyte a la formule ”Verbe qui est la pensée logique immanent à Tout ou grosse de tout (texte de 222)
- L'ECOLE D' ANTIOCHE : oomme l’Ecole alexandrine est PLATONICIENNE, celle d'Antioche est ARISTOTELICIENNNE. C'est d’elle que surgiront les auteurs de ce qu’on appellera l’hérésie ARIENNE ou ARIANISME.
LUCIEN DE SAMOSATE est prêtre à Antioche, martyr en 312 et contemporain de PAUL de Samosate, évêque d'Antioche qui fut condamné au Concile d’Antioche en 268 lorsque sa formule ”le Verbe est consubstantiel au Père '' parut équivoque. Paul de S. utilisait le terme OUSIA tantôt dans le sens de " nature ", tantôt dans le sens de "personne ” , et sa formule pouvait signifier, au choix, le Verbe est une seule nature ou substance avec le Père, ou bien le Verbe est une seule personne avec le Père. LA DIFFICULTE vient réellement de la signification du mot OUSIA chez Aristote. Le mot désignait déjà chez Platon la substance, l’essence, mais dans un sens pantheiste : Dieu est d’une certaine façon SOUS TOUT l’être profond des choses ; Pour Aristote ”Ni l'UN , ni l’Etre ne peuvent être la sub-stance des choses” la substance comme la personne est ce qu'il y a d' incommunicable en chacun (META. Z 16 -15). Les substances individuelles sont distinctes de la SUB-STANCE suprême , l'Etre , Dieu . Le Verbe aussi aura du mal à ne pas être séparé de Dieu pour l'Ecole d'Antioche. Et s'il est séparé , il est inférieur à Dieu, et il n'est qu’une créature, la. plus parfaite peut-être, mais créature, non plus Dieu , divin mais non Dieu : c'est toute l'hérésie Arienne
D'autre part la spéculation chrétienne se réjouira de la formule d’Aristote : ”I.’intelligence suprême se pense elle-même, et sa pensée est la pensée de sa pensée ” (META L 9 1074 34). La génération ”immanente” du Verbe, comme pensée du Père, trouve chez Aristote une justification philosophique remarquée par les Antiochiens et reprise avec enthousiasme par le moyen-âge converti à Aristote par St Thomas d'Aquin .

NOTE RAPIDE SUR LES CONSEQUENCES DE L'ARISTOTELISME DE L'ECOLE D’ANTIOCHE
Arius (256-336) disciple de Lucien d’Antioche, sera, condamné au Concile d’Alexandrie (320) puis à Nicée en 325 pour avoir soutenu (et répandu partout) que Dieu, unique, inengendré, ne peut communiquer sa " substance". Le Verbe démiurge, créateur du monde, n’est pas éternel , n’est pas de la substance de Dieu, n est pas Dieu : il a été créé et fait : il est seulement DIVIN .
Même chez les condamnateurs d'Arius la pensée n’est pas aussi nette que dans le dogme actuel . Eusèbe de Césarée (265-340) condamnant Arius à Nicée déclarera que le mot OMOOUSIOS (une seule nature) choisi par Athanase et le Concile signifie "le Verbe engendré de la substance du Père, lui est tout à fait semblable ”. Or ce mot "semblable” OMOIOUSIOS OMOIOS =semblable) est précisément le mot condamné. La Verbe n’est pas semblable seulement, mais un seul et même ( OMOS= commun = pareil) être avec le Père.
Malgré la condamnation d'Arius, l’hérésie continua jusqu’à la fin du 4ième siècle où Théodose supprina, leurs églises aux évêques ariens et les réduisit au silence. Mais l'hérésie continua, encore un siècle chez les Germains.

Commentaire:
le "père Biondi" était un moderniste theilhardien , et pourtant on parvient à trouver, sous son Etendard, déployé franchement par lui, contrairement à d'autres, des informations exactes.
On entend des intellos "traditionnalistes" soutenir qu'une "erreur philosophique ne serait pas une hérésie". Bien entendu, ce n'est pas pour délivrer un brevet de sainteté théologique à leur Très Saint Père joseph ratzinger, ce serait pour une raison soi-disant intelligente!
Ne savez-vous pas , en effet, que la philosophie ne serait qu'une fantaisie, un passe-temps, un verbiage; l'on se tromperait parfois de bons auteurs, mais on resterait "sincèrement" catholique traditionnel, donc on remplirait avec abnégation et héroïsme son devoir de saint pape des temps modernes. Voilà la mascarade d'Ecône!
Mais plus profondément, ce père Biondi nous explique que lorsqu'on s'est converti, et qu'on doit repousser ses doutes intérieurs et de raison, contre la Foi, et qu'on doit se justifier devant les autres, l'on doit alors choisir la philosophie ou la doctrine la plus adéquate, ou plus exactement, la moins mauvaise.
Or précisément, en fonction des époques, ces doctrines peuvent changer. Ce que je viens d'apprendre en lisant le texte cité, c'est qu'Aristote était considéré comme une mauvaise philosophie, par rapport à Platon au 2ième siècle! Car la mode intellectuelle du temps, et selon moi, la proximité historique de la vie de NSJC et des premiers disciples, n'avaient pas suscité des sujets de doutes, et des problèmes intellectuels et rationnels, qui ne naitront que plus tard dans la vie de l'Eglise.
Au contraire à l'époque médiévale c'est Saint Thomas qui apparaîtra comme le meilleur philosophe (serviteur) pour servir la Théologie (maîtresse).
De même aujourd'hui, on voit qu'utiliser des informations,des méthodes, des raisonnements émanant d'auteurs globalement empreints de modernisme, peut permettre de défendre le Syllabus, et Pascendi. Au contraire, les théologiens, et le pseudo-magistère actuels prétendent s'appuyer sur les informations, méthodes et raisonnements des auteurs sacrés, des Pères de l'Eglise...En réalité, ils falsifient leurs enseignements, en les amalgamant aux préjugés des sciences humaines modernes, et ils maquillent leur manipulation perfide, au moyen de quelques citations brutes directes, de NSJC ou de l'Ecriture, dépouillées de leur explciation catholique.
En ayant en mains tout le dossier de l'enseignement de la Foi, et de sa défense, aujourd'hui, au bout de deux mille ans : des milliers et des milliers d'ouvrages montrant toutes les philosophies en jeu, toutes les expériences de l'histoire, et les apports des sciences modernes, l'on consate que ratzinger choisit la meilleure philosophie pour enseigner Sa religion qui est celle de l'Etendard de Satan; c'est pourquoi nous devons le nommer pour un des motifs à la fois d'ordre rationnel, philosophique, théologique et spirituel : "ratzifer", et comme il est en outr, de manière complémentaire, agent noachide, stricto sensu, nous devons le nommer "rabbicifer".
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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: Re: L'erreur philosophique est une hérésie.   Dim 11 Oct - 0:32

Quand l'abbé de Tanouarn était intelligent, car un esprit droit (c'est à dire avant l'élection de Ratzinger...)
il écrivait:

Citation :
Enfin selon ces gens (tels que les décrit et tels que les abomine Maurice Blondel) “ le surnaturel (chrétien) est une superposition gratuite (...) sans que le don extérieur puisse ou doive comporter un apport intérieur ”[1].
On saisit, à ce dernier trait, combien Blondel est une sorte de Protée, qu'il est difficile de situer avec précision. En 1909, il déclare que l'esprit chrétien mourrait s'il était “ issu de nous ”, comme en témoigne le premier extrait que nous avons cité. Mais en 1910, dans une polémique qui restera célèbre, il affirme qu'il y a “ un apport intérieur ” de chacun à la foi qu'il reçoit de Dieu. Quel est donc cet apport ? Histoire ? Culture ? Aspirations ? Un peu tout cela sans doute...
Pour mieux situer notre philosophe, revenons sur ce qu'il rejette à travers cette appellation qui lui est toute personnelle de monophorisme ? Il rejette vigoureusement le réalisme de la connaissance ; il refuse l'objectivité des sciences ; il récuse un don de Dieu sans "apport" de l'homme.
Concrètement cela signifie de sa part une ferme condamnation de l'essentialisme thomiste, une horreur viscérale pour la "science politique", c'est-à-dire pour le droit naturel et chrétien tel que l'ont enseigné les papes, surtout Léon XIII et Pie XII. Enfin, il déteste la transmission intangible du dogme chrétien par mode d'autorité.
A l'essentialisme, il substitue une sorte d'existentialisme avant la lettre, où ce qui vaut avant tout c'est l'intuition du continu et de la vie dans son mouvement (et non la perception claire et distincte des représentations). Au droit naturel, il substitue un moralisme chrétien, fondé sur l'exaltation de la conscience humaine et sur la perspective de l'unité finale du genre humain[2]. Enfin, à la transmission intangible des dogmes, il préfère l'idée d'une Tradition vivante, qui s'enrichit au cours des temps de la piété des fidèles et du mouvement de l'histoire[3].
Puisque Blondel est l'inventeur du terme extrinsécisme, on a essayé de fixer sa doctrine, à travers cette polémique de La semaine sociale de Bordeaux, où il se révèle tout entier. Alors même qu'il a pu parfois (et très tôt) faire l'apologie d'une forme d'extrinsécisme contre certains de ses disciples jugés trop radicaux, il a introduit durablement dans le catholicisme cette dialectique entre les extrinsécistes et les intrinsécistes, qui est une dialectique mortelle pour l'Eglise, mais à la faveur de laquelle se sont développés, chez les intellectuels chrétiens du XXème siècle, une sorte de mépris systématique pour le passé et une longue idylle avec le présent du monde. L'impact premier du blondélisme, c'est une sorte d'existentialisme fiévreux qui saisit l'Eglise tout entière à Vatican II. N'en a-t-on pas comme une préfiguration dans ce qu'écrivit Mgr Montini au philosophe d'Aix, le 2 décembre 1944 : “ Votre charité intellectuelle de Bon Samaritain, en se penchant sur l’humanité blessée, en s'efforçant de la comprendre et en lui parlant son langage, contribuera efficacement à la replacer dans les indéclinables et salvatrices perspectives de sa vocation divine [4]. Vingt ans plus tard, devenu pape sous le nom de Paul VI, le cardinal Montini conclura le Concile sur cette image du Bon Samaritain, qui lui était venue une première fois tout naturellement à propos de Blondel. Il oubliait que, comme le dit saint Augustin, le Bon Samaritain, c'est le Christ, notre maître intérieur à tous. Quant à l'Eglise, elle n'est pas le Samaritain, mais simplement l'hôtellerie, où tout doit demeurer intangible, pour accueillir les blessés de la vie avec une efficacité vraiment divine et non dans les improvisations d'un humanisme bricolé à la dernière minute.




extrait de Vatican 2 et l'Evangile (2002)

A l'époque, en 2002, la philosophie tenait la théologie en l'état, pour l'abbé de T.
Mais depuis, en 2009, l'eau a coulé sous les ponts, et désormais il parle de "simples querelles d'école" quand il évoque par exemple comme référence celle du cardinal Cajetan, et son thomisme personnel, par rapport au thomismes d'autres penseurs contemporains à lui
comme aussi une référence à Ratzinger et sa théologie, par rapport à d'autres...Aujourd'hui, l'essentiel pour lui serait d'être soumis au "pape" ...à la différence de Luther qui aurait refusé cette soumission...

http://www.vatican2.free.fr

N.B. l'homme contemporain n'est pas l'homme blessé de la parabole du samaritain, il est parmi les possédés de Satan qui ont été guéris par Notre Seigneur
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de stercore
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MessageSujet: L'erreur philosophique est une hérésie.   Dim 11 Oct - 10:34

Luernos a écrit:

Quand l'abbé de Tanouarn était intelligent, car un esprit droit (c'est à dire avant l'élection de Ratzinger...)


Il y a bien longtemps, on m'a enseigné: "Pour être intelligent, il faut être courageux".

Je n'en dirai pas d'avantage... study study study

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