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 Origine philosophique de l'erreur guérardienne?

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luernos
Sénéchal


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MessageSujet: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Lun 9 Fév - 0:16

citation de l'abbé Zins (tribune MI ca EL)
Citation :
Trois hérésies du P. Guérard des Lauriers

Nous les indiquons brièvement, en donnant les références et en renvoyant à nos études développées sur le sujet.

1. Quelqu'un peut être réellement pape sans avoir la juridiction souveraine sur l'Eglise universelle :
Telle est l'hérésie fondamentale sur laquelle repose toute sa thèse
:

Quelqu'un peut-être "réellement pape", selon "une réalité de droit" qui fait qu' "il jouit du charisme, s'il exerce celui-ci dans les conditions requises", ce qui était le cas de Paul VI est maintenant celui de J.P.II qui est "encore pape", ce qui implique "le devoir de prier pour lui, pas seulement comme pour tout autre, mais en tant qu'il est notre Pontife" (cf. Cahiers de Cassiciacum n° I p.7, 11, 36 et note 21, 79 ; II p.85 ; III-IV p.51, 63s. : voir Sub Tuum Praesidium n°5 - n° spécial de réfutation de la thèse guérardienne - p. 8 et 31) ;

tout en n'étant "pas l'Autorité", "plus l'Autorité", ayant "cessé d'être Pape", parce que "privé de ce qui constitue formellement le Pape", "n'ayant plus ce qu'il devrait avoir pour régir l'Eglise militante;" :

"la forme du Pontificat, l'Autorité du Pape... diversifiée en 3 pouvoirs (sancti­fication, Magistère, juridiction",

"aucun fidèle n'ayant donc plus à être soumis" puisque "les actes posés par lui sont, de soi, invalides" (cf. Cah. Cass. I p. 8, 16, 17, 21, 37, 39 ; II p. 85).

Hérésie qui s'oppose expressément à la doctrine claire­ment définie par l'Eglise :
« Le pontife romain légitimement élu, aussitôt après l'acceptation de l'élection, obtient, de droit divin, le pouvoir de juridiction suprême.» (Canon 219).
« Le consentement donné... l'élu est immédiatement vrai pape et acquiert par le fait même une pleine et absolue juridiction sur l'univers entier.» (Pie XII, Const. "Vacante Apost. Sedis").
« C'est pourquoi, quiconque succède à Pierre en cette Chaire, obtient, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur l'Eglise universelle.» (Conc. Vat. I Const. Pastor Aeternus, ch. 3 ; Dz.1824)
« Dès lors, Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu'il est absolument nécessaire au salut pour toute créature humaine d'être soumise au Pontife Romain.» (Boniface VIII, Bulle Unam, Sanctam)

Hérésie ainsi anathématisée :
« Si quelqu'un dit qu'un Pontife Romain n'a pas le plein et suprême pouvoir de juridiction sur l'Eglise universelle... qu'il soit anathème.» (Conc. Vat. I Const. Pastor Aeternus, Can. du ch. 3 ; Dz. 1827)

Dans son Essai consacré au problème de l'âme, (§ Aristote) ,
http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/theses/tresmontant/le_probleme_de_l_ame.htm
CT explique comment il faut appliquer à l'âme humaine, les catégories de "forme" et de "matière"
Et il explique en regard, l'erreur foncière de Descartes (à la suite de Platon) : Descartes voit deux choses, deux substances, entre un "corps" et une "âme" dans un être humain.

Au contraire la théologie hébraïque (-1000 à -500) donc originale par rapport à la pensée de Platon, le corps et l'âme sont une seule et même chose, une seule substance c'est le corps humain animé.
Or Aristote a donné raison à cette vision de l'homme en expliquant l'unique substance par la "forme et la "matière". la forme de l'homme (ou son "âme") est son organisme, sa structure seule vivante au sens propre(qui change de matière à chaque seconde) la matière est l'esprit + la matière = le psycho-somatique, la corps animé.
Quand l'homme meurt, il reste sa structure sa âme +t un tas de poussière le cadavre qui n'est pas un" corps"

Donc l'erreur de Descartes est de confondre la "structure" "l'organisme vivant" avec l'esprit la conscience et la raison ! et de réduire la matière à corps biologique qui existerait a côté de l'esprit.

Si on transpose l'âme humaine et la substance humaine , unique en réalité, comme l'indique la Révélation et Aritote, et non dualiste comme le croit Platon puis Descartes, à la personne morale de l'Eglise, qu'obtient-t'on?

Si après six siècles de théologie gangrenée de cartésianisme on pense que la substance de l'Eglise comprendrait absurdement :
- une matière qui serait la sciété humaine des fidèles et des clercs, un droit canon, une morale,
- et une forme qui serait un esprit : (le magistère, la sanctification et la juridiction(, auquel serait assimilée par erreur, la nature surnaturelle, la structure surnaturelle de l'Eglise, - comme on réduit l'âme à la psychologie ! - on imagine alors une église matérielle, un clergé matériel un pape matériel, "matérialiter" !
on peut donc mépriser ce pape sans juridiction, "hérétique" aux sacrements bâtards...(ex.un Suisse parle de "liturgie informe" !!!!!)

Or si on respecte la Révélation Catholique dans la ligne de l'hébraïsme anté-exilique (-1000-500 avant JC) démontrée par Aristote et Saint Thomas, on voit :
1° une unique substance : une unique réalité surnaturelle vivante dans une société humaine et doctrinale substantiellement CATHOLIQUE:
- une matière d'Eglise qui comprend les baptisés le clergé, le droit canon, la liturgie catholique , la juridiction catholique, la sainteté catholique,
- et une forme qui est la structure surnaturelle "le corps mystique"
(qui se réduit en peau de chagrin aujourd'hui).
2° et à côté une autre chose, une autre substance :
- une "matière" qui est un amas de substance biologique désorganisée du corps social ecclésiatique, quand le principe informant "l'âme" (LA STRUCTURE SURNATURELLE a quitté la comunauté doctrinale et collective;
- et une "forme" qui est le cadavre: d'un ancien corps humain qui était vivant, mais aujourd'hui en voie de décomposition, une nouvelle "église", une vraie secte.

C'est donc la secte conciliaire qui comporte:
- une autre forme que la "forme Catholique", donc une forme profane analogue à celle d'un "Parti" politique, et sa matière étant en conséquence un amas d'individus adhérents à ce parti politique.
Luernos.

+
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luernos
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MessageSujet: Re: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Lun 9 Fév - 0:55

citation du FC du 8 février:
Citation :
Alors il ne faut pas se méprendre. Le combat de la Fraternité n’est pas terminé par le retrait de l’excommunication. Nous arrivons ici à une étape nouvelle de l’histoire de l’Eglise. Il faut l’observer et la comprendre. La formule « un pape pour deux Eglises » sans être rigoureusement exacte semble exprimer assez bien la situation présente. On sait que durant le grand schisme d’occident (1378-1417) l’Eglise a connu une situation bizarre « deux papes pour une seule Eglise ». A cette époque toute la catholicité avait la même foi, le même credo, la même théologie (la liberté religieuse était inconnue tout comme l’œcuménisme ce qui démontre que ce sont de pures inventions récentes non Traditionnelles ) mais deux papes différents prétendaient exercer le souverain pontificat. C’était une bizarrerie, n’insistons pas car ce n’est pas le propos. Aujourd’hui, c’est comme l’inverse du grand schisme, deux Eglises (une moderniste, l’autre traditionnelle) s’affrontent (comme Esaü et Jacob ) et le pape favorise ou l'une ou l’autre. [Ainsi, contrairement à ce que pensent les sédévacantistes il y a un pape, Benoît XVI sinon « les portes de l’enfer ont prévalu » contre l’Eglise. De fait il est impossible, comme ils le disent, que depuis quarante ans l’Eglise reste sans pape]. Il est indéniable que le pape approuve (mais pas infailliblement)les erreurs du Concile Vatican II. Mais en même temps (au moins depuis le 21 janvier 2009) il paraît ne plus vouloir condamner l’action de Mgr Lefebvre qui a sacré quatre évêques pour préserver la foi des catholiques des erreurs de Vatican II. Il y a donc contradiction puisque actuellement ni l’Eglise Conciliaire, ni l’Eglise Traditionnelle qui s’opposeront toujours, ne paraissent plus sanctionnées. On s’en souvient, c’est la description que fait Saint Pie X dans son encyclique Pascendi (1907) en dénonçant le modernisme comme une hérésie différente des siècles passées. Le modernisme s’efforce de demeurer aux entrailles c’est-à-dire à l’intérieur de l’Eglise. Il peut y arriver plus ou moins selon la vigilance et l’énergie des hommes d’Eglise qui peuvent laisser faire ou agir fermement. Aussi ne vous étonnez donc pas chers fidèles si vous trouvez des prêtres contre d’autres prêtres, des évêques contre d’autres évêques et des papes en contradiction avec le passé. Il faut pour ne plus avoir un tel spectacle que la vérité extirpe totalement l’erreur, il faut anéantir le modernisme qui se complait dans la contradiction. Mais rassurez-vous, les évêques de la Fraternité continuent plus que jamais leur mission de suppléance que Mgr Lefebvre leur a confié et que le pape vient « d’approuver » en enlevant la peine injustement portée. Courage, on progresse, la croisade de chapelets n’y est pas pour rien (1 703 000 chapelets ont été récités). Comme à Lépante et ailleurs, les grandes victoires se font avec la Très Sainte Vierge Marie.
Abbé Pierre Barrère †
Extrait du Sainte Anne n° 206 de février 2009
Admirons l'édifice en carton (Une Eglise "Traditionnelle" et une Eglise conciliaire ! ) bâti sur le sable du faux raisonnement fondé sur une parole de NS: "sinon les portes de l'enfer ont prévalu". jocolor
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Francis
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MessageSujet: Re: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Lun 9 Fév - 2:54

Que c'est imbécile comme texte !

Le pire c'est qu'il ramène des objections cent fois réfutées ...

Et encore bien pire, c'est que ce torchons n'est pas signé par un pauvre petit niais de laïc mais par un soi-disant "abbé" ...
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Credo
Sénéchal


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MessageSujet: Re: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Lun 9 Fév - 15:14

Citation :
contrairement à ce que pensent les sédévacantistes il y a un pape, Benoît XVI sinon « les portes de l’enfer ont prévalu » contre l’Eglise.
Ont-ils la Foi? Ont-ils un cerveau? Rolling Eyes

Comme quoi, quand on refuse obstinément d'appliquer le Principe de Non-Contradiction...On fini mal. Tout cela n'est que de l'Orgueil: faire plier la Doctrine Catholique dans son sens, au risque du blasphème et du Péché contre le Saint Esprit.

Citation :
Mais rassurez-vous, les évêques de la Fraternité continuent plus que jamais leur mission de suppléance que Mgr Lefebvre leur a confié Shocked et que le pape vient « d’approuver » en enlevant la peine injustement portée. Courage, on progresse, la croisade de chapelets n’y est pas pour rien (1 703 000 chapelets ont été récités). Comme à Lépante et ailleurs, les grandes victoires se font avec la Très Sainte Vierge Marie.

Des imbéciles surfaits (enfin pas tous,"certains savent pertinement ce qu'ils font depuis 30 ans au sein de cette "organisation".... Suspect), infantilisants (oser prendre en otage la TS Vierge Marie, la Reine des Théologiens en faisant verser la larme-qui-va-bien à tous les Enfants de Marie des chapelles...Même les Protestants n'avaient pas osés!!!), ignares et blasphémateurs (fabuleux tours de passe-passe historiques, doctrinaux.... Twisted Evil)!!!

Toute la Frat est résumée là!!! Voilà ce pour quoi elle fut crée: abatardir le Sacerdoce de Melchisédech sous couvert de sa défense auprès des faibles d'esprits papolatres, des ignares consentants. Le refuge des légalistes de tous poils!!! Le Saucissonnage bien connu des petits restes!!!

La Grande Peur des Bien-pensants en marche vers la Maison-Mère Noachide!!! Belle manip!!! Bravo. On doit reconnaitre une intelligence préternaturelle à l'oeuvre derrière tout cela. Bravo!!! Twisted Evil

Et dire qu'ils sont Prêtres...Quand même!!! pale
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luernos
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MessageSujet: Re: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Ven 3 Avr - 22:50

Le débat qui fait rage sur le LFC entre notamment M.J.-P. Bontemps et l'abbé Zins au sujet de la thèse guérardienne m'a incité à tenter Shocked de mieux comprendre cette thèse: http://contra-impetum-fluminis.net/these.htm
Citation :


Mgr Guérard : [2 a] La « thèse » dite de « Cassiciacum »[3].

L'énoncé de la "thèse de Cassiciacum" [désignée ci-dessous par la "thèse C"].

a) Cet énoncé requiert un présupposé métaphysique, qu'il est indis­pensable d'expliciter.

Tout étant créé est composé. Si cet étant est matériel [et non esprit pur] cette composition est celle de la matière et de la forme. La forme se défi­nit : « Quo aliquid habet esse » : « ce selon quoi tel étant a d'être » ; ainsi, l'âme est la forme du composé humain. La matière, globalement considé­rée, c'est, dans l'étant, ce qui est distinct de la forme, et a l'être par la forme ; la matière-sujet se définit : « quod habet esse » : « ce qui, dans l'étant concret, a l'être » : ainsi le corps uni à l'âme, dans le composé humain.

De là résulte qu'au point de vue de la métaphysique [qui est celui de l’« esse »], la matière est déterminée par la forme ; il y a, de la matiè­re à la forme, un rapport ontologique [on, ontos : l'étant] qui est de déterminé à déterminant.

En sorte que si, dans un même étant concret, se trouvent deux « par­ties » A et B, telles que A est, au point de vue ontologique, déterminé par B, et si on veut caractériser ce rapport QUI EST DANS L'ÉTANT entre A et B, en se plaçant au POINT DE VUE DE L'ÉTANT, on doit dire ceci. Envisager cet étant MATERIALITER, c'est considérer en cet étant la « partie » A. Envisager ce même étant FORMALITER, c'est considérer en lui la partie B. Envisager tel humain MATERIALITER, c'est considérer en lui le corps, et tout ce qui a rapport au corps. Envisager ce même humain FORMALITER, c'est considérer en lui l'âme, et tout ce qui a rapport à l'âme.

Pourquoi introduire cette distinction : MATERIALITER - FORMA­LITER ? laquelle paraît être une abstraction et une complication ? Si on fait ainsi, c'est par souci du RÉALISME, c'est pour que le discours soit mieux conforme à la réalité. En effet, ce qui existe, c'est le TOUT, le composé, c'est l'homme qui est uniquement corps et âme. Le corps sans âme n'est pas même un corps humain ; l'âme humaine séparée n'est pas une personne. Si on veut saisir le corps et l'âme tels qu'ils SONT EN RÉALITÉ, il faut, considérer ceux-ci DANS LE TOUT ; ( 1 ) [i]il faut considérer : TEL humain selon son corps, ce qui est le considérer MATERIALITER [au point de vue de la « matière »] ; et il faut considé­rer TEL humain selon son âme, ce qui est le considérer FORMALITER [au point de vue de la « forme »].
La distinction : MATERIALITER - FORMALITER, qui est une distinction de « points de vue », paraît donc être plus abstraite que la distinction : MATIÈRE - FORME, laquelle est une distinction de « choses ». Cependant, en réalité, la distinction : MATERIALITER - FORMALITER respecte mieux la concrétude de l'étant, et la véritable nature des « parties » ( 2 ) telles qu'elles sont réelle­ment DANS l'étant, et SEULEMENT DANS L'ÉTANT.

De cette conformité MAXIMALE à la RÉALITÉ, il s'ensuit néces­sairement que la distinction MATERIALITER - FORMALITER ( 3) a, ex se, une portée analogique que ne peut avoir la distinction MATIÈRE - FORME : laquelle concerne, non l'esse comme tel, mais seulement une catégorie particulière d'étants créés.

b) Le rapport qui existe ( 4) entre la personne physique du Pape et le charisme papal, se trouve clairement précisé au moyen de la distinc­tion : MATERIALITER - FORMALITER.

Expliquons-le en considérant un « cas concret » :

Le Cardinal E. Pacelli est l'élu d'un Conclave valide. Il n'est pas encore Pape.


Pour l'instant, je ne comprends pas cette thèse aussi savante qu'abstraitissime . En particulier je ne comprends pas les quatre notions soulignées:
1.- Il faut considérer (abstraitement) tel humain selon son corps (matérialiter) et le considérer selon son âme.
un être humain étant un corps (et une psychologie) animé et vivant, qu'est ce qu'un corps humain séparé de son essence de corps humain ?
Qu'est-ce une âme (identité humaine d'un matériau biologique) séparé de son corps?
2.- Comment distinguer dans un "étant" (soit n'importe quelle chose qui est) , un être humain par exemple, ce qui serait uniquement et abstraitement matériel, "le corps matériel" qui existerait matériellement comme corps, ? donc le distinguer de ce qui serait l'être humain total ! Puisqu'un corps matériel humain c'est INIMAGINABLE ! ou alors c'est un cadavre (humain mort) ou un corps vivant non humain (animal par exemple!)

3- cette subtilité strictement abstraite, aurait une valeur d'explication analogique, mais cele ne me paraît pas possible, car cla donne une explication imaginaire car une explication qui dépend d'un chose imaginaire: un corps humain matériel autonome !

Je crois voir un argument ici chez l'animateur du forum du portail thomiste, aller sur les "grands débats thomistes" voir "être et essence 1" et aller au message de l'animateur du 30 juin 2004 à 20 h adressé à Yves. Il y a une explication qui appuie ce que je dis, car quand Mgr G des L. parle de A et de B déterminé et déterminant il y a dans ce post la comparaison entre le "blanc" et la "blancheur" ( le blanc est comparé ici à l'étant, - l'être humain total, et la blancheur, - l'être substantiel de l'humanité.)

4) enfin je crois que le comble de l'abstraction est atteint quand Mgr G des L parle du "corps physique" du pape !!!!!!! En lisant la conclusion totalment absurde, chacun comprendra l'absurdité du raisonnement.

Loin de vouloir inciter les camarades et amis de Gesta à prendre des somnifères ou au contraire des tonnes de café, je trouve qu'ils devront trouver un grand réconfort à la veille de la Semaine Sainte, dans quelques réflexions qui me sont venues à l'esprit quand je réfléchis à tout ce qui se dit sur les forums, et où on apprend énormément parfois.

- Pourquoi Platon et Aristote surtout ont-ils combattus les sophistes ? Car ils n'avaient pas l'amour de la Vérité. Quand on lit tant de pensées bibliques on y entend répété sans cesse que toute vérité est en Dieu, et qu'en l'homme il n y a qu'erreur ou mensonge.
- Au sujet de l'erreur, il y a les rêveurs, ceux qui professent vrai ce qu'ils aimeraient comme vrai, comme l'a dit un penseur célèbre. Il me semble que ce soit cette explication dans cette querelle du pseudo-pape matériel : un relent de libéralisme mental, au sens propre avec toutes ses implications...On invente des raisonnements, au risque de discréditer totalement la logique!
Avec le guérardisme nous avons le condensé de tout cela, et avec la bonne foi, et la sincérité en plus ! Or pourquoi la scholastique médiévale a t'elle été disqualifiée comme une table rase à la fin du moyen Age, et par les panthéistes ou hermétistes Renaissants de la Tradition Primordiale, et ensuite recyclés par Descartes! car par faux raisonnements, sophismes, par syllogisme, où l'on énonce une idée principale fausse sophiste (ex. en affirmant comme absolu une chose relative) la conclusion du syllogisme sera fausse!
Pourquoi tout le monde moderne est-il bâti aujourd'hui sur ce mépris des faux-raisonnements dont on a accusé par exemple St Thomas d'être l'auteur ? Alors que dans l'affaire G d L l'on voit une tentative de ressuscité ce genre de logique vide, tournant à vide, de notions totalement abstraites, censées prouver des réalités déduites, mais totalement imaginaires ?

comment se fait-il que toute l'élite depuis trois ou siècles est convaincue que la pensée d'avant Kant et Descartes est pré-critique, autant dire abrutie ? - pourquoi nous sommes tous lobotomisés à ce sujet ? - eh bien: A cause de l'instrumentalisation qui a été faite des sophistes par ces philosophes modernes les nouveaux démons de la déesse Raison !!!!

Au contraire avec cela, nous avons une raison supplémentaire d'apprécier le réalisme de St Thomas, fondé sur l'empirisme d'Aristote. il faut garder les pieds sur terre, . et appliquer à partir de cette réalité (un être humain est un être indissociable) les principes de logique ! Mais non inventer des raisonnements qui fonctionnent en logique mais qui ne prouvent rien dans la vie de tous les jours !
et D'autre part, une chose me sidère véritablement: je ne lis personne, aucun auteur, même religieux, même tradi qui raisonne et applique en termes thomistes. Pourquoi cela n'est til pas fait, et pourquoi limite t'on les les notions thomistes à des problèmes quasi insolubles, exemple le pape, une chose entre des milliards de choses ? ??? On a l'impression que certains tradis sortent de derrière leurs fagots un vieil elixir secret et magique censé résoudre tous les contraires et toutes les contrariétés plutôt !

Décidément je pense que l'auteur qui indique la matière et la forme doivent être distinguées en partant des choses réelles! et qu'une âme seule ou un corps seuls n'existent pas, seul un être humain existe, un pape c'est la même chose. Le pape a la forme surnaturelle et la matière catholique. Sinon il n y a pas de pape! Pourquoi l'enseignement surnaturel de NS est-il si simple à comprendre ? car il est établi sur le bon sens
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MessageSujet: Re: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Sam 9 Jan - 17:06

Voici une autre manière de comprendre que les distinctions faites sur la matière d'une fonction d'une personne procéderait de la philosophie de Platon, et non d'Aristote puremet et simplement. Chaque auteur thomiste a une manière bien à lui à être disciple de son illustre maître; pour preuve caricaturale l'école néo-thomiste du 20ième siècle qui verse dans le naturalisme.

Ces distinctions sont faites sur la matière seconde. Donc la "matière second'e prêterait à la possibilité de distinctions qui pourraîent être déclinées sans fin.

Qu'est-ce donc que la matière seconde ? Voici une explication des trois grandes métaphysiques fondamentales.

Citation :
2 - LA QUESTION DES UNIVERSAUX
Les premières controverses à cet égard sont antérieures à Guillaume d'Occam : cf. Roscelin De Loches (1050-1120) qui fut le 1er auteur à défendre un point de vue nominaliste auquel s'opposait Guillaume de Champeaux (1068-1121). Ce débat fut ensuite amplifié par Abella qui va défendre un nominalisme modéré. Avec Guillaume d'Occam on ira jusqu'au bout des idées nominalistes.
En termes philosophiques, Platon et ses disciples professent un réalisme absolu car pour eux les idées sont les seules vraies réalités. Les choses concrètes que l'on observe ne sont que des apparences. Dans la perspective de Platon, seuls les philosophes sont en mesure d'accéder aux idées. La révélation divine permet aussi aux hommes d'accéder à la vérité.

Après Platon, vient Aristote dont le point de vue est repris par Saint Thomas. Philosophiquement parlant, on peut les qualifier de réalistes modérés. Pour Aristote, il faut distinguer deux choses : les substances premières et les substances secondes. Les substances premières ce sont les choses concrètes que l'on peut observer. Pour Aristote, ce ne sont pas là de simples apparences mais des réalités. Les substances secondes, ce sont les catégories, les espèces, les genres. Ces catégories que l'on peut qualifier d'universaux constituent sont aussi de véritables réalités. D'ailleurs, pour Aristote et Saint Thomas, la réalité des universaux est un élément fondamental de leur théorie : c'est parce qu'il existe dans la nature des relations entre les choses que l'on peut dire qu'il existe un ordre naturel.Guillaume d'Occam adopte le point de vue inverse et considère que seules les substances premières sont des réalités. Les substances secondes (espèces, catégories) ne sont pas des réalités mais des constructions de l'esprit, des abstractions, de simples mots (d'où l'appellation de nominalisme). Disparaît donc l'idée de catégorie observable.
Pour résumer. Guillaume d'Occam , qu'on pourrait rattacher aux pré-socratiques, et fondateur de la philosophie, "moderne, depuis Descartes, considère que seule serait réelle la "matière premiere", soit la réalité physique et chimique, perçue par nos sens. TOUTE la VISION DU MONDE ACTUELLE et "CORRECTE" est fondée là dessus.

A l'opposé, toutes les philosphies se rattachant à la philosophie de Platon considèrent comme réalité essentielle, les idées. Or c'est sur ce terrain que sembleraient se fonder les distictinctions aristotéliciennes (via les diverses écoles du thomisme) sur la matière, qu'on pourrait décliner ainsi sur des qualités.

Enfin la troisième est Aristote qui considère que la matière première existe l'empirisme des choses vues, entendues, touchées, senties, et que la matière seconde existe aussi; il existe réellement dans les choses, un ordre des relations logiques entre les choses matérielles physiques.
Dans ce mode d'explication, on ne peut pas faire de distinction dans une personne concrète titulaire d'une fonction; en elle, sa "matière première" et sa "matière seconde" s'éclairent réciproquement.
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MessageSujet: Re: Origine philosophique de l'erreur guérardienne?   Aujourd'hui à 18:36

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