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 Pour décrypter le nouveau magistère "catholique"

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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: Pour décrypter le nouveau magistère "catholique"   Sam 20 Déc - 15:23

La nouvelle église conciliaire parle de manière hypocrite ("à la façon de modernistes") car elle a une autorité de néo-gourou ou bureaucratique à conserver, à l'inverse des sectes protestantes.
Au contraire les représentants du protestantisme parlent avec clarté, et donc j'i observé qu'il était bien plus aisé de compredre leurs opinions et leurs décisions. Ce qu'on comprend chez les protestants peut être transposé dans la nouvelle église, et dans les opinions émises par son nouveau magistère.

Exemple absolument éclairant ds opinions actuelles des nouveaux chrétiens:
Jean-Paul Villaime, protestant, définit la civilisation actuelle comme "ultra-modernité".
La modernité (1750 ? -1950) était un progrès de sécularisation contre la culture chrétienne qui inspirait la civilisation européenne.
Mais la démocratie, l'état de droit et les droits de l'homme étaient une nouvelle religion séculière.
Or cette explication parait dépassée ! car si le laïcisme de la troisième république, etc, était quasiment devenu un nouveau sacré (voir Michel Onfray ou catherine Fourest) c'est que la Religion catholique imprégnait le subconscient des peuples et des élites européennes. Or depuis 68, 5 à % 10 % des enfants habitant l'occident sont catéchisés, donc la culture occidentale est devenue culturellement non chrétienne.

Cela ouvrirait une nouvelle occasion, pour que la nouvelle église conciliaire, réduit à être sous-culture, totalement étrangère à l'ultramodernité (même elle! oui ! dans la mesure où elle s'oppose encore mollement à l'avortement et à la nouvelle famille, par exemple ) peut démontrer son utilité dans son apport de "sagesse", de "philosophie humaine et raisonnable" ;

Or ceci est toute la substance du magistère de ratzinger! un magistère très intelligent, pertinent, opportuniste, car il se dispute le dernier marché des sous-cultures identitaires (une parmi dix) avec âpreté, car il a son néo-gourouisme à défendre à la différence des protestants, qui refusent cléricale hiérarchie)

un extrait : ce qu'il dit du protestantisme, vaut pour le "néo-catholicisme", l'article en entier est ici :http://www.protestants.org/fpf/centenaire/willaime.htm


Citation :
Paradoxalement, les affinités positives du protestantisme avec la modernité pourraient constituer un ha ndicap, si les protestants ne prenaient pas clairement conscience des profonds changements de configuration qui s’opèrent. Si, dans des sociétés en voie de modernisation, le protestantisme a pu être apprécié comme une expression du christianisme accompagnement positivement un certain nombre d’évolutions (dans le domaine politique, éducatif, de l’éthique sexuelle et famliale,…), la situation est différente dans des sociétés que nous qualifions d’ultramodernes pour bien signifier que, dans cette phase de radicalisation de la modernité (Anthony Giddens), les sociétés modernes ont désacralisé leurs propres ordonnancements, que ce soit dans les domaines du travail, de la famille, de l’éducation et de la politique.

Si la modernité, ce fut le changement porté par les certitudes modernistes (les idéologies du progrès),
l’ultramodernité, c’est le changement et l’incertitude.

Ainsi, par rapport à la sécularisation comme transfert de sacralisation du religieux à des sphères séculières d’activités (économique, politique, éducatif, moral[/b]), transfert qui correspond particulièrement à la phase de la modernité sécularisatrice,

l’ultramodernité apparaît comme une modernité sécularisée où la sécularisation [b]s’applique aux forces sécularisatrices elles-mêmes
: c’est le désenchantement des désenchanteurs (Ulrich Beck).

En clair, dans la démocratie, on désacralise le prof, le militaire, le député, le parent, l'éducation, la discipline, .....et la laïcité elle-même !


Dernière édition par luernos le Sam 20 Déc - 15:48, édité 1 fois
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luernos
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MessageSujet: Re: Pour décrypter le nouveau magistère "catholique"   Sam 20 Déc - 15:45

Citation :
Face à cette nouvelle donne, l’erreur serait, pour le protestantisme, de rater sa rencontre avec l’ultramodernité sécularisée en se reposant tranquillement sur ses affinités historiques avec la modernité sécularisante (la modernisation comme désacralisation et individualisation dans des sociétés de culture chrétienne).

Il ne s’agit plus tellement d’émanciper les individus et la société de la tutelle des pouvoirs ecclésiastiques, c’est fait : les individus, fussent-ils catholiques, ont conquis leur autonomie et la revendiquent haut et fort.
Il s’agit de réinventer l’expression du christianisme dans une modernité désenchantée qui remet en cause sa propre anthropologie et les institutions qu’elle a elle-même suscitée (par exemple la famille et l’éducation). Il ne s’agit plus de dire la différence protestante dans une société culturellement chrétienne, mais de dire le christianisme dans une société culturellement post-chrétienne.

[c'est ce que nous appelons l'apostasie. car cette "nouvelle expression" est une définition radicalement non chrétienne]


Aujourd’hui, les Eglises ont à se situer dans un contexte post-chrétien, c’est-à-dire dans un contexte où le christianisme n’est plus porté par les cadres englobants de la société :
ni par le politique (chrétienté),
ni par la culture dominante (christianitude).
Dans un tel contexte, les chrétiens sont de fait minoritaires, même si leur Eglise peut se prévaloir, dans tel pays, de rassembler une part importante de la population. C’est la fin du christianisme par héritage au profit du christianisme par choix. Un choix qui peut permettre à des hommes et des femmes de se situer comme sujets autonomes et acteurs responsables dans des environnements sécularisés et pluralistes qui produisent aussi beaucoup de déréliction (manque de sens) et de solitude (manque de lien).

Pour les Eglises protestantes, qui ont accompagné positivement le processus de sécularisation,

(les protestants ont accompagné durant trois siècles, mais
la secte conciliaire n'a accomapgné cinquante ans, jusqu'à JP2, or c'est déjà périmé
! )


il est urgent de comprendre que l’on est passé d’une modernité sécularisatrice à une modernité effectivement sécularisée qui tend à rompre ses attaches avec le cadre de référence chrétien. L’heure n’est plus à l’aggiornamento pour rejoindre des sociétés à la modernité sécularisatrice et triomphante, [COMME RONCALLI] l’heure est au contraire à l’affichage clair et percutant de son message dans des sociétés ultramodernes qui ont démythologisé leur propre utopie et doutent d’elles-mêmes.


Quant aux différences confessionnelles, si elles ont pu paraître ringardes et obsolètes dans une modernité triomphante, elles tendent à reprendre de la légitimité culturelle en ultramodernité. Dans l’ultramodernité, il est chic d’affirmer sa différence et d’afficher son identité. Les relations confessionnelles n’échappent pas à la règle.
Mais cela ne signifie pas que l’on revienne à une situation antérieure. En effet, les différences confessionnelles ne sont plus considérées comme exclusives l’une par rapport à l’autre, elles ne représentent plus des enceintes dans lesquelles on s’enferme et ont perdu leur pouvoir séparateur.
Les uns et les autres se sentent dès lors d’autant plus libres de les reformuler et de les réaffirmer dans le cadre d’une diversité relativement réconciliée. Elles constituent des pôles d’identification pour des individus qui, de toutes façons, se sont émancipés des tutelles cléricales et où les institutions religieuses n’ont effectivement plus grand pouvoir dans et sur la société.
EXPLICATION DU PANTHEON D ASSISE DE JP2]

Cette configuration socio-religieuse dessine une nouvelle donne caractérisée par l’oecuménicité du vécu religieux et la réactivation des identités. C’est en ce sens que nous disons que l’ultramodernité signe bien la fin d’un certain œcuménisme. Dans le domaine religieux comme dans d’autres domaines, on réinvente les différences et on valorise leur coexistence pacifiée.

Si la modernité invitait les Eglise à faire leur aggiornamento pour rejoindre « le monde », ( prétention de V2)

l’ultramodernité les invite à s’affirmer dans leur spécificité dans des sociétés sécularisées et pluralistes. C’est le retour du religieux comme ressources symboliques et communautaires dans les incertitudes et solitudes ultramodernes.
("MAGISTERE" CONSTANT DE B16]
L’ultramodernité est le temps de la sécularisation pluraliste, c’est-à-dire d’une sécularisation où le religieux, sans exercer d’emprise sur la vie sociale, joue son rôle « en tant que ressource spirituelle, éthique, culturelle ou même politique au sens très large, dans le respect des autonomies individuelles et du pluralisme démocratique » (Yves Lambert).

On pourrait en conclure, qu'avec cela, à Rome, ou dans la secte QUI EST EN France, qu'est qu'ils en ont à f.... des tradis, motu proprio !

En réalité le génie du ratz est bien plus subtil, car il a tout intérêt à refuser tout syncrétisme extérieur, et cela le professeur Willaime l'explique parfaitement,plus les traditions religieuses auront des particucalirtés culturelles ou folklo, et plus elles seront à la mode, car inoffensives, car vidées de leur substances (pour le Catholicisme)et réduites à ce qu'elles sont réellement (pour les fausses religions et superstitions). Voilà la vraie clé du ratzi traditionaliste ! Twisted Evil Twisted Evil
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luernos
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MessageSujet: Re: Pour décrypter le nouveau magistère "catholique"   Sam 31 Jan - 1:28

http://www.bellaigue.com/HTML/modernismeetcatholiciteetudes.html

Texte des bénédictins de Bellaigue.

Lire ici une bonne description de la nouvelle religion infiltrée dans les veines de la religion catholique. Bien qu'il y aurait beaucoup de réserves à faire!
Mais surtout aucune conclusion, aucune déduction sur la secte infiltrée dans les veines du clergé catholique ! Voilà toute la FSSPX ! Or comment séparer une doctrine, des êtres humains qui la professent et qui l'animent ?

quelques citations :
Citation :
Mais dans sa réalité concrète le Concile est avant tout un processus de transformation de l'Eglise, un processus qui doit se poursuivre, épouser et faire épouser à l'Eglise l'évolution du monde

[quote(Dans V2) ]
Citation :
il y a assimilation de la pensée moderne. Cette assimilation n'entend pas être d'abord une assimilation des doctrines modernes, mais, puisque le but est pastoral, une assimilation du langage. Or le langage est inséparable du mode de pensée et de la doctrine qu'il véhicule, surtout lorsqu'il s'agit de la pensée contemporaine, phénoménologique et existentialiste
[/quote] (d'où le dogme conciliaire nouveau omniprésent de "Parole de Dieu")

Citation :
refusant la précision scientifique du langage de la dogmatique traditionnelle, le Concile exprime la Tradition en la mêlant avec les schèmes des idéaux du monde contemporain

Citation :
Il ne s'agit pas d'enseigner la vérité et de combattre l'erreur mais d'exprimer le message de l'Eglise et la manière dont elle voit le monde et dont elle vit dans les circonstances de ce monde; d'exprimer une expérience de vie et non pas d'énoncer ce qui est, d'affirmer une réalité


Citation :
La foi consiste à être ancré dans une "vérité" qui se révèle . La foi devient et se fait dans la réinterprétation et le dialogue des traditions et leur réinterprétation dans la vie de l'Eglise . Le dogme est l'expression d'une vie de foi de la communauté , le fruit d'un dialogue
cclésial


Citation :
Quant à l'unité de la foi. De ce dialogue et de cette réinterprétation découle que la Tradition est vivante et évolutive. Mais la permanence de l'Eglise fonde la permanence du constitutif de la foi . L'unité de la foi est donc évolutive et sociologique. Le rôle du Magistère est de régler cette vie de la Tradition . Elle ne peut se réduire à une époque, contrairement à ce que veulent les libéraux (qui veulent revenir à l'Eglise primitive) ou les intégristes (qui veulent revenir au 19° ou au 16° siècle). C'est pouquoi la tradition de l'Eglise peut assimiler les valeurs modernes
.
L'unité et la cohérence de la "foi" serait désormais fabriquée par la communauté (et la fameuse pleine communion avec la curaille conciliaire) l'unité ne serait plus dans son objet (un dépôt spécifique intangible) !!!!

Citation :
La Révélation consistant en ce que le Fils de Dieu s'est uni à tout homme , la Rédemption consiste à manifester l'homme à lui-même et cette Rédemption est universelle, c'est à dire que tout est homme est déjà sauvé et incorporé au Christ . Pour vivre pleinement l'homme soit simplement prendre conscience de ce qu'il est et qu'il existe dans le Christ .

Citation :
Les non chrétiens sont des chrétiens anonymes, c'est à dire qu'ils appartiennent au Christ sans en être conscients. C'est pourquoi les religions païennes sont des moyens de salut et des fruits de l'Esprit Saint . D'où l'oecuménisme, même avec les religions païennes. La manifestation d'Assise

Citation :
Cet idéal humanitariste mondial est "baptisé" par le Concile et par Jean-Paul II qui le fixe ainsi comme but de l'Eglise Catholique . Le but de l'Eglise depuis le Concile est donc de construire cette fraternité universelle .
Se mettant au service de l'humanité l'Eglise doit donc renoncer à son autorité spirituelle et à l'idéal de Chrétienté

la dignité de l'homme (comprendre la divinité de l'homme)
Citation :
De par l'héritage catholique l'Eglise conciliaire continue de refuser avortement et contraception; elle a, apparemment, la même morale que l'Eglise catholique. Mais cette morale est fondée sur le respect de la personne et la fraternité universelle . Elle ne s'impose pas. Elle n'est qu'un idéal de pureté, une invitation non pas une obligation

Conclusion que je trouve rationnellement absurde aujourd'hui : l'Eglise catholique serait la secte poldévo-conciliaire:
Citation :
Se mettant au service de la construction d'une fraternité humaine universelle l'Eglise conciliaire renouvelle l'erreur du millénarisme et de la gnose. Cette monstrueuse tromperie est sans nul doute la plus subtile et la plus effroyable des hérésies que l'Eglise n'ait jamais connue

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