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 Testament spirituel de Saint Louis-Marie de Montfort

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excelsior
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Date d'inscription : 13/10/2008

MessageSujet: Testament spirituel de Saint Louis-Marie de Montfort   Dim 26 Oct - 20:52

« Le Testament sprituel qui suit, ou bien les quatorze Oraisons qui l'accompagnent (...) doit nous être d'autant plus cher, qu'il a été composé, il est très-vraisemblable, par le Vén. P. de Montfort lui-même. En effet, nous l'avons extrait, mot pour mot, d'un petit écrit intitulé: Dispositions pour bien mourir, qui fut imprimé à la Rochelle au temps même où le saint Missionnaire habitait cette ville. Or, dans cet écrit, on retrouve sa méthode de préparation à la mort, avec ces pensées fortes, simples, onctueuses et pénétrantes par lesquelles le vertueux prêtre savait si bien remuer les coeurs. Au moins, ce qui est tout à fait certain, et ce qui suffirait pour rendre ce Testament spirituel bien cher à ses filles, c'est que leur Vénérable Père s'en est servi lui-même pour se disposer à la mort. L'exemplaire, en effet, d'après lequel nous le reproduisons aujourd'hui pour la première fois, a été entre les mains de notre bienheureux Père; il a été à son usage, il s'en est servi jusqu'à ses derniers moments, et c'est à la suite de ce Testament spirituel que se trouve l'original authentique du testament du Vénérable de Montfort, testament composé la veille de sa mort, et heureusement conservé jusqu'à nos jours.



TESTAMENT SPIRITUEL




Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.
Me voyant près de mourir, et ayant encore l'esprit pleinement libre, par votre miséricorde, ô mon très-aimable Sauveur, je proteste à votre divine Majesté, en présence du saint Ange que vous m'avez donné pour me garder, que je veux mourir dans la Foi et dans les sentiments de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, dans lesquels tous vos Saints et vos amis sont décédés.
1. Je crois fermement, mon Dieu, tout ce que vous nous avez révélé, et je renonce dès à présent à toutes les tentations d'infidélité et de désespoir, qui me pourraient arriver par la malice du démon ou par la faiblesse de mon esprit.
2. J'accepte dès maintenant la mort pour l'amour de vous, non tant pour être délivré des misères de la vie et pour jouir plus tôt de la gloire, que pour accomplir votre sainte volonté.
3. Je me soumets à tout ce qu'il vous plaît que j'endure, soit au corps ou à l'âme, et je vous l'offre en union de votre très-sainte agonie, pour satisfaire à votre justice et réparer le tort que j'ai fait à votre gloire.
4. Je renonce désormais au monde, à la chair, à la vie présente, à l'usage des sens, à la compagnie des vivants et à tous contentements de la nature, parce que vous le voulez ainsi et que je mérite d'en être privé.
5. J'espère, mon très-doux et très-miséricordieux Seigneur, que votre bonté me pardonnera mes péchés : car je suis assuré que votre clémence surpasse infiniment la grandeur de mes offenses, C'est donc, ô mon Dieu, sur l'abîme de vos miséricordes infinies, et sur les mérites de votre mort, qui est la source de vos bénédictions céléstes, que je m'appuie et que j'attends le pardon que vous avez demandé pour moi, avec des larmes de sang, et la grâce de persévérer jusqu'à la fin dans votre amour. In te, Domine, speravi, non confundar in aeternum.
6. O mon Dieu, mon souverain bien et ma dernière fin, qui m'avez commandé de vous aimer, je proteste, en votre divine présence, le vouloir faire de tout mon coeur, désirant que mon âme demeure épurée et dégagée de tout autre amour que du vôtre; je renonce de tout mon pouvoir à tout autre intérêt et ne veux désormais m'occuper que de vous, ô mon Dieu et mon tout dans le temps et l'éternité. Que je sois tout à vous et tout pour vous,comme vous êtes tout pour moi. Oh! que j'ai de regret de vous avoir aimé si tard et si peu! Sero te amavi, o pulchritudo tam antiqua, sero te amavi.
7. O ma béatitude, ma lumière, ma vie, je soupire après vous, je souhaite avec des ardeurs inexplicables de me voir un jour uni avec vous, pour vous aimer et glorifier le plus purement et parfaitement qu'il est possible; c'est pourquoi je vous prie, ô le Dieu de mon coeur, que vous tiriez mon âme de la prison de mon corps et que vous rompiez, s'il vous plaît, les liens qui la tiennent captive, pour la mettre en la liberté de vos enfants, afin qu'elle vous chante éternellement des cantiques d'amour et de bénédictions dans la région des vivants, puisque c'est en cette région, en non pas en celle des mourants, que je vous louerai et aimerai parfaitement. Placebo Domino in regione vivorum. C'est là, ô mon Dieu, que je vous plairai sans vous déplaire, que je vous contemplerai sans obscurité, que je vous aimerai sans inconstance, et que les devoirs que je vous rendrai seront sans défaut. Sitivit anima mea ad Deam fortem vivum!! Quam dilecta taberbacula tua, Domine virtutum! Satiabor cum apparuerit gloria tua! Jusque-là, mon Seigneur, je n'aurai point de repos, je languirai d'amour, mon coeur me battra sans cesse dans la poitrine; vous l'avez fait pour vous, il sera toujours agité jusqu'à ce qu'il repose pleinement en vous.
8. O Père éternel, Père des miséricordes, Père des lumières, de qui descend tout don parfait, je vous rends, par le Coeur amoureux de Jésus-Christ Notre-Seigneur, des actions de grâces infinies pour tous les biens qu'il vous a plu me faire par votre seule bonté, et de tous les moments de ma vie, dont j'ai joui si longtemps, et que je remets entre vos mains, avec un coeur plein de reconnaissance et d'amour. Je vous remercie de nouveau, en toute humilité, de l'usage que vous m'en avez donné, comme aussi de tous les moments de l'étérnité bienheureuse et de tous les biens de la gloire que j'espère, par les mérites des plaies de mon Sauveur, qui me les a acquis avec tant de peine, et j'invite tous les Saints et toutes les créatures à vous en louer pour moi. Omnis spiritus laudet Dominum.
9. Hélas! quand je considère le mauvais emploi que j'ai fait de tous ces biens, que je n'ai payé que d'ingratitudes, j'en ai une douleur très-sensible, et un regret extrême de ma mauvaise vie, dont je vous demande très-humblement pardon, vous suppliant d'effacer les tâches de mon âme, avec le sang de votre très-cher Fils, et d'oublier mes négligences passées, qui m'ont tant de fois retiré des voies de votre Saint-Esprit, frustrant les desseins que votre bonté avait sur moi. N'entrez point, mon Dieu, en jugement contre votre pauvre serviteur; mais puisque vous ne rejetez pas le sacrifice d'un coeur contrit et humilié, accordez-moi cette grâce que je pleure mes offenses pendant le reste de ma vie et que je meure dans l'esprit de pénitence, à l'exemple de tous vos Saints.
O mon Seigneur Jésus, par cette ardente charité qui détacha votre très-sainte âme de votre sacré corps, que mon coeur blessé d'amour et brisé de douleur puisse apaiser votre colère.
O Vierge sainte, heureuse porte du ciel, donnez-moi une des larmes de votre Fils, et un des soupirs de votre Coeur percé de douleur au pied de la Croix, pour suppléer à ma contrition et recevez mon âme au nombre de celles qui obtiennent, par votre intercession, le pardon de leurs offenses et la vie éternelle.
O mon fidèle gardien, prenez soin du dernier moment de ma vie et m'assistez si puissamment contre tous mes enemis que je sorte victorieux de ce dernier combat, en mourant dans l'amour et par l'amour de mon Dieu et de mon très-doux Sauveur. Ainsi soit-il.


ORAISONS


Pour les Sept Onctions et de l'Extême-Onction


Aux yeux.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par les larmes que vous avez versées de vos yeux, d'effacer les péchés que j'ai commis par le déréglement de ma vue, afin qu'ayant achevé la course de ma vie, je puisse voir la beauté de votre divin visage, qui fait le paradis de ses regards.

Aux oreilles.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par la pureté céleste de vos oreilles, de laver l'impureté des miennes, afin qu'à l'heure de ma mort, ne craignant point d'ouïr un arrêt funeste de votre bouche, je me présente avec joie devant votre trône pour recevoir la couronne et pour entendre ces douces paroles:
« Venez, les bénis de mon Père, possédez le royaume qui vous est préparé dès le commencement du monde. »

Aux narines.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par la douce odeur de vos vertus, et par la patience avec laquelle vous souffrîtes la puanteur du Calvaire pour me délivrer de celle de l'enfer, de me pardonner les péchés que j'ai commis par ma délicatesse, et par les dépenses superflues que j'ai faites pour contenter mon odorat, afin qu'à l'heure de ma mort rien ne m'empêche de vous dire: « Attirez-moi à vous, nous courrons à l'odeur de vos pafums.»

A la bouche.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par la puissante vertu des paroles sacrées qui sont sorties de votre bouche, de me pardonner l'intempérance de ma bouche et l'incontinence de ma langue, afin que sortant de cet exil, j'entre avec joie dans le temple de votre gloire pour chanter éternellement vos louanges.

Aux mains.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par les sacrées plaies de vos mains, d'anéantir tous les désordres des miennes, afin qu'après mon décès, je puisse vous embrasser très-étroitement, et m'unir à vous pour jamais.

Aux pieds.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par les sacrées plaies de vos pieds, de me pardonner tous les pas que j'ai faits dans les voies de l'iniquité, afin que mon âme, étant dégagée du poids de ce corps mortel, prenne son vol vers vous, qui êtes son centre et le lieu de son repos.

Aux reins.



Mon très-doux Jésus, je vous prie, par la douce plaie de votre Coeur et l'innocence de votre très-sainte vie, de me pardonner les excès honteux de ma concupiscence; faites-moi, s'il vous plaît, un bain de votre sang, en qui seul je mets toute mon espérance; appliquez-moi le mérite de cette eau qui sortit de votre sacré côté, pour laver les taches de mon corps et de mon âme, afin qu'étant parfaitement purifié en sortant de cette misérable captivité, je me trouve heureusement en vous, qui êtes le vrai paradis des délices éternelles: Cor mundum crea in me, Deus. Amplius lava me ab iniquitate mea, et a peccato meo munda me.


ORAISONS


Sur les Dernières Paroles de Jésus-Christ.


La première : Mon Père, pardonnez-leur, parce qu'il ne savent ce qu'ils font.


Oraison.




O Jésus, qui avez prié pour vos ennemis, lorsqu'ils vous crucifiaient, pardonnez-moi mes offenses, comme je pardonne de bon coeur à ceux qui m'ont offensé.

La seconde : En vérité, je vous dis que vous serez aujourd'hui avec moi en Paradis.


Oraison.



O Jésus! qui avez promis le Paradis à la pénitence du bon larron, je vous conjure, par votre bonté infinie, de vous souvenir de moi à l'heure de ma mort, et de me donner une véritable contrition de mes péchés.

La troisième : Femme, voilà votre Fils. Voilà votre Mère.


Oraison.



O Jésus, qui avez témoigné en mourant la tendresse de votre Coeur envers votre bienheureuse Mère, et qui lui avez recommandé tous vos disciples en la personne de saint Jean, mettez-moi, s'il vous plaît, sous sa protection, et donnez-moi un coeur de fils pour l'honorer. O Marie, souvenez-vous que votre Fils, étant sur l'arbre de la croix, vous a recommandé mon âme; montrez-lui que vous êtes une bonne Mère, et que vous prenez soin de mon salut. Monstra te esse matrem.


La quatrième : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous délaissé?


Oraison.



O Jésus, qui, par un excès d'amour, avez bien voulu être délaissé de votre Père, de peur d'abandonner les pécheurs, ne me délaissez point, je vous prie, à l'heure de ma mort, lorsque tout le monde m'abandonnera; vous êtes mon unique refuge, cachez-moi dans vos plaies sacrées, faites que j'y trouve ma consolation et mon salut.

La cinquième : J'ai soif!


Oraison.



O Jésus, qui avez voulu être abreuvé de fiel et de vinaigre, je vous supplie, par la brûlante soif que vous avez eue de la gloire de votre Père et de ma perfection, de réparer toutes mes froideurs passées, et d'allumer dans mon coeur un ardent désir de vous servir et de vous glorifier éternellement.

La sixième : Tout est consommé!


Oraison



O Jésus, qui avez entièrement accompli toutes les volontés de votre Père céleste, et consommé par votre mort l'ouvrage de notre rédemption, faites-moi la grâce de consommer et d'accomplir parfaitement, avant que je meure, tous les desseins que vous avez sur moi pour votre gloire et pour mon bien.

La septième : Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains.


Oraison.



O Jésus, qui avez remis votre esprit entre les mains de votre Père, avant que d'expirer, je vous supplie de recevoir le mien entre les bras de votre miséricorde au dernier soupir de ma vie; cachez-le dans le tabernacle de votre Coeur amoureux, à ce redoutable moment auquel il sera en danger de tomber dans un abîme; mettez-le à couvert dans ce divin sanctuaire, contre tous les efforts de mes ennemis; faites éclater sur moi les merveilles de votre grâce, vous qui, d'un bras tout-puissant, sauvez ceux qui espèrent en vous, gardez-moi comme la prunelle de vos yeux, contre ceux qui vous résistent et qui veulent renverser le dessein que vous avez de me sauver. Couvrez-moi de l'ombre de vos ailes contre ceux qui me persécutent.


Vie d'union à Jésus par Marie ou Vie intérieure d'une fille-de-la-sagesse, 1868, p. 297-311. »
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luernos
Sénéchal


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Date d'inscription : 27/08/2006

MessageSujet: Re: Testament spirituel de Saint Louis-Marie de Montfort   Sam 6 Déc - 15:07

6. O mon Dieu, mon souverain bien et ma dernière fin, qui m'avez commandé de vous aimer, je proteste, en votre divine présence, le vouloir faire de tout mon coeur, désirant que mon âme demeure épurée et dégagée de tout autre amour que du vôtre; je renonce de tout mon pouvoir à tout autre intérêt et ne veux désormais m'occuper que de vous, ô mon Dieu et mon tout dans le temps et l'éternité. Que je sois tout à vous et tout pour vous,comme vous êtes tout pour moi. Oh! que j'ai de regret de vous avoir aimé si tard et si peu! Sero te amavi, o pulchritudo tam antiqua, sero te amavi.


A la théologie spirituelle du § 6 par exemple de Saint Louis-Marie, on peut trouver un soubassement philosophique, "moderne" emprunté à un philosophe sulfureux pour beaucoup d'entre nous, Maurice Blondel,
et ceci, pour montrer la différence avec l'enseignement philosophique de la curaille racaille à la ratzi...
et prétendûment théologique "la nouvelle évangélisation" ici citation d'un texte de l'abbé Pierre de Cointet.

Citation :
Et parce qu'il est l'exigence de notre élan spirituel vers la transcendance, [ex nihilo] ce don ne s'accomplit
pas dans un universalisme purement horizontal, mais en visant toujours un plan supérieur à
l'immanence, même communautaire
18. Comme Blondel l'affirme :
"On aura beau ériger chaque personne ou toutes les personnes ensemble en absolu : on ne
réalisera pas leur être comme il doit l'être, [CONDAMNATION DU PERSONNALISME ]
car c'est dans un autre plan que celui de la
personnalité que réside le perfectionnement de la personne, toujours appelée à se dépasser
elle-même ou menacée de tomber au-dessous de soi" 19.
En effet, c'est dans la mesure où l'homme se déprend de lui-même qu'il peut se rendre
accueillant à ce qu'il ne peut se donner lui-même, c'est-à-dire aux valeurs transcendantes, à
l’Absolu et à une participation à la vie même de Die
u 20 :
"C'est que, écrit Blondel, le don de nature reçu par les créatures raisonnables peut devenir
le péage de leur élévation, le prix d'un don plus élevé, l'holocauste qui ne les enlève à elles-mêmes
et ne dévore leur égoïsme que pour les assimiler à une plus haute vie" 21.
Aussi comprend-on ici que l'être personnel est foncièrement don, à tous les niveaux de son
existence. L'être est don, à la fois donné et donnant :
"Il semble d'abord donné à lui-même, mais il ne peut grandir, selon son aspiration foncière,
sans reconnaître qu'il ne s'appartient pas, sans rapporter à son principe et subordonner à une
fin plus haute que lui-même sa propre nature, de manière à installer, à restituer en lui la
volonté créatrice qui l'appelle non à rester lui-même, mais à s'unir à elle, à devenir en



........................................................................................................
( Blondel souligne également que cette orientation vers un au-delà est un fondement essentiel de la vie sociale. En effet,
note-t-il, "la recherche des avantages terrestres et des biens finis, fût-elle poursuivie en commun et même en esprit de
justice, ne répond jamais de façon adéquate aux ambitions illimitées et aux illusions de l'égoïsme natif", et donc ne
saurait conduire à la paix et à la concorde
. Au contraire, comme nous l'avons déjà noté, pour Blondel la personne devient
"un principe de paix et d'union" dans la mesure où elle vise "au-dessus de ce monde, un bien infini qu'on acquiert en
l'accueillant par le don de soi-même et en le répandant autour de soi" (L'Etre et les êtres, p. 281 ; 287 ; Cf. supra, 346).
Cela vaut, par exemple, de la famille, qui, souligne Blondel, étant constituée d'êtres spirituels, n'existe que pour une fin
plus haute qu'elle-même et que la société (Cf. L'Action, t. II, p. 253-254).
.........................................................................................
(20. Nous ne pouvons ici développer ces questions. Il est bien évident que, pour Maurice Blondel, l’affirmation de Dieu et
la destinée transcendante de la personne humaine ne vont pas de soi. [CAR IL EST UN PHILOSOPHE ET NON UN THEOLOGIEN] Ces problèmes font l’objet d’études méthodiques etcritiques dans L'Action et dans la Trilogie et La Philosophie et l'Esprit Chrétien.
.........................................................................................



quelque sorte une extension de Dieu même et à participer au mystérieux dessein in quo
omnia constant" 22.
Il faut préciser ici, comme le fait Blondel, que le don de soi de l'homme ne vise pas tant à
"capter Dieu", comme si celui-ci avait besoin d'être attiré pour se donner à l'homme, mais qu'il
permet d'élargir les capacités réceptives de l'homme à la mesure (inconnaissable par nous) du don
de Dieu 23.
Blondel souligne en outre que ce don de soi permet la consolidation de notre identité
personnelle au sein même de l'union transformante avec Dieu
. En effet, en nous désappropriant de
nous-même dans un acte libre pour, en quelque manière, "échanger ce don de nature et le monde
entier contre un don infiniment supérieur, la perle précieuse de la divinité", notre être se trouve
confirmé dans sa subsistance propre puisque, dans cet échange de charité, il est à la fois respecté,
accompli dans son désir le plus fondamental et "infiniment élargi et achevé" en son être 24.

Donc le don de soi, la désappropropriation ou "expropriation" est en réalité la gratitude du donataire qui a reçu, au profit du donateur Dieu, qui a tout donné. Ce n'est pas un faux don du donataire, qui a tout reçu en fait , et qui ne peut donc rien donner - sauf des mensonges de pharisiens orgueilleux, - aux "autres" .
Il doit s'offrir en victime d'holocauste comme le dit en substance Saint Louis.

Qui est le catholique? Blondel ou Ratzinger ?

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