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 De la manière de réciter le Très Saint Rosaire

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excelsior
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MessageSujet: De la manière de réciter le Très Saint Rosaire   Dim 19 Oct - 4:00

De la manière de réciter le Très Saint Rosaire



Pureté de l'âme



[...] « Premièrement il faut que la personne qui récite le saint Rosaire soit en état de grâce ou du moins dans la résolution de sortir de son péché, parce que toute la théologie nous enseigne que les bonnes oeuvres et les prières faites en péché mortel, sont des oeuvres mortes, qui ne peuvent être agréables à Dieu ni mériter la vie éternelle... »

Réciter avec attention



[...] « Il ne suffit pas, pour bien prier, d'exprimer nos demandes par la plus excellente de toutes les manières d'oraison qui est le Rosaire, mais il faut encore y apporter une grande attention, car Dieu écoute plutôt la voix du coeur que celle de la bouche. Prier Dieu avec des distractions volontaires serait une grande irrévérence, qui rendrait nos Rosaires infructueux et nous remplirait de péchés. Comment ose-t-on demander à Dieu qu'il nous écoute, si nous ne nous écoutons pas nous-mêmes, et si, pendant que nous prions cette redoutable majesté qui fait tout trembler, nous nous arrêtions volontairement à courir après un papillon? C'est éloigner de soi la bénédiction de ce grand Seigneur et la changer dans la malédiction portée contre ceux qui font l'oeuvre de Dieu négligemment: Maledictus qui facit opus Dei negligenter (Jr 48,10)

Vous ne pouvez pas, à la vérité, réciter votre Rosaire sans avoir quelques distractions involontaires; il est même bien difficile de dire un Ave Maria sans que votre imagination toujours remuante ne vous ôte quelque chose de votre attention; mais vous pouvez le réciter sans distractions volontaires, et vous devez prendre toutes sortes de moyens pour diminuer les involontaires et fixer votre imagination. A cet effet, mettez-vous en la présence de Dieu, croyez que Dieu et sa sainte Mère vous regardent, que votre bon Ange à votre main droite prend vos Ave Maria comme autant de roses, s'ils sont bien dits, pour en faire une couronne à Jésus et à Marie, et qu'au contraire, le démon est à votre gauche et rôde autour de vous, pour dévorer vos Ave Maria et les marquer sur son livre de mort, s'ils ne sont pas dits avec attention, dévotion et modestie; surtout ne manquez pas de faire les offrandes des dizaines en l'honneur des mystères, et de vous représenter, dans l'imagination, Notre-Seigneur et sa sainte Mère dans le mystère que vous honorez. »

Combattre généreusement les distractions



« Comme il n'y a point de prière plus méritoire à l'âme et plus glorieuse à Jésus et à Marie que le Rosaire bien dit, il n'y en a point aussi qui soit plus difficile à bien dire et dans laquelle il soit plus difficile de persévérer, à cause particulièrement des distractions qui viennent comme naturellement dans la répétition si fréquente de la même prière. Lorsqu'on dit l'office de la sainte Vierge, ou les sept psaumes, ou quelques autres prières que le chapelet ou le Rosaire, le changement ou la diversité des termes dont ces prières sont conçues arrêtent l'imagination et recréent l'esprit, et par conséquent donnent facilité à l'âme pour les bien réciter. Mais dans le Rosaire, comme on y a toujours le même Pater et Ave à dire, et la même forme à garder, il est bien difficile qu'on ne s'y ennuie, qu'on ne s'y endorme et qu'on ne l'abandonne, pour prendre d'autres prières plus récréatives et moins ennuyeuses. C'est ce qui fait qu'il faut infiniment plus de dévotion pour persévérer dans la récitation du saint Rosaire que d'aucune autre prière, quand ce serait le psautier de David.
Ce qui augmente cette difficulté, c'est notre imagination, qui est si volage qu'elle n'est pas quasi un moment en repos, et la malice du démon si infatigable à nous distraire et à nous empêcher de prier. Que ne fait point ce malin esprit contre nous, tandis que nous sommes à dire notre Rosaire contre lui? Il augmente notre langueur et notre négligence naturelles. Avant de commencer notre prière, il augmente notre ennui, nos distractions et nos accablements; pendant que nous le prions, il nous accable de tous côtés, et il nous sifflera après que nous l'aurons dit avec beaucoup de peines et de distractions: "Tu n'a rien dit qui vaille; ton chapelet, ton Rosaire, ne vaut rien, tu ferais bien mieux de travailler et de faire tes affaires; tu perds ton temps à réciter tant de prières vocales sans attention; une demi-heure de méditation ou de bonne lecture vaudrait bien mieux. Demain, que tu seras moins endormi, tu prieras avec plus d'attention, remets le reste de ton Rosaire à demain"... Ne le croyez pas, cher confrère du Rosaire, et prenez courage, quoique pendant tout votre Rosaire votre imagination n'ait été remplie que d'imaginations et pensées extravagantes que vous avez tâché de chasser le mieux que vous avez pu, quand vous vous en êtes aperçu... S'il faut que vous combattiez pendant tout votre Rosaire, contre les distractions qui vous viennent, combattez vaillamment les armes au poing, c'est-à-dire en continuant votre Rosaire, quoique sans aucun goût ni consolation sensible: c'est un terrible combat, mais salutaire à l'âme fidèle. Si vous mettez les armes bas, c'est-à-dire si vous quittez votre Rosaire, vous êtes vaincu, et pour lors, le diable, comme vainqueur de votre fermeté, vous laissera en paix et vous reprochera au jour du jugement votre pusillanimité et infidélité.»

Éviter les fautes ordinaires



[...] Après avoir invoqué le Saint-Esprit, pour bien réciter votre Rosaire, mettez-vous un moment en la présence de Dieu et faites les offrandes des dizaines, comme vous verrez ci-après. Avant de commencer la dizaine, arrêtez-vous un moment, plus ou moins, selon votre loisir, pour considérer le mystère que vous célébrez par la dizaine et demandez toujours, par ce mystère et l'intercession de la sainte Vierge, une des vertus qui éclatent le plus dans ce mystère ou dont vous aurez le plus de besoin. Prenez surtout garde aux deux fautes ordinaires que font presque tous ceux qui disent le chapelet ou le Rosaire :

La première, c'est de ne prendre aucune intention en disant leur chapelet, en sorte que, si vous leur demandez pourquoi ils disent leur chapelet, ils ne sauraient vous répondre. C'est pourquoi ayez toujours en vue, en récitant votre Rosaire, quelque grâce à demander, quelque vertu à imiter, ou quelque péché à détruire.

La seconde faute qu'on commet ordinairement en récitant le saint Rosaire, c'est de n'avoir point d'autre intention, en le commençant, que de l'avoir bientôt fini. Cela vient de ce qu'on regarde le Rosaire comme une chose onéreuse, qui pèse bien fort sur les épaules lorsqu'on ne l'a pas dit; surtout quand on s'en est fait un principe de conscience, ou quand on l'a reçu par pénitence et comme malgré soi. C'est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante et ils mangent même une partie des paroles. On ne voudrait pas faire un compliment de cette manière ridicule au dernier des hommes, et on croit que Jésus et Marie en seront honorés!... Après cela, faut-il s'étonner si les plus saintes prières de la religion chrétienne restent quasi sans aucun fruit, et si, après mille et dix mille Rosaires récités, on n'en est pas plus saint? Arrêtez, cher confrère du Rosaire, votre précipitation naturelle, en récitant votre Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de l'Ave, et une plus petite après les paroles du Pater et de l'Ave que j'ai marquées par une croix ci-après.

Notre Père qui êtes aux cieux + que votre nom soit sanctifié + que votre règne arrive + que votre volonté soit faite + sur la terre comme au ciel +. Donnez-nous aujourd'hui + notre pain quotidien + et nous pardonnez nos offenses + comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés + et ne nous laissez point tomber dans la tentation + mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il +.

Je vous salue, Marie, pleine de grâce + le Seigneur est avec vous + vous êtes bénie entre toutes les femmes + et béni est le fruit de votre ventre, Jésus +. Sainte Marie, Mère de Dieu + priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant + et à l'heure de notre mort. Ainsi soit- il +
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excelsior
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MessageSujet: Re: De la manière de réciter le Très Saint Rosaire   Dim 19 Oct - 4:07

Réciter avec modestie



[...] « J'ajoute qu'il faut réciter le saint Rosaire avec modestie, c'est-à-dire, autant qu'on peut, à genoux, les mains jointes, le rosaire en mains. Si cependant on est malade, on peut le dire en son lit; si on est en voyage, on peut le dire en marchant; si pour quelques infirmités on ne peut être à genoux, on peut le dire debout ou assis. On peut même le réciter en travaillant, lorsqu'on ne peut pas quitter son travail, pour satisfaire aux devoirs de sa profession, car le travail manuel n'est pas toujours contraire à la prière vocale. J'avoue que notre âme étant limitée dans son opération, quand elle est attentive au travail des mains, elle en est moins attentive aux opérations de l'esprit, telle qu'est la prière; mais cependant, dans la nécessité, cette prière a son prix devant la sainte Vierge, qui récompense plus la bonne volonté que l'action extérieure. »

Réciter avec foi, humilité et confiance



[...] « Oportet: il faut, il est nécessaire semper orare, toujours prier, et non deficere, ne point cesser de prier.

Si vous voulez, cher confrère, vivre à la mode, et vous damner à la mode, c'est-à-dire de temps en temps tomber dans le péché mortel, et puis aller à confesse, éviter les péchés grossiers et criants, et conserver les honnêtes, il n'est pas nécessaire que vous fassiez tant de prières, que vous disiez tant de Rosaires; une petite prière le matin et le soir, quelques chapelets donnés en pénitences, quelques dizaines d'Ave Maria sur un chapelet à la cavalière, quand la fantaisie vous en prend, il n'en faut pas davantage pour vivre en honnête homme. Si vous en faisiez moins, vous approcheriez du libertinage; si vous en faites plus, vous approcheriez de la singularité et de la bigoterie.

Mais si, comme un vrai chrétien qui veut se sauver en vérité et marcher sur les traces des saints, vous voulez ne point tomber du tout en péché mortel, rompre tous les pièges et éteindre tous les traits enflammés du diable, il faut que vous priiez toujours comme a enseigné et ordonné Jésus-Christ. Ainsi, il faut pour le moins que vous disiez votre Rosaire tous les jours ou quelques prières équivalents. Je dis encore pour le moins, car ce sera tout ce que vous pourrez faire avec votre Rosaire, tous les jours, que d'éviter tous les péchés mortels et de vaincre toutes les tentations, au milieu des torrents d'iniquité du monde, qui emportent souvent les plus assurés; au milieu des ténèbres épaisses qui aveuglent souvent les plus éclairés, au milieu des esprits malins qui, étant plus expérimentés que jamais, et ayant moins de temps à tenter, tentent avec plus de finesse et de succès. Oh! quelle merveille de la grâce du saint Rosaire, si vous échappez au monde, au diable et à la chair et au péché et vous sauvez dans le ciel!

[...] Il faut réciter le Rosaire avec foi, selon les paroles de Jésus-Christ: Credite quia accipietis et fiet vobis. Croyez que vous recevrez de Dieu ce que vous lui demandez, et il vous exaucera.

Il faut prier avec humilité, comme le publicain; il était à deux genoux à terre, et non un genou en l'air ou sur un banc comme les orgueilleux mondains; il était au bas de l'église et non dans le sanctuaire comme le pharisien; il avait les yeux baissés vers la terre, n'osant regarder le ciel, et non la tête levée regardant çà et là comme le pharisien; il frappait sa poitrine, se confessant pécheur et demandant pardon: Propitius este mihi peccatori (Luc 18,13) et non pas comme le pharisien, qui méprisait les autres dans ses prières. Gardez-vous de l'orgueilleuse prière du pharisien qui le rendit plus endurci et plus maudit; mais imitez l'humilité du publicain dans sa prière qui lui obtient la rémission de ses péchés. Prenez bien garde de donner dans l'extraordinaire et de demander et de désirer même des connaissances extraordinaires, des visions, des révélations et autres grâces miraculeuses que Dieu quelquefois a communiquées à quelques saints dans la récitation de leur chapelet et Rosaire. "Sola fides sufficit": la foi seule suffit présentement que l'Evangile et toutes les dévotions et pratiques de piété sont suffisamment établis. N'omettez jamais la moindre partie de votre Rosaire dans vos sécheresses, dégoûts et délaissement intérieurs; ce serait une marque d'orgueil et d'infidélité; mais comme un brave champion de Jésus et Marie, sans rien voir, sentir, ni goûter, dites tout sèchement votre Pater et Ave, en regardant le mieux que vous pourrez les mystères. Ne désirez point le bonbon et les confitures des enfants pour manger votre pain quotidien; mais pour imiter Jésus- Christ plus parfaitement dans son agonie, prolongez quelquefois votre Rosaire, lorsque vous sentirez plus de peine à le réciter: "Factus in agonia prolixius orabat" (Lc 22,43), afin qu'on puisse dire de vous ce qui est dit de Jésus-Christ, lorsqu'il était dans l'agonie de la prière: Il priait encore plus longtemps.

[...] Priez avec beaucoup de confiance, laquelle est fondée sur la bonté et libéralité infinies de Dieu et sur les promesses de Jésus-Christ. Dieu est une source d'eau vive qui coule incessamment dans le coeur de ceux qui prient. Jésus-Christ est la mamelle du Père éternel toute pleine du lait de la grâce et de la vérité. Le plus grand désir qu'ait le Père éternel à notre égard, c'est de nous communiquer les eaux salutaires de sa grâce et de sa miséricorde... »

Réciter avec persévérance



[...] « Il n'y aura que celui qui persévérera à demander, à chercher et à frapper, qui recevra, qui trouvera et qui entrera. Il ne suffit pas de demander quelques grâces à Dieu pendant un mois, un an, dix ans, vingt ans; il ne faut point s'ennuyer, et non deficere, il faut la demander jusqu'à la mort et être résolu ou à obtenir ce qu'on lui demande pour son salut ou à mourir, et mêne il faut joindre la mort avec la persévérance dans la prière et la confiance en Dieu et dire: Etiam si occident me, sperabo in eum: Quand il devrait me tuer, j'espérerais en lui et de lui ce que je lui demande... »

[...] « Pour vous prémunir contre les attaques, non pas tant des hérétiques et des libertins déclarés que des honnêtes gens selon le monde, et des personnes même dévotes à qui cette pratique ne revient pas, je veux vous rapporter ici simplement une petite partie de ce qu'ils pensent et disent tous les jours.

Quid vult seminiverbius ille? Venite, opprimamus eum, contrarius est enim, etc.: Que veut dire ce grand diseur de chapelets et de Rosaires, qu'est-ce qu'il marmotte toujours? quelle fainéantise! il ne fait rien autre chose que chapeleter, il ferait bien mieux de travailler, sans s'amuser à tant de bigoteries. Vraiment oui!.... Il ne faut que dire son Rosaire, et les alouettes toutes rôties tomberont du ciel; le Rosaire nous apportera bien de quoi dîner. Le bon Dieu dit: Aide-toi, je t'aiderai. Pourquoi aller s'embarrasser de tant de prières? Brevis oratio penetrat coelos; un Pater et un Ave bien dits suffisent. Le bon Dieu ne nous a point commandé le chapelet ni le Rosaire; cela est bon, c'est une bonne chose quand on a le temps, mais on n'en sera pas moins sauvé pour cela. Combien de saints qui ne l'ont jamais dit? Il y a des gens qui jugent tout le monde à leur aune, il y a des indiscrets qui portent tout à l'extrémité, il y a des scrupuleux qui mettent du péché où il n'y en a point, ils disent que tous ceux qui ne diront pas leur Rosaire seront damnés. Dire son chapelet, cela est bon pour les femmelettes, ignorantes, qui ne savent pas lire. Dire son Rosaire? Vaut-il pas mieux dire l'Office de la sainte Vierge ou réciter les sept psaumes? Y a-t-il rien de si beau que ces psaumes que le Saint-Esprit a dictés? Vous entreprenez de dire votre Rosaire tous les jours; feu de paille que tout cela, cela ne durera pas longtemps; ne vaut-il pas mieux en prendre moins et y être plus fidèle? Allez, mon cher ami, croyez-moi, faites bien votre prière soir et matin et travaillez pour Dieu pendant la journée, Dieu ne vous demande pas davantage. Si vous n'aviez pas, comme vous avez, votre vie à gagner, encore passe, vous pourriez vous engager à dire votre Rosaire; vous pouvez le dire les dimanches et fêtes à votre loisir, mais non pas les jours ouvriers, il vous faut travailler. Quoi! avoir un si grand chapelet de bonne femme! J'en ai vu d'une dizaine, il vaut autant qu'un de quinze dizaines. Quoi! porter le chapelet à la ceinture, quelle bigoterie; je vous conseille de le mettre à votre cou, comme font les Espagnols; ce sont de grands diseurs de chapelets, ils portent un grand chapelet d'une main, tandis qu'ils ont dans l'autre une dague pour donner un coup de traître. Laissez là, laissez là ces dévotions extérieures, la vraie dévotion est dans le coeur, etc.

Plusieurs habiles gens et grands docteurs, mais esprits forts et orgueilleux, ne vous conseilleront guère le saint Rosaire; ils vous porteront plutôt à réciter les sept psaumes pénitentiaux ou quelques autres prières que celle-là. Si quelque bon confesseur vous a donné en pénitence un Rosaire à dire pendant quinze jours ou un mois, vous n'avez qu'à aller à confesse à quelqu'un de ces messieurs, pour que votre pénitence vous soit changée en quelques autres prières, jeûnes, messes ou aumônes. Si vous consultez même quelques personnes d'oraison, qu'il y a dans le monde, comme elles ne connaissent point par leur expérience l'excellence du Rosaire, non seulement elles ne le conseillerons pas à personne, mais elles en détourneront les autres pour les appliquer à la contemplation, comme si le Rosaire et la contemplation étaient incompatibles, comme si tant de saints qui ont été dévots au Rosaire n'avaient pas été dans la plus sublime contemplation. Vos ennemis domestiques vous attaqueront d'autant plus cruellement que vous êtes plus uni avec eux. Je veux dire les puissances de votre âme et les sens de votre corps, les distractions de l'esprit, les ennuis de la volonté, les sécheresses du coeur, les accablements et les maladies du corps, tout cela, de concert avec les malins esprits qui s'y mêleront, vous crieront: Quitte ton Rosaire, c'est lui qui te fait mal à la tête; quitte ton Rosaire, il n'y a point d'obligation sous peine de péché; n'en dis du moins qu'une partie, tes peines sont une marque que Dieu ne veut pas que tu le dises, tu le diras demain quand tu seras mieux disposé, etc.

150. Enfin, mon cher frère, le Rosaire quotidien a tant d'ennemis que je regarde comme une des plus signalées faveurs de Dieu que la grâce d'y persévérer jusqu'à la mort. Persévérez-y et vous aurez la couronne admirable qui est préparée dans les cieux à votre fidélité: Esto fidelis usque ad mortem et dabo tibi coronam (Ap 2,10) ». (Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Le Secret Admirable du Très Saint Rosaire pour se convertir et se sauver)
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