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 la petite secte dans la grande secte !

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luernos
Sénéchal
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Date d'inscription : 27/08/2006

MessageSujet: la petite secte dans la grande secte !   Sam 6 Sep - 16:05

voici une analyse intéressante tirée du site "liberté politique" des phénomènes sociologiques que sont la grande secte babélienne et la petite secte tradi. Cet auteur a une analyse strictement de sciences humaines, il ne peut pas faire la synthèse avec la théologie et l'histoire de l'Eglise ou la métaphysique, mais il apporte une preuve expérimentalement sociale du fait que la secte Babélienne est une secte ! (cité sur le FC)
Benoît XVI, l’intégrisme et l’œcuménisme
Jean Marensin

Deux mois avant la visite de Benoît XVI en France, le chroniqueur religieux du journal Le Monde, dans un article intitulé « Le pape Benoît XVI et ses intégristes » [1], mettait en garde à mots couverts le successeur de Pierre contre la tentation de trop concéder aux partisans de la messe traditionnelle en vue de les réintégrer pleinement dans la communion de l’Église.

Un accord avec eux serait selon lui « le triomphe posthume de Mgr Lefebvre », la victoire de ses partisans dans « la guerre d’usure » qu’ils mènent depuis trente ans contre le Concile.

Bien que le sectarisme d’Écône rende encore un accord définitif difficile, Henri Tincq ne souhaite apparemment pas que de nouvelles concessions, comme par exemple la reconnaissance d’un statut de « prélature nullius » indépendante des évêques, analogue à celui des jésuites ou de l’Opus Dei, leur soient faites. Une crainte qui reflète sans doute celle de l’épiscopat, réticent depuis l’origine de l’Église devant les structures parallèles [2].

Mais plus que ces concessions elles-mêmes, notre chroniqueur semble craindre surtout le principe même d’un accord : un accord qui, selon lui invaliderait « le cap fixé » il y a quarante ans, remettrait en cause « les acquis » non point sociaux mais ecclésiaux de toutes ces années qui ont suivi le concile de Vatican II.

Ne reculant devant aucun schéma facile, il voit dans la perspective d’un tel accord le risque d’un retour à « une Église autoritaire et fermée ».

« La liturgie, dit-il, est toujours l’expression d’une foi » et elle « ne peut être dissociée de la doctrine » : formule brillante (la forme ne se sépare pas du fond, etc.) mais contestable : les prêtres de la Résistance, les missionnaires des années cinquante poussant à la décolonisation, qui célébraient selon le rite de saint Pie V, étaient-ils des obscurantistes fermés au monde ? Qui a d’ailleurs jamais dit que l’Église avait, avec la réforme liturgique, « changé de doctrine » ?

Des deux côtés, un même repli sectaire

Que propose donc le chroniqueur ? Rien, sinon qu’on ne fasse aucune concession aux « tradis », qu’on les laisse mariner dans leur marginalité — une marginalité pourtant toute relative puisqu’ils représentent aujourd’hui près de 10 % [ pas 3O % ? ] (des vocations sacerdotales en France. Bien que cela ne soit pas dit explicitement, il propose qu’on les laisse dépérir. Alors même que, par une autocritique à peine voilée, il reconnaît dans le même article que ces groupes représentent plus qu’« un folklore désuet voué aux poubelles de l’histoire ». Alors même que tout esprit lucide se demandera si l’Église officielle ne risque pas de dépérir aussi vite qu’eux.

Dans cette attitude un peu courte, on ne manquera pas de reconnaître, au moins autant que celle de l’auteur, l’opinion de cette partie de l’épiscopat français qui traîne aujourd’hui obstinément les pieds pour appliquer le motu proprio de juillet 2007. Une attitude qui reflète bien cette autre forme de repli que représente la vie d’une paroisse moyenne, moyennement conciliaire, moyennement dynamique où, au travers du ronron des œuvres, du zèle des « laïcs engagés », les nouvelles pratiques « pastorales » ont développé un esprit « communautaire » où le souci de l’unité se confond trop souvent avec le rejet de toute dissidence au modèle sociologique imposé, où l’autocélébration d’une assemblée supposée chaude et fraternelle se substitue à la nécessaire conscience d’appartenir à une Église à la fois universelle et transhistorique, où l’on est pour faire bref plus « catho » (avec toutes les limites sociologiques que porte ce mot ) que catholique. [c'est ce que j'ai indiqué à EA, la religion démocratique se fonde sur l'appartenance au groupe donc à l'obéissance au gourou. Tandis que la religion religiseuement incorrecte et politiquement incorrecte qu'est le Catholicisme est un corps étranger à la démocratie est la méprise ! ]

Ceux -là se croient ouverts et refusent les « tradis » supposés fermés. Concédons que ces derniers le sont en effet, mais est-ce par l’ostracisme qu’on les fera évoluer ? Et qui ne voit dans le mépris des supposés conciliaires un autre forme de sectarisme ? « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère. Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » (Mt 7, 3). [et qui ne voit dans le mépris insultant des tradis pour les pseudos sédévacs la preuve qu'ils ne sont que la petite secte de leur grande soeur la secte de ratzi ? ]

Une ouverture incomprise

Ce que ne savent pas ces catholiques « conciliaires » qui, à la différence des traditionnalistes, portent haut la conscience d’être, eux, « ouverts au monde », c’est à quel point les « gens du dehors », agnostiques ou mal croyants, peu familiers en tous cas des sacristies (ce qu’assurément H. Tincq n’est pas) trouvent ridicule qu’une institution aujourd’hui menacée dans sa survie (si on se réfère aux indicateurs chiffrés : effectif de prêtres, baptêmes, enfants catéchisés, etc.) lol! lol!

fasse tant de difficultés pour accueillir le renfort de prêtres dont on peut certes contester le style mais qui néanmoins proclament le même Credo, reconnaissent le même pape et sont animés du même esprit de sacrifice. Vu du dehors, le repli sectaire n’est peut-être pas où on croit ! Vu du « monde », du vrai, les catholiques conciliaires se croyant modernes critiquant les traditionnalistes, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité !

Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement d’ajouter des effectifs. Nul doute que, selon la logique même de l’Évangile, la réconciliation porte en germe une fécondité intrinsèque considérable.

Le journaliste va plus loin : il ne comprend pas que ce pape qui dialogue avec Habermas, fraternise avec Hans Küng, prie dans une mosquée et visite des synagogues soit le même qui veut s’entendre avec les traditionnalistes. Encore le reflet de l’atmosphère confinée de nos paroisses de base où on en reste à une logique binaire : les Poldèves, les musulmans, les protestants d’un côté : la bonne ouverture, les traditionnalistes de l’autre : la mauvaise.

Ces gens là ont du mal comprendre que le même souci d’unité qui commande l’ouverture aux autres religions, spécialement aux chrétiens séparés, commande d’abord la pacification interne à l’Église catholique.
[analyse strictement politique et sociologique qui plairait à la Secte d'ailleurs] Que la logique d’un pape qui peut à la fois écrire des encycliques hautement intellectuelles et jugées modernes, et préférer une liturgie proche de la tradition échappe, comment s’en étonner de qui n’a pas l’envergure suffisante pour embrasser tout cela ensemble ? rendeer

Différentes formes intégrismes

En opposant l’ouverture au « monde » (et singulièrement aux autres confessions) et la main tendue aux gens de la tradition, on néglige ce fait majeur que le dialogue œcuménique, loin d’être un pas vers les audacieux, comme l’imaginent les catholiques de base toujours si complexés par rapport à ce qui n’est pas eux, est aussi pour l’essentiel une tentative de réconciliation avec différentes formes d’« intégrisme ». Si les disciples de Mgr Lefebvre ont arrêté les compteurs au XVIe siècle, les orthodoxes ne les ont-ils pas arrêtés au XIe ? Et les Poldèves ? Ne sont-ils pas les héritiers de la secte pharisienne, crispée sur le judaïsme légaliste du Ier siècle ? On connaît le caractère rigide et, si l’on peut dire, intrinsèquement traditionnaliste de l’islam.

Reste le protestantisme qui semble à nos catholiques conciliaires plus « éclairé ». Mais lui aussi résulte d’une fixation, à la sola scriptura. Facteur de progrès dira-t-on ? Pas toujours. Pas dans le cas de la partie aujourd’hui la plus vivante de la Réforme : le mouvement évangélique. Que reste-t-il en effet de la partie moderne et libérale du protestantisme avec l’ordination des femmes et des homosexuels, parallèle à la défection massive des fidèles dans l’anglicanisme ou la progressive perte d’identité (autre que sociologique) du calvinisme français ? Les évangéliques, seuls en expansion, adeptes du créationnisme fixiste, n’apparaissent pas comme des gens particulièrement modernes.

Ils le seraient tout compte fait plutôt moins que nos traditionnalistes catholiques dont la deuxième bible est la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin, un texte dont l’étude, même si elle peut être jugée insuffisante, n’a jamais rendu stupide, et que l’Église n’a, à notre connaissance, jamais désavoué. En recherchant avec ces derniers les voies de la réconciliation, le pape Benoît XVI ne s’éloigne pas tant qu’on croit de l’œcuménisme prôné par le concile Vatican II.
[analyse purement sociologique et fausse théologiquement bien sûr car provenant d'un auteur non spécialiste, mais de bonne foi! ]
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luernos
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MessageSujet: Re: la petite secte dans la grande secte !   Dim 7 Sep - 16:37

Alors qu'EA affirme sans cesse sur son forum que personne n'est capable de prouver que la Secte Occupante Romaine serait hérétique, la vox populi qui pense sur les médias généraux et blogs multiples et variés,
le proclament avec une sincérité et un esprit droit qui tranchent............Twisted Evil

Citation :
Publié par Caroline Fourest sur septembre 4, 2008

L’intégrisme catholique existe bel et bien, il continue à se développer, toléré puis protégé par la hiérarchie catholique et le pape, Benoît XVI.
Avec le talent qu’on leur connaît, les deux auteures ont mis leurs plumes au service d’un écrit soigné et fort utile. Le lecteur apprend à mieux appréhender la réalité des différents courants ultra-réactionnaires organisés et à comprendre pourquoi et comment s’est mis en place l’institutionnalisation et l’adoubement de ces entités par Joseph Ratzinger !
Toute l’hypocrisie de ce nouveau pape est dévoilée notamment quand il condamne par exemple la pédophilie pratiquée par de nombreux prêtres.
Les abus sexuels et les viols pratiqués par des légionnaires du christ et notamment le fondateur de la légion, Marcial Maciel ont été niés, voire cachés par la hiérarchie ….et quand il fut impossible de continuer à fermer les yeux, le Vatican a dénoncé ces pratiques mais « cela n’empêche pas l’Eglise de laisser la Légion continuer à diriger des écoles, des centres de formation et des activités pour la jeunesse aux quatre coins du monde. »!?
Comme à leur habitude , les deux auteures travaillent avec rigueur et refusent de cautionner des idées erronées.
Il est faux d’affirmer que tel ancien ministre ou ministre actuel est membre de l’Opus Déi… Très peu de responsables politiques appartiennent à cette secte dans l’Eglise, ce qui n’empêche pas ces militants ultra réactionnaires de soutenir directement ou indirectement l’action de « l’Oeuvre »! :
« La plupart des personnalités associées à l’Oeuvre sont en fait des personnalités ayant accepté de donner des conférences dans ses cercles de réflexion ou dans ses universités, comme Jean – Pierre Raffarin ou Xavier Lemoine, maire de Montfermeil. Ces personnages de font pas partie de l’Opus Déi, mais leur présence en dit long sur l’institutionnalisation grandissante de l’organisation, y compris en France. »

Ces oeuvres ne sont pas extrêmes ou extérieures à l’Eglise, elles « font parie intégrante de la reconquête intégriste [réactionnaire donc révolutionnaire... ]voulue par le Pape »
Les traditionnalistes excommuniés par Jean Paul II vont rentrer peu pas peu dans le rang, non en faisant pénitence mais comme des « gagnants gagnants »:
Ils vont pouvoir dire la messe comme ils l’entendent et la plupart de leurs idées vont être reprises officiellement par l’Eglise!
Ils sont tous vraiment, chacun à leur façon les nouveaux soldats de pape ayant une mission bien claire: aider à la reconquête et effacer les dernières scories de Vatican II…
Quant aux irréductibles organisés dans la Fraternité Saint Pie-X , ils n’attendent que l’occasion pour rallier la cause du Pape, il suffira que Ratzinger transforme les modernistes en dissidents et en revienne au temps béni où clairement, sans faux semblant ni fioriture, l’Eglise, toute puissante poursuivait sa croisade en défense de la vraie foi!

A la veille de la venue du Pape, reçue officiellement par un gouvernement qui se prépare à réviser la loi de séparation des églises et de l’Etat, ce livre est le bienvenu :
Il montre et démontre que les opusiens, les légionnaires et les traditionnalistes ralliés « incarnent la ligne officielle.Et même sa nouvelle garde ».’

Jean-François CHALOT

En outre ces personnages perçoivent bien les phénomènes sociaux et faute de formation théologique et compte -tende leurs a priori philosophiques, ils ne savent pas remonter aux causes. Mais ils distinguent bien un b16 comme un parfait réactionnaire et moteur de la Révolution , et comme un conservateur-libéral bushiste pourri !
une secte moderne postérieur à 1962, et une Eglise Catholique infâme d'obscurantisme, ignoble de fanatisme, infecte de haine du genre humain, et démente...

Mais c'est ainsi que ce qui est fou pour le monde est sagesse pour Dieu.
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