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 "ammour" et "foi"hyper-modernistes

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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   Lun 14 Juil - 11:14

Françoise Doltovitch inspire le clergé qui pense depuis trente ans; son apport a rendu hyper-moderniste, le modernisme dénoncé par Saint Pie X, qui cantonnait la foi à un sentiment affectif.
La Doltovitch fait reposer le sentiment "croyant" sur une explication prétendument scientifique, qui fonde donc la nouvelle infaillibilité hyper-moderniste d'autant plus sauvage qu'elle est non-dite.

Voici une recension :

Citation :
Un quart de siècle après la publication des deux tomes de L’Évangile au risque de la psychanalyse (éd. du Seuil ), ces entretiens devenus très célèbres entre Françoise Dolto et le psychanalyste Gérard Séverin demeurent d’une prémonition, d’une richesse et d’une audace exceptionnelles. Pour Dolto, non seulement la psychanalyse ne contrarie pas un accès à la spiritualité, mais elle en constitue un passage obligé.


Dans la première série d’entretiens, Françoise Dolto - qui était, rappelons-le, une freudienne convaincue, amie de Jacques Lacan - déclare sans hésiter : “Jésus enseigne le désir et y entraîne.” Deux ans plus tard, dans un texte complémentaire intitulé La foi au risque de l’Évangile, Gérard Séverin l’interpelle : “On vous reprochera d’être tantôt freudienne, tantôt croyante. Freud était athée, en effet.” Dolto répond : “Heureusement ! Sinon il n’aurait jamais découvert comment se structure un être ni comment s’exprime la dynamique sexuelle, laquelle est justement une manifestation du désir."

Un peu plus tard, elle s’explique : “C’est parce que Freud est sorti du giron de sa religion, [ MAIS LAQUELLE ? ] , ]parce qu’il se sentait fils spirituel de la Grèce humaniste, parce qu’il était phobique de Rome la catholique (c’est-à-dire qu’il ressentait inhibition et angoisse en pensant à Rome), qu’il a découvert la psychanalyse : jamais il n’aurait fait cette invention s’il avait accepté les réponses toutes prêtes de sa religion et de la science médicale pour expliquer l’être humain. ”Pour Françoise Dolto, la psychanalyse est l’enfant d’un Occident “judéo-hélléno-latino-chrétien” et Freud n’a pu l’inventer qu’en quittant sa religion, qui ne répondait pas à la question de Dieu comme il se la posait.

“Et les religions chrétiennes, demande Séverin, y répondent-elles ?

- Pas plus que les autres, répond Dolto. Les religions, à mon sens, pervertissent le désir profond de l’être humain en codifiant une morale qui n’a rien à voir avec l’Évangile.”

Elle-même s’est vite rendu compte que si elle s’était contentée des réponses religieuses à l’angoisse, jamais elle n’aurait étudié la psychanalyse : “Je recevais des solutions doloristes, masochistes, me demandant de m’identifier à Jésus pantelant sur la croix... Je n’aurais pas cherché l’origine de la guerre intérieure qui crée l’angoisse et fige la communication.”

Évidemment, Françoise Dolto distingue radicalement l’institution religieuse du fond essentiel du sentiment religieux qui, selon elle, habite tout être humain. Cherchant à définit ce “fond” essentiel, elle dit : “Là où il y a mouvement ou possibilité de mouvement, là il y a de l’amour. S’il y a mouvement du corps, du cœur, de l’intelligence qui cherchent, c’est qu’il y a liberté et place. Si nous bougeons, c’est que nous avons foi en nos déplacements vers tous ceux qui nous entourent, nous donnent des moyens dynamiques de mouvement, soit qu’ils aient besoin de nous, soit que nous ayons besoin d’eux... Nos rencontres sont dues à des différences de niveau qui créent un courant, un mouvement d’amour. L’être humain est un être religieux de nature : il désire entrer en relation. L’essentiel de sa communication, c’est l’amour. Pour moi, Dieu et les autres ne sont séparables.” Gérard Séverin, qui ne se départit pas de son rôle d’empêcheur de tourner en rond, rétorque : “Cette dynamique nous emmène partout, mais elle ne mène nulle part !”

Alors, Dolto, goguenarde : “ Cette dynamique du désir, c’est Dieu. Dieu n’est pas un superbe bouche-trou qui rendrait clos notre monde et nous y ferait voyager sans but. Dieu est un aspirateur, permettez-moi le mot. Nous sommes aspirés vers un ailleurs, vers Lui.

Pour moi, ce n’est pas aller “nulle part”.


Nous avons besoin des autres, et réciproquement, nous devons avoir des relations, c'est d'une banalité sans nom !
Mais cela ,c'est l'Amour, c'est l'Evangile, c'est la foi universelle.
Voilà les maîtres à penser scientistes de la fin du 20° siècle et qui ont complété les maîtres à penser romantiques de la fin du 19° siècle.

En conséquence, si le Magistère Ordinaire et Universel est réellement infaillible à l'intérieur de sa petite institution romaine ringarde, c'est bien grâce à l'infaillibilité de ces maîtres à penser là. Mais leur infaillibilité est réelle, elle et non un sujet à arguties au fond des sacristies d'un poignée de marginaux! une infaillibilité scientifique et qui confirme en outre l'intuition si riche du sentiment si sincère et si authentique et si atypique...
Voilà pourquoi Ratzinger fait comme si le Syllabus était caduc, et que Pascendi est devenu sans objet comme totalement obsolète. Or les actes sont supérieurs aux paroles verbales qui se borneraient à dire des paroles blessantes pour les naïfs: Pascendi et Syllabus sont abrogés !

là pourquoi l'abbé Duigou écrit une vie de Jésus exaltant la Liberté !
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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: Re: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   Sam 18 Oct - 1:08

La faute que commet un catholique, contre Dieu, est comprise et donc dégradée aujourd'hui, selon la vulgate moderniste, en une faute que commettrait ce catholique contre nous-même !

Contrairement à cette jurisprudence moderniste, ou cette herméneutique de la continuité moderniste, nous avons l'Enseignement des Pères de l'Eglise qui expliquent les paroles de NSJC:

( Mt, 18, 15)
S. Chrys. (hom. 60.) Le Sauveur s’était exprimé avec force contre les auteurs du scandale, et avait rempli leur âme d’une vive crainte ; mais il veut empêcher aussi ceux à qui le scandale était donné, tout en évitant une faute, de tomber dans une autre, c’est-à-dire dans la négligence ; car en s’imaginant qu’on doit avoir pour eux toute sorte d’égards, ils pourraient se laisser facilement dominer par l’orgueil ; il étouffe donc ces sentiments dans leur âme, et leur fait un devoir de reprendre leur frère lorsqu’il est en faute : " Si votre frère pèche contre vous, " etc. — S. Aug. (serm. 16 sur les par. du Seig.) Notre-Seigneur nous recommande de ne pas rester indifférents aux péchés les uns des autres, en cherchant non pas précisément à reprendre, mais à corriger ; car c’est l’amour qui doit inspirer la correction, et non pas le désir de faire de la peine. Mais si vous négligez ce devoir, vous devenez plus coupable que celui qui avait besoin de correction ; il vous avait offensé, et il s’était par là même profondément blessé ; mais vous méprisez cette blessure de votre frère, et vous êtes plus coupable par votre silence qu’il ne l’est par l’outrage qu’il vous a fait. — S. Aug. (Cité de Dieu, 1, 9.) Souvent, en effet, on dissimule d’une manière coupable la vérité, en négligeant d’instruire ou d’avertir, quelquefois de reprendre et de corriger ceux qui font mal, soit qu’on recule devant la difficulté, soit qu’on veuille éviter leur inimitié, dans la crainte qu’ils ne cherchent à nous traverser ou à nous nuire dans la jouissance de ces biens temporels que notre cupidité désire encore trop vivement acquérir, ou que notre faiblesse redoute de se voir enlever. Mais si nous nous abstenons du devoir de la réprimande et de la correction à l’égard de ceux qui font mal, soit parce que nous attendons une occasion plus favorable, soit parce que nous avons obtenu ainsi qu’ils ne deviennent plus mauvais, ou qu’ils ne nous empêchent de former les autres chrétiens faibles à une vie vertueuse et fervente, et ne les influencent pour les détourner de la foi, alors ce n’est plus par un motif de cupidité, mais par un principe de charité que nous agissons. Or, ceux qui sont placés à la tête des églises pour les diriger, ont une obligation bien plus rigoureuse de ne point négliger le devoir de la correction ; et, toutefois, lors même qu’on ne serait pas à la tête des autres, dès lors qu’on leur est uni par les relations ordinaires de la vie, et que l’on remarque en eux bien des choses qu’il faut reprendre ou corriger, on n’est pas entièrement exempt de faute lorsqu’on néglige de le faire, parce qu’on veut éviter de les offenser dans la crainte d’être troublé dans la jouissance des biens de cette vie qu’on possède légitimement, mais pour lesquels on éprouve un attachement beaucoup trop vif.


S. Chrys. (hom. 60.) Remarquons que quelquefois Notre-Seigneur amène celui qui a été l’auteur de l’offense à celui qu’il a offensé, par exemple, lorsqu’il dit : " Si vous vous rappelez que votre frère a quelque chose contre vous, allez vous réconcilier avec votre frère, " et que d’autres fois il ordonne à celui qui a été offensé de pardonner à son prochain, comme dans ces paroles : " Pardonnez-nous nos offenses, comme nous les pardonnons, " etc. Ici il nous propose un nouveau mode de réconciliation, il conduit celui qui a reçu l’offense à celui qui l’a faite ; il prévoit, en effet, que celui qui a commis l’injustice, ne viendrait pas facilement excuser sa conduite, retenu qu’il serait par la honte ; il lui amène donc celui qui a souffert l’offense, et ce n’est pas de sa part une simple démarche qu’il veut ici, mais il demande la réparation du mal qui a été fait : " Allez et reprenez-le. " — Ran, Il ne commande pas de pardonner indistinctement à tout homme qui pèche, mais à celui qui est disposé à écouter, c’est-à-dire à obéir et à faire pénitence, afin que le pardon ne soit pas trop difficile, ou que l’indulgence ne soit excessive. — S. Chrys. (hom. 60.) Il ne dit pas : Accusez, faites de vifs reproches, tirez vengeance ; mais : " Reprenez-le, " c’est-à-dire rappelez-lui sa faute, dites-lui ce qu’il vous a fait souffrir. Pour lui, il est plongé dans sa colère comme dans un profond sommeil causé par l’ivresse, il faut donc que vous qui êtes affranchi de cette infirmité, vous alliez trouver celui qui est malade.

S. Jér. Il faut vous rappeler cependant, que si votre frère a péché contre vous, et vous a offensé de quelque manière que ce soit, non-seulement vous avez le pouvoir, mais vous êtes dans l’obligation de lui pardonner ; car il nous est commandé de remettre leurs dettes à ceux qui nous doivent. C’est pourquoi Notre-Seigneur nous dit ici " Si votre frère a péché contre vous. " S’il a péché contre Dieu (cf. 1 R 2, 25), il n’est pas en notre pouvoir de lui pardonner ; mais nous, au contraire, nous sommes pleins d’indulgence pour les offenses commises contre Dieu, et remplis d’animosité pour venger celles qui s’adressent à nous. — S. Chrys. (hom. 60.) C’est à celui qui a reçu l’injure, et non pas à un autre, que Notre-Seigneur impose le devoir de la correction, car celui qui a commis l’offense est disposé à recevoir plus facilement de sa part la réprimande, surtout lorsqu’elle se fait sans témoin ; et rien n’est plus propre à l’apaiser que de voir celui qui avait le droit d’exiger une réparation sévère, montrer tant de zèle pour son salut. — S. Aug. (serm. 16 sur les par. du Seig.) Lors donc qu’un de nos frères pèche contre nous, montrons-nous empressés, non pas de défendre nos droits (car rien n’est plus glorieux que d’oublier une offense), mais d’oublier l’injure qui nous est faite, sans oublier la blessure qu’elle a faite à notre frère. Reprenez-le donc entre vous et lui, en ne vous appliquant qu’à le corriger et en ménageant sa honte. Car il pourrait arriver que sous l’impression de ce sentiment, il entreprit de justifier la faute qu’il a commise, et ainsi en voulant le corriger, vous le rendriez plus coupable. — S. Jér. Il faut reprendre votre frère en secret, de peur que, s’il vient à perdre tout sentiment de honte et de crainte, il ne persévère dans son péché.

S. Aug. (serm. 16), etc. L’Apôtre nous fait cette recommandation : " Reprenez devant tout le monde le pécheur scandaleux, afin que les autres aient de la crainte. " Il faut donc que vous sachiez qu’il est des circonstances où il faut reprendre votre frère seul à seul, et d’autres où il faut le reprendre devant tout le monde. Mais que devons nous faire avant d’en arriver là ? Écoutez et retenez : " Si votre frère, dit-il, a péché contre vous, reprenez-le entre vous et lui seul. " Pourquoi ? Parce qu’il a péché contre vous. Que veulent dire ces paroles : " il a péché contre vous ? " Vous savez qu’il a péché, et puisque son offense contre vous a été secrète, que votre correction le soit également ; car si vous êtes le seul pour connaître qu’il a pêché contre vous, et que vous vouliez cependant le reprendre publiquement, ce n’est plus une correction, mais une accusation publique. Votre frère a donc pêché contre vous, mais si vous êtes le seul pour le savoir, c’est vraiment contre vous seul qu’il a péché ; s’il vous a offensé devant un grand nombre de personnes, il a péché contre tous ceux qu’il a rendu témoins de sa faute. Il faut donc reprendre publiquement les fautes publiques, et en secret les fautes secrètes, Apprenez à discerner les temps et les occasions, et vous concilierez les Écritures. Or, pourquoi reprenez-vous le prochain ? Est-ce parce que vous éprouvez de la peine d’en avoir été offensé ? A Dieu ne plaise, si vous le faites par amour pour vous, vous ne faites rien ; si, au contraire, vous le reprenez dans son intérêt, vous agissez dans la perfection. Or, apprenez des paroles elles-mêmes de Notre-Seigneur, dans qu’elle intention vous devez faire cette réprimande, si c’est dans votre intérêt, ou dans celui de votre frère : " S’il vous écoute, vous aurez gagné votre frère, " etc. Faites-le donc pour lui, afin de le gagner. Reconnaissez qu’en péchant contre votre frère, vous vous êtes perdu, car, autrement, comment vous aurait-il gagné ? Que personne donc ne regarde comme indifférente l’offense faite à un de ses frères. — S. Chrys. (hom. 60.) Ces paroles nous prouvent encore que l’inimitié porte dommage aux deux parties, aussi ne dit-il pas : il s’est gagné lui-même, mais vous l’avez gagné, preuve que tous deux, vous et lui vous avez souffert de ce désaccord. — S. Jér. En procurant le salut d’un autre, nous assurons ainsi notre propre salut.
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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: Re: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   Sam 18 Oct - 1:19

L'extrait de la chaine d'or cité au-dessus concerne ces paroles de NSJC

Citation :
15 Si ton frère a péché contre toi, va reprends-le entre toi et lui seul; s'il t'écoute,
tu auras gagné ton frère.
16 S'il ne t'écoute pas, prends avec toi encore une ou deux (personnes), afin que
toute chose se décide sur la parole de deux ou trois témoins.
17 S'il ne les écoute pas, dis-le à l'Eglise; et s'il n'écoute pas même l'Eglise, qu'il
soit pour toi comme le païen et le publicain.

Il est vrai que le modernisme délirant ne peut pas même concevoir les paroles violentes et les invectives du Psalmiste. Il ne peut comprendre que la colère qu'éprouve le serviteur du Seigneur est dirigée exclusivement contre LES ENNEMIS DE SON SEIGNEUR, et non contre ennemis petits du moment présent...
Mais l'homme contemporain aime ses biens matériels, un peu les autres êtres humains, et il hait Dieu!

un prêtre m'avait offert un commentaire des Psaumes portant sur trois perspectives, avec le temps présent comme une préfiguration du manifeste communiste, avec le temps de Jésus, vu comme un libérateur guevariste, et avec le temps biblique, mais où les invectives finales des psaumes étaient jugées comme des erreurs de l'histoire...
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Dhuoda
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MessageSujet: Re: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   Sam 18 Oct - 14:58

Citation :
un prêtre m'avait offert un commentaire des Psaumes portant sur trois perspectives, avec le temps présent comme une préfiguration du manifeste communiste, avec le temps de Jésus, vu comme un libérateur guevariste, et avec le temps biblique, mais où les invectives finales des psaumes étaient jugées comme des erreurs de l'histoire...

Un jour quand nous allions encore à la "messe" dans une petite communauté franciscaine, la supérieure nous convie à participer à une soirée animée par une professionnelle de la scène et néanmoins catholique, sur la manière de lire les texte sacrés.

Là, en petits groupes, on nous fait faire une "explication" (tendance "paix, amour, liberté et fleurs...") de textes de certains passages des Évangiles. Puis, on termine par des lectures orales où il s'agissait de trouver le ton juste.

Dans le lot, il y avait ce passage où Saint Paul parle du travail et déclare : "Celui qui ne travaille pas, qu'il ne mange pas".

Un homme chargé de lire devant tous ce passage, y met naturellement un ton sévère. La professeuse, illico de l'interrompre d'un air pincé : "Mais enfin, vous ne pouvez pas lire ce texte sur ce ton. Penser que c'est un saint qui s'exprime. Imaginer sa douceur, sa bonté et blablabli et blablabla..."

Alors je prends la parole pour dire très exactement ce que vous imaginez que j'ai dit, à la stupeur générale.

Etaient présents deux ados piercingués, cloutés, capitonnées et passablement las depuis une heure d'écouter les délires des copains de leurs vieux qui les avaient traînés là sans doute à leur corps défendant.

L'actrice sur le retour n'avait pas fini de bafouiller sur fond de mouvement de chaises et de bruits de gorge offusqués, que l'un des ados passablement éteint, s'allume, se lève et déclare qu'il est totalement d'accord avec moi. Et son frère de hocher gravement la tête. Je reverrais toute ma vie le regard hagard de leurs propres parents. Comme quoi les plus dégénérés ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

De retour dans la voiture, la brave supérieure laissa tomber gravement cette belle phrase, sur le ton de celui qui regrette de s'être laissé entraîner dans un traquenard, alors que c'était prévisible :

"Vous avez raison et je n'y avais jamais pensé. D'ailleurs on ne dit pas déclamer la parole du Seigneur, mais proclamer."

Voilà comment tous les moyens sont bons pour gommer dans les textes ce qui peut gêner.
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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: Re: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   Sam 15 Nov - 0:39

Citation :
Un homme chargé de lire devant tous ce passage, y met naturellement un ton sévère. La professeuse, illico de l'interrompre d'un air pincé : "Mais enfin, vous ne pouvez pas lire ce texte sur ce ton. Penser que c'est un saint qui s'exprime. Imaginer sa douceur, sa bonté et blablabli et blablabla..."

Voilà ce que cette mentalité pervertie donne "en haut":
En bas, c'est de l'émotion débile,
c'est du néo-conformisme geignard
c'est du pharisaïsme bien pensant,
mais "en haut" c'est du mysticisme naturel, de la phénoménologie du langage, c'est du personnalisme existentiel, de la métaphysique agnostique, etc.
Début de "Divin est éros" de rabbicifer
Citation :
1. «Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui» (1 Jn 4, 16). Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait
1. - le centre de la foi chrétienne:
2. - l’image chrétienne de Dieu,
3. - ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle. De plus, dans ce même verset, Jean nous offre pour ainsi dire une formule synthétique de
4. - l’existence chrétienne : «Nous avons reconnu [EN FAIT : VU] et nous avons cru [EN FAIT : EU LA CERTITUDE ]
5. - que l’amour de Dieu est parmi nous».

Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le
6. - choix fondamental de sa vie.
À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais
7. - la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive.

8. - Dans son Évangile, Jean avait exprimé cet événement par ces mots : «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui [...] obtiendra la vie éternelle» (3, 16).
En 9 reconnaissant le caractère central de l’amour, la foi chrétienne
10. - a accueilli ce qui était le noyau de la foi d’Israël et, en même temps,
11. - elle a donné à ce noyau une profondeur et une ampleur nouvelles.
Quelques commentaires :
1. - la Vérité suprême est donc "la foi chrétienne" , notion qui ne distingue pas la croyance de la visée de cette croyance...Comparer non pas au style, mais à la proclamation de la Révélation,
Révélation en tant que chose à croire indépendante de la croyance,
elle-même chose qui lui est distincte de la Révélation, extérieure et supérieure,
et qui est donc plus ou moins parfaite par rapport à l'Intervention de Dieu dans l'humanité!

Comparer la façon d'enseigner et de proclamer par exemple dans une quelconque encyclique de Pie IX (exemple quanta cura) ou de Pie X !

S'agit il de la même Religion ? s'agit il du même "pape" ? Shocked

2. - " l'image chrétienne de Dieu" signifie que la croyance "chrétienne" donne une vision symbolique de Dieu, qui est très particulière "chrétienne" donc. ce n'est pas une proclamation d'une identité incontestable de Dieu, c'est une approche imagée certes meilleure que les autres, mais une image seulement, comme dans la mystique naturaliste .

3. - cette cosmologie imagée implique donc une anthropologie imagée.

4. - L'existence chrétienne est donc la vérité suprême en concours avec la vérité suprême jumelle : "la foi dite chrétienne""

5. - Ce n'est pas Dieu qui est parmi nous, c'est "l'amour" de "Dieu qui est parmi nous, par cette notion humaine l'amour il y a donc un rabaissement de Dieu sur la terre ( immanentisme vital de Saint Pie X) il y a "divin" acculturé en tout peuple, donc nécessite d'un échangisme, d'un dialoguisme d'un oécuménisme fatal et donc "vrai"

6. la Révélation naguère , avant 1963, qui s'imposait aux pauvres humains, devient la chose à la discretion du CHOIX FONDAMENTAL ET ORGUEILLEUX de la vie de ce narcisse Humain idolâtré désormais par la mafia montinowojtylorabiciférienne...

7. la rencontre en question est la révélation bien humaine dont parle encore "Pascendi" en chaque individu, et dont le seul intéret est de donner corps à un beau rêve, un horizon d'auto-suggesion, une apparence, une image de la destinée humaine.

8. Ratzinger sollicite ici une parole de NSJC en l'adultérant au profit de sa philosophie païenne.

9. Cette foi chrétienne, si géniale , si utile pour ces petits curés du néo- monde, proclame, par elle même , en parlant de son propre coeur, --ce qui était le péché fondamental reproché par les pharisiens à NSJC, - décrète un simple amour humain idéalisé comme essence première ! "agape"

10. Or en outre cette croyance qui devrait tout aux intellectuels grecs du tournant du 1er et 2ième siècle, selon Ratz, aurait reçu , recueilli orgueilleusement , trié, sélectionné, ce qui l'intéressait de l'héritage primitif et archaïque des poldèves un peu bédoins mal dégrossis, pour une faire une magnifique sagesse humaine avec un zeste de mystique de l'Horeb. Voila le magistère obsessionnel de l'allemand antipoldève refoulé., et surtout totalement faux!

11. A encroire b16, cette secte chrétienne parfaite primitive, qui aurait dejà eu ses petits théologiens ratzi avant l'heure aurait donné une ampleur nouvelle,: elle a appliqué le darwinisme des espèces biologiques, au sein des inventions religieuses et des sagesses en apportant le plus de l'intelligence grecque qui obsède tant les allemands.

Dans ces premières lignes de cette encyclique on observe que son problème n'est pas une phrase concernant "l'éros" , contrairement à ce que Madame Gentiloup, sur le LFC ne s'imagine y voir, - et qui pourtant prévient n'être ni philosophe ni théologienne - . Cette encyclique est une Déclaration antichrétienne publique notoire et blasphématoire à un degré insoupçonnable chez les "croyants cathos" actuels, mais qui étale son paganisme à tous les niveaux de l'analyse. Le niveau métaphysique et le niveau du paganisme mystique sont les plus faciles à montrer, mais les philosophies modernes qui en sont la matière sont caricaturales aussi.

En résumé :

selon la secte contemporaine, et son gourou actuel , tout dans cet "'amour" chrétien :
tout vient de la secte primitive mais parfaite (mais égarée depuis constantin jusqu'au Pape Pie XII)
tout vient de la croyance collective, emergeante, anonyme,
tout vient de l'Evolution,
tout vient du sentiment religieux universel de l'humanité simplement bien mis en musique par les ancêtres théologiens des modernes et saints ratzi...

A part cela l"'eglise n'a pas changé, le Saint Esprit assiste nimporte quel chien coiffé assis sur le tröne de Pierre et sur les 4000 évêchés,, qu'on se le dise ! Car tout apostat, comme tout Homme, est aussi un être humain: il a droit à son"pape" à son "évêque", et même à sa "messe" chic, comme si de rien n'était.
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Citation :
1. «Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui» (1 Jn 4, 16). Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne: l’image chrétienne de Dieu, ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle. De plus, dans ce même verset, Jean nous offre pour ainsi dire une formule synthétique de l’existence chrétienne : «Nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous».

Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. Dans son Évangile, Jean avait exprimé cet événement par ces mots : «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui [...] obtiendra la vie éternelle» (3, 16). En reconnaissant le caractère central de l’amour, la foi chrétienne a accueilli ce qui était le noyau de la foi d’Israël et, en même temps, elle a donné à ce noyau une profondeur et une ampleur nouvelles.
début du premier paragraphe de l'encyclic zeus est éros

A l'appui du commentaire du début de cette encyclic voir l'article du RP Garrigou-Lagrange, dont le début est le suivant:

Citation :
Tous ceux qui ont suivi il y a une vingtaine d’années le mouvement moderniste se souviennent du Mémoire publié par M. Édouard Le Roy dans la Revue de Métaphysique et de Morale, mars et juillet 1907, sous ce titre : Comment se pose le problème de Dieu. On se rappelle que c’était une critique des preuves traditionnelles de l’existence de Dieu, telles qu’elles sont présentées par saint Thomas, critique qui niait la valeur réelle (ontologique et transcendante) des principes premiers de la raison, qui sont le fondement de ces preuves : principe de contradiction ou d’identité et principe de causalité efficiente. On y déclarait que « tout réalisme ontologique est absurde et ruineux[1] ». On demandait, en rejetant la valeur ontologique du principe d’identité ou de contradiction : « Pourquoi ne pas identifier l’être au devenir[2] ? » Dieu même y paraissait, selon l’expression de M. Bergson, comme « une réalité qui se fait à travers celle qui se défait[3] », et l’on ne voyait plus comment il peut être, ainsi que le déclare le Concile du Vatican : « réellement et essentiellement distinct du monde, « re et essentia a mundo distinctus… et super omnia, quae praeter ipsum sunt et concipi possunt, ineffabiliter excelsus[4] ».

On sait aussi que peu après, le 3 juillet 1907, parut le Décret Lamentabili du Saint-Office, qui condamnait les erreurs modernistes, en particulier ses conceptions pragmatistes de la vérité et du dogme, bien connues des lecteurs de M. Ed. Le Roy. Le Saint-Office y réprouvait ces deux propositions : « La vérité n’est pas plus immuable que l’homme, elle évolue avec lui, en lui et par lui[5] », ce qui est la conséquence même du principe « l’être s’identifie au devenir ». — « Les dogmes de foi doivent être retenus seulement selon leur sens pratique, comme norme préceptive d’action, et non pas comme norme de ce qui est à croire[6] » ; de ce point de vue il faudrait se comporter à l’égard de Jésus-Christ comme à l’égard de Dieu, sans qu’il soit nécessaire d’affirmer qu’il est Dieu, et se comporter à l’égard de Dieu comme à l’égard d’une personne.

L’Encyclique Pascendi dominici gregis parut deux mois plus tard, le 8 septembre 1907 ; elle condamnait le modernisme comme le renouvellement de nombreuses hérésies, en particulier son agnosticisme relatif aux preuves de l’existence de Dieu et de la distinction de Dieu et du monde, de l’Incréé et du créé. Elle repoussait sa conception de l’expérience religieuse substituée à ces preuves, conception dans laquelle se confondent l’ordre de la nature et celui de la grâce[7].
référence, site salve régina § catéchisme apologétique, article "le réveil du modernisme" 1930
tout le reste de l'article est passionnant et fondamental, ratzinger n'est que le petit élève d'Edouard Le Roy formellement anti catholique.


exemple:
Citation :
« Pourquoi ne point identifier, tout simplement l’être au devenir ? » — Même l’Etre par essence, Monsieur Le Roy
(vers la note n°18) ce qui est la définition en un mot de cette gnose si chère à Grégoire Cellier le gros ignare, admirateur de celle de jimmorrisson.
+
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luernos
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MessageSujet: Re: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   Dim 16 Nov - 2:33

L'article "PHILOSOPHIE DU DEVENIR" du Frère R. G.L. (Salve régina, cathéchisme, apologétique,) ou "réveil du modernisme" explique de fond en comble la philosophie théologique de ratzi dans sa première encyclique-rasoir sur l'éros. Elle explique une partie de la métaphysique du ratzi, une partie de sa philosophie, sa théologie, l'autre partie résulte de la phénomonologie, et la dernière de la métaphysique associée à la mystique naturaliste. Il n' y a rien de spécifiquement chrétien dans tout cela.
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MessageSujet: Re: "ammour" et "foi"hyper-modernistes   

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"ammour" et "foi"hyper-modernistes
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