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 l'ignorance et le principe de non contradiction

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luernos
Sénéchal
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MessageSujet: l'ignorance et le principe de non contradiction   Sam 5 Avr - 0:35

Si l'on est ignorant, comment comprendre que s'applique le principe de non contradiction ? Tout vient de là.

1. - Il me semble que, pour beaucoup, la théologie serait un monde à part, une littérature à part, autonome , hors de toute les réalités humaines.
Ainsi, dans leur esprit, il y aurait l'économie, que comprennent les économistes,
il y aurait la santé que comprennent les professionnels de la santé,
il y aurait l'agricuture que comprennent les agriculeurs, etc, etc,
Et il y aurait la théologie que comprennent les professeurs diplômés de théologie, et qui sont enfermés dans leur blockhaus théologique.

Personne ne connait rien en dehors de sa compétence professionnelle, et encore. Et l'on demande à personne d'y connaître quoi que ce soit. PAr exemple, le malade, ou le plaideur n'a pas le droit de mieux connaitre sa maladie que son médecin, ni le plaideur que son avocat.

Donc dans le cas de l'adepte de la secte moderniste, n'a pas à connaître la théologie mieux que son curé. Car théologie est un langage particulier un jargon valide pour lui-même, et qui est enfermé dans son verbiage, comme celui du droit et la procédure serait enfermés dans leurs concepts, et leur formalisme.

2.- Ceci étant dit, serait donc vrai, conforme, exact, théologiquement tout texte qui reproduit les mots théologiques habituels. Toute répétition, toute reproduction, tout usage des mêmes mots que ce qu'on lit habituellement (Dieu, Jésus, foi, espérance charité, communion, esprit, fils; père, paix, parole, signe,.... ) tout cela "démontrerait" aisément qu'on est en présence d'un auteur, d'un ouvrage, d'une remarque appartenant à l'unique spécialité théologique "catho" ; de même qu'un texte juridique écrit par un amateur ou un mystificateur, mais avec les termes juridiques habituels , exacts isoléments , exprimerait un jugement , ou bien un raisonnement juridique, qui serait valable juridiquement, et donc automatiquement intelligent.
Le raisonnement tout court, l'intelligence, le raisonnement juridique, ensuite, le sens du droit,
(comme il existe le sens philosophique, aussi dans la philosophie dont tant de gens sont absolument dépourvus, comme aussi le sens de la Foi catholique dont aussi beaucoup ignorent la réalité, comme si certains n'ayant jamais souffert ignorent le sens du mot souffrir) e
ils sont donc amalgamés, confondus avec l'art de l'astuce, on équipare donc ainsi, le vrai juriste, et le faux légaliste.

D'un côté, du côté officiel, on lit de beaux textes où on retrouve tous les beaux mots d'autrefois, (esprit, communion, amour, signe, parole, vérité) etc , on sent de bons sentiments, (tout est amour, la dignité de l'homme, les plus pauvres, )etc , on applaudit, "oh , quelle superbe thélogique catholique! quelle orthodoxie! quel santo subito, ! quel beau pape traditionnel !"

De l'autre côté, on est ignorant de ce que les mêmes, auteurs, responsables, acteurs, indiqués ci-dessus, soutiennent en même temps, dans les choses humaines dans lesquelles la religion existe inéluctablement, des assertions contradictoires avec la vérité catholique de cette religion. On est ignorant, donc on ne comprend pas la contradiction, ou on organise la pseudo compatibilité des deux...

C'est cette dernière attitude, que que le vénérable Saint Pie X avait expliqué, et ensuite dénoncé.
Mais non l'antimodernisme serait bien périmé, car le modernisme serait mort avec lui en 1914, mort du modernisme, tout cela a été vaincu grâce à ses textes de circonstances , aujourd'hui périmés, le Magistère étant vivant donc évolutif, (cf la manière dont subito évoque Pascendi dans son encyclique Redemptor hominis, ou bien dans fides et ratio?)


3. Or bien au contraire, si on étudie, et si on comprend Pascendi, si on l'assimile, on comprend quoi précisément ?
On comprend que lorsque l'on entend ou lorsqu'on lit le credo, le pater, l'ave, une homélie, une conférence, un ouvrage,
- que tout cela émane aussi bien d'un pape, d'un évêque, d'un prêtre, d'un théologien ou d'un fidèle (à l'époque seuls les théologiens osaient...) n'importe pas, -
eh bien, il faut procéder face à ces textes ou paroles, à l'analyse intellectuelle indiquée par le saint Pape.

Quel est le sens de tout cela? Il faut donc interpréter les textes du "magistère" des occupants romains, à la lumière de Pascendi, qui est l'intelligence afin de sortir des ténèbres largement partagés de l'abrutissement "catho", dans lequel comme a dit Descartes, le jugement le bon sens, est la chose du monde la mieux partagée, car personne ne se plaint d'entre être moins pourvu que son voisin...

Ceci suppose de comprendre le minimum d'idées appartenant à d'autres disciplines que la théologie. Car la théologie, connaissance technique, ne demeure "scientifique" que si elle respecte , ce sur quoi elle est bâtie , que les nouveaux théologiens le veuillent ou non depuis deux siècles.

La théologie spécifiquement catholique, repose intellectuellement sur le plan de l'intelligence, de la cohérence, de la fidélité depuis les origines, sur une certaine philosophie, parmi des dizaines de philosophies qui elles sont incompatibles avec elle, sauf si l'on interprète le raisonnement et le langage utilisé dans le respect des origines historiques du Christ (comme le font par exemple Saint Augustin, et les Pères grecs de l'Eglise)
Elle repose sur un certaine conception de l'histoire du Christ et de la Bible, parmi d'autres qui sont en contradiction avec la vérité historique du christ par exemple,
Elle repose encore sur une certaine conception de l'histoire des religions comparées et pa sur d'autres de nature sociologiques,
Elle suppose aussi une certaine conception de l'homme en société et non pas d'autres, (la conscience, l'évolution, la culture)
Et encore une certaine conception réaliste de la religiosité et pas d'autres systèmes, et ainsi de suite.

Pascendi démontre qu'une seule de chacune de ces conceptions , dans chacun des aspects de la vie humaine du fidèle, et de sa vie sociale, ne contredit pas la Révélation. Et il démontre que toute les autres conceptions expliquant les aspects humains de la vie humaine ( il dit en parlant de ces multiples conceptions , formant " l'égout de TOUTES LES HERESIES") sont contradictoires avec la Révélation d'un Dieu hors du monde et d'un Christ vrai homme uni à ce Dieu et non à un autre Dieu.

Saint Pie X nous explique qu'il y a contradiction insurmontable, entre la foi catholique et une ou l'autre de toutes ces autres conceptions, relativistes, naturelles, phénoménologiques, personnalistes, agnostiques, (kantiennes) immanentistes , etc....


4. Or ,
1.si on ignore quelle est la conception cohérente , et la seule non contradictoire, avec le Christ,

2.Ensuite si on ignore les diverses conceptions contradictoires ,qui peuvent être présentées comme conciliables avec le christ,
Sachant que c'est ce que s'ingénie à faire le moderniste, et c'est ce que met à jour et dénonce Saint Pie X dans Pascendi, -
car le moderniste ment et détruit en secret, car il préfère sa conception humaine choisie par lui, à la Révélation historique et surnaturelle qui s'impose, unique, et qui impose une seule conception de l'homme, de l'histoire, de la société, de Dieu, et du rapport avec ce Dieu !

Comment alors peut-on comprendre que la secte est au pouvoir depuis longtemps dans l'Eglise ?

Comment comprendre alors que le texte théologique officiellement "catholique" est en fait un texte, vide ,verbal, qui peut receler cinq ou six significations différentes non-catholiques ?

On ne comprend rien.
Tandis que d'autres, intelligents, et rusés, ont compris le tout ,depuis très longtemps, en cela seulement ils sont respectables, les autres ne peuvent pas même inspirer de la compassion...

5. C'est donc bien après, bien longtemps après, quand on est sorti de sa grosse ignorance coupable, qu'on peut tirer quelques conclusions que voici ci après:
mais qui, sans tout le travail durant des années en amont, sont inintelligibles, ce serait un peu comme si on s'entêter à persuader de vieux enfants.


Alors, on peut raisonner , en aval, comme suit :

1. L'Eglise antique était concernée par des hérésies au Christianisme.

2. Or le pape catholique Saint Pie X a défini le modernisme, d'égoût collecteur de toutes les hérésies du Christianisme . Et de plus, les modernistes étaient des simples marginaux de l'Eglise ,à son époque.

3. En outre , l'Eglise contemporaine est concernée désormais, par l'hyper-modernisme. c'est à dire un modernisme enrichi des apports matérialistes et agnostiques des scienches humaines et sociales

4. Et en outre, elle est actuellement dirigée ,et occupée, précisément par des intrus Hyper-modernistes.

5. Il faut donc tenter d'appliquer en conséquence de ces deux nouvelles données, une doctrinale, et une structurelle, le plus exactement possible le droit canon à cette réalité nouvelle, d'une religion métamorphosée intellectuellement de l'intérieur ce qui n'a jamais eu de précédent ! (à part , comme par pur hasard, le talmudisme qui a métamorphosé la Religion hébraique de l'Ancien Testament........!)



Luernos.


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luernos
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MessageSujet: Re: l'ignorance et le principe de non contradiction   Sam 5 Avr - 16:42

Prenons la comparaison d'une personne malade hyper-tendue.

Sa maladie est une partie de sa vie et de sa personnalité.
Sa maladie seul relève de la médecine.
Le médecin diagnostique l'hypertension artérielle. Il le fait conformément à sa téchnique intelligente, et cohérente dans son domaine. Il utilise un langage médical spécial pour exprimer cette réalité partielle de la personne et de la vie du malade, l'affection de ses artères !


Cependant le malade, lui, a en dehors de l'existence "propre" de sa maladie que la médecine vise seule directement, a une existence étendue
biologique en générale (il doit avoir une alimentation par exemple) il a une vie psychologique, une vie sociale, etc ....

Or il y a un lien indissociable entre la maladie et le remède contre la maladie et les autres aspects de la vie du malade : par exemple l'alimentation.
L'alimentation par exemple, doit être cohérente avec le remède prescrit
elle doit être sans sel .
l'alimentation est distincte du fonctionnement hypertendu des artères mais il il y a une harmonie ou dysharmonie entre les deux
Donc le bon médecin qui a prescrit le bon remède, doit prescrire , sous la responsabilité seule du patient, mais malgré tout, un régime alimentaire sans sel .


S'il prescrit en même temps une régime hyper sodé ! est-il un bon médecin, est il un médecin tout court, ? même s'il a établi un "bon" diagnostic médical, et a prescrit de bons remèdes "médicaux" comme un bon médecin classique, avec le langage du médecin, etc

ou bien au contraire, doit-on attendre qu'il soit radié de l'ordre des médecins , pour cesser en fait, d'écouter ses prescriptions ?

Non ,
car il ne peut pas y avoir de contradictions entre la thérapeutique chimique et l'alimentation sans sel du patient.



A partir de cette comparaison, passons à son application analogique avec
la religion apparamment " religieuse", mais contredite en fait par les actes qu'elle engendre soi-disant, qui qui sont anti-religieux !


1. Si b16 (kantien, d'après l'abbé de Thanouarn) pense que le monde n'existe pas en dehors de la conscience que l'homme en a dans son cerveau ,
et si il dit dans le credo, "que Dieu a créé le ciel et la terre"
le sens entendu par lui n'est pas le sens catholique,
car le sens catholique de la création du monde matériel , par Dieu hors du monde, repose sur la seule conception métaphysique compatible avec cette Révélation unique et historique, qui est que le monde existe en dehors du cerveau de l'homme ,et a été créé de rien, par l'Acte pur.

2. si b16 (qui se reconnait "bultmanien", dans son livre jésus de nazareth) pense que l'histoire réelle sur Jésus étant inaccessible, l'histoire des croyances de ses disciples successifs , sur lui,, est le seule connaissable,
et quand il dit que Jésus est ressuscité, la résurrection dont il parle ne signifie pas que Jésus reparait physiquement en un clin d'oeil, mais que pour ses disciples, il a reparu comme s'il était physiquement le même qu'avant, d'après le témoignage d'approndondissement de ses disciples.

Ceci contredit la conception HISTORIQUE catholique qui affirme l'identité physique absolue entre le Christ avant et après sa mort.

3. - Si b16 prie en communion avec tous les esprits religieux du monde entier, car la prière naturelle de l'être humain toucherait le Dieu de tous les hommes,
quand il parle de la prière "catholique" il ne s'agit pas de la prière catholique qui est un contact surnaturel réel et spécifique du catholique avec Dieu son Père qui l'a adopté.
il s'agit d'un sens incompatible avec la prière catholique spécifique qui affirme que la Trinité les trois Personnes possèdent réellement les trois facultés supérieures mémoire intelligence et volonté de l'homme. ces trois facultés de l'homme ne sont pas enfermées dans la conscience et le cerveau de l'homme, elles touchent réellement Dieu hors du monde, et confère ainsi une nouvelle identité
de même que pour être poldève , la condition nécessaire et suffisante est d'etre du peuple poldève, (les conditions supplémentaires étant idéologiques c'est à dire , les pratiques, et en dernier lieu, la "foi") de même pour être catholique et accéder à la Vie Surnaturelle de Dieu il faut le Baptême et les Sacrements catholiques, associés à la certitude volontaire et intelligente de Foi. il ne faut pas avoir un sentiment religieux naturel qui fait "prier" comme tout homme...Ce sentiment se trouve d'ailleurs plus chez les femmes et les enfants que chez les hommes, ...

4. etc...


Dernière édition par luernos le Sam 5 Avr - 23:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'ignorance et le principe de non contradiction   Sam 5 Avr - 17:05

4. si b16 (qui est phénoménologue, personnaliste, moralement kantien, existentialiste, etc comme le reconnait Monseigneur Tissier, excommunié par Saint subit jean-paul-deux ) enseigne défend la vie, au nom de la dignité de l'homme et des droits de l'homme,
dont la source dans la parole de dieu est une source littéraire, symbolique, une parmi d'autres expressions culturelles, mais dont la source réelle est le Devoir moral,
]cf l'analyse du modernisme comme kantisme moral, c'est à dire utilité d'imposer un devoir à l'être humain pour assurer la paix publique, et un devoir sanctionné par un enfer imaginaire, qui a été faite par l'Abbé Baylac, en 1908 sur ce forum[/i])
Alors cette conception de la défense de la vie est contradictoire avec la conception de la Révélation chrétienne pour qui la seule dignité de l'homme n'est d'être qu'une créature soumise à son Créateur et dont le seul espoir est d'accèder au statut priviliégié "de fils", qui lui impliquera encore beaucoup de devoirs. Il n'existe aucune dignité en soi de l'homme, qui donnerait des devoirs au "dieu de tous les hommes" concu par la conscience de tous les hommes.

5. etc
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luernos
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MessageSujet: Re: l'ignorance et le principe de non contradiction   Dim 13 Avr - 22:23

citation sur le LFC de Nicolianor premier vicaire de toutes les églises :

Citation :
Citation:
C'est pour cela, contrairement à ce qu'affirme le Vatican, que Jésus n'a pas d'intelligence d'homme, et n'agi pas avec une volonté d'homme, mais bien avec une intelligence et une volonté divine, car il n'a pas laissé sa chair humaine obscurcir son jugement. On voit clairement dans le passage de l'Évangile à Gethsémani lors de sa dernière tentation que Jésus a placé la volonté de sa chair en soumission à la volonté divine de son esprit qui est de faire la volonté de son Père. Il a donc tué la volonté de sa chair humaine qui était de vivre et non de mourir sur la croix. Il a tué le vieille homme, comme l'Église l'enseignait autrefois. La volonté de sa chair ne s'exprime pas et cette chair humaine n'est qu'un contenant pour son esprit Divin. Il n'y a pas de symbiose entre l'esprit de Jésus et l'esprit humain. C'est un fondement de la foi catholique depuis toujours qui est contredit dans ce concile


Bref, opiner d'une volonté humaine dans le Christ purement passive ( « ... ne s'exprime pas, ... n'est qu'un contenant, ... n'agit pas avec une volonté d'homme ... » ) c'est tomber dans l'hérésie monothéliste.


Manque de pot, la foi de toujours est aussi contredite chez le « vicaire mystiquement appointé buté ». Comme d'habitude quoi. « Sa sainteté mystiquement appointée » gagnerait à faire réviser ses textes par des théologiens compétents.


Enough said. C'est démontré.


C'est bien ce que je pensais.

Vous avez une mauvaise compréhension de cette hérésie.

Cette hérésie déclare seulement qu'il n'y a qu'une seul volonté en Jésus Christ.

Ce n'est pas ce que j'affirme.

Jésus a les deux volontés, cependent la volonté de sa chair ne s'exprime pas car elle est complètement soumise à la volonté de son esprit ce qui n'est pas le cas de vous et de moi. La volonté de sa chair ne s'affirme pas. C'est pour cela que Jésus l'affirme lui-même qu'il n'est pas venu sur terre pour faire sa volonté, mais seulement celle de celui qui l'a envoyé, soit le père. De plus, Dieu le père n'a pas de nature humaine et il n'a qu'une seule volonté.

C'est pour cela que le Pape Honorius n'a pas fait d'erreur.

Car les deux affirmation sont vérédique.

Jésus a deux volonté existante, ce qui contredit l'hérésie qui affirme qu'il n'en possède qu'une.

Et Jésus a une seule volonté agissante.
L'autre étant passive.

Le Pape Honorius ne parlait que de sa volonté agissante.

Les théologiens ont confondu cette unique volonté agissante, comme étant une seule volonté existante.

Et le dogme afirme seulement qu'il possède deux volontés, sans spécifier qu'il y a une de ses deux volontés qui est passive. Relisez les conciles vous allez voir que j'ai raison. On ne parle que de volonté existante.

Le vicaire est réellement infaillible, alors que les théologiens ne le sont pas toujours.


Voici une plaisante application de l'ignorance abyssale doublée de la perversion super-moderniste,
cela nous donne droit à Sa sainteté le Pape Nicolianor Premier, Vicaire de l'église romaine
Tout aussi infaillible que la conscience moderniste du croyant toujours infaillible, et que la conscience morale, instinct divin,
Sa Sainteté ignore que Notre Seigneur est Vrai Dieu et vrai homme, et qu'il a Sa volontaire divine, et sa volonté humaine. Il ignore le sens du mot "esprit" opposé à la "chair". Il ignore le sens ontologique de ces termes, et les confond avec leur sens moral. Il ignore le concept de "relation" entre les deux natures de NSJC. Il projette une ascèse humaine sur Dieu, il confond la volonté de "l'esprit" de Jésus avec la volonté de Dieu.
Il est une victime du sytème moderniste qui gangrène l'Eglise.
Ce système qui pratique le révisonnisme historique sur les véritables origines du Catholicisme,
et qui est agnostique, et qui est pervers.
Voilà donc le résultat : celui de ne pas connaitre les notions de base,
et surtout adhérer à ces notions déformées et falsifées, de plus , par voie mystique, ou bien par idéologie, ou bien par émotion, par superstition, ou pour d'autres par légalisme social, ou par conformisme, discipline, nimporte commet en fait
Comme à une mythologie inépuisable: tout ce qui réjouit le Rabbi Brill en tout cas, avec son complice rabbi ratzi.

rendeer
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luernos
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MessageSujet: Re: l'ignorance et le principe de non contradiction   Jeu 3 Juil - 22:27

Les « dogmes » dialectiques de Vatican II
Etude sur la forma mentis sous-jacente aux textes conciliaire.
par Antoine Mallécot
L’originalité du Concile Vatican II tient en grande partie à son caractère « pastoral ».
Le Concile visait à exprimer les vérités de fois d’une manière plus compréhensible pour les
hommes d’aujourd’hui, et il a semblé aux pères conciliaires que cela exigeait d’écarter tout ce
qui pouvait rappeler le style dogmatique. Aussi Vatican II a-t-il évité de définir explicitement
aucun dogme. Ce refus a par exemple conduit à éviter toute référence à la médiation
universelle de la Sainte Vierge dans la mesure où cette doctrine pouvait faire l’objet d’une
définition dogmatique, de sorte que sa seule mention rappelait trop le style dogmatique qu’il
s’agissait justement d’éviter.
Cependant Vatican II a formulé un grand nombre d’enseignements nouveaux de sorte
que la question du statut de ces enseignements s’est vite posée à l’autorité ecclésiastique qui
venait de les formuler. Paul VI a répondu à cette interrogation en déclarant que les
enseignements de Vatican II relevaient tous du magistère ordinaire de l’Eglise, si bien
qu’aucun d’entre eux ne devait être regardé comme infaillible. Ceci explique peut-être que
certains fidèles ou même certains théologiens aient si bien rejeté toute idée d’une quelconque
infaillibilité de Vatican II qu’ils ont décrété que le Concile n’était pas allé assez loin et qu’il
fallait dépasser la lettre de Vatican II au nom de son esprit. Il s’agit là de la référenceau
fameux « esprit du Concile » qui a justifié toutes sortes d’abus, comme l’atrès bien remarqué
le cardinal Ratzinger du temps où il était au service du Pape Jean-Paul II.
Ce caractère non-dogmatique de Vatican II a particulièrement retenu l’attention de
certains des opposants au Concile. Ainsi l’abbé de Tanouärn a-t-il pu écrire dans Vatican II et
l’évangile que Vatican II n’avait formulé aucun nouveau dogme et que sa nouveauté n’était
pas à rechercher de ce côté là. Or cette question semble devoir être examinée avec plus
d’attention. Il est vrai d’un certain côté que Vatican II a fui le style dogmatique au risque
parfois d’une certaine équivocité. D’ailleurs certains rédacteurs de textes conciliaires ont par
mesure de compromis écrit des textes ambigus susceptibles d’établir un consensus entre les
différents courants de pensée représentés au Concile. D’un autre côté –et bien que Vatican II,
selon Paul VI, ne possède pas les notes de l’infaillibilité –certains des enseignements du
Concile semblent bien demander un assentiment semblable à celui du aux dogmes des
Conciles antérieurs s’il faut en juger par l’insistance des autorités de l’Eglise sur leur
importance pour la vie de l’Eglise et du genre humain dans son ensemble..
Tel est le cas, par exemple, de la collégialité épiscopale, de la liberté religieuse ou du
fameux « subsistit in ». D’après Paul VI, ces enseignements relèvent seulement du magistère
ordinaire de l’église. Cependant, en pratique, les autorités actuelles de l’Eglisetendent à
donner à ces enseignements la valeur des vérités irréformables –et même en fait, à les mettre
au dessus des dogmes définis par les conciles antérieurs, dans la mesure où il est mieux toléré
- 2 -
de remettre en cause ces dogmes que de toucher à un iota de Vatican II1. A la rigueur, on
admettrait que quelqu’un vidât les formules du Concile de leur contenu réel : mais on exige
cependant que du moins on en maintienne la formule2.

Une objection peut cependant venir à l’esprit lorsque l’on affirme que ces
enseignements ont pour les autorités de l’Eglise valeur de dogme. C’est que les dogmes de
l’Eglise catholique sont traditionnellement clairs et non équivoques ; s’ils peuvent recouvrir
un certain mystère du fait qu’ils portent sur des vérités surnaturelles, du moins leur
signification ne soulève-t-elle généralement pas d’ambiguïté. Or il en est tout autrement des
enseignements de Vatican II dont il est question. L’effet de ces enseignements semble même
souvent être de créer des ambiguïtés : ambiguïté sur le rôle exact du Pape et des évêques dans
le cas de la collégialité épiscopale, ambiguïté sur la nature de l’Eglise du Christ dans le cas du
« subsistit in ». Comment expliquer de telles équivoques ? Et en outre, ces ambiguïtés ne
sont-elles pas contraires à la nature des dogmes ?
En fait, rien n’empêched’imaginer un Pape qui soit par légèreté, soit par soucis de
diplomatie, définît un dogme vrai mais qui fût ambigu. A plus forte raison, rien n’empêche
qu’un dogme faux soit ambigu. Pour en revenir à des questions de fait, il est vrai que la
plupart des formulations dogmatiques antérieures à Vatican II recèlent moins d’ambiguïté que
certains enseignement du Concile. Ceci ne signifie pas cependant qu’ils ne soient pas parfois
susceptibles d’interprétations différentes. Parexemple, la définition de l’Assomption de la
Vierge Marie au Ciel, qui ne s’est pas prononcée sur le fait de la mort corporelle de la Sainte
Vierge. Par ailleurs, d’après le Concile de Vienne (Dz. 481), l’âme intellective est la forme du
corps et Pie IX a précisé qu’il fallait croire que c’était la seule âme dont fût doté l’être
humain3. Cependant, le même Pape a précisé qu’il était licite d’interpréter cette affirmation de
deux façons différentes4. On peut, avec les thomistes, soutenir que l’âme intellective est la
seule forme du corps et l’on peut, avec les scotistes, croire qu’il existe aussi en l’homme une
forme de corporéité qui dispose le corps à être informé par la forme plus parfaite qu’est l’âme
intellective. Ainsi les définitions dogmatiques autorisent-elles parfois des interprétations
légèrement différentes.. On sait du reste que les jésuites et les dominicains, suite à la fameuse
controverse De Auxiliis, donnaient traditionnellement des interprétations très différentes des
textes des conciles locaux ou oecuméniques concernant la grâce et la prédestination. Jusqu’à
présent, l’Eglise a préféré ne pas trancher et laisser continuer les débats.
Cependant dans le cas de Vatican II, l’ambiguïté semble atteindre un degré supérieur
qui mérite une explication spécifique. On pourrait essayer de l’expliquer par des questions
d’opportunité: les rédacteurs voulaient proposer des formules qui restent acceptables par tous
les Pères conciliaires, conservateurs ou progressistes. Cette explication, que nous avions déjà
évoquée précédemment, nous semble valable jusqu’à un certain point et fournit un premier
1 D’après un sondage récent, un certain nombre de prêtres suisses ne croient pas en le mystère de la Trinité, ce
qui ne semble guère troubler leur hiérachie. En revanche, on n’ose pas imaginer la réaction de celle-ci s’ils
avaient rejetés le principe de l’oecuménisme ou de la collégialité épiscopale…
2 Du point de vue du Vatican, la situation a légèrement évolué depuis la fondation de l’Institut du Bon Pasteur:
cependant il ne semble pas que notre description soit trop mauvaise pour décrire la vie concrète dans les
diocèses.
3 Cf. la lettre Dolore haud mediocri du 30 avril 1860 à l’évêque de Breslavie.
4 On trouvera des extraits des lettres de Pie IX sur cette question dans Le XXIV tesi della filosofia di S. Tommaso
d’Aquinodu P. Guido Mattiusi, s.j., Rome, rééd. 1947, p. 138-139 ainsi que dans le livre du R.P. Edouard Hugon
sur Les Vingt-Quatre Thèses Thomistes.
- 3 -
niveau de compréhension du problème. Plus profondément, cependant, ce fait nous semble
devoir être expliqué par la formation philosophique des théologiens du Concile. Ceux-ci
avaient souvent étudié par la philosophie allemande –surtout ceux qui, comme Karl Rahner et
Ratzinger, étaient eux-mêmes allemands –et parmi les penseurs allemands les plus influents
des deux derniers siècles, on trouve notamment Hegel. La pensée de Hegel, indépendamment
de son idéalisme, est marquée par son caractère dialectique. Or il semble bien que les
« dogmes »5 proposés par Vatican II soient eux aussi, au moins pour certains d’entre eux,de
nature dialectique.

Ainsi, d’une certainemanière, le « subsistit in » et la collégialité épiscopale tentent de
faire la synthèse entre une thèse qui est traditionnelle et une anti-thèse qui ne l’est pas, tandis
que Dignitatis humanae déduit dialectiquement la thèse de la liberté religieuse à partir de
principes qui devraient plutôt fonder le rejet de cette thèse. Ainsi le « subsistit in » propose-til
une synthèse entre la thèse traditionnelle, exprimée par Pie XII dans Mystici corporis, selon
laquelle seule l’Eglise catholique est l’Eglise du Christ et l’anti-thèse progressiste selon
laquelle l’Eglise catholique n’est pas à elle seule l’Eglise du Christ. La solution sera que seule
l’Eglise catholique correspond parfaitement avec l’Eglise du Christ, « subsiste dans » l’Eglise
du Christ, mais que les communautés ecclésiales qui sont en « communion imparfaite » avec
elle participent aussi d’une certaine manière de la réalité de l’Eglise du Christ.
L’enseignement du concile sur la liberté religieuse prétend lui aussi incorporer à la
pensée catholique des idées qui fleurissaient jusque là en dehors de l’Eglise, mais en même
temps, il prétend ne pas contredire formellement l’enseignement de Pie IX sur le sujet. Le
caractère dialectique de cet enseignement se manifeste encore par le fait qu’il est formulé au
nom de la dignité de la personne humaine. En effet ce texte introduit une thèse contraire au
magistère antérieur de l’Eglise et défendue à l’origine surtout par des adversaires de l’Eglise,
mais il le fait en se référant à la notion de personne qui, quoiqu’elle soit de nature
philosophique, a été historiquement développée par la pensée théologique pour approfondir le
mystère de la Sainte Trinité. Certes, il est vrai que toute personne, dans la mesure où elle est
créée à l’image de Dieu, possède une certaine dignité, mais il semble dialectique de dire que
cette dignité l’autorise à rejeter le Dieu à l’image duquel elle a justement été créée. Le
caractère dialectique de la doctrine conciliaire sur la liberté religieuse se manifeste aussi par le
fait que Dignitatis humanae cherche aussi à fonder le droit à la liberté religieuse sur la nature
des conditions dans lesquelles l’homme peut le plus sereinement accomplir son devoir de
rechercher la vérité, conditions qui doivent être assurées même à ceux qui en fait ne
recherchent pas la vérité. (« Quamobrem ius ad hanc immunitatem perseverat etiam in iis qui
obligationi quaerendi veritatem eique adhaerendi non satisfaciunt ; […]», § 2 ) C’est donc
5 Ou les « anti-dogmes » de Vatican II, dans la mesure où ces formules, quoiqu’elles soient défendues avec la
même vivacité que des dogmes de foi, visent d’une certaine manière à dissiper l’esprit dogmatique reproché
implicitement au magistère antérieur. D’une part leur ambiguïté s’oppose à la formulation claire qui caractérisait
les dogmes antérieurs en dépit de leur contenu parfois mystérieux (par exemple sur la Trinité). D’autre part leur
contenu vise souvent plus ou moins directement à faire éclater le cadre dogmatique : ainsi la principe de la
liberté religieuse stipule qu’on est libre de ne pas adhérer aux dogmes, le «subsistit in » laisse entendre qu’on
peut faire partie de l’Eglise du Christ tout en adhérant à une Eglise proposant un enseignement opposé à celui de
l’Eglise (ce qui du reste est vrai en cas d’ignorance invincible) et si la formulation du principe de la collégialité
épiscopale ne contredit pas le pouvoir du Pape de définir de nouvelles vérité de foi sans l’accord des évêques,
son effet psychologique indéniable est cependant de persuader les fidèles qu’une telle action constituerait un
abus de pouvoir de la part du souverain pontife.
- 4 -
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luernos
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MessageSujet: Re: l'ignorance et le principe de non contradiction   Jeu 3 Juil - 22:29

indirectement au nom du devoir de rechercher la vérité que Vatican II accorde le droit… de ne
pas la chercher6.
Au demeurant, si l’enseignement conciliaire sur la liberté religieuse présente à certains
égard un caractère dialectique, ce n’est sans doute pas dû à une influence directe de la pensée
hégélienne, mais plutôt à des raisons d’opportunité, qui poussaient les défenseurs de cette
doctrine à éviter de contredire trop nettement le magistère antérieur et à préférer un texte en
demi-teinte7. En effet, les promoteurs de ce texte, le card. Béa et le P. John Courtney Murray,
ne semblent pas avoir reçu une formation hégélienne. Il en va autrement de Ratzinger et de
Karl Rahner qui ont participé à la réflexion sur le « subsistit in » et sur la collégialité
épiscopale.
Dans le cas de la collégialité épiscopale, il semble que le Concile fasse la synthèse
entre deux thèses opposées : la thèse traditionnelle, définie lors du Concile Vatican I selon
laquelle le Pape est la tête de l’Eglise et la thèse dite « conciliariste » selon laquelle c’est le
regroupement des évêques, spécialement lorsqu’ils sont réunis en Concile, qui forme la vraie
tête de l’Egliseet qui est supérieure au Pape. La synthèse de Vatican II est bien simple : il n’y
a pas une seule, mais deux têtes de l’Eglise, le Pape, et les évêques présidés par le Pape. Cette
formulation de la collégialité épiscopale ne heurte pas de front le principe de la constitution
monarchique de l’Egliseenseigné par Vatican I : en effet, outre que la première tête de
l’Eglise est le Pape lui-même, la seconde tête est le collège épiscopal, mais le collège
épiscopal présidé par le Pape. C’est pourquoi la formule de la collégialité épiscopale ne
contredit qu’indirectement l’enseignement de la constitution «Pastor Æternus » de Vatican I,
ce qui lui permet d’éviter la note d’hérésieque voudraient lui donner certains adversaires du
Concile. En revanche, ne manifeste-t-elle pas un tournant par rapport à l’enseignement de
Vatican I ? C’est là une question qu’il est permis de se poser.

Il semble donc que certaines des affirmations centrales de Vatican II présentent un
caractère dialectique, bien que ce ne soit pas le cas d’autres thèses clef du Concile, telles que
l’idée que le Christ, par son Incarnation, «s’est en quelque manière uni à tout homme. » Nous
ne prétendons pas cependant que le caractère dialectique de ces enseignements de Vatican II
ait été recherché par les théologiens conciliaires : simplement, certains d’entre euxavaient été
marqués par la pensée dialectique, et cette influence a déteint sur les propositions qu’ils ont
formulées lors des discussions et des débats qui ont marqué l’aventure du Concile. En outre,
même si historiquement, la pensée dialectique s’est affirmée en occident surtout à partir des
grands systèmes de l’idéalisme allemand –Fichte, Schelling, et surtout Hegel –la dialectique
n’est pas liée indissolublement à l’idéalisme.Bien que chez Hegel, la dialectique soit associée
étroitement à l’idéalisme, la pensée dialectique a eu son développement propre dans les
systèmes philosophiques postérieurs et n’a pas toujours été liée à un mode de penser idéaliste,
6 Evidemment, il ne s’agit pas là de discuter de l’opportunité d’une «tolérance religieuse » à l’égard de
l’athéisme ou des religions non-chrétiennes. Le cardinal Ottaviani avait d’ailleurs préparé un schéma De
tolerantia religiosa sur cette question. Celui-ci a été rejeté par les pères conciliaires qui ne se contentaient pas du
fait qu’on tolère les opinions erronées mais exigeaient un vrai droit à l’erreur en matière religieuse. Dans ces
conditions, sur quel fondement juridique peut-on dissoudre la secte du Mandarom ou interdire aux mormons de
mettre en pratique leurs principes en matière matrimoniale, c’est ce que nous n’essaierons pas ici de discuter.
7 Encore trouve-t-on des oppositions assez nettes entre l’enseignement de Grégoire XVI et du B. Pie IX et celui
de Dignitatis humanae, comme le P. Congar et Hans Küng l’ont reconnu à l’occasion…
- 5 -
puisque chez Marx, elle va même de paire avec le matérialisme8. La dimension dialectique de
certains enseignements Vatican II ne signifie donc pas que le concile repose sur une vision
idéaliste de la réalité et de l’Eglise, même si certains de ses théologiens, comme Karl Rahner
dans Geist in Welt ont pu sembler influencés par l’idéalisme9.
Il n’en reste pas moinsque l’usage fait par Vatican II de la pensée dialectique soulève
des questions importantes : dans quelle mesure cette nouvelle forme de pensée peut-elle
s’adapter à la pensée traditionnelle de l’Eglise? Il nous semble que quelques critères peuvent
être définis : ainsi pour être acceptable, la dialectique doit tout d’abord renoncer à contenir
des contradictions réelles en se contentant de surmonter des contradictions apparentes ou de
montrer comment se concilient des forces ou des principes en quelque manière opposées,
comme par exemple, la vertu d’humilité et celle de magnanimité, ou la vertu de force avec la
douceur, etc. Saint Thomas nous pose des jalons dans cette direction, dans la mesure où dans
une grande partie de son oeuvre, il concilie des arguments à première vue opposés comme le
montre la structure même des articles de la Somme théologique (objections –argument
d’autorité – position personnelle ou selon le cas, doctrine de l’Eglise –réponse aux
objections). Dans le même ordre d’idées, peut-être pourrait-on considérer le schéma
conciliaire De tolerantia religiosa du cardinal Ottaviani comme une synthèse dialectique entre
la position traditionnelle de l’Eglise sur la question et la part de vérité contenue dans les
erreurs libérales. Toutefois, il ne semble guère que les textes de Vatican II qui ont été évoqués
puissent s’inscrire dans une telle logique, dans la mesure où ils tendent à contredire, les uns
directement, les autres de façon plus subtile et plus indirecte, le magistère antérieur de

l’Eglise.Dans ce cas, on n’a plus semble-t-il, devant les yeux un développement homogène
du dogme, mais plutôt un développement dialectique dont la nature est telle qu’il contient une
contradiction au moins latente
.
Un second critère d’évaluation d’une pensée de type dialectique porterait sur la clarté
conceptuelle. Clarifie-t-elle les questions comme le font les articles de la Summa theologica,
ou au contraire augmente-t-elle l’ambiguïté et la confusion? Dans ce dernier cas, il faudrait la
regarder avec prudence, à moins que l’on ne soit contraint d’y souscrire par la force des
arguments qu’elle apporte. Cependant, dans le cas de Vatican II, il ne nous semble pas que les
8 On remarquera d’ailleurs que Vatican II ne s’intéresse pas plus à l’étude de la doctrine marxiste et de ses
composantes (matérialisme, déterminisme, dialectique, pragmatisme, etc) qu’à la dénociation des génocides
perpétrés en son nom ou à la compassion pour ses victimes
. On est loin des analyses détaillées consacrées par
Pie XI aux idéologies totalitaires et même des préoccupations humanistes affichées officiellement par les Pères
conciliaires eux-mêmes. Par ailleurs on comprend mal la complicité vis-à-vis d’un régime toalitaire et niant le
libre-arbitre de théologiens et d’évêques se prétendant si soucieux de la liberté humaine…
9 On peut cependant se demander s’il n’y aurait pas une forme de subjectivisme dans le passage de Dignitatis
Humanæ (§ 4) qui affirme : « les communautés ne doivent pas être empêchées de manifester librement l’aptitude
singulière de leur doctrine à organiser la société et à vivifier toute l’activité humaine. » Paradoxalement, alors
que ce décret conciliaire légitime le droit de Bouddha et du Tao à « vivifier toute l’activité humaine»,
il a été
utilisé y compris par la hiérarchie ecclésiastique pour enlever ce droit à Jésus-Christ
. En tout cas, alors que les
premières lignes de Dignitatis Humanæ évitent soigneusement toute forme de relativisme, en s’efforçant de
fonder la liberté religieuse sur un personnalisme plutôt que sur le subjectivisme ou sur l’individualisme, le § 4
tombe dans un relativisme vertigineux qui n’est pas sans évoquer la pensée d’un Sartre, l’athéisme en moins.
On peut du reste se demander si ce genre de relativisme n’est pas plus cohérent dans un système athée tel que
celui de Sartre que dans une optique religieuse telle que celle de Vatican
II. En effet, si l’on pourrait concevoir
que plusieurs systèmes politiques concurrents soient acceptables
, comme l’admet en effet Aristote, il semble en
revanche difficile d’imaginer qu’une religion monothéiste et une religion polythéiste ou panthéiste puissent être
simultanément valables sur le plan religieux
, ou encore que la doctrine chrétienne de la résurrection et les
diverses doctrines de la réincarnation (salut résidant dans la réincarnation indéfinie dans l’animisme bambara, et
à l’inverse délivrance consistant dans la sortie du samsara dans l’hindouisme et le bouddhisme) puissent
simultanément s’appliquer aux mêmes sujets humains.
- 6 -
arguments tirés du trésor de la tradition de l’Eglise obligent de manière contraignante à
souscrire aux nouvelles formulations : au contraire, ils tendraient plutôt à remettre en cause
leur pertinence théologique. En outre, il ne semble pas non plus qu’il y ait nécessité par
l’absence de solution différente: ainsi le schéma sur la tolérance religieuse proposé par
Ottaviani était-il suffisant pour fonder une cohabitation harmonieuse avec les autres
confessions religieuse ; sur la question du dialogue oecuménique, on disposait également d’un
schéma qui sans rompre avec la tradition de l’Eglise, permettaitnéanmoins un dialogue avec
les autres confessions chrétiennes10. De même, si l’on avait jugé nécessaire un dialogue avec
d’autres traditions religieuses non-chrétiennes11, on voit mal en quoi était nécessaire le
relativisme latent ou explicite de Nostra Ætate, dans la mesure où les Poldèves et les musulmans,
par exemple, pratiquent eux-aussi le dialogue inter-religieux sans renoncer pour autant à
critiquer les autres religions de leur propre point de vue, et tout en évitant le relativisme
doctrinal –par exemple, on ne trouvera guère de musulmans pour lesquels Mahomet soit
seulement une « option » parmi d’autresou qui reconnaissent la divinité de Jésus comme une
autre « option » également acceptable.
A l’opposé, il semble difficile de laver Nostra Ætate
de tout soupçon de relativisme, surtout si on le rapproche du § 4 de Dignitatis humanæ (« les
communautés ne doivent pas être empêchées de manifester librement l’aptitude singulière de
leur doctrine à organiser la société et à vivifier toute l’activité humaine.»).
Or ces tendances au relativisme, que les papes, depuis Paul VI inclus, se sont efforcés
maintes fois de juguler12 sans cependant renoncer au concile lui-même, sont tout à fait dans la
logique d’une certaine dialectique. En effet lorsque, même sans parler explicitement d’
« identité des contraires », on considère que thèse et anti-thèse peuvent s’unir en une synthèse
au-delà du principe de contradiction, il semble difficile d’éviter toute forme de relativisme. Et
c’est bien dans un certain relativisme – mêlé toutefois d’un dogmatisme non moins certain
dans l’exposé de sa propre doctrine– qu’était tombé Hegel lui-même, qui enseignait que
toutes les philosophies et toutes les religions opposées n’étaient qu’autant d’étapes
successives du développement de l’Esprit et de la réalisation de l’Idée
. Ce qui encore une fois
ne signifie pas que l’on ne puisse admettre une certaine dialectique dans le cadre de la sagesse
chrétienne, et même dans le sein d’une authentique pensée thomiste13.

En résumé, en dépit des efforts répétés des Pères conciliaires pour rester aussi fidèle
que possibles à la pensée bi-millénaire de l’Eglise, il nous semble qu’il reste cependant, sur le
plan du mode de pensée, une certaine opposition entre la doctrine de Vatican II dans sa nature
profonde et le réalisme d’Aristote et de saint Thomas, qui fonde la connaissance humaine sur
10 Il s’agit en fait du chapitre 11 du schéma De Ecclesia, qui en dépit de quelques thèses discutables, reste
globalement un document intéressant pour réfléchir aux rapports entre les différentes communautés chrétiennes.
11 Cependant, avant de « dialoguer », encore faudrait-il s’interroger sur la finalité de ce dialogue, ce qui ne
semble pas avoir toujours été fait dans l’enthousiasme du renouveau conciliaire.
12 Que l’on songe notamment à la profession de foi prononcée par Paul VI le 30 juin 1968 en conclusion de son
« année de la foi ». Ajoutons par ailleurs que d’autres textes de Vatican II semblent contredire le relativisme de
Dignitatis Humanæ et de Nostra Ætate. Ces contradictions qui pourraient étonner à première vue, s’expliquent
d’une part par la nécessité de satisfaire différentes tendances et de procéder de manière progressive, d’autres
part, et de manière plus profonde, par l’esprit dialectique du Concile qui se complait dans la juxtaposition de
textes de tendances contradictoires, permettant différents niveaux de lecture..
13 Parmi les enseignements de Thomas qui se rapprocheraient le plus du mode de pensée dialectique, on peut
noter sa doctrine des universaux, spécialement les précisions qu’il donne sur le sujet en Ia q. 11, a. 2, ad 1um.
Evidemment, on pourrait aussi trouver des nuances dialectiques dans la thèse thomasienne selon laquelle les
personnes divines se définissent et sont constituées par leur relation mutuelle ou si l’on préfère par leur
opposition relative (cf. Ia, q. 40, a. 2 et q. 32, a. 3, ad 3um).


Dernière édition par luernos le Jeu 3 Juil - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'ignorance et le principe de non contradiction   Jeu 3 Juil - 22:30

le principe de non-contradiction –principe qui est justement « dépassé14 » sinon contredit par
la pensée dialectique telle qu’elle est mise en oeuvre par le concile
. Dans la mesure où la
pensée thomiste est, selon l’enseignement des Papes15, celle qui s’harmonise le mieux avec le
dogme chrétien
, on a là une raison de se demander si les principes de Vatican II expriment
tous de la manière la plus appropriée qui soit l’enseignement le plus représentatif de la
véritable tradition de l’Eglise.
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