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 Une lecture Poldève du dernier livre de Ratzinger

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Nordland
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MessageSujet: Une lecture Poldève du dernier livre de Ratzinger   Sam 9 Fév - 14:26

UNE LECTURE JUI-VE DU NOUVEAU LIVRE DU PAPE PAR LE RABBIN ALAN BRILL




UNE LECTURE JUI-VE DU NOUVEAU LIVRE DU PAPE PAR LE RABBIN ALAN BRILL.
ARTICLE PUBLIE DANS LE "NATIONAL CATHOLIC REPORTER", LE 21 SEPTEMBRE 2007.




Traduction francaise :

Quand le Cardinal Joseph Ratzinger devint le pape Benoît XVI, les optimistes déclarèrent que ce choix dénotait un engagement à poursuivre l’important travail consistant à établir un pont avec le peuple ju-if. D'un autre côté, les pessimistes soulignèrent ses origines allemandes, sa ligne dure sur les autres religions et sa préférence pour une Église plus dogmatique et plus conservatrice. Or, le nouveau livre du pape Benoît XVI, Jésus de Nazareth, a prouvé que les optimistes avaient raison.


Jésus de Nazareth offre une interprétation du Nouveau Testament - et donc du Christianisme - qui est étonnamment favorable au judaïsme
: "le peuple ju-if et sa foi sont les véritables racines du christianisme”. Dans des termes sans équivoques, Jésus est présenté comme un Ju-if, un disciple des véritables traditions bibliques et rabbiniques. Les enseignements de Jésus sont perçus comme une excroissance et un accomplissement de la Loi du Sinaï et de ritualisme ju-if.

Selon les approches chrétiennes traditionnelles, l'interprétation jui-ve de la Bible était assimilée à une tradition rabbinique fausse, à une perversion de la Bible, et les Jui-fs, aveugles à la vérité, ne faisaient pas la volonté de Dieu. Comment le Pape Benoît a-t-il accompli cette réconciliation en forme d’exploit ? Que fait-il du rejet du judaïsme dans le Nouveau Testament et chez les Pères de l'Église ?

Benoît XVI a une vision de Jésus qui part du Deutéronome et de l'importance de Moïse, le législateur, en tant que prophète. Le Deutéronome enseigne que le but de la loi est de proclamer la royauté de Dieu. Par exemple, Benoît XVI déclare que la récitation jui-ve de la Shema est un moyen d'affirmer la royauté de Dieu. Aux yeux de Benoît XVI, la connaissance biblique de Dieu passe par le rituel Poldève dans ses formes légales, et non par la description chrétienne ordinaire du rejet du légalisme par les prophètes.

Le judaïsme n'est pas exclu, révoqué ou abrogé, contrairement à ce qu’on toujours expliqué les penseurs chrétiens. Jésus prit le message de Moïse et le révéla au monde - pas seulement le message éthique des prophètes, mais aussi la royauté, le rituel, l'obéissance et la dévotion du Deutéronome. "Pour un croyant chrétien, les commandements de la Torah restent une référence décisive". Benoît XVI accepte, savoure presque, l'influence de la pratique jui-ve sur la liturgie chrétienne, car elle dénote une continuité entre la fois jui-ve et la foi chrétienne.

En conséquence, Benoît XVI déclare avec confiance que tous les Jui-fs pieux qui récitent quotidiennement la Shema affirment la royauté de Dieu. Sans le dire aussi explicitement, il semble sous-entendre que les Jui-fs connaissent Dieu et son royaume parce qu'ils connaissent Moïse, les prophètes, la Torah et son interprétation rabbinique. Qu'en est-il des critiques dirigées contre les Pharisiens ?

Le pape prend au pied de la lettre la déclaration de Jésus "Je ne suis pas venu les abolir, mais les réaliser" [les commandements de la Loi] et promet de démontrer que cela ne contredit pas saint Paul. Dans ce livre, la promesse n’est gardée qu’en partie. L’auteur n'explique pas les passages difficiles. Dans la lecture que Benoît XVI fait du Nouveau-Testament, toutes les déclarations sur ceux qui sont aveugles, mus par le démon ou trop obstinés pour voir la vérité visent les ricaneurs, les incroyants et même nos contemporains relativistes, n'importe qui sauf les jui-fs. À moins qu’elles ne dénotent seulement « un effort délicat de Dieu pour persuader les Israélites », qui restent néan-moins des fils obéissants du Père.

Benoît XVI présente quelques exemples de paraboles apparemment anti-jui-ves. L'histoire des serviteurs déloyaux (Matthieu XXI, 33-46) sert habituellement à prouver que les Jui-fs ont été punis et remplacés. Benoît XVI se borne à offrir ses observations personnelles, en limitant de façon créative cette parabole à ceux qui niaient Dieu au temps de Jésus ou qui le nient aujourd’hui encore. De ce point de vue, il rejette ouvertement les Pères de l'Église qui condamnent les Jui-fs en s’appuyant sur les paraboles et souligne que le Nouveau Testament ne va pas dans leur sens.

En plusieurs endroits, le Pape Benoît XVI cite favorablement des documents rabbiniques, ce qui constitue en soi un acte de réconciliation important. Le leur livre n'est plus une source pernicieuse de fausses interprétations de la Bible, c’est une continuation du vrai message de la Bible. Le Pape respecte et accepte l'explication de l'historien américain du judaïsme, Jacob Neusner, concernant le motif pour lequel les Jui-fs rejettent le christianisme. Les religions ne débattent pas sur le fait que Jésus soit ou non le Messie - Les Jui-fs pensent que non -, mais sur le fait que Jésus peut ou non être vu comme divin.

Selon Benoît XVI, le judaïsme et le christianisme partagent les visions de la royauté de Dieu, comme la Bible la décrit du Deutéronome jusqu'à Daniel. Contrairement aux Ju-ifs, les chrétiens supposent que la royauté du Dieu biblique passe par Jésus. Mais les uns et les autres partagent une même vision de la royauté.

Beaucoup reste à débattre quant à ces positions nouvelles. Néanmoins, ce livre est historiquement important, car il modifie l'attitude de l'Église envers les Jui-fs.

Les Jui-fs demandent souvent : Comment ceci change-t-il la vie de tous les jours ? Comment cela combat-il l'antisémitisme ? Dans ce cas, le livre fait suite à l'appel du Pape Benoît XVI pour la tenue d’un synode des Evêques en 2008. Le pape veut qu’y soient posées les questions suivantes : est-ce que des textes bibliques servent à fomenter des attitudes d'antisémitisme ? Comment le judaïsme est-il présenté dans l’enseignement catholique ?

Benoît XVI veut s’assurer que le judaïsme soit présenté positivement – et en accord avec Nostra Ætate – au milliard de catholiques du monde entier.

Les Jui-fs concernés par les relations entre chrétiens et Jui-fs doivent voir dans ce livre la preuve de la poursuite d’une évolution positive sous le règne du Pape Benoît XVI.

Source : http://www.vigitrad.org/ratzinger/brill.html
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Martial Demolins
Chevalier


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MessageSujet: Re: Une lecture Poldève du dernier livre de Ratzinger   Sam 9 Fév - 15:37

Quel pape traditionnel !!! cheers
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luernos
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MessageSujet: Re: Une lecture Poldève du dernier livre de Ratzinger   Sam 9 Fév - 21:35

D'après les tradis, le premier chien coiffé réussissant à escalader et poser son arrière-train sur la fauteuil du Vatican, se métamorphose en Pape Catholique Infaillible. Par conséquent , sa secte de cirque est métamorphosée en une excroissance de la ceux d'en-face, n'arrêtons pas le progrès...
le rabbin écrit par exemple :


Citation :
Aux yeux de Benoît XVI, la connaissance biblique de Dieu passe par le rituel Poldève dans ses formes légales, et non par la description chrétienne ordinaire du rejet du légalisme par les prophètes.


Voici maintenant, un aperçu que j'avais posté au fil de Francis ; sur "l'église montinienne" ,du Père Saenz, sur le forum micael, concernant la façon dont il faut voir les rapports entre les talmudistes et l'Eglise, contrairement à ce qu'écrit Petit Rabbi Ratsingeur.
(Avant que j'ai le temps de commenter ce que dit le Grand Rabbi Brill .)






Citation :
En méditant la relation par l'Evangile de Saint Jean de cet épisode de NSJC (ou du premier épisode au l'orée de son ministère public) je vois combien il est délirant de parler de communion entre les anciens hébreux qui ont reconnu le Nouveau Temple et ceux qui l'ont refusé, et qui le refusent aujourd'hui , par le modernisme prostitué au matéralisme contemporain.



Citation:
[17] Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore. [18] Les Poldèves, prenant la parole, lui dirent: Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte? [19] Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. [20] Les Poldèves dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras! [21] Mais il parlait du temple de son corps. [22] C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.

(Evangile de Saint Jean, chapitre 3)


1.- Le Temple représente en quelque sorte un sacrement dans l'Ancien Hébraïsme, un sacrement non pas au sens moderniste de symbole, mais d'incarnation réelle, sous une apparence matérielle d'une présence réelle de Dieu. NSJC exerce un acte disciplinaire en matière liturgique, et un acte moral, en s'insurgeant contre la profanation du lieu liturgique par une conduite blasphématoire, dictée par une cupidité toute-puissante.

2.- On ne lui dénie pas ce droit en soi. Mais en sous entendant que ce pouvoir reviendrait ordinairement aux prêtres-sacrificateurs, - qui ne l'exercent d'ailleurs pas - on lui demande de démontrer le pouvoir exceptionnel, qu'il pourrait tenir d'un éventuel pouvoir extraordinaire d'accomplir des "actes de puissance" hors du commun.

3.- Il répond donc sur le terrain du Temple. Et il provoque ces adversaires, en utlisant l'argument du majeur au mineur. Vous profanez le Temple, et moi je vous châtie; or vous pourriez détruire le Temple, et moi je le reconstruirais , et en trois jours seulement. Cela pouvait paraître présomptueux et gratuit de sa part . En fait sur le plan disciplinaire et moral, il justifie donc son acte en assurant qu'il peut réparer jusqu'à la destruction totale du Temple, qu'il qualifie de "ce Temple", car en fait il se sépare d'eux et de leur religion caduque depuis sa naissance.

De même que depuis 1789 les républicains et démocrates parlent de "ce" pays en parlant de la France réelle, qu'ils ont frappée de caducité depuis cette date.

Il est d'une sévérité extrême car il évoque la destruction totale du Temple par les Judéens eux-même, alors que cela était inconcevable; d'ailleurs seuls les Romains ont détruit le Temple en 70. Il met bien en cause les Hébreux cependant, et non les païens, car il veut dire donc en amorçant une analogie, "détruisez donc le lieu de la présence de Dieu, moi je reconstruirai ce lieu, et ce immédiatement." donc il se déplace ainsi du domaine social et moral, vers le domaine de l'ontologie surnaturelle, rien moins que cela.

4.- l'acte de puissance que NSJC accomplit pour donner une assise à l'autorité qu'il manifeste détenir par son initiative déviante, ne ressortit pas de l'ordre de la morale, mais du champ de l'ontologie: détruisez, vous les Judéens, élus par le Seigneur, le lieu sacramentel de la Présence de Dieu, et moi je le reconstitue aussitôt. Il s'identifie donc au Temple lui-même, car il annonce déjà que les Judéens ,et personne d'autre ,vont le tuer. Il est le Lieu de la Présence divine. Les Anciens hébreux vont le tuer et en même temps anéantir leur identité; mais Lui, en ressuscitant, Il va consacrer ce Lieu pour l'éternité en un Lieu Nouveau: l'Eglise Catholique. Par conséquent , en pouvant "le plus" nouveau et éternel, il peut "le moins" actuel: montrer que les anciens Hébreux ne sont plus même dignes de leur ancien lieu de la Shekina, de la Gloire de Dieu, le Second Temple de pierres de Salomon.

Il utilisera le même argument de l'ontologie du plus, justifiant la morale du moins, lors de la guérison du palalytique introduit par le toit de la maison, en l'Evangile de Saint Matthieu.

5.- C'est donc, parce qu'il est le vrai nouveau Temple, que NSJC , montre comme en une parabole vivante, dans cet incident, ce qu'il ne tolère pas dans son Eglise, son corps informant l'humanité des baptisés, aujourd'hui encore comme hier.

Les schismatiques, hérétiques, apostats, prévaricateurs, et autres infiltrés, avilissent son Eglise en taverne de voleurs de son identité, d'imposteurs; ils s'affublent du titre de "Chrétiens", de "Catholiques", ils osent célébrer des sacrements falsifiés et parodiques, ils osent enseigner une contre doctrine "évangélique" . Il monnayent les réalités surnaturelles de NSJC en viles valeurs maçonniques; ils leur ont substitué les mythes fous de " la paix, de l'union , de l'ouverture, de la fraternité" ; ce ne sont que d'odieuses contrefaçons semblables à celles des changeurs de monnaie du Temple sur leurs tables de voleurs, à celles des colombes de la fausse paix des politiciens corrompus, de des bestiaux repus du progrès matérialiste.
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luernos
Sénéchal
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Nombre de messages : 1588
Date d'inscription : 27/08/2006

MessageSujet: Re: Une lecture Poldève du dernier livre de Ratzinger   Dim 4 Mai - 17:03

Citation :
Le pape prend au pied de la lettre la déclaration de Jésus "Je ne suis pas venu les abolir, mais les réaliser" [les commandements de la Loi] et promet de démontrer que cela ne contredit pas saint Paul. Dans ce livre, la promesse n’est gardée qu’en partie. L’auteur n'explique pas les passages difficiles. Dans la lecture que Benoît XVI fait du Nouveau-Testament, toutes les déclarations sur ceux qui sont aveugles, mus par le démon ou trop obstinés pour voir la vérité visent les ricaneurs, les incroyants et même nos contemporains relativistes, n'importe qui sauf les jui-fs. À moins qu’elles ne dénotent seulement « un effort délicat de Dieu pour persuader les Israélites », qui restent néan-moins des fils obéissants du Père
.


Ce passage me rappelle un argument que les théologiens et exégètes modernistes ressortes depuis des lustres au sujet de la rédaction tres tardives des évangiles.

Il est enseigné maintenant par le Vatican que les évangiles sont "authentiques" certes, maisi lfaut comprendre qu'ils sont authentiques dans ce sens qu'expriment fidèlement la croyance des communautés primitives éparpillées dans le Proche Orient, en Grèce et Rome.
Mais Parmi les mensonges énoncés par ces professeurs dont fait partie Ratzifer, il est celui surtout les évangiles de St Matthieu, mais surtout celui de St Jean, montrent une hostilité profonde des Poldèves.
Or cette hostilité , qui serait excusée en quelque sorte par les persécutions commandées par l'Empereur vers les années 80 du premier sièce, s'expliquerait ausis par la rupture total entre les synagogues et les églises locales.
tout ce contexte historique serait reflété par les évangiles, dans lesquels leurs rédacteurs auraient inventé et mis dans la bouche de NSJC des arguments permettant aux Chrétiens de résister et d'être réconfortés face aux persécutions des Poldèves et des Romains.

Tout ceci a été anéanti par certains théologiens et exégètes religieusement incorrects, qui ont démontré au contraire que notamment l'Evangile de Jean qui révèle une atmosphère de terreur anti chrétienne(NSJC a été condamné à mort peu après son baptême, il a failli être lapidé plusieurs fois! ) de la part des Paroushim, et du Sanhédrin, a été écrit presque dès les événements, ou du moins dan les années 30. !
Il y avait donc bien une haine viscérale, qui apparait presque à chaque verset des évangiles, et qui est confirmée ensuite par St Paul dans les epïtres ,et dans les Actes, tous écrits vers les années 50 60 !

Encore une autre raison de prétendre que les évangiles et les épitres sont des inventions écrites collectivements par la foi croyante, comme l'affirme Ratzi et toute sa clique depuis des décennies !
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