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 La "moquerie" Guy Môquet

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Sénéchal
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MessageSujet: La "moquerie" Guy Môquet   Lun 22 Oct - 16:04

Méditons, mes frères:
Citation :


Le chef du gouvernement a rendu hommage au jeune résistant communiste fusillé le 22 octobre 1941.


Les réactions
NOUVELOBS.COM | 22.10.2007 | 14:39
Voici les principales réactions à la lecture de la lettre du jeune résistant, Guy Môquet, demandée par Nicolas Sarkozy.

LES POLITIQUES

Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale : "95% des enseignants en France approuvent cette décision (de lire la lettre) et y participent". Cette lecture est "une proposition faite aux enseignants" et qu'il n'y "aurait pas de sanctions s'ils ne le faisaient pas".
"Il n'y a pas dans cette affaire de volonté politicarde de contraindre les professeurs à quelque chose qu'ils ne souhaitaient pas". Il affirme "ne pas comprendre la polémique".

Le ministre a estimé à l'issue de la cérémonie, que "les jeunes ont posé des questions intelligentes et objectives sans être des 'beni oui oui'". "Le but est atteint", et les élèves ont "été très matures".

"Evidemment, c'est un peu artificiel mais je pense que l'émotion était quand même forte. Le message, en particulier celui porté par les anciens résistants "est passé", a encore dit le ministre, rappelant que "la mission première du président de la République était d'exalter les valeurs de la réconciliation".
- "Je ne comprends pas cette polémique, j'ai fait ce qu'il faut pour que cette lecture soit faite dans un contexte pédagogique" (Déclaration en marge de sa lecture, au lycée Bertrand de Born à Périgueux, lundi 22 octobre)

Georges-Marc Benamou, conseiller du président de la République pour la culture et l'audiovisuel : "Je ne comprends pas la polémique. Elle me scandalise". "C'est comme si on avait contesté l'entrée de Jean Moulin au Panthéon ou la décision d'installer le 14 juillet. Bien sûr que la politique fait des incursions dans la mémoire et c'est normal". "Nous devons aux résistants de l'intérieur, de l'extérieur, aux résistants communistes, aux otages, la part de notre liberté. On leur doit énormément. Je trouve qu'on fait de bien mauvais procès en ce moment".

"Vive l'instrumentalisation de l'histoire si elle doit servir des causes vertueuses comme la Résistance! J'écoute les Résistants. J'écoute ceux qui se sont battus, ceux qui vont disparaître. La République doit leur rendre cet hommage régulièrement". (Déclaration à l'AFP, lundi 22 octobre)

François Fillon, Premier ministre : "C'est une polémique assez dérisoire, au fond". "Le président de la République a invité à un moment de rassemblement autour d'une lettre écrite par un jeune communiste, au-delà de toute polémique et de toute récupération". "C'est dommage qu'il y ait quelques personnes qui ne comprennent pas ce moment de rassemblement. Mais, j'ai l'impression que c'est assez marginal dans l'ensemble de l'Education nationale". Il a demandé aux élèves de considérer la lettre "comme celle d'un frère qui vous dit adieu tout en comptant sur vous".
"Nous avons le devoir de ne rien oublier (...) Il faut tenter par l'esprit de se glisser dans cette période de profond désespoir, où tout semble perdu, pour saisir l'esprit de la Résistance".
- "Comme beaucoup d'autres, Guy Môquet fut fusillé pour ses convictions qu'il plaçait au-dessus de sa propre existence". "Il était communiste, d'autres étaient gaullistes, certains étaient de droite, d'autres de gauche, certains étaient croyants, d'autres ne l'étaient pas... Qu'importe, tous étaient patriotes"."L'honneur de la nation n'est pas négociable",
le régime de Vichy négocia, pactisa, puis collabora avec le régime nazi, et en cela il bafouait une certaine idée de la France" (Déclaration, lundi 22 octobre)

Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche : La mort de Guy Môquet "a permis la réalisation du projet européen". "La mort de Guy Môquet a servi à quelque chose. Elle a permis la réalisation du projet européen dont la promesse de paix a, depuis, été respectée". "Ce projet européen, même fragile, c'est le vôtre pour demain". (Déclaration lors d'une visite à Courcelles-Chaussy, en Moselle)

Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République :
- Les enseignants refusant de lire la lettre ne sont qu'"une toute petite minorité". Il s'agit "d'une toute petite minorité de gens qui, pour des raisons diverses, assez peu recevables, ont décidé que c'était une atteinte à la liberté pédagogique".
"Dans 85-90% des classes, tout se passera normalement", a-t-il assuré, soulignant que "beaucoup de professeurs ont fait des efforts considérables pour organiser cette journée".
Parlant d'"une polémique dérisoire", il a réaffirmé qu'il ne voyait pas "quel sens aurait une récupération politique" de cette commémoration. (Déclaration sur RMC, lundi 22 octobre)
- "Le Président de la République hélas ne pourra pas se rendre dans un lycée demain compte tenu de son agenda international". "Cela n'a rien à voir avec l'agitation" qui est "le fait de quelques professeurs", ajoutant que "le président n'était pas très content". Il a réfuté toute idée

"d'instrumentalisation de l'Histoire". "Instrumentalisation de quoi? Il n'y plus d'élection à gagner, c'était (Guy Môquet) un militant communiste, pas un militant UMP". Il s'est dit "très triste qu'un certain nombre de professeurs saisissent cette lettre pour faire un peu de politique politicienne" et en colère car "la nation mérite un peu de respect de la part de ceux qui sont sensés la servir".

"Les droits et les devoirs des professeurs comme les droits et les devoirs de tout citoyen, c'est quelque chose d'important". (Déclaration sur France 2, dimanche 21 octobre)

Jean-Pierre Chevènement : "Ca me paraît un peu ridicule, je pense que Nicolas Sarkozy devrait affronter quelques sifflets d'enseignants". Il a indiqué que "comme ancien ministre de l'Education", il ne "conseillerait pas l'indiscipline aux enseignants". "Mais je leur demanderais de lire la lettre dans son contexte, celui de la Résistance, en parlant de l'esprit de la Résistance qui est la lutte contre toutes les formes qui oppriment la liberté".

Même si cette journée de commémoration est "une retombée de la campagne électorale" de Nicolas Sarkozy, "il n'est pas mauvais qu'on apprenne à travers l'exemple de Guy Môquet que la France n'était pas Vichy comme certains essaient de nous le faire croire". (Déclaration sur France 2, lundi 22 octobre)

François Bayrou, président du MoDem : "L'Etat ne doit pas se mêler de l'Histoire. L'Etat ne doit pas organiser la promotion en figure héroïque de qui que ce soit. Le propre d'une démocratie, c'est que l'Etat est respectueux de la séparation nécessaire entre les historiens, les professeurs et les ordres qu'il donne". "Chaque fois que l'Etat se mêle de l'exploitation de l'Histoire, c'est un très mauvais signe". (Déclaration dans l'émission Grand Rendez-vous d'Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien, dimanche 21 octobre).

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "Aujourd'hui il y a besoin de résistance encore, bien sûr ce n'est pas la même chose: résistance face à une politique qui casse les droits sociaux, résistance face à une politique qui chasse les enfants parce que leurs papas et leurs mamans sont venus d'autres pays, résistance par rapport à une politique qui veut encore renforcer les pouvoirs d'un seul homme à la tête de l'Etat".

La secrétaire nationale du PCF a salué la mémoire de Guy Môquet, résistant communiste, "un enfant du Front populaire qui se battait pour le progrès social". "Je comprends que des enseignants se posent la question". Elle lira elle-même cette lettre lundi dans un lycée, et a précisé qu'il "faut la mettre dans son contexte". "Les problèmes de récupération, quelque part je m'en moque". "Que la République rende hommage à la Résistance, quoi de plus normal, quoi de plus évident". Cette lecture sera un "hommage à la Résistance" mais aussi une forme de "contestation de la politique qui est actuellement menée dans notre pays".

Le "combat de Guy Môquet ce n'est pas simplement un combat contre la barbarie nazie, c'est aussi un combat pour l'émancipation humaine". "C'est un message actuel qu'il faut porter, pas simplement la commémoration du passé". (Déclaration à l'occasion de la commémoration à Châteaubriant, dimanche 21 octobre)

- "Si Guy Môquet était vivant aujourd'hui, il serait peut-être membre du Réseau éducation sans frontières".

"Cette résistance qu'ils ont menée, chacun d'entre nous peut être amené à la mener aujourd'hui, sous d'autres formes, quand nous voyons une injustice, une discrimination" (Déclaration dans un lycée de Blanc-Mesnil, après la lecture de la lettre de Guy Môquet, lundi 22 octobre)

Victorin Lurel, député PS et président du conseil général de la Guadeloupe.de Guadeloupe profite de la lecture de la lettre de Guy Môquet pour dénoncer "la suppression de l'histoire de la traite négrière des points forts des programmes scolaires de l'enseignement primaire par un arrêté pris par le ministre de l'Education nationale le 4 avril dernier".

"Cette décision a pour conséquence de rétrograder de fait l'enseignement de cette phase sombre de l'Histoire, puisqu'elle ne fait plus partie de la liste des connaissances exigées de la part des élèves et risque, demain, d'aboutir à la disparition de l'enseignement de l'histoire de la traite négrière". "Je demande au ministre de l'Education nationale le rétablissement de l'histoire de la traite négrière parmi les points forts de l'enseignement primaire" (Communiqué, lundi 22 octobre)

....

Derrière le mythe....Le véritable Guy Môquet:


Citation :
La lettre du communiste Guy Môquet, élevée au rang de mythe national par Sarkozy, continue à faire couler beaucoup d’encre. Lue dans les vestiaires de l‘équipe de France de rugby par le diligent et servile Bernard Laporte (aujourd’hui secrétaire d’Etat…), elle ne suscite pas l’enthousiasme – mais pour de mauvaises raisons – des enseignants qui ont reçu consigne de la lire (et plus si affinités) à leurs jeunes ouailles.

Il importe donc de rappeler, une fois de plus, que Guy Môquet ne fut pas, comme on s’obstine à la claironner, un résistant à l’occupant nazi, mais un militant communiste appréhendé et emprisonné bien avant l’Occupation. Pour des actes de trahison envers sa patrie. La France.

Rappel en deux mots. En septembre 1939, Edouard Daladier, qui est tout sauf un homme « de droite », interdit le parti communiste. Le 10 octobre de la même année, Prosper Môquet – le père de Guy –, élu du XVIIe arrondissement de Paris, est déchu de son mandat de député, arrêté et incarcéré en Algérie.

Guy Môquet, lui, sera arrêté le 10 octobre 1940. Non pour propagande ou actes anti-allemands – et pour cause, l’URSS et l’Allemagne sont alors des alliées – mais pour propagande communiste. Interdite depuis 1939 par le gouvernement de la IIIe République. Ce qu’on reproche au parti communiste ? De soutenir l’Allemagne nazie : renseignements à l’ennemi, troubles aux arrières, démoralisation des armées, fraternisation avec l’ennemi, propagande antimilitariste, sabotages de l’armement, etc.

Rappelons au passage qu’aucun tract communiste n’appelle à la résistance à l’occupant nazi avant la mi-juin 1941. Et que Guy Môquet a été arrêté le 13 octobre 1940.

En octobre 1941, le parti communiste, toujours aligné sur Moscou et donc désormais anti-allemand, envoie trois hommes en Loire inférieure. Mission : assassiner un officier de la Whermacht. Le 20 octobre, le colonel Karl Hotz, commandant la garnison de Nantes, est abattu. La Whermacht exigera des otages. Parmi eux, Guy Môquet et 26 autres communistes, tous incarcérés avant l’Occupation. Il est d’ailleurs symptomatique que la lettre, par ailleurs émouvante, de Guy Môquet, ne fasse aucune référence à la Résistance. Et quand on évoque les otages fusillés, on cite abondamment les « 27 communistes » mais guère ou peu les 21 autres personnes ignominieusement sacrifiées.

On rappellera encore que, avant 1941, des militants communistes avaient été condamnés à mort (ou à de lourdes peines de prison) pour sabotages de matériels. Pas de matériels allemands : de matériels français.

— Le 27 mai 1940, Raymond Andrieux et Roger Leroux sont condamnés par le 3e Tribunal militaire à vingt ans de travaux forcés pour sabotages d’avions Farman ;

— A la même date, Roger Rambaud, Marcel Rambaud, Maurice Lebeau, Léon Lebeau, sont condamnés à mort ;

— Etc.

La mort de Guy Môquet, aussi triste et tragique soit-elle, n’est rien d’autre que l’histoire, aujourd’hui occultée, de 22 mois de collaboration du PCF avec l’Allemagne nazie.

ALAIN SANDERS

Article extrait du n° 6447
du Samedi 20 octobre 2007

La mort d'un homme est toujours tragique, mais quand même!!!! Mentez, mentez... Rolling Eyes
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luernos
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MessageSujet: Re: La "moquerie" Guy Môquet   Mar 23 Oct - 21:53

Guy Môquet, lui, sera arrêté le 10 octobre 1940. Non pour propagande ou actes anti-allemands – et pour cause, l’URSS et l’Allemagne sont alors des alliées – mais pour propagande communiste. Interdite depuis 1939 par le gouvernement de la IIIe République. Ce qu’on reproche au parti communiste ? De soutenir l’Allemagne nazie : renseignements à l’ennemi, troubles aux arrières, démoralisation des armées, fraternisation avec l’ennemi, propagande antimilitariste, sabotages de l’armement, etc.

Rappelons au passage qu’aucun tract communiste n’appelle à la résistance à l’occupant nazi avant la mi-juin 1941. Et que Guy Môquet a été arrêté le 13 octobre 1940.

En réalité il faut interpréter ainsi la résistance de guy mocquet

la résistance du pc est dialectique. il résistait aux allemands avant le pacte germano soviétique
cette résistance active est devenue passive jusqu'au 1941,
c'est l'antithèse provisoire, la "réaction" provisoire, en apparence contradictoire, mais qui fait avancer le "sens de l'histoire"
et la contradiction est dépassée en suite dans l'entrée alors dans la Sainte Héroîque et illustre Résistance contre la bête immonde
donc guy mocquet a fait germer la "décision de résistance trans historique " - consubstantielle au communisme en quelque sorte, - dans l'hiver, avant que le printemps et l'été de 1945 fassent refleurir la résistance.

voilà certainement ce genre de sophisme cynique et obscène que doivent souvenir les cloportes.
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Credo
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MessageSujet: Re: La "moquerie" Guy Môquet   Mar 23 Oct - 23:53

Citation :
donc guy mocquet a fait germer la "décision de résistance trans historique " - consubstantielle au communisme en quelque sorte, - dans l'hiver, avant que le printemps et l'été de 1945 fassent refleurir la résistance.
Vont être content mes grands-parents maternels, quand je vais leurs dire qu'une décision trans-historique les faisaient galoper de la Champagne en Auvergne, dans le sens de l'Histoire, les panzers aux fesses, les Stukas et leurs bombes sur le coin de la tronche, avec de l'essence "consubstantiello"-soviètique plein les reservoirs Teutons...Twisted Evil

Vont vachement aimer... bounce

Wink
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