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 LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE

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Credo
Sénéchal


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MessageSujet: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Mer 18 Oct - 19:51

Voilà! J'ai/nous avons faim de connaissances.

ENSEiGNEZ-NOUS!!! Wink
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 1:01

Je ne suis pas un spécialiste, mais je peux déjà vous donner un avant-goût de ce que l’on peut contempler dans les mots hébreux.

Le premier principe qu’il faut bien comprendre au départ, c’est que l’hébreu se dessine. La typographie hébraïque est harmonieuse dans ses courbes et les mots se regardent plus qu’ils ne s’écoutent pour délivrer leur message. Malheureusement, les caractères hébreux ne passent pas dans le message.

Commençons par le Tétragramme, le Nom divin :
A l’endroit, cela donne : Iéoua.
Le nom de Jésus donne en hébreu : Ié- sh – oua

Le nom de Jésus, c’est le Nom de Dieu, le Tétragramme auquel on ajoute au milieu la lettre shin (sh). A chaque fois que les pharisiens lisaient le saint Nom de Jésus-Iéshoua, ils se prenaient le tétragramme en pleine figure ! Qu’on ne vienne pas nous dire maintenant qu’ils ne savaient pas…

Un prophète désigne les juifs comme étant les porteurs du Nom, c'est-à-dire du Tétragramme. Évidemment si l’on ne voit pas cela écrit en hébreu, on ne comprend pas ce que le prophète veut dire. Une fois écrit, cela saute aux yeux !
Le mot juif se prononce Iéou – d – a . C’est Iéoua à qui on a rajouté un d (daleth). Les juifs sont bien les hommes qui portent le Nom de Dieu dans leur nom de Juif ! S’ils rejettent Iéoua, ils ne sont plus Iéouda, ils le prétendent mais ils mentent, comme le dit l’Apocalypse.

Vous en voulez d’autres ?
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Credo
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 1:04

FA-BU-LEUX!!!!! Encore! encore!
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Louis-Hubert REMY
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 10:34

Voir aussi note 3 de Drach, p. 530 , tome 2, Bible de Vence, édition 1827, sa remarque importante sur le nom de Jéhova, que je ne peux pas reproduire car certains passages sont en hébreu.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 11:47

Notez aussi que la traduction du jésuite Crampon au début du XXe siècle est excellente et très fidèle à l'hébreu. Lui aussi traduit le Nom de Dieu par Jéhova.

La traduction Yahwé (prononcé iaoué) est la lecture à l'envers du Tétragramme. Cette méthode vient toujours du démon.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 12:37

Dans l’Apocalypse, saint Jean dit : c’est le Nom de mon Dieu et le Nom de la Ville de mon Dieu. Si l’on ne se réfère pas à l’hébreu, on ne peut pas comprendre ce qu’il veut dire. Avec l’hébreu, cela saute aux yeux.

La ville de mon Dieu est Jérusalem, la Ville Sainte où le Temple du vrai Dieu rend le seul culte liturgique autorisé. Jérusalem = Iéroushalaïm.
Dans Iéroushalaïm il y a le Tétragramme, le Nom de dieu :
r ou sh a laïm

En fait le Nom de Dieu, le Tétragramme est une clé de compréhension dans la Sainte Bible. C’est le sceau divin de la Révélation.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 13:12

Toute l'Eglise est fondée sur Pierre et donc sur la relation entre le Père et le Fils. Je m'explique et vous allez comprendre.

Le père en hébreu se dit ab et le fils se dit ben.

Le prénom de Pierre se dit : Aven, ab+ben= aven.
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Credo
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 15:37

C'est extraordinaire!!! On comprend mieux que les pauvres Juifs savaient pertinement ce qu'ils faisaient.

Existe-t-il un ou des ouvrages aussi "pédagogiques " que vos démonstrations sur ce sujet fabuleux, monsieur l'abbé?


Dernière édition par le Jeu 19 Oct - 16:12, édité 1 fois
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 15:56

Credo a écrit:
C'est extraordinaire!!! On comprend mieux que les pauvres Juifs savaient pertinement de qu'ils faisaient.

Existe-t-il un ou des ouvrages aussi "pédagogiques " que vos démonstrations sur ce sujet fabuleux, monsieur l'abbé?

Malheureusement non. Je simplifie à l'extrême parce que je suis un grand débutant, les spécialistes, tout en restant abordables, développent beaucoup plus.

Vous en saurez plus bientôt, patience.
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Francis
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 15:59

"Malheur à vous, docteurs de la loi, parce que vous avez pris la clef de la science; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes, et ceux qui entraient, vous les en avez empêchés !"

Saint-Luc XI, 52.

Les pharisiens avaient la clé de la science mais ne la partagaient pas !
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Francis
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 16:48

Abbé Grossin a écrit:
Notez aussi que la traduction du jésuite Crampon au début du XXe siècle est excellente et très fidèle à l'hébreu. Lui aussi traduit le Nom de Dieu par Jéhova.

La traduction Yahwé (prononcé iaoué) est la lecture à l'envers du Tétragramme. Cette méthode vient toujours du démon.

Qu'est-ce qui a motivé le Chanoine Crampon à remplacer ``Jéhova`` par ``Yahweh`` dans son édition de la Sainte Bible de 1923 ? Suspect
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 16:50

Credo a écrit:
C'est extraordinaire!!! On comprend mieux que les pauvres Juifs savaient pertinement ce qu'ils faisaient.

Existe-t-il un ou des ouvrages aussi "pédagogiques " que vos démonstrations sur ce sujet fabuleux, monsieur l'abbé?

...justement, Drach est très (mais très) fort en ce domaine !
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Francis
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 22:14

י (yodh) ה (heh) ו (vav) ה (heh) ou יהוה

La langue hébraique se lit de droite à gauche. Ainsi, le Tetragrammaton יהוה
se lit י (yodh) ה (heh) ו (vav) ה (heh)...

Notons la présence des "heh" ה séparés par un "vav" ו ... c'est là qu'est renfermé le secret de la Sainte-trinité.

De l'harmonie entre l'Église et la synagogue, Chevalier Drach p. 298 :
"...les lettres dont se compose le nom ineffable de Dieu, יהוה , Jéhova, ont toujours été regardées dans la synagogue comme désignant la Très-sainte Trinité..."


Dernière édition par le Jeu 19 Oct - 23:49, édité 1 fois
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Louis-Hubert REMY
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 22:43

A propos de la clef de la science cette page remarquable de Jean Vaquié :

QUELQUES DEFINITIONS CONCERNANT LE SYMBOLISME CHRETIEN

Il ne fait pas de doute que Dieu met de L'HARMONIE ENTRE LES DIVERSES PARTIES DE SES ŒUVRES. Et cette harmonie, Il la met à la fois dans l'espace et dans le temps.

A. Dans l’espace, Dieu a mis des correspondances entre la création spirituelle et la création matérielle (entre le visible et l'invisible).

Ces correspondances entre le HAUT et le BAS sont reconnues par les auteurs chrétiens qui en tirent toutes les conséquences didactiques quelles contiennent.
Ces correspondances, qui sont dans la nature des choses, n'échappent pas aux gens de la "Contre-Eglise" qui les ont inscrites dans la "Table d'Émeraude" : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut"
Il y a donc, entre les deux écoles, accord sur le principe de l'harmonie universelle.

B. Dans le temps, la même harmonie fait que LES ŒUVRES DE DIEU APPELLENT ET SE RAPPELLENT. Le "Premier Adam" appelle le "Second". Et le "Second" rappelle le "Premier" puisqu'il se proclame "Fils de l'Homme", c’est-à-dire "postérité d'Adam".

Bref, la création physique est un reflet du Créateur. Et l'on obtient une première connaissance du Créateur en observant son reflet "symbolique" dans les créatures.
Jusque-là, les choses sont simples et le bon symbolisme demande seulement de ne pas confondre le Créateur avec son reflet.

Seulement, les choses se compliquent du fait que la création actuelle est PROBATOIRE, donc ALÉATOIRE. L'humanité libre est destinée à être jugée. Elle est mise à l’épreuve. Chaque chose de la nature est un enseignement qui peut solliciter l’homme, soit à monter vers le Ciel, soit à descendre vers l’enfer.

Chaque chose a donc un sens BÉNÉFIQUE et un sens MALÉFIQUE. C’est ainsi qu'il y a un "lion clamant dans le désert", mais aussi un autre "lion quaerens quem devoret". Le premier est la figure du prophète qui annonce le Messie, le second est la figure du démon.
L'ambivalence des symboles a été accentuée par la Chute qui a aggravé le sens maléfique de certaines choses. Par exemple, certains animaux sont devenus nuisibles et immondes, symbolisant les vices.

Telle est la règle générale. Elle ne serait encore pas trop difficile à appliquer, si elle était absolue. Malheureusement, cette règle de l'Ambivalence des symboles comporte des EXCEPTIONS.
C’est ainsi que le SERPENT ou le DRAGON est toujours pris en mauvaise part. Il n'y a pas de "Bon serpent" (le serpent d'airain n'est pas un bon serpent c'est la figure du Christ "se faisant" serpent bien que ne l'étant pas par nature).
C’est ainsi également que la colombe est toujours prise en bonne part. Il n'y a pas de mauvaise colombe.

La pensée symbolique va donc demander de l'INTELLIGENCE :
"Que celui qui a de l'intelligence comprenne ce que l'Esprit dit aux Églises". (Apocalypse II, 7, 11, 17, 29, III, 6, 13,22).

L’intelligence dont il est question ici est le don du Saint-Esprit qui permet de DISTINGUER.
- la SAGESSE unit,
- l’INTELLIGENCE distingue,
- le CONSEIL choisit ce qui a été distingué,
- la PIÉTÉ relie,
- la FORCE maintient la cohésion des parties,
- la SCIENCE explique,
- la CRAINTE se rapporte à la mort qui décompose.

Et quelle est la grande DISTINCTION qui va dominer la compréhension du symbolisme ?
C’est évidemment la distinction fondamentale entre le Bien et le Mal. Et comme le symbolisme compare des objets concrets, l’opposition fondamentale qui va guider le symbolisme chrétien, c'est celle qui concerne JESUS et BELIAL, lesquels sont deux adversaires qui ne sont pas faits pour être réconciliés, mais pour se combattre.

Autrement dit, le symbolisme chrétien est un SYMBOLISME A CLEF. La "Clef" du symbolisme chrétien, c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ. C’est Lui qui donne l'intelligence de cet univers qui a été fait pour Lui.
"L’univers a aussi été fait par Lui, et l'on comprend qu'il y ait partout laissé Sa trace" (saint Bonaventure).

Jésus-Christ est la "Clef de David" : "Celui qui a la Clef de David, Celui qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n'ouvre" (Apocalypse III, 7). C’est Notre-Seigneur qui ouvre le Ciel et qui ferme l’enfer. Le symbolisme chrétien nous montre cette ouverture et cette fermeture dans les choses de l'Univers.

Ainsi par exemple : la TERRE, quand on la compare au CIEL, symbolise l'état de nature. Mais cette même terre, quand on la compare à la MER fluctuante, devient le symbole de ce qui est ferme, c’est-à-dire du FIRMAMENT.

Nous allons voir que ces considérations ne sont pas inutiles pour nous défendre contre le FAUX SYMBOLISME que "l'Adversaire" n'a pas manqué d'élaborer. Car voici ce qui s'est passé.

La pensée symbolique est une pensée nourrissante. Elle apporte à l'âme de riches éléments de méditation. Elle est apte à éveiller des idées et à alimenter la prière. C'est pourquoi la psalmodie est remplie de symboles par lesquels l'âme se repaît des "harmonies que Dieu met entre les diverses parties de ses œuvres".

Mais à cause du facteur d'appréciation, et donc d'imprécision, qu'elle met en jeu, la pensée symbolique n'a guère de valeur DÉMONSTRATIVE. Aussi les développements symboliques ont-ils été délaissés depuis la fin du Moyen Âge, parce que la théologie chrétienne s'est trouvée dans la nécessité de repousser les attaques du RATIONALISME. Délaissant les symboles, peu précis, elle a préféré le raisonnement DISCURSIF. La justification rationnelle du dogme y a gagné, certes. Mais la piété y a perdu. La Religion a été frustrée d'un lyrisme qui était pourtant nécessaire à l'âme.

Pendant que les théologiens, occupés à combattre sur le terrain de la démonstration, délaissaient le symbolisme, trop flou, l’école de pensée maçonnique s'est emparée du symbolisme, universel et, mettant à profit le caractère appréciatif de toutes comparaisons, elle a pu facilement solliciter le symbolisme dans son sens et elle en a tiré de grands bénéfices. Aujourd'hui, elle régit le symbolisme et en a fait sa propriété. Aujourd'hui, le symbolisme universel n'est plus chrétien ; il est devenu "maçonnique".

L'école maçonnique traite le symbolisme avec son esprit à elle. Et cet esprit n'est pas l'esprit d'INTELLIGENCE qui distingue et oppose JESUS et BELIAL. L’esprit maçonnique au contraire réconcilie Jésus et Bélial. Mais l'école maçonnique est POLYMORPHE. Aussi trouve-t-on chez elle plusieurs conceptions du symbolisme.

La fraction principale de l'école maçonnique va revendiquer un symbolisme SANS CLEF qu'elle va nommer le SYMBOLISME OUVERT. Sa charte sera celle de la Table d’Émeraude : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut".

Dès lors l'univers "alchimique" est un univers AUTO-SIGNIFIANT et donc aussi un univers AUTO-SUFFISANT. Mais alors, cet univers rejoint la métaphysique de Lucifer qui, lui aussi, se déclare autosuffisant.

Cependant, il a toujours existé une école maçonnique proche du christianisme, qui fait profession de reconnaître le Christ comme CLEF de l'univers. C’est en particulier le cas de l'école actuelle de l’ÉSOTÉRISME CHRÉTIEN.

Seulement, dans ce symbolisme "ésotérique" (celui de Jean PHAURE et de Paul BARBANEGRA par exemple), c’est la double fonction de la clef qui ne va pas être respectée comme elle doit l'être. On sait que la clef de David "ouvre et personne ne ferme, ferme et personne n'ouvre".

Sans doute les ésotéristes chrétiens acceptent que le Christ, qui est proclamé la clef de leur symbolisme, ouvre le Ciel: il est en effet le sommet de la Création. Sous ce rapport on peut même, dans un examen superficiel, avoir l'impression que ce symbolisme satisfait la condition essentielle du symbolisme chrétien.

Malheureusement on constate en même temps que, pour ces "ésotéristes" la signification symbolique d'une cathédrale chrétienne coïncide avec celle du Temple d'Angkor ou de la Pyramide égyptienne : il y régnerait le même "esprit". Le Ciel est donc ouvert non seulement par le Christ, mais aussi par des divinités qui ne sont pas le Christ et qui ressemblent étrangement à Lucifer.

Quant à la fermeture de l'enfer par le symbolisme de l'ésotérisme chrétien, elle n'est que très problématique, puisque les démons, dans ce système, comme dans celui de R. Guénon, se définissent comme étant des entités du "monde intermédiaire", c’est-à-dire des êtres semi-physiques et semi-spirituels par nature.

Il y a là une perversion du symbolisme chrétien qui atteint son maximum de subtilité et qui est donc très difficile à discerner.

JEAN VAQUIE, Août 1990


Oswald Wirth, le grand théoricien du symbolisme maçonnique, ne se trompe pas sur l'importance de tout ramener au symbolisme, seul facteur d'union : "Le symbolisme est le grand conciliateur. Lui seul peut unir les hommes que LES DOGMES DIVISENT. De là son importance primordiale en maçonnerie et son rôle dans la construction du Temple Universel, qui doit abriter tous les esprits éclairés, sans distinction de croyances ou d'opinion philosophiques".
Le Symbolisme, janvier 1914, cité dans RISS rose, t. 7, p. 308.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 23:13

Francis a écrit :

Qu'est-ce qui a motivé le Chanoine Crampon à remplacer ``Jéhova`` par ``Yahweh`` dans son édition de la Sainte Bible de 1923 ?


A ma connaissance, ce n'est pas le chanoine Crampon décédé en 1894 (je crois) et dont la traduction est excellente qui a effectué ce remplacement. Ce sont les jésuites qui ont ré-édité cette Bible après lui qui ont commis cette faute. Embarassed
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 23:44

Abbé Grossin a écrit:
Ce sont les jésuites qui ont ré-édité cette Bible après lui qui ont commis cette faute. Embarassed

...une grossière erreur !! Shocked
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Jeu 19 Oct - 23:55

Louis-Hubert REMY a écrit:
L’esprit maçonnique au contraire réconcilie Jésus et Bélial

"Ils ont également une clé... mais c'est une clé qui ne ferme pas l'enfer !"

Célèbre phrase de M. Vaquié n'est-ce pas ?
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 12:37

Francis a écrit:
"Malheur à vous, docteurs de la loi, parce que vous avez pris la clef de la science; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes, et ceux qui entraient, vous les en avez empêchés !"

Saint-Luc XI, 52.

Les pharisiens avaient la clé de la science mais ne la partagaient pas !

La clé de la science = la clé de David = le Tétragramme = mon Nom

"Voici ce que dit le Saint et le Véritable, qui a la clef de David, qui ouvre et personne ne ferme; qui ferme et personne n'ouvre. Je sais tes oeuvres. J'ai posé devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer, parce que tu as peu de force et que cependant tu as gardé ma Parole et tu n'as point renoncé à mon Nom." chapitre III.

Garder la Parole et garder le Nom ou le Tétragramme, c'est la même chose. Le Tétragramme est partout dans l'Ecriture.
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 12:57

Francis a écrit:
י (yodh) ה (heh) ו (vav) ה (heh) ou יהוה

La langue hébraique se lit de droite à gauche. Ainsi, le Tetragrammaton יהוה
se lit י (yodh) ה (heh) ו (vav) ה (heh)...

Notons la présence des "heh" ה séparés par un "vav" ו ... c'est là qu'est renfermé le secret de la Sainte-trinité.

De l'harmonie entre l'Église et la synagogue, Chevalier Drach p. 298 :
"...les lettres dont se compose le nom ineffable de Dieu, יהוה , Jéhova, ont toujours été regardées dans la synagogue comme désignant la Très-sainte Trinité..."

C'est encore plus évident si l'on écrit le Tétragramme en forme de Croix :

yod

hé hé

waw
En commençant par le haut, le yod = le Père, le waw = le Fils ; le hé de gauche = Saint ; le hé de droite = Esprit. Le Saint-Esprit comporte deux hé, pour signifier la double relation du Saint Esprit : procession et spiration. (voir IIIa, q.36, a.1).
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 13:03

Pour lire le Tétragramme : il faut tourner dans le sens des aiguilles d'une montre : yod - hé - waw - hé : iéoua.

Pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre ça. Dieu parle aux petits et aux humbles.
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 14:40

Abbé Grossin a écrit:
...le hé de droite = Esprit. Le Saint-Esprit comporte deux hé, pour signifier la double relation du Saint Esprit : procession et spiration. (voir IIIa, q.36, a.1).


AAAHHHHHHHHHHH !!! Surprised

Je croyais le premier heh être le Père, le deuxième le Fils, vav le St-Esprit et le yod... je ne savais pas trop !! Embarassed
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 15:11

Est-il bon et convenable d'employer le nom jehovah pour désigner DIEU!?

DIEU lui même en s'adressant à MOïSE ne s'est-il pas présenté comme suit: "JE SUIS CELUI QUI EST"! Va dire à Pharaon que je suis le DIEU D'ABBRAAM D'ISAAC et de JACOB.
le troisième commandement :Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain ; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

je ne suis pas théologien, mais cette question m'interpelle!

Dans certaines Eglises de FRANCE , le nom JEHOVA"H" est présent sous forme entier du mot.

Je pense que les Jesuites ont dûment effacer ce nom, de la BIBLE CRAMPON pour éviter l'amalgame avec la secte des témoins de jéhovah!

éclairez moi sur ce sujet, merçi.

YRIEIX
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 15:32

Citation :
DIEU lui même en s'adressant à MOïSE ne s'est-il pas présenté comme suit: "JE SUIS CELUI QUI EST"!

Précisément, Iéoua veut dire en hébreu : Celui qui est. Et non pas Yahwé.

L'interdiction d'écrire le Nom n'est plus valable sous la Nouvelle Alliance qui a abolit, oui, oui, vous avez bien lu, qui a abolit l'ancienne.

Cette prescription, comme celle d'interdire toute représentation et image peinte ou sculptée de Dieu, n'avait d'autre but que d'éviter au Peuple de tomber dans l'idolâtrie qui les entourait de toutes parts.
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 15:40

yrieix a écrit:
Est-il bon et convenable d'employer le nom jehovah pour désigner DIEU!?

DIEU lui même en s'adressant à MOïSE ne s'est-il pas présenté comme suit: "JE SUIS CELUI QUI EST"! Va dire à Pharaon que je suis le DIEU D'ABBRAAM D'ISAAC et de JACOB.
le troisième commandement :Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain ; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

je ne suis pas théologien, mais cette question m'interpelle!

Dans certaines Eglises de FRANCE , le nom JEHOVA"H" est présent sous forme entier du mot.

Je pense que les Jesuites ont dûment effacer ce nom, de la BIBLE CRAMPON pour éviter l'amalgame avec la secte des témoins de jéhovah!

éclairez moi sur ce sujet, merçi.

YRIEIX

Le Tetragrammaton renferme les trois temps du verbe "être"...
Est, Était et Sera... Or, Dieu est toujours en mouvement, on peut donc dire aussi "Celui qui Est, qui Était et qui Vient" ainsi le verbe "venir" conjugué au présent "Vient" désigne un mouvement... mais Il Sera car Il vient !

C'est fascinant n'est-ce pas ?

Corrigez-moi S.V.P. cher abbé Grossin !


Dernière édition par le Ven 20 Oct - 22:36, édité 3 fois
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yrieix
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Ven 20 Oct - 15:57

Merçi Mr L'ABBE!

En effet en réponse à Francis:Dieu n'a ni commencement ni fin.
IL EST L'ALPHA ET L'OMEGA
Avant lui rien n'était et rien à par DIEU ne sera!

Ô MON DIEU, QUE GRANDE EST TA SPLANDEURE ET TON IMMENSITE!

De par son immensité nous participons et communions, le mystere de la TRES SAINTE TRINITE, LA VIE.

De l'incarnation à l'agonie , NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST nous offre la clé de ce mystère, qu'est de nous rapprocher de notre créateur!
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MessageSujet: Re: LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE   Aujourd'hui à 9:51

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LES ASPECTS DOGMATIQUES DE LA LANGUE HEBRAIQUE
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