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 le philosophe athée serait il détrac-sédévac ?

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luernos
Sénéchal
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Date d'inscription : 27/08/2006

MessageSujet: le philosophe athée serait il détrac-sédévac ?   Dim 9 Sep - 0:00

Réponse au Cardinal Joseph Ratzinger
Le Monde, 28 décembre 1999
Le christianisme et l'avenir de la raison européenne




Le christianisme semble être devenu le théâtre d'un phénomène psychique pour le moins singulier: des fidèles parfaitement informés des fondements de leur religion en présentent un contenu qu'ils savent pertinemment n'être pas le sien. C'est ainsi que le cardinal Ratzinger (Le Monde du 3 décembre) fonde la croyance sur une raison qu'il voudrait rendre théologique en la déclarant consolante et compatissante, alors que la foi revendique le bénéfice d'une révélation et que la raison ne console ni ne compatit: depuis Eschyle, elle dit le tragique de la vérité.

Un cardinal n'a évidemment pas oublié que, selon les dires de tous les docteurs de sa religion depuis deux mille ans, l'humanité devait acquitter une dette tellement titanesque - celle du péché originel - qu'elle ne pouvait offrir sur son propre fonds le tribut d'un sang suffisamment précieux pour apaiser la fureur de l'idole: la rédemption, ou «rachat», réclamait un péage d'un montant fabuleux. Quant à René Girard, il fait de l'innocence de la victime sacrificielle l'assise du christianisme, alors qu'il n'ignore en rien que les victimes immolées sur l'autel sont innocentes dans toutes les religions connues, comme il l'a lui-même rappelé dans ses précédents ouvrages, parce qu'il faut qu'elles soient pures et qu'elles sont d'un plus grand prix quand elles sont offertes immaculées sur l'autel.

[size=12]Comment expliquer qu'une religion divorce tout subitement d'avec la doctrine qu'elle enseignait depuis vingt siècles, alors qu'aucun connaisseur d'Osiris n'oserait présenter ce dieu sous des traits en radicale contradiction avec son message tel que l'histoire des croyances l'a enregistré et que ses prêtres en ont explicité la signification et les rites ?

[/size]C'est que la coulée du temps déconnecte tellement une religion des forces politiques et culturelles qui régnaient à l'époque de sa naissance que les croyants tardifs tentent désespérément de la réactualiser en la rendant intelligible aux contemporains sur des bases plus civilisées. Cette édulcoration systématique n'est pas nouvelle : au Ve siècle, Macrobe présentait Athéna comme un personnage ésotérique, dont le message réel était de permettre un décryptage définitif des mystères du nombre sept.

La question est alors de savoir si la doctrine sublimée demeure branchée sur l'Histoire réelle. La chute de la désobéissance pécheresse dans l'anachronisme présenterait-elle un tout autre danger que celui dont les dieux du monde antique étaient menacés, et cela précisément pour le motif que le christianisme résolvait d'un seul coup l'énigme de l'Histoire, dont la clé était la soumission à un souverain de l'univers ? C'est pour cette raison que la science psychologique d'avant-garde rôde autour des secrets de l'imaginaire religieux de l'humanité, sachant non seulement que le déchiffrage de ces terres inconnues permettra de progresser dans la connaissance en profondeur de l'homme, mais encore que tout progrès réel du «Connais-toi» serait interdit aux sciences humaines si cet empire immense devait demeurer fermé à la recherche.

Certes, une dogmatique d'assujettissement se trouve aussi déconnectée de la culture de notre temps que les dieux grecs et romains de l'époque de Tertullien juraient avec le ciel d'Homère. Mais, du coup, la doctrine se montre piégée par la profondeur même de son décodage des apories d'une Histoire cruelle ; car, de même que les États et les idéologies font descendre des cintres la musique de leurs idéalités séraphiques, tandis qu'un enfer bouillonnant gronde sous leurs pieds, le christianisme se présente la tête couronnée d'un paradis des félicités éternelles tandis qu'un camp de concentration inlassable illustre par l'atrocité la sainteté des vengeances souterraines de la divinité.

Si la société civile, lourde de la masse famélique de ses damnés, reproduit symboliquement le schéma du rachat des péchés de la démocratie par la pureté du sang du malheur angéliquement répandu sur l'autel de ses principes libérateurs et si, par le moyen du meurtre rituel de la messe, à la fois déploré et fermement réclamé par la divinité, la foi se révèle un décalque de la meule sacrificielle de l'Histoire - et jusqu'à exiger la substantification de la victime -, on comprend que le «créateur» démasqué soit désormais subrepticement éliminé du discours théologique.

Les décrypteurs de l'imaginaire politique du sacré découvrent que les arbres cachaient la forêt et que les théologies sont des miroirs tellement parlants qu'ils rendent suspect un souverain du ciel condamné à rendre des comptes à une créature dont les droits prévalent maintenant sur les siens. Ou bien Dieu se voit discrètement culpabilisé, ou bien ses contradictions internes se révèlent aussi insolubles que celles de l'humanité ; et la créature doit se montrer compatissante à l'égard d'un si fidèle représentant de ses propres responsabilités. D'où un déchirement interne de la conscience chrétienne qui rend prodigieusement significatif que ce soit le défenseur officiel de l'infaillibilité doctrinale lui-même qui occulte dans Le Monde la structure fondamentalement sacrificielle de la religion du Golgotha et de toute Histoire.

Mais les sciences humaines ne sont pas moins embarrassées par les cruautés du vrai. Un siècle après Freud et un siècle et demi après Darwin, il leur est impossible, malgré la timidité de leurs méthodes, de ne pas emprunter la seule voie qui conduise à un approfondissement dangereux, mais réel de la connaissance de l'homme et des sociétés, parce que l'agonie du christianisme transforme cette religion en une bombe politique à retardement : sa structure concentrationnaire reproduit celle de toutes les sociétés connues, qu'on voit auréolées d'un imaginaire «consolant» et «compatissant» tandis qu'une géhenne bouillonne sous les fleurs.

Les naufrages de l'intelligence empruntent une voie bien connue: on ne sait plus que le vrai sceptre de l'hégémonie politique est celui de l'universalité de l'esprit critique. Aussi le blocage de la recherche rationnelle mettrait-il un terme à la vocation d'une civilisation de la pensée née à Athènes il y a vingt-cinq siècles. Peut-être le dernier service que la théologie chrétienne rendra à l'Occident philosophique sera-t-il de révéler la face la plus cachée de l'homme et de l'Histoire


La question est posée: un philosphe athée anti chrétien qui prétend croire à rien mais qui croit à deux dogmes de fer : l'évolution supérieur à la société et l'inconscient supérieur à l'individu , le nommé MANUEL DE DIEGUEZ , référence sur un article plus complet que celui cité ici
http://pros.orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/laicite/ratzinger.htm

serait il pire qu'un "détrac-sédévac" ? quand il dénonce la pure vérité philosophique, religieuse et spirituel de Ratzinger piégé dans ses contradictions.
Comme Ratzginger se prétend rationaliste, ce philosophe démontre qu'il
est un rationaliste qui est un malhonnête intellectuel, car il fait passer son intérêt politique de néo -con sioniste et pro américain avant sa crédibilité rationaliste.
Un cinglant réquisitoire qui ridiculise les derniers intellos de la secte concilaire tant aimée des traditionalistes de pacotille qui préfèrent eux aussi sauvegarder leur faubourg mondain, à la pure vérité
.


Dernière édition par le Dim 9 Sep - 0:14, édité 1 fois
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luernos
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MessageSujet: Re: le philosophe athée serait il détrac-sédévac ?   Dim 9 Sep - 0:11

CITATION D UN ULTRA MUSLIM
http://www.alterinfo.net/Les-presupposes-theologiques-de-Ratzinger_a3904.html



M. Ratzinger cite l'évangile de Jean qui commence par ces mots : “Au commencement était le verbe, et le verbe était avec Dieu, et le verbe était Dieu.” le terme grec utilisé dans le texte originel grec est logos. Dans la théologie chrétienne, Jésus est assimilé au logos celui qui apporte la lumière et l'ordre contre les ténèbres et le chaos. Partie intégrante, hypostase selon la terminologie chrétienne, du divin le logos est donc intrinsèque, fait partie de « l'essence » de dieu. Cette « raison divine » dont la raison humaine est l'analogie, incarnée en jésus, est donc connaissable et c'est la philosophie grecque, dixit les propos du pape, qui nous permet d'avoir les outils pour la comprendre et l'analyser. On voit ici que la rencontre entre le message de Jésus, délivré en araméen dans un monde sémite, et les concepts de la philosophie grecque n'est pas une contingence de l'histoire mais le dessein de dieu. Ce point de vue permet d'une part de recentrer la révélation vers l'Europe et de lui conférer une part décisive dans la religion et d'autre part de lui adjoindre une nécessité de passage par le moule grec pour la finaliser. Révélation plus philosophie grecque égale vraie religion telle est l'équation de M.Ratzinger. Dans la logique, fausse, qui consiste à tenir la culture grecque pour le début de la science que la renaissance a redécouverte et poursuivi dans le monde moderne, ce recentrement permet également de résoudre le conflit science religion né au 18 et 19ème siècle. Les erreurs de l'église, tel la condamnation de Galilée, sont le fruit d'erreurs humaines mais non de la religion qui porte en elle-même la raison. L'islam dont l'origine est la révélation transcendante et qui est étranger à l'influence grecque ne porte pas en soi le logos, l'ordre face au chaos et est donc forcement « barbare » au sens de non « ordonné » par le logos. Le dieu des musulmans, absolument hors des catégories grecques et plus intrinsèquement hors du logos n'est alors « tenu à rien », tel est le sens des propos cité par Ibn Hazm et formulé ainsi par le pape.
Argumentation subtile s'il en est. Mais si nous examinons ce raisonnement de près, il présente de graves fautes logiques et est au sens grec un sophisme. L'une des règles de la logique est que les termes d'un raisonnement doivent avoir le même sens dans les diverses propositions du raisonnement. Dans son argumentation le pape entretient une savante confusion entre logos et raison. La raison au sens actuel est l'esprit scientifique, la capacité à entrer en contact avec le réel et à en tirer des lois, des explications causales, à assurer une prédictivité d'événements. Elle s'oppose à la pensée magique, qui voit dans les événements l'humeur, le bon vouloir de dieux, d'êtres invisibles ou même l'absence de sens. Le logos grec n'est pas la raison scientifique, il reste de l'ordre de la pensée mythique. Il a pour vocation d'éloigner le chaos. Même Aristote n'a pas une démarche scientifique, le fondement de la connaissance reste pour lui le raisonnement, le syllogisme. Le monde est apprivoisable par le logos. Chez Platon le sage entre en contact avec les Idées, essences éternelles, dont le réel n'est que le reflet, découvre l'Idée suprême du bien, que l'église assimilera à dieu. Ce passage de jésus au logos relève de la démarche gnostique de l'évangile de Jean, la relation magique entre le sacrifice et le péché originel, la restauration de l'ordre face au chaos. Fondamentalement le christianisme est né de la transformation d'un message révélé en une pensée magique, mythique, où le sang d'un innocent lave les péchés du monde, où le croyant mange son dieu dans une communion anthropophagique. Contrairement à ce qu'affirme M.Ratzinger l'apport grec n'est pas la raison mais, au contraire, la pensée mythique qui voient dans l'ordre du monde l'intervention magique d'un dieu trinitaire, sacrificateur qui n'offre le salut que dans une croyance irrationnelle en son propre sacrifice. Ce n'est pas pour rien que le pape cite jean, c'est le fondement gnostique et magique de sa démarche. [CELA EST VRAI RATZ CROIT VOIR EN SAINT JEAN UN GNOSTIQUE }


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