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 La lumière sainte provenant du Tombeau de notre Seigneur

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MessageSujet: La lumière sainte provenant du Tombeau de notre Seigneur   Mar 10 Juil - 12:56

http://www.holyfire.org/file/French_LaLumiereSainte.htm

La lumière sainte provenant du Tombeau de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ



Les pélerins voyageant à
Jérusalem, depuis les temps anciens et jusqu'à maintenant, affirment
unanimement que le jour du Samedi Saint, le Feu sacré apparaît sur le
Tombeau de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Des milliers de
pélerins pieux, affluant chaque année des pays du monde entier, de tous
peuples et confessions chrétiennes, et de beaucoup d'autres, même non
chrétiennes, s'empressent, depuis des temps reculés et jusqu'à
maintenant, vers Jérusalem, pour y vénérer le Tombeau du Seigneur,tout
particulièrement le jour du Samedi Saint. Ce jour-là, selon le
témoignage de tous les voyageurs, depuis des temps anciens, chaque
année et jusqu'à maintenant, le feu incréé apparaît sur le Tombeau de
notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, à 8 heures ou, selon notre
heure, à deux heures de l'après-midi.
Dès
le vendredi, les Turcs, sous la domination desquels se trouvent
Jérusalem et l'Eglise du Tombeau du Christ, éteignent les lumières dans
toute l'Eglise (et dans les temps anciens, aussi dans Jérusalem et même
chez les Turcs) ; Ils bouclent les portes du Tombeau du Seigneur et y
apposent le sceau turc; quant au patriarche, le jour même où le feu
s'allume, il est soumis publiquement à une fouille devant tout le
peuple par les officiels turcs, en présence d'une garde turque
importante, et ensuite seulement, accompagné de cette même garde et des
officiels, en présence des chrétiens de toutes confessions et des
infidèles, ayant été publiquement revêtu de ses vêtements sacerdotaux
et publiquement fouillé, il pénêtre dans la grotte du Tombeau du
Seigneur (kouvouklia), d'où les Turcs retirent alors le sceau. Les plus anciennes informations sur le feu sacré, selon
l'affirmation de l'Archimandrite Léonide, proviennent de l'antiquité la
plus profonde (1).
Les
écrivains grecs, rappelant cet événement, se reportent, en témoignage
de cette ancienneté, aux écrits des Pères de l'Eglise : Grégoire de
Nysse et Jean Damascène qui, comme on le sait, sont allés eux-mêmes à
Jérusalem; le premier, dans sa seconde homélie sur la Résurrection,
écrit : " Pierre, ayant vu de ses propres yeux, mais aussi par hauteur
d'esprit apostolique que le Tombeau était illuminé, alors que c'était
la nuit, le vit par les sens et spirituellement." Le second, dans ses
chants liturgiques, fait souvent mémoire de la lumière brillant
miraculeusement sur le Saint Tombeau. Ainsi par exemple: "Pierre,
s'étant rapidement approché du Tombeau, et ayant vu la lumière dans le
sépulchre, s'effraya." (2)
Parmi
les écrivains occidentaux, favorables à la profonde antiquité de
l'apparition du feu sacré, A.S. Narov mentionne le moine latin Bernard,
au IXème siècle, et Baronius : "Le Samedi Saint, écrit Bernard, la
veille de Pâque, au moment du service matinal à l'église dans le Temple
du Tombeau du Seigneur, le Patriarche transmet le feu à l'Evêque et
enfin à tout le peuple, afin que chacun puisse allumer ce feu dans sa
maison. Le Patriarche actuel est Théodose (853-879); il a été élevé à
cette dignité pour sa piété". Le Pape Urbain II, lors du concile des Croisés à Clermont,
dans son discours à la foule immense rassemblée devant lui, proclama,
entre autres, ceci : "En vérité, dans ce Temple (le Tombeau du
Sei-gneur), Dieu repose; jusqu'à présent, Il ne cesse d'y manifester
des miracles car, aux jours de Sa Passion, alors que toutes les
lumières sont éteintes au-dessus de Sa tombe et dans l'église, soudain,
les lampadas éteintes se rallument. Quel cœur, si endurci soit-il, ne
s'attendrirait pas devant une telle manifestation! ". Le chroniqueur de
l'Eglise romaine Baronius témoigne : "Les chrétiens occidentaux, ayant
repris Jérusalem aux Sarrazins, virent un miracle lorsque, le Samedi
Saint, les bougies s'allumèrent d'elles-mêmes auprès du Tom-beau du
Seigneur. Ce miracle se produit là-bas habituellement."(3)
Parmi
les écrivains orthodoxes grecs, le Patriarche Nectaire a noté son
témoignage sur le feu sacré, et ce témoignage a été utilisé par Arsène
Soukhanov dans son "Proskinitarié "(cahier 17). Quant aux témoignages
de nos pélerins-écrivains russes, ils sont exposés ici; le plus ancien
est celui de l'Higoumène Daniel, qui se trouvait à Jérusalem
(1093-1112) sous le règne de Sviatopolk Ysiaslavitch. En ce temps-là,
peu après les croisades, régnait à Jérusalem le roi Baudoin 1er, un
catholique. Par le récit de Daniel, nous apprenons que Baudoin 1er
était présent à l'apparition de la Lumière Sainte et reçut de l'Evêque
une bougie, l'Evêque étant orthodoxe, et non catholique, malgré le fait
que Baudoin lui-même fût catholique et Jérusalem pris par les
Croisés-catholiques, et sous obédience du Pape. Il y eut sans doute des
expériences, où le feu ne descendit pas sur les Evêques catholiques, et
c'est pourquoi ce droit a été donné aux orthodoxes. Et maintenant
encore nous voyons, par les dires du Métropolite Mélétios, vicaire du
Trône Patriarcal de Jérusalem, qu'entrant dans le sépulcre, il ne vit
pas le feu durant un long moment (Voyage de Barbara Brune de Saint
Hyppolite). Depuis des temps lointains, Arméniens et Coptes prennent
part à ce triomphe et croient en la miraculeuse manifestation de
l'apparition du feu... Il est fort à propos de citer ici le témoignage du pélerin
Hiéromoine Mélétios, et d'autres encore, sur la tentative des Arméniens
de chasser les chrétiens orthodoxes du Temple de Jérusalem, pour
recevoir par leurs propres hiérarques le feu incrée de la "kouvouklia".
Cette tentative se termina en miracle. Effectivement, les Grecs ne
furent pas admis par le pacha turc, qui avait été acheté pour de
l'argent, et ils se tenaient hors du temple devant les portes closes.
"Lorsque approcha l'heure à laquelle avait habituellement lieu le
miracle, soudain, un des piliers qui se trouvent dans le mur, devant
les Portes Saintes, se fendit et la Lumière s'en échappa. Voyant cela,
le Patriarche (orthodoxe) s'avança avec précaution et alluma les
bougies - les Arméniens, quant à eux, raconte plus loin le hiéromoine
Mélétios, ignorant tout à fait que la lumière sainte était descendue
chez les orthodoxes, l'attendaient pour eux à l'intérieur du Tombeau,
clamant consciencieusement, d'une voix forte, comme des Baalatim. Mais
les Turcs qui gardaient le Saint Portail, voyant un tel miracle,
ouvrirent les portes aussitôt. Le Patriarche entra dans le Temple avec
les orthodoxes, proclamant : "Qui est le Dieu grand, sinon notre Dieu ?
Tu es Dieu, qui fait des merveilles !" et la suite ... Les Turcs,
présents lors du miracle, crurent. Y eut-il un signe, semblable ou non,
avec les latins et autres chrétiens, nous l'ignorons. Les Arabes, dans un enthousiasme religieux, courant autour de
la kouvouklia, s'exclamaient : "Vola dinn, Illa dinn, l'-Messia !", ce
qui veut dire : " Il n'y a pas de foi véritable, hors la foi
orthodoxe." Un écrivain russe connu, qui fut plus tard ministre de la
Culture, A.S. Norov, assistant en 1835 à Jérusalem à la descente du feu
sacré, de même que le pieux André Nicolaïevitch Mouraviev ont décrit
avec art l'apparition du feu sacré ainsi que leur voyage. L'apparition du feu sacré même est rapportée par les
différents voyageurs, de diverses façons. Certains le décrivent précédé
de l'apparition d'un nuage, d'autres, ne parlant pas de cela, le disent
provenant directement du Tombeau du Seigneur; certains pélerins le
voient bleu, devenant ensuite très clair et brillant et d'autres, le
figuraient comme étant rouge. Parmi les derniers pélerins, André
Nicolaïevitch Mouraviev, de bienheureuse mémoire, écrit : " Sur le
Tombeau du Seigneur, on dépose auparavant du coton, avec lequel on
ramasse le feu sacré, qui apparait, dit-on, par petites étincelles sur
la plaque de marbre sur le Tombeau du Seigneur." A.S. Norov le décrit ainsi : "J'ai vu comment le Métropolite,
âgé, s'étant penché pour pénétrer par l'entrée basse, arrivé dans la
grotte, se jeta à genoux devant le Saint Tombeau, sur lequel rien
n'était déposé, qui était complètement nu. Une minute ne s'était pas
écoulée, que l'obscurité s'inonda de lumière, et le Métropolite sortit
vers nous avec un bouquet de bougies flamboyantes."
Le
Hiéromoine Mélétios, pieux staretz de Sarov affirme que l'apparition de
feu sacré ne provient pas, semble-t-il, d'ailleurs que précisément du
Tombeau lui-même, qui aurait été sanctifié par le Corps du Christ, qui
le fait sourdre chaque année en signe de vérité et de rectitude de foi.
N'ayant pu être personnellement témoin de l'apparition du feu, le
Hiéromoine Mélétios rapporte les paroles de l'Archevêque Missaïl, dont
c'était alors le service : " Etant entré, lui dit l'Arvhevêque Missaïl,
à l'intérieur du Saint Tombeau, nous voyons sur tout le couvercle de la
tombe une lumière scintillante, comme si y étaient répandues de
minuscules perles de verre, d'apparence blanche, bleue, écarlate, et
d'autres couleurs, qui ensuite, se fondant les unes avec les autres,
rougeoyaient et se transformaient en feu; mais ce feu, durant le temps
nécessaire à lire sans hâte quarante Kyrie Eleison, ne produit pas de
brûlure et ne consume pas, et les candélabres et bougies préparés s'y
allument : mais par ailleurs, ajoute l'Archevêque, comment et d'où cela
provient, je ne saurais le dire". Une telle diversité dans les récits sur la couleur de la
Lumière Sainte et la façon dont elle apparaît, démontre la véracité et
la sincérité de ceux qui les ont écrits. Et tous les récits des témoins
oculaires se rejoignent dans la même constatation : le feu incréé
apparaît chaque année le Samedi Saint, et ce jusqu'à présent. Contre les fausses allégations des vieux-croyants, prétendant
que, dès le temps du Patriarche Nikon, il n'y eut plus d'apparition du
feu sacré, il suffit de dire que dans le "Livre sur la Foi", imprimé à
Moscou en 1648 et respecté par eux, au temps du Patriarche Joseph, il
est indiqué, au chapitre premier, sur l'Eglise de Sion, que chaque
année, le Samedi Saint, on peut voir sur le Tombeau Du Seigneur la
Lumière Sainte, et un peu plus bas, il y est démontré que cette Lumière
apparaîtra sur le Tombeau du Christ jusqu'à la fin des temps.

"C'est
une joie de voir, écrit le moine Parféni, qu'à présent, bien qu'à
contre-cœur, les autres chrétiens respectent la foi orthodoxe, et
jettent leurs regards sur les orthodoxes comme sur un soleil très
clair, car ils espèrent tous recevoir par eux, la grâce de la Lumière
Sainte."(2) Concernant les infidèles, ou ceux qui auraient été contaminés
par les faux enseignements actuels, nous demandons, ainsi qu'à tous les
lecteurs de lire les récits qui suivent, de les comparer et vérifier,
et qu'ils ne soient pas incrédules, mais qu'ils croient. Philippe M. Abdoulovsky.
Le jour du Samedi Saint à
Jérusalem d'après les récits de pélerins anciens et actuels. Centre
d'entr'aide chrétienne, Tambov, 1903 Traduit du russe par N.M.Tikhomirova.
Notes:
^ 1)
L'Archimandrite Léonide avait publié ses notes dans le
"Douchepoliesnoié Tchenié" en 1863, n°2, 3 et 4, sous le nom de "Moine
pélerin" ^ 2) Voici ce qu'écrit encore le moine Parféni à propos de Jérusalem:
^ "Et
encore, voici le plus magnifique et le plus merveilleux : chaque année,
le soir du Samedi Saint, sur le Tombeau apparaît un feu, mieux, une
lumière sainte, qui l'emplit et toutes les lampadas suspendues autour
s'allument à ce feu et brillent plus clair. Mais apprends comment cela
se passe, écoute : cette grâce arrive et le miracle apparaît par les
prières du saint et orthodoxe Patriarche de Jérusalem, lorsqu'avec la
foule il fait trois fois le tour du Tombeau en chantant : "Ta
Résurrection, ô Christ Sauveur, les Anges la chantent dans les cieux,
et nous sur la terre, rends-nous dignes de Te glorifier d'un cœur pur
!" Ayant accompli cela, le Patriarche entre à l'intérieur du Sépulcre
et les très belles bougies de cire blanche sont allumées par lui à
cette lumière. Puis il en sort, s'assied à l'endroit qui lui a été
préparé, et toutes les personnes rassemblées s'approchent et de même
allument leurs bougies à celles que tient dans ses mains le
Patriarche." Cited from: La lumière sainte provenant du
Tombeau de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ // LA VOIE
ORTHODOXE N°11, HIVER 1996
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