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 Contradictions et incohérences de Mgr Lefebvre

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Abbé Grossin
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MessageSujet: Contradictions et incohérences de Mgr Lefebvre   Jeu 28 Juin - 20:46

Textes de Mgr Lefebvre

« Que reste-t-il d’intact de l’Église pré-conciliaire ? Où n’est pas passée l’autodestruction ? Catéchèse, séminaires, congrégations religieuses, liturgie de la Messe et des sacrements, constitution de l’Église, conception du sacerdoce, les conceptions libérales ont tout ravagé et emmènent l’Église au-delà des conceptions du protestantisme, à la stupéfaction des protestants et à la réprobation des orthodoxes. » Mgr L. La Condamnation Sauvage, Itinéraires n° 91, Lettre n°9.

« L’affaire d’Ecône » pose le grave problème des intentions du Concile Vatican II et de son influence sur l’autodestruction de l’Église. Ces documents manifesteront avec évidence que des orientations libérales et modernistes se firent jour et eurent une influence prépondérante, grâce au véritable complot des cardinaux du bord du Rhin, malheureusement soutenus par le pape Paul VI. Les équivoques et les ambiguïtés de ce Concile pastoral contenaient le poison qui s’est répandu dans toute l’Église par l’intermédiaire des réformes et applications conciliaires. De ce Concile est née une nouvelle Église réformée que S.E. Mgr Benelli appelle lui-même l’Église conciliaire.
Pour bien comprendre et mesurer la nocivité de ce Concile il faut l’étudier à la lumière des Documents pontificaux qui mettent les évêques, les clercs et les fidèles en garde contre la conjuration des ennemis de l’Église agissant à travers le libéralisme et le modernisme, et cela depuis bientôt deux siècles. Il faut aussi connaître les documents des adversaires de l’Église et spécialement des sociétés secrètes préparant ce Concile depuis plus d’un siècle. Enfin, il sera instructif de suivre les réactions des protestants, des maçons et des catholiques libéraux, pendant et après ce Concile. La conclusion s’impose, surtout après l’immense désastre que subit l’Église depuis ce Concile ; cet événement ruineux pour l’Église catholique et toute la civilisation chrétienne n’a pas été dirigé et conduit par le Saint Esprit. C’est rendre à l’Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ et au salut des âmes un immense service que de dénoncer publiquement les agissements des hommes d’Église qui ont voulu faire de ce Concile la paix de Yalta de l’Église avec ses pires ennemis, soit dans la réalité une nouvelle trahison de Notre-Seigneur Jésus-Christ et se son Église. » Mgr L. J’accuse le Concile, Préface, p. 8. Ecône, le 18 août 1976.

« …nous sommes fondés à affirmer, par des arguments tant de critique interne que de critique externe, que l’esprit qui a dominé au Concile et en a inspiré tant de textes ambigus et équivoques et même franchement erronés n’est pas l’Esprit Saint, mais l’esprit du monde moderne, esprit libéral, teilhardien, moderniste, opposé au règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Toutes les réformes et orientations officielles de Rome sont demandées et imposées au nom du Concile. Or, ces réformes et orientations sont toutes de tendance franchement protestantes et libérales.

C’est dès le Concile que l’Église, ou du moins les hommes d’Église occupant les postes-clés, ont pris une orientation nettement opposée à la Tradition, soit au Magistère officiel de l’Église. Ils sont pris pour l’Église vivante et maîtresse de vérité, libre d’imposer aux clercs et aux fidèles de nouveaux dogmes : soit le progrès, l’évolution, la mutation et une obéissance aveugle et inconditionnelle. Ils ont tourné le dos à la véritable Église de toujours, lui ont donné de nouvelles institutions, un nouveau sacerdoce, un nouveau culte, un nouvel enseignement

Il est aisé de penser que quiconque s’opposera au Concile, leur nouvel évangile, sera considéré comme hors de la communion de l’Église. On peut leur demander de quelle Église ? Ils répondent de l’Église conciliaire. Il est donc indispensable de démythiser ce Concile qu’ils ont voulu pastoral en raison de leur horreur instinctive pour le dogme, et pour faciliter l’introduction officielle dans un texte d’Église des idées libérales. Mais l’opération terminée, ils dogmatisent le Concile, le comparent à celui de Nicée, le prétendent semblable aux autres sinon supérieur ! … Alors une singulière lumière éclaire le Concile. Elle provoque nécessairement la question : ceux qui ont réussi cette admirable manœuvre l’avaient-ils préméditée avant le Concile ? Qui sont-ils ? Se sont-ils réunis avant le Concile ? Peu à peu les yeux s’ouvrent sur une conjuration stupéfiante préparée de longue date. Cette découverte oblige à se demander : quel a été en toute cette œuvre le rôle du pape ? Sa responsabilité ? En vérité, elle paraît accablante, malgré le désir de l’innocenter de cette affreuse trahison de l’Église.

Mais si nous laissons à Dieu et aux futurs vrais successeurs de Pierre de juger ces choses, il n’en est que plus certain que le Concile a été détourné de sa fin par un groupe de conjurés et qu’il nous est impossible d’entrer dans cette conjuration, quand bien même il y aurait beaucoup de textes satisfaisants dans ce Concile. Car les bons textes ont servi pour faire accepter les textes équivoques, minés, piégés.
Il nous reste une seule solution : abandonner ces témoins dangereux pour nous attacher fermement à la Tradition, soit au Magistère officiel de l’Église pendant vingt siècles. (…) Le cardinal Suenens affirmant que ce Concile a été 89 dans l’Église n’aurait-il pas raison ? » Mgr L. J’accuse le Concile, Notes à propos du titre, p. 9-11, Paris le 27 août 1976.

Texte du Magistère et des Docteurs

« S’ils croyaient fermement avec les autres catholiques que le Concile œcuménique est gouverné par le Saint Esprit, que c’est uniquement par le souffle de cet Esprit divin qu’il définit et propose ce qui doit être cru, il ne leur serait jamais venu en pensée que des choses, ou non révélées, ou nuisibles à l’Église, pourraient y être définies et imposées à la foi, et ils ne s’imagineraient pas que des manœuvres humaines pourront arrêter la puissance du Saint Esprit et empêcher la définition de choses révélées et utiles à l’Église. Ils ne se persuaderaient pas qu’il ait été défendu de proposer aux Pères en la manière convenable, et dans le but de faire ressortir avec plus d’éclat la vérité par la discussion, les difficultés qu’ils auraient à opposer à telle ou telle définition. S’ils n’étaient conduits que par ce motif ; ils s’abstiendraient de toutes les menées à l’aide desquelles on a coutume de capter les suffrages dans les assemblées populaires, et ils attendaient dans la tranquillité et le respect, l’effet que doit produire la lumière d’en-haut. » Pie IX, Lettre Dolendum profecto du 12/03/1870.

« Du fait que les évêques, rassemblés en Concile général, sont de véritables juges, qu’on ne conclue pas que le pontife romain est tenu de décider conformément à la majorité des juges et d’approuver leur doctrine. Car, comme le remarque Melchior Cano, si tous les évêques sont de véritables juges, cependant le jugement suprême a été commis, par le Seigneur Jésus à son Viciare sur la terre, et la charge lui a été confiée de rappeler à la vraie foi, qu’ils soient le petit ou le grand nombre, tous ceux qui fléchissent : J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas, et toi, quand tu seras revenu, confirme, non pas l’un puis l’autre, mais qu’ils soient minorité ou majorité, confirme tes frères. Les quatre cents prophètes d’Achab n’ont pas prévalu jadis contre le seul prophète Michée ; de même le concile arien de Rimini n’a point prévalu contre Vincent de Capoue et les quelques évêques restés attachés alors à l’évêque de Rome. » Benoît XIV Du Synode diocésain, Livre XIII, chapitre II, n°3.

Le cardinal Billot expose magnifiquement ce qu’est un Concile :
« Il est de la notion d’un Concile œcuménique d’être convoqué par le Souverain Pontife. En outre, même les conciles particuliers ne s’assemblent pas légitimement sans son autorité… Il faut également noter que lorsqu’on dit qu’il est de la notion de Concile œcuménique d’être convoqué par le pape, on l’entend d’un Concile œcuménique en tout point. Car il est clair qu’un défaut en la convocation peut être comme soigné en sa racine par une confirmation subséquente et une ratification. En un tel cas, le Concile sera œcuménique en son autorité, même s’il ne l’a pas été en sa célébration. C’est au Souverain Pontife qu’il appartient de présider, par lui-même ou par ses légats, les Conciles œcuméniques, et la force des décrets conciliaires n’est péremptoire qu’en raison de la confirmation du même Souverain Pontife, qui seule confère à la sentence commune des évêques son caractère suprême et irréformable. La confirmation pontificale est requise essentiellement et indispensablement à l’autorité des décrets. Car si les décrets, en leur forme de décrets, sont ceux de tous les évêques siégeant et jugeant ensemble, toutefois ils ne peuvent être rendus formellement suprêmes et irréformables que par le Pape qui, dans le rassemblement du Concile a le rôle de la tête dirigeant les membres, de la Pierre portant tout l’édifice, du Monarque auquel il a seul été donné les clés du Royaume des Cieux. Du reste, la nécessité de la confirmation du Pape est exposée de manière tellement connue et constante par la tradition de l’Église, que même parmi les Gallicans elle a toujours été tenue pour une vérité indiscutable. » De Ecclesia Christi, XVI.

Cajetan écrivait : « Nous sommes sûrs que ni le pape ni d’autre part l’Église ou le Concile ne peuvent errer dans la foi, quand ils jugent avec autorité en matière de foi. Est-il question de l’Église ou du Concile acéphales, je ne sais rien : la tête absente, je vois sans doute de nombreux mérites, mais je ne vois plus d’autorité. »Etude comparée de l’autorité du pape et du concile, chapitre IX, n°135.
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MessageSujet: Re: Contradictions et incohérences de Mgr Lefebvre   Dim 1 Juil - 0:24

Textes de Mgr Lefebvre sur vatican d’eux

« «Donc ce concile n’est pas un concile comme les autres, et c’est pourquoi nous avons le droit de le juger avec prudence et réserve. Nous n’avons pas le droit de dire que la crise que nous subissons n’a rien à voir avec le concile, que c’est simplement une mauvaise interprétation du concile. Il y avait dans le concile des bombes à retardement. A mon sens, elles sont au nombre de trois :
La collégialité, la liberté religieuse et l’œcuménisme.
La collégialité, qui correspond au terme d’Egalité de la Révolution Française, c’est la même idéologie. La collégialité, c’est la destruction de l’autorité personnelle ; la démocratie c’est la destruction de l’autorité de Dieu, de l’autorité du pape, de l’autorité des évêques. Collégialité correspond à l’égalité de la Révolution de 1789.
La liberté religieuse est la deuxième bombe à retardement. La liberté religieuse correspond au terme de Liberté dans la Révolution Française ; c’est un terme ambigu, dont le démon se sert volontiers. Jamais ce terme-là n’a été compris dans le sens admis dans le concile. Tous les documents précédents de l’Église qui parlent de liberté religieuse entendent parler de la liberté de la religion et jamais de la liberté des religions. Toujours, lorsque l’Église a parlé de cette liberté, elle a parlé de la liberté de la religion et de la tolérance vis-à-vis des autres religions. On tolère l’erreur. Lui donner la liberté, c’est lui donner un droit ; or, elle n’en a pas. La vérité seule a des droits. Admettre la liberté des religions, c’est donner le même droit à la vérité qu’à l’erreur. Cela est impossible. Jamais l’Église ne peut dire une chose pareille. A mon avis, oser dire cela, est blasphémer. Cela va contre la gloire de Dieu : Dieu est la vérité, Jésus-Christ est la vérité. Mettre Jésus-Christ sur le même pied qu’un Mahomet, qu’un Luther, qu’est-ce sinon blasphémer ? Si nous avons la foi, nous n’avons pas le droit d’admettre cela ; c’est l’erreur du droit commun qui a été condamnée par Pie IX et tous les Papes. Avec la liberté religieuse, c’est le terme de la liberté selon la Révolution Française qui a pénétré dans le concile.
Et enfin, dernière bombe à retardement : l’œcuménisme. Prêtez-y attention et vous verrez que cela correspond à la Fraternité. On a appelé frères les hérétiques, les protestants : frères séparés. Et voilà la fraternité. Nous y sommes bien avec l’œcuménisme ; c’est la fraternité avec les communistes. (…) Jusqu’au pape Pie XII, tous les papes depuis la Révolution Française avaient fait un barrage infranchissable face aux erreurs de la Révolution ; les idées de la Révolution n’avaient jamais pénétré dans l’Église. Par ces trois mots, par la collégialité, la liberté religieuse et l’œcuménisme, les modernistes sont arrivés à ce qu’ils voulaient. » Mgr Lefebvre Pour que l’Église continue, Allocution à Rennes en novembre 1972, Un évêque parle, p. 196.

« Or ce sont les trois choses capitales du concile ! C’est ce qui fait l’esprit du concile, ces trois choses-là ! C’est ce qu’ont voulu les progressistes ! La collégialité : c’est le nombre contre la personne ; c’est la loi du nombre ; ce n’est plus la personne qui a le pouvoir, c’est le nombre ! C’est la démocratie, du moins le principe démocratique. Ce n’est plus Notre-Seigneur Jésus-Christ qui commande à travers les autorité… Par le fait même qu’on met le nombre à la place de la personne, qu’on met l’autorité dans le nombre, l’autorité est dans le peuple, dans la base, dans le groupe ; ce n’est plus ce qu’a voulu Notre-Seigneur Jésus-Christ , c’est absolument contraire à l’autorité personnelle que Notre-Seigneur Jésus-Christ a toujours donné…. Dans l’Église l’autorité est toujours personnelle. » Conférence Spirituelle du 21/12/1978.

« L’évolution conciliaire n’est pas un développement homogène de la tradition, c’est une rupture, une altération par essai d’assimilation d’éléments hétérogènes au dépôt révélé ou par régression de l’explicite à l’équivoque. » Fideliter n° 72, p.9.

« Cette réforme étant issue du libéralisme, du modernisme est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme. » Mgr Lefebvre ; La Condamnation Sauvage, p.9, 21/11/1974.

« Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de vatican II, c'est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et les aboutissants de ce concile, que celui-ci, tournant le dos à la tradition et rompant avec l’Église du passé, est un concile schismatique. On juge l’arbre à ses fruits. Désormais, toute la grande presse mondiale, américaine et européenne, reconnaît que le concile est en train de ruiner l’Église catholique à tel point que même les incroyants et les gouvernants laïcs s’en inquiètent. » Mgr Lefebvre, 2/08/1976, La Condamnation Sauvage, p. 174.

« Les conséquences de l’œcuménisme approchent l’apostasie. » Mgr Lefebvre 29/03/1988, Fideliter n° 63.

« Poursuivre les orientations de ce concile et des réformes post-concilaires, c’est étendre l’apostasie et mener l’Église vers sa ruine. » Mgr Lefebvre 06/10/1978, Itinéraires, Mgr L. et le Saint-Office, p.130.
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MessageSujet: Re: Contradictions et incohérences de Mgr Lefebvre   Mar 3 Juil - 11:31

Textes de Mgr Lefebvre sur l’acceptation de vatican d’eux.

« J’accepte dans ce concile et dans les réformes tout ce qui est en pleine concordance avec la Tradition. » Mgr L. Lettre aux Catholiques perplexes, p. 142

« Je suis prêt à signer une déclaration acceptant le concile Vatican II interprété selon la Tradition. J’estime qu’il y a dans certains de ses textes des choses qui sont contraires à la Tradition et au magistère de l’Eglise, tel qu'il s'est exprimé précédemment, cela notamment dans la déclaration sur la liberté religieuse. » Mgr L. et le St-Office, p. 157.

« J’ai dit alors au Saint-Père (JP II, le 16/12/1978)… certainement il y a des choses qui sont assez difficiles à admettre dans le Concile ; cependant je serai prêt à signer une phrase comme celle-ci : J’accepte les Actes du concile interprétés dans le sens de la tradition. J’estime que ce serait une phrase que je pourrais éventuellement accepter et signer si vous voulez.
- Oh mais c’est très bien ! très bien ! Mais c’est évident, c’est normal ! Vraiment, vous acceptez de signer une phrase comme celle-là ?
- J’ai dit : bien sûr, je suis prêt à la signer ! Pourvu qu’il y ait cette phrase : interprété dans le sens de la tradition.
- Il dit encore : Mais c’est tout à fait normal. »
Mgr L. Conférence spirituelle du 21/12/1978.

« Très Saint Père, afin de dissiper les doutes qui peuvent encore exister au sujet de mon attitude, je déclare à nouveau que je suis pleinement d’accord avec ce que Votre Sainteté (pouha ! ndr) a déclaré le 6 novembre 1978 en ce qui concerne Vatican II, comme je l’ai déclaré déjà à Votre Sainteté (pouha ! ndr) dans ma lettre du 8/03/80 : Que le concile doit être compris à la lumière de toute la sainte tradition et sur la base du magistère constant de la sainte Église. Dans l’audience que Votre Sainteté (pouha ! ndr) m’a accordée le 16/12/1978, Votre Sainteté (pouha ! ndr) se réjouissait à la pensée qu’il n’y avait pas de problème concernant la foi qui nous séparait (si c’est Lolek qui le dit, alors !… ndr) et me demandait si j’étais prêt à signer cette déclaration. C’est chose faite plusieurs fois depuis cette audience. » Mgr Lefebvre et le Vatican, Itinéraires, p. 33.

« Les martyrs sont morts pour défendre la foi ! Un grain d’encens offert à la fausse divinité, et hop ils auraient eu la vie sauve. On m’a conseillé une fois : « Signez, signez que vous acceptez tout, et puis vous continuez comme avant ! » - Non, on ne joue pas avec sa foi ! » Mgr Lefebvre, Ils l’ont découronné, 1987, p. 68.

« C’était clairement un « pacte de silence »… cela équivaudrait à rendre vaine la bataille pour la Foi conduite pendant toutes ces années, bataille qu’il eût mieux valu ne jamais commencer s’il fallait conclure par un reniement. » Si si No no,n°6, cité par G. Celier, La Tradition excommuniée, p. 40.

« La liberté religieuse, c’est « l’apostasie légale de la société » (Léon XIII) : retenez-le bien, car cela que je réponds à Rome, chaque fois qu’on veut m’obliger à accepter globalement le Concile ou spécialement la déclaration sur la liberté religieuse. Le 7/12/1965, j’ai refusé d’apposer ma signature au bas de cet acte conciliaire, et vingt ans plus tard, mes raisons de refuser toujours cette signature n’ont fait que croître. On ne signe pas une apostasie ! » Mgr Lefebvre, Ils l’ont découronné, p. 68.

« - Fideliter : Le père de Blignières, l’Abbé de Nantes et Dom Gérard vous ont pratiquement accusé de mensonge quand vous avez assuré ne pas avoir signé deux documents du Concile Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse et Gaudium et Spes. La revue Sedes Sapientiae a reproduit un document tiré des archives du Vatican où figure votre nom écrit de votre main. Qu’en est-il exactement et quel est ce document ?

-Mgr L. : Cette idée de l’interprétation des signatures signifiant une approbation des documents conciliaires a germé dans le cerveau mal intentionné du Père de Blignières. Les approbations ou refus des documents étaient évidemment accomplis pour chaque document en particulier. Le vote était secret, accomplis pour chaque document en particulier. Le vote était secret, accompli sur des fiches individuelles, et fait avec un crayon spécial qui permettait le calcul électronique des votes. Les fiches étaient ramassées par les secrétaires, de la main de chaque votant. Les grandes feuilles qui circulaient de main en main parmi les Pères du concile et où chacun apposait sa signature n’avaient aucun sens de vote pour ou contre, mais signifiaient notre présence à cette séance de votes pour quatre documents. Il faudrait vraiment prendre les Pères qui ont voté contre les textes pour des girouettes, en faisant croire qu’ils auraient approuvé ce qu’ils ont refusé une demi-heure avant. On voit ce que l’on peut attendre de l’imagination de ceux qui sont des girouettes et qui adorent ce qu’ils avaient brûlé auparavant, comme le Père de Blignières, Dom Gérard, et la girouette par excellence qu’est l’Abbé de Nantes. » Fideliter n° 79, p. 7.

« Il résulte de ces faits irrécusables, que Mgr Lefebvre, comme Mgr de Castro Mayer, après avoir voté jusqu’au bout contre la liberté religieuse, signa finalement la promulgation de la déclaration Dignitatis Humanae. Ce qui peut paraître une volte-face n’a pourtant rien qui doivent surprendre. Une fois qu’un schéma était promulgué par le pape, il n’était plus un schéma mais un acte magistériel, changeant ainsi de nature. Mgr Lefebvre lui-même a souligné le poids de l’approbation pontificale dans sa conférence du 15 septembre 1976, où il avouait avoir signé beaucoup de textes du concile « sous la pression morale du Saint-Père », parce que, disait-il, « je ne puis pas me séparer du Saint-Père : si le Saint-Père signe, moralement je suis obligé de signer. » Itinéraires, avril 1977, p. 224.

(..) Si par la suite, Mgr Lefebvre affirma à plusieurs reprises n’avoir pas signé la liberté religieuse, tout comme Gaudium et Spes, c’est poussé par la logique de son opposition antérieure et postérieure à la promulgation de la liberté religieuse et abusé par sa mémoire ou par une erreur. Il semble avoir confondu les votes finaux négatifs concernant Gaudium et Spes et dignitatis Humanae avec un refus de signature.

(…) Quoi qu’il en soit, la comparaison du nombre des votants sur la liberté religieuse (2386) et de celui des Pères présents qui ont signé la promulgation (2364) fait apparaître qu’ au moins 22 Pères qui votèrent pour ou contre, ne signèrent pas les documents. Mgr Marcel Lefebvre ne fut pas l’un d’eux.» Mgr Tissier, Marcel Lefebvre, Clovis, p. 333 et 334.
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