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 Les hérésies de Lolek par Mgr Dolan

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Abbé Grossin
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MessageSujet: Les hérésies de Lolek par Mgr Dolan   Sam 16 Juin - 14:07

UNE REPONSE CATHOLIQUE A L'APOSTASIE DE JPII


par Mgr Dolan
Conférence donnée à la chapelle Saint Maurice, à Montauban-de-Bretagne (35), le 13 août 2000

1 - Tour d'horizon de l'Eglise Catholique


C’est une immense joie pour moi de venir en France sur l’invitation de Monsieur l’abbé Guépin, pour cette fête de l’Assomption de Notre Dame. L’Assomption est la plus grande des fêtes de la Bienheureuse Vierge Marie, et c’est en France que ce splendide triomphe de Notre Dame est célébré avec la plus grande solennité. Comme vous le savez, votre roi, Louis XIII, fit de ce jour la fête nationale de la France, et commanda de procéder à une consécration annuelle de la France à Notre Dame. La piété et la dévotion des Français à la Bienheureuse Vierge Marie est bien connue à travers le monde entier.

Mais notre joie est diminuée par la tristesse qui nous habite chaque jour à cause de la crise dans l’Eglise catholique. Nous portons cette tristesse depuis trente-cinq ans, et nous nous demandons Domine usquequo ? Seigneur, jusqu’à quand ?

Notre tristesse est plus profonde encore à cause de l’incapacité des fidèles catholiques de constituer un front uni et consistant contre l’ennemi. Lorsque nous observons le camp de la résistance catholique, nous sommes navrés par son manque d’unité et, ce qui est encore plus inquiétant, nous constatons que la plupart de ceux qui résistent ne reconnaissent pas l’ennemi comme étant l’ennemi, mais plutôt comme ayant l’autorité même du Christ. Ainsi, percevant les modernistes comme la véritable autorité du Christ et de son Eglise, ils se sont eux-mêmes placés sous l’obédience des modernistes, comme c’est le cas de la Fraternité Saint Pierre, ou bien ils désirent être en communion avec les modernistes, leur être assujettis et travailler avec eux, comme c’est le cas de la Fraternité Saint Pie X.

En tant qu’évêque, j’ai la conviction que ma mission est de faire connaître aux catholiques la vraie réponse catholique à la crise actuelle de l’Eglise. En outre, j’espère ordonner à la prêtrise de jeunes hommes qui ont été formés solidement dans les principes catholiques, et qui ne répondent pas à l’apostasie de Jean-Paul II par l’esprit du schisme.

J’aborderais avec vous aujourd’hui deux sujets : premièrement l’apostasie de Jean-paul II et ses conséquences théologiques ; deuxièmement, la vraie réponse catholique qu’il faut donner à cette apostasie.


2 - L'apostasie de Jean-Paul II et ses conséquences théologiques

21 - L'apostasie de Jean-Paul II


Il faut tout d’abord noter que je n’ai pas choisi le mot hérésie, mais bien plutôt le mot apostasie. Les erreurs de Jean-Paul II constituent réellement une apostasie et non simplement une hérésie.

L’hérésie, c’est douter ou nier une ou plusieurs vérités de la Foi, comme par exemple la divinité du Christ, la présence réelle du Christ dans le Très-Saint-Sacrement, l’Immaculée Conception, etc. Vous connaissez sûrement les hérétiques les plus connus de l’Histoire : Arius, Luther, Calvin.

L’apostasie, c’est le rejet complet de la Foi chrétienne. Par exemple, au IVème siècle, l’empereur Julien abjura complètement la Foi, devint un apostat et rétablit le culte des dieux romains. Il est connu sous le nom de Julien l’Apostat.

Pourquoi est-ce que j’utilise un mot aussi puissant pour Jean-Paul II, qui proclame être un catholique ? Et qui dit même, de temps en temps, quelques paroles édifiantes et pieuses ?

C’est parce qu’il n’adhère à aucun des dogmes auxquels il prétend croire. Il n’adhère pas aux dogmes parce que pour lui ces vérités sacrées n’excluent pas ce qui leur est opposée. Pour lui, ce qui contredit ces vérités n’est pas faux.

Pourquoi ne pense-t-il pas que ce n’est pas faux ? Tout d’abord, et surtout, parce que Jean-Paul II est un oecuméniste, et non pas un catholique. Un oecuméniste est quelqu’un qui croit que toutes les religions contiennent une part de vérité, certaines plus, d’autres moins, et que, par conséquent, elles possèdent toutes une certaine valeur. Pour l’oecuméniste, toutes les religions sont de vraies religions, certaines étant meilleures que d’autres.

Le petit plus qu’il donne à l’Eglise catholique est qu’elle possède la plénitude de la vérité alors que les autres n’ont qu’une vérité partielle. Mais lorsqu’il parle de l’Eglise catholique, parle-t-il de l’Eglise catholique que vous et moi connaissons ? Non, il fait référence à ce catholicisme réformé, à cette nouvelle religion de Vatican II, à cette infâme copie de la vraie Foi.

Il fait aussi la différence entre l’Eglise et l’Eglise catholique. Pour lui, l’Eglise est toute l’humanité, comme le dit Vatican II dans Gaudium et Spes, puisque le Christ est d’une certaine manière uni à chaque homme du fait de son Incarnation :
« La nature humaine, par le fait même qu’elle fut assumée, et non pas absorbée, en lui [le Christ], fut élevée en nous à une dignité au delà de toute comparaison. C’est parce que, par son Incarnation, lui, le Fils de Dieu, s’est uni lui-même d’une certaine manière avec chaque homme. »(Gaudium et Spes, n° 22) .

Jean-Paul II répéta ceci dans sa première encyclique, et en a fait le thème central de sa doctrine. Ecoutons d’autres textes de Jean-Paul II. Il parle à propos du jour œcuménique pan-chrétien d’Assise, le 27 octobre 1986, et déclara :
« Un tel jour semble exprimer, d’une manière visible, l’unité cachée mais radicale établie par le verbe parmi les hommes et les femmes de ce monde … le fait d’être venus ensemble à Assise et comme un signe de l’unité profonde de ceux qui cherchent des valeurs spirituelles dans la religion. Le concile a fait le lien entre l’identité et l’unité de la race humaine. » (Lumen gentium 1 et 9 ; Gaudium et Spes 42).

En conséquence, chaque homme, étant uni au Christ par la seule vertu de son Incarnation, est un membre de l’Eglise du Christ. L’Eglise du Christ n’est rien d’autre que toute la race humaine sans exception. Dans le même discours, il continue sur ce thème en expliquant que l’ordre divin des choses est l’unité de tous les hommes qui recherchent des valeurs religieuses. Les différences de foi et de morale qui existent entre les religions sont le fait des hommes, qui ont corrompu l’ordre divin. Ainsi, le but, selon Jean-Paul II, est de faire disparaître les différences entre les religions et de faire prévaloir l’ordre divin, c’est-à-dire l’ordre panthéiste. Citons un extrait de son discours :
« Les différences religieuses se relèvent d’un autre ordre. Si l’ordre de l’unité est divin, les différences religieuses sont un fait humain et doivent être effacées par la réalisation du dessein grandiose de l’unité qui préside à la création. Il est possible que les hommes ne soient pas conscients de leur unité d’origine et de leur participation au même plan divin. Mais en dépit de telles divisions, ils sont inclus dans le grand et unique dessein de Dieu en Jésus-Christ qui s’unit lui-même d’une certaine manière avec chaque homme, même si celui-ci n’en est pas conscient. »

Par ces mots, nous percevons l’apostasie de Jean-Paul II : tous les hommes appartiennent à un Christ panthéiste, qui est uni avec chaque homme, qu’il le sache ou non, par la vertu de son Incarnation.

Ecoutons encore Jean-Paul II :
« Tous les hommes sont appelés à cette unité catholique du peuple de Dieu ; à cette vérité, et sous des formes diverses, appartiennent les fidèles catholiques et ceux qui regardent avec foi vers le Christ, et finalement tous les hommes sans exception. »

Ces paroles de Jean-Paul II nous donne la clef de l’énigme de cet homme : d’une part il professe les vérités de la Foi catholique, mais d’autre part il professe une complète répudiation de la Foi par des actes abominables contre le premier commandement.

Pour Jean-Paul II, la valeur et l’utilité de la foi catholique et de l’Eglise catholique sont des instruments pour unir l’humanité, non pas pour la guider vers le vrai Sauveur, mais plutôt vers ce Christ panthéiste qui embrasse tous les hommes malgré toutes les différences religieuses. En bref, il a créé une Eglise sans dogmes qui cherche à unir l’humanité sous un Christ sans dogmes. C’est parce que l’Eglise catholique transformée par Vatican II est utile à cette fin que Jean-Paul II professe beaucoup de doctrines catholiques. Mais adhère-t-il à ces doctrines avec la certitude et la fermeté de la foi divine ? Absolument pas ! Personne, ayant vraiment la Foi catholique, n’aurait pu :

* embrasser le Coran, la Bible de Mahomet ;

* dire que tous les hommes sont unis au Christ par la seule vertu de son Incarnation ;

* dire que tous les hommes sont sauvés ;

* permettre les abominations œcuméniques contenues dans la Direction Œcuménique ;

* approuver le sacrilège du Saint Sacrement en autorisant des non-catholiques à le recevoir ;

* soutenir et enseigner la notion blasphématoire et hérétique de l’Eglise, c’est-à-dire que l’Eglise du Christ n’est pas exactement l’Eglise catholique, mais subsiste simplement en elle. Cette doctrine hérétique fut enseignée par Vatican II dans Lumen Gentium, et sa signification hérétique fut soutenu par Jean-Paul II de nombreuses fois, particulièrement dans la Direction Œcuménique ;

* dire que les musulmans et les catholiques adorent le même Dieu ;

* donner un approbation publique à la Déclaration jointe sur la doctrine de la justification qui contient de nombreuses hérésies explicites, et contredit fondamentalement l’enseignement solennel du Concile de Trente concernant la justification.

Ce ne sont simplement que quelques hérésies de Jean-Paul II. Nous ne devons jamais oublier que quelqu’un peut manifester son adhésion à l’hérésie non seulement par des paroles, mais aussi par des actes. Ainsi, ses multiples actes œcuméniques, qui sont un affront au seul et vrai Dieu, sont des manifestations d’une adhésion intérieure à l’hérésie.

Toutes ces erreurs et toutes ces hérésies sont soutenues et enseignées par Jean-Paul II au nom de l’œcuménisme. C’est cet œcuménisme qui est une apostasie. L’œcuménisme est une apostasie parce qu’il relativise tous les dogmes de la Foi catholique. Dans le système œcuménique, toutes les religions ont une certaine valeur. C’est pour cette raison que Jean-Paul II a fréquemment répété l’hérésie de Vatican II : l’Esprit Saint n’a pas hésité à utiliser des religions non catholiques comme moyen de salut.

Traiter les dogmes de l’Eglise catholique de cette manière a pour conséquence de les rendre sans valeur. L’œcuménisme abandonne tous les dogmes de l’Eglise catholique puisqu’il n’en considère aucun comme des vérités de Foi.

La Foi est une adhésion à un dogme fondé sur l’autorité du Dieu révélé. Donc, ce que nous croyons par la vertu de la Foi est absolu et inchangeable. Les martyrs professent leur adhésion à ces dogmes inchangeables en abandonnant leurs vies, quelquefois après avoir subi des tortures atroces. En conséquence, la vertu de la Foi ne peut pas tolérer l’œcuménisme, qui est absolument contraire aux vérités de la Foi et une violation grave du premier commandement de Dieu : Je suis le seigneur ton Dieu, tu n’auras d’autre Dieu que moi.

Il faut se rappeler que l’oecuméniste construit la grande religion oecuméniste, un grand temple œcuménique, dans lequel toutes les religions seront capables de coexister, quelque soit leurs croyances internes. Ce sera possible aussi longtemps qu’aucune d’entre elles ne soutiendra pas que ses croyances sont absolument vraies et exclusives des croyances qui lui sont opposées.

Ce fait explique pourquoi Jean-Paul II ne parle qu’occasionnellement de la doctrine catholique, car cela revient à parler de nos affaires internes, de notre expérience religieuse, de nos dogmes. Mais pour lui, ces dogmes sont soutenus et enseignés dans le contexte œcuménique, c’est-à-dire où ils sont dépourvus de toute signification absolue.

Cela peut se comparer à la cuisine locale des différentes provinces de France : chaque province a ses propres plats, ses propres vins, ses propres fromages. Elles sont toutes bonnes en elles-mêmes, et la cuisine d’une province n’exclut pas les spécialités d’une autre province.

Jean-Paul II voit la religion de semblable manière. Toutes les religions sont l’effet du travail de Dieu sur l’âme, toutes les religions possèdent une certaine vérité. C’est la mission de l’Eglise d’effacer les divisions entre les différentes religions et d’amener tous les hommes dans une grande religion mondiale, sans cependant éliminer la légitime diversité des dogmes.

Ceci est une apostasie. Nous le savons, non pas de notre propre jugement, mais grâce à l’enseignement de l’Eglise catholique. Le pape Pie XI, dans son encyclique Mortalium Animos, faisant références aux congrès œcuméniques, déclara :
« De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée. »

22 - Conséquences de l'apostasie de Jean-Paul II

C’est une certitude que l’apostasie, qui est le pire péché contre la Foi, a de terribles conséquences dans l’Eglise, qui est une organisation fondée sur la Foi.

Notre billet pour entrer dans l’Eglise catholique est la profession de la vraie Foi. Au baptême, avant même d’entrer dans l’église, le prêtre demande : Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? La réponse est : La Foi . Sans cette profession de Foi, le prêtre ne consentirait pas à nous admettre dans l’Eglise.

Donc, la perte de la Foi, soit par l’hérésie, soit par l’apostasie, a la conséquence immédiate et automatique de nous séparer de l’Eglise catholique. Cependant, afin que cela ait lieu, notre hérésie ou notre apostasie doit être persistante. Notre hérésie et notre apostasie sont persistantes si nous sommes volontairement, et en connaissance de cause, opposé à l’enseignement de l’Eglise catholique. Le seul facteur qui excuse l’hérétique de persister dans son erreur est l’ignorance que la doctrine qu’il professe est contraire à l’enseignement de l’Eglise catholique.

Pouvons-nous excuser Jean-Paul II sous prétexte d’ignorance ? Bien sûr que non. Il serait absurde de dire qu’un homme ayant tant d’éducation dans la foi pré-Vatican II puisse ignorer l’enseignement de l’Eglise catholique. Si l’on peut concevoir une telle ignorance chez un simple fidèle, il est impossible de le concevoir en ce qui concerne un professeur de séminaire, titulaire d’un doctorat à l’Angélique. Si l’ignorance était possible chez un tel homme, qui donc pourrait être coupable d’hérésie ou d’apostasie ?

Nous sommes certains de la persistance de Jean-Paul II lorsque nous analysons son occupation du Vatican qui dure depuis plus de vingt ans : il y eut un règne de destruction de la Foi dans toutes les institutions de l’Eglise. S’il n’était pas persistant, il serait au moins horrifié par cette perte de foi et prendrait les mesures qui s’imposent. Les seules mesures qu’il ait prises, cependant, furent contre la préservation de la foi traditionnelle ; en ceci, il a agi avec vigueur et avec une sévérité particulière.
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MessageSujet: Re: Les hérésies de Lolek par Mgr Dolan   Sam 16 Juin - 14:14

221 - Séparation de l'Eglise Catholique

Ainsi, la première conséquence de l’apostasie de Jean-Paul II est sa séparation de l’Eglise catholique.

La conclusion certaine, qui découle directement de la nature de la Foi catholique et de l’Eglise catholique, est que Jean-Paul II n’est pas, et ne peut pas être, un vrai Souverain Pontife. Il va sans dire qu’on ne peut pas être à la tête d’une communauté dont on n’est pas membre.

Le problème qui nous fait face est que sa séparation de l’Eglise catholique, et ainsi sa non papauté, n’a pas été déclarée légalement. Si un concile général ou un conclave déclarait son apostasie et ses conséquences, la crise de l’Eglise cesserait immédiatement. La confusion serait terminée. Il serait dans la même position que Luther. Mais le drame de ce problème est que cette déclaration légale n’est pas faite, et qu’en conséquence il possède les apparences d’un vrai pape, tout en adhérant et promulguant une fausse religion. Il n’y a rien qui ne soit plus naturel à la papauté que la vraie Foi, et il n’y a rien de plus opposé à la papauté que la profession et la promulgation d’une fausse religion. L’autorité de la papauté fut donnée par le Christ à l’Eglise afin de nous confirmer dans la vérité révélée. Ainsi, il n’y a pas de plus grande perversion de cette autorité que de nous confirmer dans l’apostasie.


222 - Promulgation d'apostasie comme règle de croyance et de discipline

La seconde conséquence de l’apostasie de Jean-Paul II est même plus importante que la première. Nous devons souligner que Jean-Paul II n’est pas simplement tombé dans le péché personnel d’hérésie et d’apostasie, mais, ce qui est infiniment plus pernicieux, il promulgue cette apostasie comme règle de croyance et de discipline de l’Eglise catholique romaine.

En un mot, Jean-Paul II requiert de tous les catholiques de devenir des apostats œcuméniques avec lui .

Ceci est plus important, car cette tentative d’altérer les croyances et la discipline de l’Eglise catholique atteint l’indéfectibilité de l’Eglise et son assistance constante par le Christ à travers les âges. Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde.

Ainsi, Paul VI et Jean-Paul II ont promulgués les fausses doctrines de Vatican II et la fausse liturgie et les fausses disciplines en découlant.

Pouvons-nous dire que ces fausses doctrines, cette fausse liturgie et ces fausses disciplines nous sont données par l’autorité du Christ ?

Pouvons-nous admettre que l’Eglise catholique ait autorisé la promulgation universelle et l’utilisation de telles erreurs ?

Absolument pas. Si nous associons toutes ces défections avec l’Eglise catholique et, par conséquent, avec l’autorité du Christ, alors comment pouvons-nous dire que l’Eglise est indéfectible ? Comment est-elle assistée par le Christ ?

Nous sommes tenus par la Sainte Foi de ne pas soutenir de tels blasphèmes sur le Christ et son Eglise. En conséquence, nous sommes tenus de conclure que, d’une manière ou d’une autre, les personnes qui ont promulguées ces erreurs n’ont pas l’autorité du Christ et de l’Eglise. La conclusion est certaine : la foi que nous avons dans l’assistance divine à l’Eglise, nous amène à dire qu’il est impossible que Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II aient été de vrais papes catholiques.


3 - La réponse non-catholique à l'apostasie de Jean-Paul II


En résumé, la réponse catholique à l’apostasie de Jean-Paul II est claire : il ne peut pas être le vrai pape. C’est évident par deux faits et grâce à deux arguments distincts : (1) par sa chute personnelle et publique de la vraie Foi qui le place hors de l’Eglise, et (2) par la promulgation de fausses doctrines, de fausses liturgie et de fausses disciplines, ce qui prouve qu’il n’a pas l’assistance du Christ qui est promise à la véritable autorité de l’Eglise.


31 - La réponse de la Fraternité Saint-Pierre et de l'Indult

La Fraternité Saint-Pierre et ceux qui suivent l’indult reconnaissent la hiérarchie du Novus Ordo comme étant la hiérarchie catholique, et acceptent Vatican II et toutes les réformes officielles en découlant. Les modernistes leurs ont accordés le droit de conserver la messe de Jean XXIII, et de diriger un séminaire et un institut selon des règles plus ou moins pré-Vatican II. Leur solution, donc, est d’adhérer à la tradition sous les auspices et sous l’obédience de la hiérarchie du Novus Ordo. En fin de compte, leur adhésion à la tradition n’est pas vu comme une défense de la Foi contre les modernistes, mais plutôt comme une préférence, quelque chose qui ressemblerait à la High Church de l’Eglise anglicane.

Selon ce que nous avons dit plus haut, nous savons que ceci n’est absolument pas une solution. Puisqu’ils ont reconnus que le Novus Ordo était catholique, ils ont réduit leur adhésion à la tradition à une simple nostalgie. Ils sont devenus une High Church au sein de la religion œcuménique de Jean-Paul II, une religion qui admet même les Voodoo, le culte de Shiva, de Bouddha, et la louange d’hérésiarque tel que Luther .

Mais une chose doit être dite en faveur de ceux qui suivent la Fraternité Saint-Pierre : ils sont au moins logiques et consistants dans leurs pensées, attendu qu’ils comprennent qu’on ne peut pas, en même temps, reconnaître Jean-Paul II comme pape et ignorer sa doctrine et son autorité disciplinaire. Mais il est absolument déplorable que ces gens se permettent d'être si aveugles au point d’être en communion, c’est-à-dire d’être corélégionnaires avec les modernistes, au sujet de qui saint Pie X déclara qu’ils devaient être frappé à coups de poing.
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MessageSujet: Re: Les hérésies de Lolek par Mgr Dolan   Sam 16 Juin - 14:14


32 - La réponse de la Fraternité Saint-Pie X


La réponse de ce groupe important et influent a été de s’opposer à l’apostasie de Jean-Paul II avec l’esprit du schisme.

La solution lefebvriste, énoncée simplement, est celle-ci : reconnaître l’autorité de Jean-Paul II, mais ne pas le suivre dans ses erreurs. Mgr Lefebvre insistait pour que la Fraternité Saint Pie X reconnaisse Jean-Paul II comme pape, et purgea la Fraternité de tous ceux qui soutenaient publiquement qu’il ne l’était pas. Il a toujours négocié avec les modernistes romains comme s’ils avaient l’autorité, recherchant leur approbation pour sa Fraternité. Pour lui, la solution à la crise moderniste résidait dans un mouvement traditionnel populaire qui aurait, dans chaque diocèse du monde, réclamé des prêtres traditionnels et rejeté les modernistes. Il supposa que la solution sédévacantiste détruirait un tel mouvement populaire puisqu’il pensait que déclarer que Jean-Paul II n’était pas le pape était trop dur pour le catholique moyen.

A l’évident problème d’obéissance que pose sa solution, Mgr Lefebvre répliquait qu’aucune autorité, celle du pape incluse, n’avait le droit de nous commander de faire quelque chose de mauvais. Or le Novus Ordo avait tort. En conséquence, le pape ne pouvait pas nous obliger à accepter le Novus Ordo. Ce raisonnement conduit au besoin de triage du Novus Ordo par le catholicisme. Comme un chercheur d’or avec son tami triant la boue des rivières pour trouver des pépites d’or, de même le catholique doit trier le magistère et les décrets de Paul VI et de Jean-Paul II pour trouver les vérités de la Foi. Tout ce qui serait trouvé traditionnel serait accepté tandis que tout ce qui serait moderniste serait rejeté. Et comme Mgr Lefebvre était le plus proéminent parmi ceux qui adhéraient à la tradition, sa parole devint la norme immédiate de croyance et d’obéissance pour des centaines de prêtres et des dizaine de milliers de fidèles. Ainsi, l’autorité supposée de Jean-Paul II n’était pas suffisante pour convaincre les esprits et les volontés des catholiques fidèles à la tradition, mais elle devait recevoir l’approbation de Mgr Lefebvre. Ce rôle de trieur, acquis par la Fraternité, fut jalousement gardé, et quiconque osant l’ignorer fut considéré comme subversif et, en dernier lieu, expulsé.

La Fraternité utilise souvent l’analogie d’un père de famille qui dit à ses enfants de faire quelque chose de mauvais. Dans un tel cas, les enfants devraient désobéir à leur père afin d’obéir à la loi supérieure de Dieu. Mais en même temps, le père resterait toujours le père. De la même manière, selon eux, le pape est notre père, et il nous dit de faire quelque chose de mauvais, c’est-à-dire Vatican II et ses réformes. Nous devons désobéir, disent-ils, puisque c’est contraire à la loi divine. Néanmoins, Jean-Paul II reste pape.

Malheureusement cette analogie ne peut pas s’appliquer dans ce cas. Tout d’abord, le père de quelqu’un ne peut pas changer car cela relève de la génération physique. Mais le père spirituel de quelqu’un peut changer car cela relève de la génération spirituelle. De fait, un pape peut démissionner et ne plus être le père spirituel des catholiques.

Mais, dans le cas qui nous concerne, cet argument est irrecevable pour une raison plus importante. Si le pape donnait à une personne particulière un commandement particulier qui serait mauvais (par exemple profaner un crucifix), l’argument s’appliquerait. En effet, dans un tel cas, le pape n’engagerait pas toute la pratique de l’Eglise et donc n’impliquerait pas l’indéfectibilité de l’Eglise. Mais s’il faisait une loi générale selon laquelle tous les catholiques devaient profaner les crucufix, alors l’indéfectibilité de l’Eglise serait en jeu. Car comment l’Eglise du Christ pourrait-elle faire une telle loi ? Ne conduirait-elle pas toutes les âmes en Enfer ? Le fait que Jean-Paul II ait fait des lois générales qui prescrivent et même permettent de mauvaises choses est une violation de l’indéfectibilité de l’Eglise.

Donc l’argument de la Fraternité ne peut pas s’appliquer à la crise actuelle de l’Eglise.

Si Jean-Paul II est le pape, nous devons lui obéir. Le fait même d’admettre la possibilité qu’il puisse promulguer de fausses doctrines et de décréter des disciplines universelles qui sont mauvaises est en soi une hérésie contre cet enseignement qui proclame que l’Eglise catholique est infaillible en ces matières. Il est absolument inconcevable qu’en suivant les enseignements universels de l’Eglise ou ses disciplines universelles, vous puissiez faire fausse route et aller en Enfer. Si cela était possible, il faudrait conclure que l’Eglise catholique n’est pas la véritable Eglise, mais une institution humaine comme une des autres fausses Eglises.

En outre, trier l’enseignement de l’Eglise revient à vous placer vous-même au-dessus du pape puisque votre adhésion à ces enseignements ne serait pas fondée sur l’autorité de l’Eglise, mais plutôt sur votre propre triage de ses enseignements.

Un des supérieurs de district de la Fraternité Saint Pie X écrivit une lettre critiquant les réformes de Vatican II : C’est pourquoi nous insistons qu’il faut reconnaître la papauté et la hiérarchie malgré le fait que nous ne nous sentons en aucun cas un avec eux. Cette phrase est la plus représentative de leur position, une position qui combine deux éléments qui sont intrinsèquement incompatibles, c’est-à-dire reconnaître Jean-Paul II comme pape mais ne pas être un avec lui.

Il est tout de suite évident que leur position implique des contradictions inextricables du point de vue de l’ecclésiologie catholique. Tout d’abord, ils considèrent Vatican II et ses réformes comme étant à la fois catholiques et non catholiques, et c’est la raison pour laquelle ils trient l’enseignement et les disciplines du Novus Ordo afin de récupérer de la messe pourrie tout ce qui pourrait être catholique. Ils considèrent la hiérarchie du Novus Ordo comme une hiérarchie catholique, ayant l’autorité du christ pour enseigner, gouverner et sanctifier les fidèles. Mais en même temps, ils sont excommuniés par cette même autorité puisqu’ils agissent comme si elle n’existait pas, allant aussi loin que de consacrer des évêques, défiant un ordre pontifical direct.

La position lefebvriste est une position complètement inconsistante, et elle met en charpie l’indéfectibilité de l’Eglise catholique, car les lefebvristes identifient l’Eglise catholique avec la défection doctrinale et disciplinaire de Vatican II et ses réformes. Notre position est la suivante : Vatican II et ses réformes ne sont pas catholiques, en conséquence ceux qui les ont promulgués ne peuvent pas être détenteurs de l’autorité catholique. S’ils avaient la véritable autorité catholique, ils auraient eu l’assistance du Christ et auraient été incapable de promulguer une doctrine et une discipline déficiente au nom de l’Eglise catholique.

Les Lefebvristes, en outre, sont dans une position impossible à tenir pour résister à l’autorité de l’Eglise catholique en matière de doctrine, de discipline et de culte. Ces trois domaines sont l’effet de trois fonctions essentielles de la hiérarchie catholique : la fonction d’enseignement, de gouvernement et de sanctification. Ces fonctions sont les fondements de la triple unité de l’Eglise catholique : l’unité de Foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion. Résister à l’Eglise catholique sur ces matières est un suicide spirituel puisque l’adhésion à l’Eglise catholique est nécessaire au salut. S’il est permis de résister à l’Eglise sur la doctrine, la discipline et le culte, alors sur quoi l’Eglise doit-elle être l’arbitre ? Quelle est l’autorité de saint Pierre si elle peut être ignorée sur ces matières ?

En résumé, la Fraternité Saint Pie X reconnaît l’autorité de Jean-Paul II, mais rejette en même temps les prérogatives de son autorité. Sur ce dernier point, ils sont malheureusement liés aux Gallicans, aux Jansénistes et aux différents rites orthodoxes qui firent exactement la même chose, c’est-à-dire qui filtrèrent les doctrines et les décrets des Souverains Pontifes selon leur préférences.

Selon ces sectes, le magistère ne pouvait obliger à moins qu’il ne fût en accord avec la tradition. Les enseignements et les décrets des Souverains Pontifes furent aussi revus par ces sectes, c’est-à-dire qu’ils trièrent les actes des papes. Les Jansénistes en particulier dirent que pour déterminer si une doctrine était traditionnelle ou non, il fallait mener une étude historique. C’est exactement ce que fait la Fraternité : les actes du magistère doivent être rejeté si, historiquement, les catholiques n’ont jamais cru de telles choses.

Mais qui est l’arbitre de la tradition ? N’est-ce pas le magistère ? N’est-ce pas le pape, qui est investi de l’autorité du Christ ? Bien sûr que si ! Ainsi la doctrine janséniste du triage n’est simplement qu’un pauvre déguisement du jugement privé protestant. La seule différence entre les Protestants et les Jansénistes était que les premiers appliquaient leur jugement privé sur les Ecritures Saintes alors que les second l’appliquaient à la Tradition. La position de la Fraternité Saint Pie X concernant le magistère et la tradition ne diffère en rien de celle des Jansénistes. Alors que les Protestants soutiennent le libre examen des Ecritures saintes, la Fraternité soutient le libre examen de Denziger.

En conséquence, ils se sont opposés à l’apostasie de Jean-Paul II non pas avec une réponse vraiment catholique mais plutôt avec la réponse du jugement privé par lequel les doctrines, les décrets et les disciplines universelles de ce qu’ils pensent être l’Eglise sont sujets à leurs scrutins privés.

Mais enfin, comme le jugement privé est opposé à l’esprit du catholicisme ! Celui qui vous écoute m’écoute, a dit Notre Seigneur. Ce que tu lieras sur la Terre sera lié dans le Ciel et ce que tu délieras sur la Terre sera délié dans le Ciel, dit Notre Seigneur à saint Pierre. L’autorité de Dieu confiée à saint Pierre par notre Seigneur Jésus-Christ est ce qui fait que l’Eglise catholique est ce qu’elle est.

L’attitude de la Fraternité Saint Pie X réduit la mission apostolique de l’Eglise, confiée à saint Pierre, à quelque chose qui est à peine plus qu’un accident. Mais c’est cette autorité même, sa possession et sa transmission légitimes qui font que l’Eglise catholique est catholique. C’est la forme, l’esprit de l’Eglise catholique, c’est-à-dire ce qui fait qu’elle est ce qu’elle est. Rien ne peut être plus substantielle à l’Eglise catholique que son autorité.

En outre, il faut préciser qu’exercer un pouvoir d’ordre sans l’approbation de la hiérarchie catholique est un très grave pêché mortel, et devient un acte schismatique si c’est fait d’une manière permanente et systématique. Nous justifions notre apostolat par le principe de l’épichéia. Par ce principe, nous présumons que l’autorité de l’Eglise, un vrai pape, s’il était présent, désireraient que nous célébrions la messe et distribuions les sacrements. Nous savons que notre supposition est raisonnable, car autrement les fidèles n’auraient pas de vraie messe ni les sacrements. On ne peut appliquer le principe de l’épichéia seulement lorsque le législateur est absent. Utiliser ce principe contre un pape régnant, qui possède la juridiction sur les sacrements, aurait pour conséquence un véritable carnage dans toute l’Eglise catholique, et ce serait sombrer dans le protestantisme, dans lequel chaque ministre détient son pouvoir directement de Dieu. Pourquoi avoir une hiérarchie, pourquoi avoir une juridiction, si chacun peut décider s’il a le droit d’exercer ses ordres sur sa propre supposition que l’Eglise les lui fournit directement ? Dans un tel cas, la hiérarchie serait purement accidentelle, et chaque prêtre, comme un ministre protestant, pourrait mener son propre apostolat.

L’esprit du schisme de la Fraternité Saint Pie X est une évidence par le fait même qu’ils célèbrent la messe una cum. Car soit Jean-Paul II est pape, soit il ne l’est pas. S’il l’est, leur messe est schismatique puisqu’elle est dite en dehors et contre son autorité. C’est l’autel contre l’autel, parce que leurs messes ne sont pas autorisées par le Souverain Pontife. Mais s’il n’est pas le pape, alors leur messe una cum est toujours schismatique puisqu’elle est offerte hors de l’Eglise et en union avec un faux pape.

Autrement dit, soit l’autel du prêtre traditionnel est le véritable autel de Dieu, soit l’autel de Jean-Paul II est le véritable autel de Dieu. Parce que le prêtre traditionnel érige un autel et mène un apostolat contre l’apostolat du Novus Ordo – qui est celui de Jean-Paul II –, il est évident que les deux autels ne peuvent être à la fois des autels catholiques légitimes, et que les deux apostolats ne peuvent être à la fois deux véritables apostolats catholiques. Le Christ ne peut pas autorisé à la fois l’autel du Novus Ordo et l’autel traditionnel. L’un est légitime, l’autre illégitime.

Parce que nous disons que notre autel est légitime, nous sommes donc logiquement tenu de dire que l’autel du Novus Ordo ainsi que son sacerdoce et son apostolat sont illégitimes.

Mais si le prêtre s’unit lui-même à l’autel, au sacerdoce et à l’apostolat de Jean-Paul II et du Novus Ordo, il rend son propre autel, son propre sacerdoce et son propre apostolat illégitimes et en conséquence schismatiques.

Si les membres de la Fraternité Saint Pie X sont tombés dans ces erreurs, c’est qu’ils manquent d’une bonne formation. Séminaristes, ils se présentent à la Fraternité et ne connaissent rien d’autre. Ils s’imprègnent de ces erreurs durant leurs années au séminaire. Je suis sûr et certain que s’ils avaient été formés correctement, ils n’adhèreraient pas à ces erreurs. Je mets en lumière leurs erreurs, aussi graves soient-elles, non pas pour les attaquer personnellement ou pour mettre en doute leur motivation, mais par respect de la vérité. Je suis persuadé qu’ils l’aiment autant que moi, et j’espère avec sincérité qu’ils entendront ces critiques avec le même esprit de charité dans lequel je les ai formulées.
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MessageSujet: Re: Les hérésies de Lolek par Mgr Dolan   Sam 16 Juin - 14:15

4 - La vraie réponse catholique à l'apostasie de Jean-Paul II

En tant qu’évêque, je suis profondément inquiet de la mauvaise influence de la Fraternité Saint Pie X. Au lieu d’élaborer une réponse catholique à l’apostasie de Jean-Paul II, ils ont semé les graines de l’esprit du schisme dans l’esprit de très nombreuses, trop nombreuses, âmes. Les jeunes gens élevés dans la Fraternité auront une idée absolument faussée de ce qu’est réellement l’autorité catholique, c’est-à-dire l’autorité du Souverain Pontife. Ils ne connaîtront probablement jamais la sainte et profonde révérence que les catholiques doivent toujours avoir pour la plus auguste autorité confiée à un homme. C’est notre foi catholique en cette autorité qui nous amène à dire que les auteurs du Novus Ordo ne pouvaient pas la posséder.

Comme ce serait formidable si les catholiques pouvaient former un front uni contre les modernistes ! Si nous pouvions dire d’une seule voix que la défection de Vatican II ne vient pas de l’autorité du Christ ! Ce serait une puissante profession de Foi parmi les catholiques. Au lieu de cela, la grande majorité des catholiques ont agi comme la High Church anglicane - la Fraternité Saint Pierre - ou comme les schismatiques Gallicans ou Jansénistes – la Fraternité Saint Pie X. Comme les ennemis de l’Eglise doivent s’amuser et rire de ce spectacle désolant, du fait qu’après deux mille ans de profession de Foi, et après de si glorieux martyres, ce soit là tout ce que les catholiques sont capables d’opposer au pire des ennemis de l’Eglise catholique.

Je vous presse de ne pas rester indifférents à ces problèmes. La nécessité d’une réponse catholique est très importante. Il est très important que nous évitions de remplacer l’apostasie de Jean-Paul II par l’esprit du schisme, du jugement privé et du mépris de l’autorité pontificale qui est la position évidente de la Fraternité Saint Pie X.

Je vous invite aussi à prier pour les membres de cette Fraternité qui, comme je l’ai déjà dit, , sont de bonne volonté et désirent être de bons catholiques. Ils sont paralysés par la peur de dire la vérité sur Jean-Paul II, car ils pensent que cela videraient leurs églises. Tout le monde sait très bien que beaucoup de prêtres de la Fraternité ont, en privé, notre position. Mais ils ont peur de ce qui peut leur arriver s’ils partent. Cependant nous devons les encourager à quitter cette Fraternité, et nous devons leur dire que leur position n’est pas en conformité avec la foi catholique.

Notre expérience, en Amérique, nous montre que les fidèles supportent avec enthousiasme les prêtres qui ont pris publiquement position contre la papauté de Jean-Paul II. Lorsqu’ils entendent ces explications, comme celle que je viens de vous donner ici, ils voient qu’ils sont en conformité avec les principes catholiques, et embrassent de tout leur cœur notre position. Mais quand bien même ils ne le feraient pas, quand bien même les prêtres seraient réduits à mendier leur pain, chaque prêtre doit savoir qu’il doit aimer la vérité catholique plus que lui-même.

Nous avons devant nous le merveilleux exemple de Monsieur l’abbé Guépin, qui, en 1980, a soutenu les principes que je vous ai exposé, et fut, en conséquence, expulsé brusquement de la Fraternité. Bien qu’il ait donné sa vie au sacerdoce, il fut sommairement jeter à la rue. Mais il ne fut pas effrayé par cette croix, et il la porta généreusement, sachant par sa forte foi et son ardent amour de Dieu, qu’il vaudrait mieux mourir plutôt que de compromettre la Foi catholique. Puisse les autres prêtres de la Fraternité Saint Pie X prendre exemple sur le courage de Monsieur l’abbé Guépin, et comprendre que Dieu bénit l’apostolat des prêtres qui aiment Sa vérité plus que le confort de leur corps.

Rappelons-nous aussi, dans nos prières, l’âme de Mgr Lefebvre, qui, malgré l’inconsistance de ses positions, fit néanmoins beaucoup pour la préservation de la Sainte Messe.

Enfin, n’oublions pas de prier Notre Dame, qui seule écrase toutes les hérésies, comme le dit la Sainte Liturgie, et saint Joseph, patron de l’Eglise universelle.
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