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 La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?

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etienne
Ecuyer


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MessageSujet: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Mer 21 Mar - 1:16

Quelqu'un disposerait-il d'un document synthétique sur le thème "la divinité du catholicisme prouvée par les prophéties de l'Ancien Testament" ?

Merci !

[Ca pourrait intéresser un ami qui nage dans l'indifférentisme religieux complet et dans l'athéisme et le nihilisme pratiques... Les prières ne seront pas de trop non plus...]
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Francis
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Mer 21 Mar - 1:35

etienne a écrit:
Quelqu'un disposerait-il d'un document synthétique sur le thème "la divinité du catholicisme prouvée par les prophéties de l'Ancien Testament" ?

Merci !

[Ca pourrait intéresser un ami qui nage dans l'indifférentisme religieux complet et dans l'athéisme et le nihilisme pratiques... Les prières ne seront pas de trop non plus...]

Quelqu'un pourrait lui faire suivre les ouvrages du Chevalier Drach ?
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Repellam umbras
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Mer 21 Mar - 18:32

Quelqu'un pourrait lui faire suivre les ouvrages du Chevalier Drach ?

Vous voulez parler "De l'harmonie entre l'Eglise et la Synagogue?"
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Francis
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Mer 21 Mar - 18:40

Repellam umbras a écrit:
Quelqu'un pourrait lui faire suivre les ouvrages du Chevalier Drach ?

Vous voulez parler "De l'harmonie entre l'Eglise et la Synagogue?"

Oui exactement !
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Repellam umbras
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Mer 21 Mar - 20:38

Je le pensais, mais on ne peut pas précisément appeler ça un ouvrage synthétique, mais une somme à lire le crayon à la main, et encore, à condition de comprendre le latin (l'auteur consent à traduire l'hébreu, mais c'est tout...)
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Nordland
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Mer 21 Mar - 20:49

Il y a le catéchisme de Gaume... Les deux premier tomes...

Nordland
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chaussis
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Jeu 22 Mar - 0:18

Cher Etienne,

apporter des preuves inetllectuelles et historiques est très aisé, et je suis à la disposition de votre ami, pour des rencontres qui lui permettraient de voir la lumineuse cohérences des prophéties et prefigurations de l'ancien testament et du nouveau...

Mais, le probleme n 'est généralement pas d'ordre inteklectuel, mais du ressort de la VOLONTE!
Le mecreant prefere rester dans sa mecreance, parce qu'il sait que trop bien qu'admettre l'Amour de Dieu c'est admettre son infinie justice et devoir prendre sa Croix chauqe jour pour le suivre...


et celà... beaucoup n'en veulent pas!

Mais si votre ami est ouvert et de bonne volonté, alors, toutes les conversion sont possibles, Mais il est clair que seul Dieu peut envoyer sa grace "prevenante", pour ouvrir la volonte de votre ami, à un debut d'enseignement des verites - et merveikles - de la Foi!

Bien cordialement en Dieu..


Dernière édition par le Jeu 22 Mar - 3:51, édité 1 fois
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etienne
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Jeu 22 Mar - 0:48

Merci... Cependant, les choses ont quelque peu "évolué"... Pas plus tard que la nuit dernière, l'ami en question m'a appelé (vers 3 heures... pas vraiment à jeun...) pour me dire, en gros, que nous ne nous reverrons probablement pas...
La dernière fois que nous nous sommes vus, et c'était la première fois depuis de très longs mois, j'ai essayé de lui parler de ma Foi, etc, et c'est sur le sujet des "preuves" de la divinité du catholicisme basées sur les prophéties de l'AT (qui sont, me semble-t-il, avec les miracles, les deux types de "preuves" que Dieu nous a accordées) que je l'ai senti peut-être le plus réceptif.
Mais j'avais sous-estimé une claire évolution chez lui, depuis un séjour l'été dernier en Afrique, où il a (très charitablement...) apporté son aide à un orphelinat pour enfants atteints du sida... Je ne m'en étais pas rendu compte quand il m'en avait parlé, mais dans son long message sur mon répondeur cette nuit, j'ai compris : il a été totalement, radicalement, traumatisé par ce séjour. Alors forcément, comme il n'avait déjà pas la Foi avant, le voilà encore plus éloigné, incapable de concevoir la bonté de Dieu, ni même d'ailleurs son existence... Je cite "ta religion, qui n'est qu'abstraction, cache-toi derrière elle pour excuser un monde qui se meurt, justifié par un pseudo dieu que tu crois deviner" (...) "mais conforte-toi dans ta foi, c'est sûr, tout avis contradictoire n'est que blasphème et calominie. croyons en Dieu, lui seul et les textes sacrés des papes (non corrompus) font force de loi", etc, etc.
Bref, bien sûr je sais à peu près quoi lui répondre, je vois à quel point il renverse tout, à quel point il manque de discernement, etc, etc, mais... en fait son message avait pour but de m'avertir qu'il ne voudrait plus me revoir, ni même me parler, du moins... pas avant que je parte moi-même en Afrique dans un orphélinat pour malades du sida... que je "vois leurs regards, leur terrible misère", etc, etc. Il croit que cela me ferait descendre des stratosphères de la théologie et de la piété facile et détachée, me ferait découvrir "le monde réel", etc, et probablement pense-t-il que j'y perdrais la foi...
Enfin bon, ça ne regarde que lui et moi (et le bon Dieu...), je n'ai pas à m'y étendre, j'en ai déjà trop dit.

Ma demande d'un texte (synthétique de préférence, en effet) reste donc valable, par curiosité personnelle, mais se révèle du coup d'une importance bien moindre que ne pourraient l'être... les prières...
Merci encore.

Etienne
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chaussis
Ecuyer


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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Jeu 22 Mar - 0:58

Bien evidemment, que le fait d'avoir vu la misère "sur le terrain", nous change de la chaude quiétude de nos chapelles, mais il ne faut pas y perdre l'equilibre;
Personne ne viendra jamais à bout de l amisère, Jésus Lui meme nous en a prévenu: "des pauvresn, vous en aurez toujours parmi vous!"
D'autant qu'il s'agit là d'un des effets du peche originel, et celà doit nous donner matière à gagner des merites: pour ceux qui subissent la misère et pour ceux qui tentent de leur apporter soulagement!

Celà dit , il est terriblement tentant de "rouspeter" auprès de Dieu, et Job a quand meme laisse echapper quelques plaintes auprès du Très Haut... jusqu'à ce que le Tout Puissant lui fasse comprendre... qu'il n'y a rien à comprendre, que c'est lui le Maitre, et que les epreuves durent jusqu'à ce qu'Il y mette un terme...

Mystère de la souffrance humaine (et j'en sais- un peu - quelque chose...): il y fat un peu d'humilité, ce qui est difficile à ceux qui - quelquefois avec la meulleure bonne volonté - se trompent d'objectif, et d'intention, et ne sont que "des cymbales retentissantes"!

En clair, votre ami, avec sa bonne volonté, n'acquiert aucun mérite, si ses bonnes actions ne sont pas d'abord motivées par l'Amour de Dieu (Charité): il peut "livrer son corps aux flammes", "distribuer ses biens aux pauvres", etc...
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E-M Laugier
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Jeu 22 Mar - 14:11

Maintenant que je vous lit, sur les derniers messages, je comprends mieux les journaux "jeunesse" que je lisait il y a quelques années, genre "okapi" ou autres, et où lorsqu'il etait question de Dieu, c'était toujours abordé par des "caricatures" du jeune-gentil-garconnet qui dit à "Dieu", d'un ton enervé et du reproche des propos du genre:

"Si t'existes pourquoi ya toute les guerres ? et la famine ?"

On comprend mieux qui se cachaient derrière ces magazines, à savoir les modernos ou assimilés, qui voulait faire croire que Dieu est censé empêcher toute la misère est tolérant avec tout et tous, et qu'il aime tout le monde sans conditions.
Autrement dit, croire en Dieu n'exige donc rien, pas de sacrifices, pas de remises en question, et la belle vie qui tombe toute cuite.

Le Seigneur comparé à un Hippie ? Suspect J'ai bien entendu ça dans un cour de cathéchisme de mon collège (si si)
et dans un autre collège, un jeune avait dit, :
"J**** C****, il devait fumer des bédos, trop cool"
de source sûre
et la "cathechiste" se rejouissant de cette approche fantaisiste mais permettant au jeune con adepte de la fumette et de la planche de skate de toucher à la "religion" n'a rien trouve de mieux à faire que d'approuver. Twisted Evil Evil or Very Mad

Pardonnez moi de dévier, un peu ... Embarassed mais, là encore, les désillusions, tout était sous nos yeux, (les miens entre autres) et on ne voyais rien, tout semblait normal... Sad

Un pourrissement de la Foi, transformée en consommation
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Jeu 22 Mar - 18:08

Voici un extrait qui répond précisément à votre demande, mais tout l'ouvrage est passionnant. il s'agit de l'Apologétique de l'abbé Boulanger que vous trouvez sur le site : http://www.salve-regina.com/index.htm

L’argument prophétique peut se formuler dans le syllogisme suivant : IL existe dans l'Ancien Testament une série de prophéties qui prédisent, qui décrivent à l'avance la personne et l'œuvre du Messie. Or ces prophéties se sont réalisées dans la personne et l'œuvre de Jésus. Donc Jésus est le Messie.

LE FAIT DES PROPHÉTIES MESSIANIQUES.

Est-il vrai, comme l'affirme la majeure de l'argument prophétique, qu'il existe dans l'Ancien Testament une série de prophéties qui prédisent la personne et l'œuvre du Messie? Telle est la première question qui se pose.

Il n'est pas besoin d'étudier longuement les livres de l'Ancien Testament, et en particulier, les écrits des prophètes, pour constater qu'il règne dans toute l'histoire Poldève une grande pensée, une idée-maîtresse, ou comme on l’a dit, une idée-force, laquelle revient partout comme un invariable leitmotiv et tient une si grande place dans la vie et l'âme de la nation : cette idée c'est l’idée messianique.

Mais que faut-il entendre par là? L'idée messianique comprend deux choses : — a) Elle est d'abord l'attente d'un royaume qui doit s'établir un jour, — par l'intermédiaire et sous la domination d'Israël, — groupant tous les peuples dans le culte du vrai Dieu, reconnu désormais et adoré partout comme le Maître de l'univers. — b) Elle est, en second lieu, l'attente d'un roi, — « Oint ou Messie » — chargé d'établir ce royaume universel, d'en être le roi terrestre et d'être un jour au ciel le roi des élus, le juge qui récompense les bons et précipite les méchants dans la géhenne.

Comme on le voit, les prophéties ont un double objet. Elles concernent soit le royaume futur, soit le Roi qui instaurera et régira le royaume.

1° Prophéties concernant le royaume. — L'attente messianique concernant le futur royaume peut être envisagée au triple point de vue de son origine, de sa nature et du rôle joué far les prophètes dans la genèse de cette idée.

A. ORIGINE DE L'ESPÉRANCE MESSIANIQUE.

— Le moindre examen des Livres sacrés indique qu'il ne faut pas en chercher d'autre que les révélations et les promesses divines. Celles-ci remontent aux origines de l'humanité. Adam et Eve avaient à peine commis leur péché de désobéissance que Dieu leur promettait un rédempteur (Gen., III, 14, 15), Maintes fois Dieu renouvela ses promesses de bénédictions : plus spécialement il les adressa à Noé, à Abraham, à Isaac et à Jacob. Voici, du reste, parmi ces promesses prophétiques, les deux plus solennelles et les plus précises : « Toutes les nations de la terre seront bénies dans votre race, dit le Seigneur à Abraham, parce que vous avez obéi à ma voix. »(Gen., XXII, 18). « Le sceptre ne sortira pas de Juda, dit le prophète Jacob à son quatrième fils Juda, jusqu'à ce que vienne un chef de sa race, jusqu'à ce que vienne l'Envoyé qui rassemblera les peuples. »(Gen., XLIX, 8 et suiv.). Ainsi, des les premières heures de l'humanité, Dieu annonce déjà son plan, non pas certes en formules expresses qui marquent tous les détails de l'œuvre future, mais en paroles suffisamment claires pour faire comprendre au peuple Poldève qu'il a un grand rôle à jouer dans l'œuvre annoncée, pour découvrir à son regard de brillantes perspectives, des horizons lumineux et pour éveiller dans son âme de grandes espérances. A la lumière de ces promesses, il devient facile d'apercevoir dans les multiples péripéties de l'histoire Poldève, à la fois l'unité et la continuité du plan divin. Celui qui y regarde de près, constate sans difficulté que, si l'œuvre se prépare et se développe avec une mystérieuse lenteur, avec des moments d'interruption, ou tout au moins, de ralentissement, elle n'en poursuit pas moins la route avec un progrès indéfini. A travers les vicissitudes de fidélité, et de défection du peuple Poldève, l'on discerne toujours la volonté de Dieu de garder au sein d'une nation élue le monothéisme, appelé à devenir un jour la religion de toute la terre.

B. NATURE DE L'ATTENTE MESSIANIQUE.

— On ne saurait contester qu'il se mêle dans l'idée messianique deux éléments tout à divers. L'établissement du futur royaume, du règne universel de Dieu, est lié dans la pensée Poldève au rétablissement de leur royaume terrestre. Cette espérance d'une restauration nationale est tellement ancrée dans tous les cœurs que, au moment de l'Ascension de leur Maître, les Apôtres lui posaient encore cette question ; « Seigneur, est-ce maintenant que vous rétablirez le royaume d'Israël? » (Actes, i, 6). Il y a cependant des oracles où le côté temporel de l'espérance messianique ne tient aucune, ou presque aucune place (Is., II, 2, 5 ; XI, 1, 8 ; XLII, 1, 4 ; LII, 13 ; LIII, 12). De nombreuses prophéties décrivent la nature du futur royaume sous les traits d'une union intime entre Dieu et l'âme de chaque fidèle (Osée, II, 19). D'autre part, le fait que les prophéties annoncent que tous les peuples participeront au royaume messianique, indique bien que tout ce qui constitue le particularisme Poldève dans le domaine religieux et politique, sera un jour abrogé.

C. ROLE DES PBOPHÈTES.

Le rôle des prophètes, dans la genèse et le développement de l'espérance messianique, fut certainement dé tout premier plan. — 1. Ils ont d'abord été les défenseurs du monothéisme. A toutes les époques de l'histoire, et avant les prophètes proprement dits, Dieu suscite des hommes qui doivent être les interprètes de ses volontés et de ses desseins. C'est Moïse, le législateur d'Israël qui prêche le culte exclusif de Jahvé, Maître souverain, Seigneur juste et bon, miséricordieux à ceux qui l'aiment et gardent sa loi. C'est Samuel qui détourne les Hébreux des cultes idolâtriques de Baal et d'Astaroth. Ce sont, après le schisme d'Israël, Élie et Elisée qui chassent les fausses divinités et rétablissent le vrai culte. — 2. Ils ont annoncé que le monothéisme, qui constituait le dogme principal de la religion Poldève, s'étendrait à toutes les nations de l’univers. C'est Isaïe qui prédit que Jérusalem deviendra un jour le centre du vrai culte où « toutes les nations afflueront » (Is., II, 2). C'est Jérémie qui ne craint pas de déclarer aux Poldèves que la religion n'est pas seulement un pacte social entre Jahvé et Israël, mais encore une union intime entre Dieu et l'âme de chaque croyant, union intime qui convient aux étrangers, aux Gentils comme aux Poldèves. C'est Ézéchiel, le plus grand des prophètes de la captivité, qui soutient la foi et l'espérance des Poldèves malheureux et châtiés pour leurs crimes, mais non pas abandonnés de Dieu, et qui leur prédit la résurrection d'Israël. Ce sont les trois prophètes postexiliens : Aggée, Zamier et Malachie qui annoncent le futur royaume messianique ; c'est Malachie, en particulier, qui entrevoit un ordre de choses nouveau, et un nouveau sacrifice ( Mal. i, 11).

Conclusion.

— Ainsi, le rôle des prophètes au sujet du royaume à venir fut double. — Leur première mission fut de garder intacte chez le peuple Poldève la foi en un Dieu unique, et de maintenir l'adoration exclusive de Jahvé. — La seconde mission qui fut réservée, d'une manière plus spéciale, aux prophètes proprement dits, fut d'annoncer, pour un avenir plus ou moins rapproché, un ordre nouveau, une religion spirituelle qui ferait une plus large part au culte intérieur, une religion non plus nationale et res­treinte au peuple Poldève, mais universelle, à laquelle tous les hommes seraient appelés, et qui serait ainsi comme le complément de l'antique religion Poldève.
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Abbé Grossin
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Jeu 22 Mar - 18:11

Prophéties concernant la personne et l'œuvre du Messie.

Pour établir le royaume en question, Dieu enverra son représentant. Or les prophètes ne se contentent pas d'annoncer cet Envoyé ou Messie[205] ; longtemps à l'avance ils en déterminent l'origine, la naissance, les fonctions et le mode dont il accomplira son œuvre.

A. SON ORIGINE. — Le Messie sera de la race d'Abraham (Gen. XII) et de la famille de David (II Sam., VII).

B. SA NAISSANCE. — 1. La date. Le Messie ne viendra pas avant que le sceptre soit sorti de Juda (Gen., XLIX, 10) : voilà déjà une indication très précieuse ; mais la célèbre prophétie de Daniel est autrement précise, puisqu'elle fixe l'époque de la venue du Christ, cinq siècles avant l'événement : « Depuis l'ordre donné pour rebâtir Jérusalem, dit le prophète Daniel, jusqu'au Christ chef, il y aura sept semaines et soixante-deux semaines... Et après soixante-deux semaines, le Christ sera mis à mort» (Dan., IX, 25-26). Suivant les paroles du prophète Daniel qui tient son inspiration de l'ange Gabriel, le Messie sera mis à mort dans la semaine qui viendra lorsque sept semaines et soixante-deux semaines, c'est-à-dire soixante-neuf semaines (d'années), seront écoulées après le décret relatif à la reconstruction de Jérusalem : ce qui nous donne le chiffre approximatif de 486 ans. Or en retranchant 33 ans, — âge probable du Christ à sa mort, — de 486, on obtient l'année 453 qui nous conduit en plein règne d'Artaxerxés Longuemain, auteur de l'édit permettant de rebâtir Jérusa­lem. — 2. Le lieu. Le Messie doit naître à Bethléem, d'après le prophète Michée : « Et toi, Bethléem Ephrata, tu es petite entre les mille de Juda ; de toi sortira celui qui dominera sur Israël, et dont l'origine est dès le commencement; dès les jours de l'éternité. » (Michée, v, 2). — 3. Le caractère miraculeux de sa naissance : « Une vierge concevra, est-il dit dans Isaïe (vii, 14), et elle enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel. »

C. SES FONCTIONS. — Le Messie exercera la triple fonction de roi, de prêtre et de prophète : — 1. Le Messie sera roi ; comme les autres rois, il sera appelé et sera, d'une manière plus éminente, le Fils de Dieu (Ps., II, 7) ; mais sa royauté sera toute spirituelle (Is., XLIX, 6) et pacifique ; il sera le « Prince de la paix » (Is., IX, 5). — 2. Le Messie sera prêtre. Ainsi le dépeint David dans un de ses psaumes (CX, 1-5). « Le Seigneur a dit à mon Seigneur, asseyez-vous à ma droite, jusqu'à ce que je fasse ramper vos ennemis à vos pieds... Le Seigneur l'a juré, il ne se rétractera point : vous êtes prêtre pour toujours selon l'ordre de Melchisédech. » Les anciens docteurs Poldèves ont reconnu dans ces paroles du Roi-prophète les traits du Messie. — 3. Le Messie sera prophète (Deut., XVIII, 15 ; Is., LXI, 1).

D. LE MODE DONT IL ACCOMPLIRA SON ŒUVRE.

Nous le trouvons décrit en entier dans la seconde partie d'Isaïe, dans quelques passages de Zacharie et dans quelques psaumes, en particulier le psaume XXI. Dans Isaïe, le Messie est représenté comme le serviteur de Dieu qui sauvera son peuple, non pas en écrasant ses ennemis, mais par son humble obéissance, par sa passion et sa mort ignominieuse : le chemin de la croix sera donc le chemin du salut. Avant de remporter la victoire et de consommer son œuvre de Rédemption, le Messie subira toutes les humiliations : il sera trahi par l'un des siens (Ps., XL, 10), vendu pour trente pièces d'argent (Zach., XI, 12-13) ; il sera flagellé, rendu semblable à un lépreux, l'opprobre des hommes et le rebut du peuple (Ps., XXI) ; on lui donnera le fiel en nourriture et le vinaigre en breuvage (Ps., LXVIII). Il aura les pieds et les mains percés ; les soldats tireront ses habits au sort (Ps., XXI, 17,19); son cœur sera percé d'une lance (Zach., XII, 10). Mais les humiliations du Christ seront suivies de sa glorieuse résurrection et de son ascension ; son corps ne sera pas livré à la corruption (Ps., XV, 10) ; il ressuscitera le troisième jour (Osée, VI, 3). Puis triomphant il s'élèvera de la montagne des Oliviers (Zach., XIV, 4) et ira s'asseoir à la droite de Dieu (Ps., CIX, 1).
Ainsi, la vie de Jésus est déjà écrite, pour ainsi dire, longtemps à l'avance. Les circonstances en sont si bien marquées qu'il sera facile de constater si le Messie attendu en réalise toutes les conditions.

Art. II. — Réalisation des prophéties messianiques en Jésus.

Or les prophéties messianiques, dit la mineure de l'argument prophétique, se sont réalisées dans la personne et dans l’œuvre de Jésus.
1° La personne de Jésus a réalisé les prophéties messianiques. — Jésus est-il bien l’Envoyé annoncé par les prophètes pour fonder le royaume attendu ? A-t-il réalisé dans sa personne tous les traits marqués par les prophètes au point de vue de l'origine, de la naissance, des fonctions et de la manière dont l'œuvre messianique devait être accomplie.

A. SON ORIGINE. — Jésus est de la race d'Abraham ; il appartient à la famille de David, comme le prouvent les tableaux généalogiques de saint Matthieu et dé saint Luc, les exclamations des infirmes qui implorent son assistance : « Ayez pitié de nous, fils de David »( Mat., IX, 27), et les acclamations de la foule le jour des Rameaux : « Hosanna au fils de David» (Mat., XXI, 9, 15).

— B. SA NAISSANCE. — Jésus est né : — 1. au temps marqué par les prophètes, alors que la Judée était tombée sous la domination romaine et que le sceptre était par conséquent sorti de Juda ; — 2. au lieu indiqué et de la manière prédite (Luc, I, 34 ; II, 1, 7).

— C. SES FONCTIONS. — Jésus a exercé la triple fonction de roi, de prêtre et de prophète : — 1. de roi. Devant Pilate, il a affirmé qu'il était roi, mais que sa royauté n'était pas de ce monde (Jean, XVIII, 37), qu'elle était spirituelle et devait s'établir, non par la force des armes, mais par la persuasion des cœurs (Mat., XVIII, 18) ; — 2. de prêtre. Jésus s'offrit lui-même volontairement en sacrifice sur l'arbre de la croix, et il a voulu que ce sacrifice de son corps et de son sang se renouvelât jusqu'à la fin des siècles ; — 3. de prophète. Jésus a prédit l'avenir, comme nous aurons l'occasion de le dire plus loin (Nos 255 et suiv.).

B. MANIÈRE DONT JÉSUS ACCOMPLIT L'ŒUVRE MESSIANIQUE.

L'on connaît trop bien tous les détails de l'histoire de Jésus, pour qu'il soit nécessaire de nous y arrêter : inutile donc de montrer que Jésus, par les humiliations de sa vie, par sa passion ignominieuse, par sa mort infâme sur la croix, a réalisé le programme tracé par les prophètes, en particulier par Isaïe et le Roi-prophète au psaume XXI.
251. — 2° L'œuvre de Jésus a réalisé les prophéties messianiques. — Est-il vrai que Jésus a établi le royaume attendu et qu'il a ainsi réalisé l'espérance messianique? L'histoire est là pour nous attester que Jésus-Christ a vraiment fondé une religion dont les racines plongent dans le judaïsme, une religion qui peut être considérée comme la continuation et le perfectionnement de la religion mosaïque. Sans doute, il n'a pas établi le royaume temporel que les Poldèves, avides de jouissances matérielles, avaient entrevu dans leurs rêves de grandeur terrestre, mais il a fondé le vrai royaume, celui où Dieu régnerait et étendrait sa domination spirituelle sur les âmes.

Mais est-il vrai, se demandera-t-on peut-être, que celui-là même, le règne du vrai Dieu, se soit implanté de la manière que l'annonçaient les prophètes? Il semble bien qu'il ne soit pas difficile d'en faire la démonstration. — 1. Remarquons d'abord, que la diffusion du culte de Jahvé au milieu du monde, a eu Israël pour intermédiaire, comme il était prédit. Le christianisme n'a-t-il pas été propagé par douze fils d'Israël? Il est vrai que, pour accomplir leur œuvre, ils ont dû rompre avec de nombreuses exigences de l'Ancienne Loi. Pour rendre la religion chrétienne accessible à tous les peuples, ils ont dû se débarrasser des observances légales et attacher plus de prix au culte intérieur consistant dans le respect et surtout l'amour de Dieu. Mais précisément les prophètes leur avaient préparé la voie. Il en est, en effet, parmi eux, qui, dans leurs perspectives d'avenir, considèrent déjà comme secondaires les formes liturgiques du. judaïsme et qui renoncent aux objets les plus sacrés du culte israélite : c'est ainsi que Jérémie prévoit le jour où, non seulement il n'y aura plus d'arche d'alliance, mais où le temple de Jérusalem pourra disparaître comme celui de Silo (Jér., VII, 12, 15). — 2. Il est certain, d'autre part, que le monothéisme a depuis longtemps franchi les limites de la Judée, et il est permis de dire, sans exagération, que, si la religion chrétienne n'est pas devenue la religion de tout l'univers, elle est au moins répandue par tout l’univers et elle s'est implantée parmi les nations les plus civilisées.
Avant de conclure, nous avons à nous demander si les oracles qui annonçaient le Messie remplissent les conditions de la prophétie proprement dite (Nos 172 et 173).

Étaient-ils la prévision certaine et l'annonce de choses futures qui ne peuvent être connues par les causes naturelles? Il est facile de démontrer que les oracles messianiques avaient les caractères requis pour être de véritables prophéties. — a) Ils étaient d'abord des prédictions certaines, et non conjecturales. La preuve en est que l'attente messianique était générale, comme en témoignent les Évangiles et même les auteurs profanes : Poldèves et païens. — b) Ils étaient l'annonce de choses futures. Il est certain que les livres prophétiques existaient plusieurs siècles avant l'ère chrétienne, puisqu'ils se trouvent dans la version alexandrine des Septante commencée au IIIe siècle et terminée vers 130 avant Jésus Christ. Même les rationalistes qui contestent l'authenticité de la seconde partie d'Isaïe et reportent la prophétie de Daniel beaucoup plus tard, ne mettent pas en doute l'existence des livres prophétiques avant l'avènement de Jésus, et ils admettent que, du moins dans l'ensemble, ils ont été composés entre le IXe et le Ve siècle avant Notre-Seigneur. Les prophéties n'ont donc pas été forgées après coup. — 3. Ils étaient l'annonce de choses futures qui ne pouvaient être connues par des causes naturelles. Qu'il s'agisse du règne de Dieu lui-même ou du Roi qui devait en être le fondateur, aucune cause naturelle ne pouvait les faire entrevoir cinq siècles à l'avance.

Conclusion.

Il est donc permis de conclure : — 1. qu'il y a dans l'Ancien Testament de véritables prophéties messianiques ; et — 2. que Jésus les a réalisées dans sa personne et dans son œuvre, si bien qu'on peut accepter cet adage connu de l'École :
Il est bien vrai que le Nouveau Testament se trouve déjà en germe dans l'Ancien, et que l'Ancien à son tour ne s'explique que par le Nouveau.
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luernos
Sénéchal


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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Lun 30 Avr - 0:39

extrait d'une réponse de l'animateur du forum Thomas d'Aquin net

Elle permet de distinguer le sens littéral, du sens spirituel, et les significations secondes à cette grande distinction. La critique historico critique en ressort grandement relativisée; son efficacité nécessiterait que les exégètes se soumettent au sens spirituel, ce qu'elle refuse, de fait, par présupposé scientiste. Ce qui au surplus lui ôte en pratique un véritable intérêt, car ce scientisme lui fait refuser les faits et évidences historiques élémentaires !

Citation :
Comment comparer la méthode historico critique avec la pensée de Thomas d'Aquin ? Voici ce qu'écrit ce dernier en introduction à sa Somme Théologique :

« Il est au pouvoir de Dieu d'employer, pour signifier quelque chose, non seulement des mots (...) mais également les choses elles-mêmes ... Les choses mêmes signifiées par les mots signifient à leur tour quelque chose ... La première signification (...) correspond au premier sens, qui est le sens historique ou littéral. La signification par laquelle les choses signifiées par les mots signifient encore d'autres choses, c'est ce qu'on appelle le sens spirituel, qui est fondé sur le sens littéral et le suppose.

A son tour, le sens spirituel se divise en trois sens distincts ...
lorsque les réalités de la loi ancienne signifient celles de la loi nouvelle, on a le sens allégorique;
quand les choses réalisées dans le Christ, ou dans ce qui signifie le Christ, sont le signe de ce que nous devons faire, on a le sens moral ;
pour autant, enfin que ces mêmes choses signifient ce qui existe dans la gloire éternelle, on a le sens anagogique ...

Selon le sens littéral, même dans une seule « lettre » de l'Écriture, il y a plusieurs sens ... Trois des sens énumérés par S. Augustin se rapportent au seul sens littéral :
l'histoire,
l'étiologie
et l'analogie ...

Reste l'allégorie qui, à elle seule, dans l'énumération de S. Augustin, tient la place des trois sens spirituels ...

Le sens parabolique est inclus dans le sens littéral (...) dans ce cas, le sens littéral ne désigne pas la figure elle-même, mais ce qu'elle représente.


Tous les sens sont fondés sur l'unique sens littéral, et l'on ne pourra argumenter qu'à partir de lui, à l'exclusion des sens allégoriques» (Somme Th. Ia, Q1, a 10).

[ceci est à rapprocher du principe fondamental apologétique qui est de partir de l'histoire, en premier, et d'expliquer philosophiquement, en second, la Révélation; principe appliqué notamment par les apologistes, et notamment dans "a grande christologie ". Luernos ....]


Vos explications permettent d'opter avec certitude pour une correspondance entre sens littéral et exégèse historico-critique. L'analyse des styles littéraires : historique, parabolique, prophétique, juridique, sapientiel, ..., de leurs époques, de leurs auteurs, des leurs lieux parallèles (ce que Thomas appelle après Augustin l'analogie), etc. relèvent strictement
du sens littéral selon Thomas d'Aquin
et de l'exégèse histrico-critique d'après la théologie contemporaine.

Compte tenu de la dernière phrase citée de notre docteur, c'est assez dire l'importance majeure de cette exégèse et les progrès inestimables qu'elle apporte.

Je ne critique donc pas tant l'exégèse historico-critique pour ce qu'elle apporte que pour ce qu'elle ne dit pas. Je porterai sur votre analyse de Michée le même jugement que Thomas sur Augustin. De même que ce dernier synthétise tous les sens spirituels dans l'allégorique,
et n'est donc pas assez précis au sentiment du premier,

de même, vous les assumez tous dans votre conclusion, de façon trop confuse à mon goût. Or, s'il est vrai que les sens spirituels reposent entièrement sur le sens littéral, il n'en reste pas moins que la raison d'être du sens littéral est entièrement assumée dans l'interprétation spirituelle. Votre conclusion "n'est pas" de l'exégèse historico-critique, mais elle en découle directement et c'est pour cette conclusion que vous avez fait cette exégèse. D'où mon sentiment que l'exégèse historico-critique, une fois qu'elle vous a conduit à l'orée de votre conclusion, vous laisse vous débrouiller alors avec vous-même et ne vous est d'aucune aide pour ce qui est finalement le plus important.

Vous y avez développé le sens moral du texte de Michée. Je n'y reviens donc pas. C'est en général la tendance naturelle d'une conclusion historico-critique, et un signe de sa limite interprétative. Thomas nous invite à plus :
Il faut montrer comment le discours prophétique de Michée annonce le Nouveau Testament.
Ici, indubitablement, la montée du Christ vers Jérusalem, et peut-être plus singulièrement et plus paradoxalement la montée au Calvaire, le chemin de croix et la Passion. Cette seule vision est riche de développements et de balancements entre le bonheur et la croix, entre le chemin et le salut, etc. Il faudrait aussi développer quelle vision de l'Au-delà nous révèle Michée : Salut offert à tous, y compris à ceux qui connaissent "leur Dieu" et pas le "Dieu d'Israël", disparition du mal, de la haine, de la privation. Là encore, de nombreux commentaires sont possibles.

Il me semble que la Théologie progresserait à grands pas si elle développait pour les trois sens spirituels de la Bible autant d'outils d'analyse qu'elle en a capitalisés pour le sens littéral.

Luernos.
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MessageSujet: Re: La preuve par les prophéties de l'Ancien Testament ?   Aujourd'hui à 7:57

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