Gesta Dei Per Francos
Regnum Galliae, Regnum Mariae !
 
AccueilFAQRechercherS’enregistrerConnexion
 

Léon XIII et le Ralliement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivante
AuteurMessage
Abbé Grossin
Sénéchal



Inscrit le : 04 Oct 2006
Messages : 1023
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir...dans la beauté !

MessageSujet: Léon XIII et le Ralliement   Mer 27 Juin - 11:25

Voici ce qu'écrit monsieur l'abbé Belmont sur son blog :

Citation:
L’autorité pontificale est d’essence surnaturelle : elle est directement communiquée par Jésus-Christ à l’élu du Conclave, elle est constituée par l’assistance divine, par l’« être avec » Jésus-Christ annoncé par Notre-Seigneur à ses Apôtres (Matth. XXVIII, 21) : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. »

Cette assistance divine s’exerce d’une double façon :
1°/ Absolument dans l’exercice plénier du pouvoir pontifical, dont l’infaillibilité est alors strictement garantie en chaque cas :
– Magistère soit solennel ou locution ex cathedra, soit ordinaire et universel, enseignant une vérité comme révélée par Dieu directement ou indirectement, ou enseignant une vérité d’ordre naturel nécessaire à la garde du dépôt de la foi, ou condamnant une erreur, ou affirmant un fait dogmatique, ou certifiant la loi morale ;
– constitution des rites sacramentels (infaillibilité quant à la conformité à la foi catholique et quant à l’efficacité de grâce) ;
– promulgation des lois générales de l’Église (infaillibilité pratique qui garantit que la loi n’est ni mauvaise, ni nocive, ni insupportable ; autrement dit, qui garantit que celui qui s’y conforme est [en cela] dans la voie du salut éternel) ;
– approbation définitive des ordres religieux.
2°/ Habituellement, dans la conduite quotidienne de l’Église, de telle sorte qu’est vraie l’assertion de Pie XII dans Mystici Corporis : « Le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. »

Il n’est donc pas impossible qu’en dehors des cas où l’assistance divine s’exerce de façon absolue il y ait défaillance du souverain Pontife (bien évidemment, s’il arrivait une défaillance de ce genre, celle-ci n’est pas imputable à l’assistance du Saint-Esprit).
Selon les notions, une défaillance ponctuelle du Pape ne s’oppose pas formellement à l’assistance habituelle du Saint-Esprit, et ne la remet pas en cause (il en serait tout autrement d’une défaillance durable).
Cela n’est pas impossible. Mais cela est-il arrivé ? et de quelle manière ? Sujet bien difficile.

Le problème du « Ralliement » que vous soulevez pourrait être un de ces cas. S’il en était ainsi, il ne faudrait pas affirmer trop vite que cette défaillance dispenserait de l’obéissance : il n’y a pas de lien nécessaire entre infaillibilité et obéissance, sinon c’en serait fait de toute autorité.

Pour ma part cependant, je ne crois pas que le « Ralliement » soit une défaillance de ce genre. En effet, l’enseignement de Léon XIII dans ses encycliques Au milieu des sollicitudes et Notre consolation est irréprochable. Je trouve les écrits de Robert Havard de La Montagne (Étude sur le ralliement, librairie de l’Action Française, 1926) et de Jean Madiran (On ne se moque pas de Dieu, NEL 1957, pp. 91-119) fort éclairants.
L’objet de l’intervention de Léon XIII est un appel au combat et le rappel des priorités à observer parmi les catholiques : il faut donner la première place à la lutte contre la législation perverse, avant les querelles politiques sur le régime.
S’il y a eu erreur de Léon XIII, c’est une erreur de fait : illusion sur l’esprit de foi des catholiques français d’une part, méconnaissance de la raison profonde de leur division d’autre part – et peut-être aussi méprise sur la malice de la politique de la république et la méchanceté des républicains.

L’opposition entre les catholiques de différentes tendances tenait beaucoup plus fondamentalement à la question du libéralisme qu’à la question du régime politique. Le résultat de l’intervention de Léon XIII fut le triomphe du libéralisme ; en effet, c’est l’interprétation libérale du « Ralliement » qui prévalut partout : chez les libéraux qui ont escamoté l’appel au combat ; chez leurs adversaires qui ont rejeté d’un même geste l’interprétation libérale (à raison) et l’enseignement de Léon XIII (à tort). Le bilan est catastrophique, mais je ne crois pas qu’on puisse l’attribuer à Léon XIII – certainement pas à sa doctrine en tous les cas.

De toutes les manières, ce qu’on a nommé le Ralliement (le mot ne se trouve pas chez Léon XIII) ne saurait être un prétexte pour diminuer l’Autorité pontificale, pour borner son champ d’application, pour restreindre son infaillibilité, pour se soustraire à l’obéissance.


Avant de vous dire ce que j'en pense personnellement , je soumets ce texte à votre réflexion. J'aprrécie le résumé clair du début que je mettrai en post-it.

http://www.quicumque.com/article-1648112.html
_________________
[b:c57e]Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d\'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l\'histoire. C\'EST L\'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l\'erreur n\'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE.\"
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735[/b:c57e]
Revenir en haut Aller en bas
Gardian
Chevalier



Inscrit le : 28 Aoû 2006
Messages : 570

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Mer 27 Juin - 11:48

Ce texte explique clairement le "ralliement" de Leon XIII, même si ce n'était peut être pas son but premier.

Combien de Catho-tradi-natio- tendance frontiste se sont regalés de ce ralliement, comme une "caution exceptionnelle" à la gueuse, histoire de justifier leur envies déraissonnées d'actions politique et militantes complétement vaines.

Un libéral, c'est tout comme un drogué, il n'hésitera pas à aller vers le mal absolu pour assouvir ses désirs.
_________________
Reçois ce glaive, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et sers-t'en pour ta défense et pour celle de la Sainte Eglise de Dieu, et pour la confusion des ennemis de la Croix de Jésus-Christ

«Nous sommes donc intolérants, exclusifs en matière de doctrine : nous en faisons
profession ; nous en sommes fiers». Cardinal Pie
Revenir en haut Aller en bas
Etienne VII
Chevalier



Inscrit le : 03 Oct 2006
Messages : 687
Localisation : Mon coeur en Bretagne, mes pieds en France, mon âme au Ciel.

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Mer 27 Juin - 19:05

Gardian a écrit:
Un libéral, c'est tout comme un drogué, il n'hésitera pas à aller vers le mal absolu pour assouvir ses désirs.


Difficile de mieux exprimer ce fruit d'une observation droite...

Don Sarda y Salvany signerait !
_________________
Credo Domine sed credam firmius.

Sint ut sunt, aut non sint.
Qu'ils soient ce qu'ils sont ou qu'ils ne soient pas.
Clément XIII au général des Jésuites.
Revenir en haut Aller en bas
Gardian
Chevalier



Inscrit le : 28 Aoû 2006
Messages : 570

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Mer 27 Juin - 21:00

Oh vous me faites trop d'honneur en disant cela.
Si cette remarque est judicieuse, elle n'est que le fait de nombreuses prière à l'Esprit Saint pour qu'il nous aide à discerner le vrai du faux.

mais bon ce n'est "que" du surnaturalisme bien sur Laughing donc rien de bien crédible selon certains Suspect
_________________
Reçois ce glaive, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et sers-t'en pour ta défense et pour celle de la Sainte Eglise de Dieu, et pour la confusion des ennemis de la Croix de Jésus-Christ

«Nous sommes donc intolérants, exclusifs en matière de doctrine : nous en faisons
profession ; nous en sommes fiers». Cardinal Pie
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Mer 31 Oct - 15:26

Selon les notions, une défaillance ponctuelle du Pape ne s’oppose pas formellement à l’assistance habituelle du Saint-Esprit, et ne la remet pas en cause (il en serait tout autrement d’une défaillance durable).
(citation de l'Abbé Bellemont par l'Abbé Grossin)

Ou se trouve ici la rigueur doctrinale ?
Le pape peut se tromper en dehors de l'infaillibilité...mais pas longtemps...pas plus d'une demi seconde...donc dans tout ce qu'il dira et fera, il sera vu nécessairement infaillible.
Saint Thomas d'Aquin envoyez-nous des théologiens s'il vous plait ! Nous n'avons que des coupeurs de cheveux en quatre.
Pourquoi Gesta Dei per Francos...per Rex fracorum puisque Léon XIII n'a pu se tromper et qu'il nous faut prier dans l'esprit et la lettre du Concordat "Seigneur, sauvez la République" (article du Concordat) au cas où elle risquerait d'être malade.
Avec l'Abbé Bellemont, on doit reconnaitre que Léon XIII n'a pas pu se tromper quand il a imposé à tout catholique de se soumettre à la République maçonne française, de la reconnaitre comme un pouvoir venu de Dieu alors que cette même République disait tenir son pouvoir de tout autre que Dieu (Tout le mondes sait comme Léon XIII de qui cette république savait détenir son pouvoir). Léon XIII n'a rien négligé pour légitimer cette république maçonne puisqu'il demande à tout catholique de s'y soumettre sous peine d'encourir les foudres du DIeu tout puissant. Amis de Gesta Dei per Francos, nous n'avons pas le choix nous pouvons être royaliste mais attention, il est obligatoire de balancer notre encensoir devant la République sous peine des foudres du DIeu tout puissant !

Il y a un autre problème à résoudre. En effet, d'après les décisions pontificales nous ne devons accorder aucun droit aucune légitimité à la franc-maçonnerie. Comment fait-on alors quand la franc-maçonnerie s'incarne dans le pouvoir civil et qu'ainsi, nous devenons malgré nous comme ses membres et que le pape nous dit que la franc-maçonnerie ainsi incarné est un pouvoir de droit divin.
Pourquoi s'opposer à la législation diabolique de la République française comme nous l'on demandé les papes de la post-révolution quand on sait que cette République est diabolique et que, par conséquent elle ne peut que répandre le venin de l'enfer dans sa constitution et dans ses lois d'après la loi incontournable de la cause à effet.
A suivre....
dupond.joseph@voila.fr
Revenir en haut Aller en bas
Olivarius
Postulant



Inscrit le : 22 Oct 2006
Messages : 25

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Jeu 1 Nov - 13:16

Citation:
Absolument dans l’exercice plénier du pouvoir pontifical, dont l’infaillibilité est alors strictement garantie en chaque cas

Il semble que la question soit faussée dès le départ.
La garantie d'infaillibilité qui est l'infaillibilité elle-même porte sur l'ensemble du magistère, qu'il soit exercé de manière solennelle ou ordinaire. L'exercice du pouvoir pontifical est lié à la personne du pape et est toujours plénier. Introduire la notion de plénier est une gissade vers une idée d'infaillibilité à intensité variable chère à la Fraternité Saint Pie X.
Il n'y a pas plus ou moins d'infaillibilité, il y a simplement un mode d'exercice ad hominem ordinaire ou solennel.
La durée ou la pertinacité ne servent qu'à établir l'aspect formel ou matériel de l'hérésie, or l'enseignement universel du pape est nécessairement formel et d'une certaine manière toujours ponctuel. Le pape de par le charisme de l'infaillibilité ne peut enseigner l'hérésie. Dire qu'il puisse errer à titre privé est admis semble-t-il par certains mais non dans son enseignement publique et officiel. La difficulté est que le pape est par définition un homme publique et de ce fait le privé et le publique se mêlent.
Citation:
Selon les notions, une défaillance ponctuelle du Pape ne s’oppose pas formellement à l’assistance habituelle du Saint-Esprit, et ne la remet pas en cause (il en serait tout autrement d’une défaillance durable).
Si l'infaillibilité est un charisme permanent donné au pape par le Saint-Esprit, il semble au contraire qu'une défaillance ponctuelle soit en opposition formelle à la permanence de ce charisme, de même qu'un contre exemple suffit à infirmer une théorie énonçant une loi. C'est d'ailleurs la logique de la bulle "cum ex apostolatus" ... le constat d'hérésie même ponctuelle suffit à déclarer nuls l'ensemble des actes du pontife en question.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Dim 4 Nov - 11:24

Réponse à Olivarius

Citation:
"Selon les notions, une défaillance ponctuelle du Pape ne s’oppose pas formellement à l’assistance habituelle du Saint-Esprit, et ne la remet pas en cause (il en serait tout autrement d’une défaillance durable)".

Monsieur Olivarius, je me permets d'éclaircir ce qui ne m'a pas semblé juste dans le commentaire que vous faites de cette citation de l'Abbé Bellmont.
En effet, il me semble que vous faites la confusion entre l'assistance habituelle du Saint Esprit et l'assistance de ce même Saint Esprit qui fait que le pape est infaillible dans la foi et les moeurs.
Il n'est pas douteux que l'Esprit saint assiste le pape dans TOUTE l'étendue de sa fonction y compris quand il fait de la politique.
Donc la citation n'est pas claire. Il est dit "selon les notions" lesquelles ????
il est dit "une défaillance du pape" Laquelle????sur la doctrine ou sur le reste de son gouvernement.
Donc, ce qu'il faut dire c'est que le pape enseigne la doctrine ou les moeurs, l'assistance du Saint Esprit est suivi d'effet quelques soit les disposition de sainteté du pape.
Lorsque le pape exerce sa fonction sur TOUT le reste qui n'est pas infaillible le pape bénéficie de l'Assistance du Saint Esprit qui est TOUJOURS parfaite mais l'effet de cette assistance dans les actions du pape dépendra de sa sainteté. c'est en cela qu'il y a des différences ENORMES entre le pontificat d'un Saint Grégoire le grand, d'un Saint Grégoire VII, d'un Saint PIe V et du pape Borgia, de Pie VII ou Léon XIII.
Le fait de dire que le pape peut avoir une défaillance ponctuelle et seulement ponctuelle malgré l'assistance du Saint Esprit fait partie des "notions " de l'Abbé Belmont. On ne sait d'ailleurs pas d'après sa phrase si cette défaillance touche l'infaillibilité pontificale.
Oui le pape est infaillible toujours sans qu'il y ait un trou d'une demi-seconde quand il enseigne la foi et les moeurs.
Oui, le pape peut se tromper sur le reste soit à cause de son aveuglement, soit à cause de son manque de sainteté, sois en punition des ses oeuvres. Sur ce reste, il peut se tromper souvent, longtemps et ...gravement. Beaucoup d'auteur ecclésiastiques ont voulu étendre l'infaillibilité pontificale à tout le gouvernement du pape. En faisant cela, il ne font que redéfinir l'infaillibilité pontificale définit par l'Eglise une fois pour toute et qui ne porte QUE sur la foi et les moeurs.
Il ne veulent pas surmonter la difficulté qu'il y a pour nous fidèles à obéir à un homme faillible dans son gouvernement. Jésus Notre Dieu s'est soumis à des hommes infiniment plus pervers que les pires des papes que nous avons eu. Veulent-ils faciliter l'obéissance en disant que le pape est comme Jésus infaillible en tout.

Est-il plus hérétique de dire que le pape n'est jamais infaillible que de dire qu'il est infaillible là où l'Eglise a précisé qu'il n'était pas infaillible ?
Revenir en haut Aller en bas
N.M.
Page



Inscrit le : 15 Oct 2006
Messages : 110
Localisation : Limousin

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Dim 4 Nov - 20:31

Quelques précisions...

1. N'en déplaise à Olivarius, il existe, dans l'exercice du Souverain Pontificat, ce que l'on peut appeler des degrés dans l'assistance divine.

Dans l'article 16 du Quodlibet IX, saint Thomas d'Aquin distingue une assistance infaillible en matière dogmatique d'une part et une assistance prudentielle en matière "pratique" d'autre part. On retrouve cette distinction chez Jean de Saint-Thomas et Franzelin. Marin-Sola et Journet s'y sont également et longuement arrêtés. On retrouvera un écho chez Pègues, distinguant infaillibilité positive et infaillibilité négative, ou Guérard des Lauriers, distinguant infaillibilité théorétique et infaillibilité pratique.

"Certum est quod judicium Ecclesiae universalis errare in his quae ad fidem pertinent, impossibile est."

"Pie credendum est quod nec etiam in his judicium Ecclesiae possit."

Cette distinction n'est bien évidemment pas étrangère au Magistère lui-même qui atteste de l'infaillibilité du pape dans ses définitions ex cathedra (Vatican I, "Pastor Aeternus") et de l'infaillibilité des jugements solennels ainsi que du magistère ordinaire et universel de l'Eglise (Vatican I, "Dei Filius") - voilà pour l'assistance infaillible en matière dogmatique - et Magistère qui atteste également que les lois et dispositions générales, disciplinaires et liturgiques de l'Eglise ne peuvent être en rien nocives (Pie VI, Constitution "Auctorem fidei", notamment) - voilà pour l'assistance prudentielle en matière "pratique".

2. Pour ce qui regarde l'assistance prudentielle, le Magistère envisage donc une assistance prudentielle infaillible pour les lois et dispositions générales de l'Eglise. Générales, c'est-à-dire de destination universelle. Qu'en est-il "en-deça" ? C'est-à-dire : qu'en est-il pour les actes de l'autorité suprême qui ne sont pas de destination universelle ?

Réponse de saint Thomas (toujours le Quodlibet IX, art. 16) :

"In aliis vero sententiis quae ad particularia facta pertinent, ut cum agitur de possessionibus, vel de criminibus, vel de hujusmodi, possibile est judicium Ecclesiae errare propter falsos testes."

Dans l'ordre "pratique", et notamment dans le gouvernement de l'Eglise, il n'est donc pas du tout impossible qu'un pape puisse effectivement se tromper dans le cadre de décisions portant sur des faits particuliers.

S'il s'agissait de disposition non point particulière mais générale, une telle erreur serait impossible, en raison de l'assistance prudentielle infaillible (voilà pourquoi, entre autres, il est impossible qu'un pape promulgue un ordo missae "nocif", ou un code de droit canon "problématique").

Néanmoins, pour revenir aux dispositions particulières, s'il est possible qu'un pape puisse commettre des erreurs, il semble bien impossible que ce même pape puisse commettre - toujours dans l'exercice de sa charge - un ensemble permanent et stable d'erreurs.

Pourquoi ? En raison de l'assistance habituelle dont jouit le pape dans l'exercice de sa charge.

Cf. Pie XII :

"Le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre." (Encyclique"Mystici Corporis")

Et là, sire Dupond qui veut jouer à Grosjean se retrouve en tout et pour tout Grosjean comme devant. Sire Dupond ne comprend pas le sens du mot "habituel". Est habituel ce qui est ordinaire, par opposition avec ce qui est inhabituel, exceptionnel etc.

Il n'y a donc pas du tout de contradiction, comme Sire Dupond somnambule de le croire, entre l'assistance habituelle et une défaillance ponctuelle, car - par définition ! - l'assistance habituelle garantit contre des défaillances habituelles, non contre une (ou des) défaillance(s) ponctuelle(s)...

... pour peu, EVIDEMMENT, que nous soyons non pas dans l'ordre dogmatique, mais dans l'ordre "pratique" (pour reprendre la distinction de Jean de Saint-Thomas) et que, toujours dans l'ordre "pratique", il s'agisse de disposition particulière...

... car sont impossibles :

- Une défaillance ponctuelle dans l'ordre dogmatique, en raison de l'assistance infaillible absolue (cf. Vatican I) ;
- Une défaillance ponctuelle d'ordre générale, dans l'ordre "pratique", en raison de l'assistance prudentielle infaillible (cf. Pie VI) ;
- Un ensemble permanent de défaillances d'ordre particulier, en raison de l'assistance habituelle (cf. Pie XII).

Au passage, il faut vraiment ne rien connaître à l'Abbé Belmont pour lui attribuer en quoi que ce soit une thèse envisageant une défaillance ponctuelle dans l'ordre dogmatique. Encore une fois, Sire Dupond, avant d'accuser les uns et les autres, renseignez-vous UN MINIMUM.

Quant à la charge de Sire Dupond contre Pie VII et son Concordat ou Léon XIII et son supposé "ralliement", elle est proprement risible. Selon sire Dupont, souscrire un concordat (c'est-à-dire une convention diplomatique) avec un gouvernement (quel qu'il soit) ou encourager les catholiques à respecter les pouvoirs établis et participer au bien public peut être assimilé à une "légitimation" de la franc-maçonnerie. Manifestement, Sire Dupond méconnaît à peu près complètement la doctrine sociale de l'Eglise... Mais a-t-il seulement LU (et non survolé) l'encyclique de Léon XIII "Au milieu des sollicitudes" (dites du "ralliement") ?

A l'aune de ses pauvres critères, doit-on considérer Sire Dupond comme hérétique ?

N.M.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Dim 4 Nov - 22:46

Réponse à Mr M.N.
Monsieur,
Etait-il nécessaire que vous preniez l'offensive contre moi avec des propos disqualificatifs blessants ou péjoratifs ? Pourquoi avez-vous pensé que votre argumentation n'était pas suffisante pour démonter la mienne ?
J'ai cependant tout à fait accepté la question finale que vous posez mis à part le "Sire" péjoratif tout à fait déplacé à une saine polémique:
"doit-on considérer Sire Dupond comme hérétique ?"
Cepenant pour poser une telle question, il aurait fallu de votre part préciser exactement en quoi je pouvais être hérétique.
En effet, les principales références que vous avancez sont de Saint Thomas et si vous précisez le chapitre et la question vous ne mentionez pas de quelle oeuvre il s'agit. Vous pourriez aussi donner la traduction française, vous doutant bien que sur un tel forum, il n'y a pas que des théologiens et des latinistes.
Vous m'accusez d'avoir mise en doute la croyance de l'Abbé Bellemont sur l'infaillibilité pontificale en matière de doctrine. je ne ferais ici que redire ce que j'ai dit textuellement :
"On ne sait d'ailleurs pas d'après sa phrase si cette défaillance touche l'infaillibilité pontificale."
je n'ai donc mis en doute QUE cette phrase dans laquelle je n'ai signalé qu'un manque de précision. C'EST TOUT.
Mais pour bien vous monter que je ne me permet pas des disqualifications de personne comme vous l'avez fait à mon égard et que je suis capable de féliciter un de mes adversaire (l'Abbé Bellmont en est un pour sa thèse de Cassiciacum) je vous envoie le très beau traité de ce même abbé sur le sujet même que vous avez traité, (en français), c'est à dire sur l'objet sur lequel repose l'infaillibilité.
Il s'agit d'un très beau traité sur l'infaillibilité de l'Eglise et du Pape:

"D. DISTINCTION QUANT A L'OBJET DU MAGISTERE.
Le Magistère de l'Eglise est le pouvoir divinement institué et assisté
pour qualifier toute proposition dans son rapport au dépôt révélé.
Selon ce rapport, dans les vérités concernant la foi et les mœurs en
lesquelles le Magistère de l'Eglise est infaillible, on distingue donc :
• l'objet primaire du Magistère. Il s'agit des propositions dont le
Magistère affirme (ou nie) l'inclusion dans la Révélation. Le
Magistère affirme donc que telle proposition est formellement révélée
(ou contraire à la Révélation). Il s'agit donc directement du «dépôt
divin remis par le Christ à son Epouse, pour le garder fidèlement et le
déclarer infailliblement» [Vatican I, Dei Filius] ;
• l'objet secondaire du Magistère. En font partie toutes les propositions dont l'affirmation (ou la négation) est requise pour la conservation, la compréhension ou la défense du dépôt révélé. En effet, de
nombreuses vérités « bien qu'elles ne soient pas en elle-même révélées,
sont cependant requises pour garder intrinsèquement le dépôt de la
Révélation lui-même, pour l'expliquer comme il convient et le défînir
efïicacement » [Mgr Gasser, aux Pères de Vatican I, au nom de la
Députation de la foi]. On appelle également cet objet secondaire
l'objet connexe (à la vérité révélée).
Dans les définitions de l'Église au Concile du Vatican, lorsque seul
l'objet primaire est signifié, on parle de veritas credenda (vérité à
croire); lorsque l'objet secondaire est inclus, on parle de veritas
tenenda (vérité à tenir).
Les distinctions énumérées ci-dessus sont indépendantes les unes des
autres : elles se combinent donc, pour former des modalités distinctes
dans l'exercice de l'unique pouvoir de Magistère. C'est ainsi (par
exemple) que le Magistère ordinaire et universel est l'exercice actuel
et quotidien du pouvoir de Magistère par toute l'Eglise enseignante
(unanimité morale). Cet exercice peut porter sur l'objet primaire ou
sur l'objet secondaire."

Vous pouvez remarquer que l'Abbé Belmont ne fait aucunement ici mention des distinctions que vous faites (à mon avis, sauf preuve contraire de votre propre chef) et CEPENDANT, l'Abbé signale que
"Dans les définitions de l'Église au Concile du Vatican, ..... seul
l'objet primaire est signifié" donc l'Abbé a été plus loin que le Concile Vatican puisqu'il évoque ensuite l'objet secondaire de la foi.
Dans ce traité, (il a 5 ou 6 pages en tout) il n'y aurait donc d'après vous pas l'exposition du nécessaire à croire sur l'infaillibilité.
je ne m'étendrais pas sur la question du Concordat et du Ralliement puisque le fait seul de supposer quelque difficulté ou contradiction sur la politique des papes est, d'après vous, à classer au niveau de l'hilarité et est à peu près égal en impiété que de rejeter une définition dogmatique des papes.
Au nom du précepte enseigné par Jésus-Christ de ne pas rendre le mal pour le mal, je vous fais part, Monsieur, de mes respectueuses salutations.
Revenir en haut Aller en bas
N.M.
Page



Inscrit le : 15 Oct 2006
Messages : 110
Localisation : Limousin

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Lun 5 Nov - 0:05

Dites donc, MONSIEUR Dupond,

Quand on arrive quelque part pour tout casser, en distribuant à qui mieux mieux les anathèmes, en parlant - je cite de mémoire - des "Lefebvre, Guérard" etc., quand on n'est pas fichu d'orthographier correctement le nom des personnalités que l'on entend démonter du haut de sa médiocrité, quand on invoque la collusion maçonnique - rien moins - pour rendre compte du supposé "ralliement" de Léon XIII, quand on ne maîtrise pas les rudiments du latin lors même que l'on entend donner des leçons de théologie (on rêve...)...

... on se fait tout petit et surtout, surtout, on ne vient pas jouer l'offusqué lorsqu'après avoir semé le vent on finit par récolter la tempête.

Nota bene :

- Les références du textes de saint Thomas sont rigoureusement exhaustives. Ce n'est pas ma faute si les Questiones de quodlibet ne vous disent manifestement rien.

- L'Abbé Belmont ne mentionne pas formellement les distinctions par moi usitées pour la bonne et simple raison que l'Abbé Belmont - dans l'extrait par vous posté - traite de l'objet de l'infaillibilité, tandis que nous sommes censés traiter ici du degré de l'assistance divine. Merci de ne pas sauter du coq à l'âne quand vous venez à vous trouver en difficulté.

- Je ne crois certes pas que vous soyez hérétique. Ignorant me semble plus approprié comme qualificatif vous concernant.

J'ai bien l'honneur

N.M.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Lun 5 Nov - 10:25

réponse à M.N
Je vous remercie du conseil que vous me donner de me faire tout petit.
je ne me suis pas présenté comme un théologien ou un intellectuel de haut niveau. La preuve c'est que je vous ai demandé de vous mettre à la portée des intervenants de ce forum.
Je ne sais pas le niveau de votre science, cependant je veux la voir aussi haute que possible. Je vois que vous êtes tout vibrant d'admiration pour les grands théologiens et particulièrement chez nos contemporains.
Pour moi, il y a eu 2500 théologiens au Concile pour nous mettre dans la situation que nous connaissons, il y a eu des théologiens tradi qui TOUS nous ont agglutiné à cette église conciliaire identifié par eux comme étant QUAND même l'église catholique.
Alors maintenant, ce n'est pas que je refuse des génies de la science théologique. Ils seraient les bienvenus certes mais il faut qu'ils commencent par le commencement. La foi en la véritable Eglise tant que je n'aurai pas la vue de cette "patte blanche" je préfère communiquer dans la véritable communion des saints avec mes semblable, les ignorants comme moi mais des ignorants qui veulent en découdre avec TOUS Leurs ennemis seraient-ils bardés de science et de diplômes seraient-ils habillé de violet où seraient-il là où fut institué le Siège du Bienheureux Pierre si ils y ont "instauré leur siège de l'abomination dans la désolation" comme l'a prouvé Mgr Lefèbvre et bien d'autre on va s'occuper d'eux...à notre manière d'ignorants comme les milliers de vendéens et de cristeros.
Mais voulez-vous vous fier à des instruits. Le plus grand thomiste reconnu par votre église actuellement est le P. Dominique Marie qui a fondé la communauté St Jean. Dans son ouvrage les trois sagesses, il explique que pour bien comprende le Père (Dieu le Père) il nous faut faire un détour ches les musulmans car eux en n'honorant que le Père en ont une connaissance plus approfondie.
Voilà un Dominicain du Solchoir de la même école que Le Père Guérard, voilà les instrutis, vos instruits? j'ai entendu de la bouche même du P. Guérard 15 jours après son sacre que "pour bien comprendre l'unité de l'Eglise actuellement il faut accepter en son sein une certaine dualité".....!!! je me suis sauvé parce que c'est le genre de chose qui fait sauver les ignorants. Je ne suis pas théologien et donc vous allez méprisé ce que j'ai pu comprendre de Saint Thomas.
J'ai compris que St Thomas abordait des questionns simples ou bien moins simples mais qu'il les abordaient TOUJOURS pour en donner une solution CLAIRE et compréhensible à tous les ignorants.
Or, avec l'équipe de théologiens de l'église conciliaire, particulièrement les théologiens tradi, je m'aperçois qu'ils abordent souvent des questions simples même si elles sont très graves et après qu'ils brassées ces questions, elle sont définitivement irrésolubles.
la fondation de l'église conciliaire, ce n'est pas une question compliquée en soi. C'est une question insoluble quand elle est passé entre les méninges des théologiens tradi....non pas parce qu'ils sont plus idiots que leurs prédécesseurs. Nous pouvons admirez vous et moi leur génie...mais parce qu'ils ne veulent pas la résoudre en catholique et qu'il n'y a QUE le catholique qui peut la résoudre. Et aucun catholique ne peut dire qu'il ne doit pas la résoudre. St Thomas reviendrait, il la résoudrait non d'abord parce que c'est le prince des théologiens mais parce qu'il est catholique et qu'il est absolument nécessaire de savoir où est l'Eglise catholique et où elle n'est pas.

Vous me dites que je ramène ma bille et que je casse tout.
Ce n'est pas exactement cela. Je ramène ma bille parce que je veux et dois constater comme tout un chacun que tout a été cassé. Et je suis prêt à casser les bouts de pot que vous avez décidé de recoller pour nous prouver que tout tient encore debout dans votre église conciliaire, nous prouver qu'elle est toujours l'Eglise catholique.
Vous ne savez pas le plaisir que vous m'avez fait en me traitant d'ignorant et je tiens encore à vous en remercier.
je demande aux administrateurs de ce forum de nous dire si ce site est interdit aux ignorants dans lequel cas, je respecterai les règles et je me retirerai.
Merci
Revenir en haut Aller en bas
N.M.
Page



Inscrit le : 15 Oct 2006
Messages : 110
Localisation : Limousin

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Lun 5 Nov - 10:56

Bravo pour votre petit numéro d'anti-intellectualisme à deux francs six sous...

Que rajouter de plus ? Sinon que vous vous défilez lamentablement sous prétexte de fausse humilité.

Quelques réponses, au passage :

- Je n'ai pas la prétention d'avoir la science infuse, mais je fais partie de ceux qui croient que même les petits, même ceux qui ne sont pas "bardés de science et de diplômes" ont droit à un minimum de sérieux et d'instruction chez ceux qui prétendent prendre la parole publiquement et a fortiori parler en leur nom. C'est une question de respect.

- Le Père Dominique-Marie est inconnu au bataillon. En revanche, le R.P. Marie-Dominique, lui, est bien connu. Idem pour le "Solchoir" pour le Saulchoir etc. Encore une fois, quand on veut prendre publiquement la parole, on se renseigne un MINIMUM. Dans n'importe quelle école ou revue quelque peu sérieuse, les copies comme les vôtres - c'est-à-dire les torchons - finissent directement au panier sans examen aucun. Là encore, c'est une question de respect.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Jeu 8 Nov - 17:16

Bon, d'après M.N si on commet l'odieux attentat de ne pas écrire correctement deux noms propres, comme cela a été mon cas, on est condamné à quitter le site et tout ce que je peux dire doit finir sans autre examen à la poubelle.
[i]"Dans n'importe quelle école ou revue quelque peu sérieuse, les copies comme les vôtres - c'est-à-dire les torchons - finissent directement au panier sans examen aucun"[/i]
Alors pourquoi m'accuser, en prime, de fausse humilité. Les deux fautes d'orthographe sur des noms propres n'étaient-elle pas suffisantes ?

Je demande alors s'il est possible à Monsieur M.N d'aborder le fond des choses si l'on met tant d'intolérance sur la forme et les considérations sur la personne.
Je veux bien que M.N mette tout ce que j'écris à la poubelle. Mais peut-être était-il très satisfait de mettre à la poubelle le DEFI que je lui faisait sur le fond. A savoir : dire aux membres de ce forum QUI est hérétique d'après la somme considérable des traités d'autorité qu'il avance. Je demandais à M.N de conclure sa très longue démonstration sur l'hérésie en nous précisant brièvement par des noms de nos contemporains qui, d'après ses thèses seraient réellement hérétiques.
Je pense que ceci aurait d'avantage intéressé les internautes que les seules accusations "Ad hominem" qu'il a pu porter sur ma personne.
Revenir en haut Aller en bas
Martial Demolins
Ecuyer



Inscrit le : 17 Mar 2007
Messages : 443
Localisation : Vendée

MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Jeu 8 Nov - 20:08

Citation:
Je demandais à M.N de conclure sa très longue démonstration sur l'hérésie en nous précisant brièvement par des noms de nos contemporains qui, d'après ses thèses seraient réellement hérétiques.
Je pense que ceci aurait d'avantage intéressé les internautes que les seules accusations "Ad hominem" qu'il a pu porter sur ma personne.

Je me permets d'intervenir... on sera plus proche du Ciel et de Dieu après avoir relevé ce défi (validé par vous) ?
_________________
"Le succès ne justifie rien, et la force ne constitue pas le droit"

Mgr. Pie
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Léon XIII et le Ralliement   Ven 9 Nov - 11:08

Réponse à Monsieur Desmoulin
C'est à Monsieur M.N que je posais ce défi mais puisque vous voulez savoir en quoi ce défi a un rapport avec notre salut aujourd'hui, je vous dois une réponse précise
* pourquoi est-il nécessaire de connaître les hérétiques contemporains ?
L'Eglise catholique a toujours fait connaître ces gens-là en les excommuniant pour protéger ses fidèles des "loups déguisés en agneau"
Du fait qu'il n'y a plus de hiérarchie de l'Eglise, il n'y a plus de désignation des hérétiques. Cependant, si nous ne pouvons pas savoir que les papes de Vatican II sont hérétiques, nous allons les prendre pour de vrais successeurs de Saint Pierrre et nous allons adopté leurs hérésies comme si c'était la doctrine de l'Eglise. De plus nous deviendrons les fidèles de cette église ante-christique.
Or, MOnsieur M.N est un fidèle du Théologien John Daily et ce théologien refuse de reconnaître d'une manière claire que Paul VI, Jean Paul II et Benoit XVI sont hérétiques et pour cela en dehors de l'Eglise.
D'après ce théologien pour que quelqu'un soit hérétique il faudrait, et je le cite, qu'il s'agisse d' "un grand théologien qui nierait un dogme très bien connu"
Il suffit donc de dire que Jean Paul II n'était pas un grand théologien ou de dire que Benoit XVI n'a jamais nié le dogme de la Sainte Trinité.
Avec ce système là, les légions de l'Antéchrist qui dominent actuellement à Rome sont blanchies. Avec ce système là, on est en train de nous faire accepter comme vraie Eglise catholique...l'église de l'Antechrist.
Pour ma part j'affirme que Benoît XVI est hérétique et grâce à vous je fais un nouveau défi plus précis à Monsieur M.N en lui demandant de nous dire OUI ou NON si Benoit XVI est hérétique d'après les citations suivantes tiré de son livre Jésus de Nazareth qu'il a sorti DEPUIS qu'il est "pape".
La gravité de la Thèse de Monsieur M.N c'est qu'ils ont décidé comme tous les partisans de la thèse Materialiter-formaliter que TOUJOURS les papes hérétiques de Vatican II seront les vrais successeurs de Saint PIerre.

Vous comprenez alos pourquoi monsieur M.N préfére s'en prendre à des reproches ridicules sur ma personne que d'aborder de plain-pied des problèmes graves liés à la véritable situation que nous vivons.
voici les affirmation de Ratzinger dans son "Jésus de Nazareth":

"On ne peut pas connaître Jésus ni d’après les Evangiles, ni d’après ce que l’Eglise a pu proclamer de Lui à partir des Evangile. Si l’on prétend connaître ainsi Jésus, notre foi en Lui n’a plus aucune espèce sérieuse de signification"

"Or, que peut bien signifier la foi en Jésus le Christ, en Jésus ' le Fils du Dieu vivant, dès lors que l'homme Jésus est si différent de celui que les Evangiles représentent et de celui que l'Eglise proclame à partir des Evangiles ?"


"La foi en la divinité de jésus a été catastrophique pour connaître Jésus d’une manière fiable . Cette foi en sa divinité qui a surgi après coup a façonné sur l’identité de jésus une image déformé de ce qu’il est réellement. C’est cette foi tardive qui s’est répandu comme une trainée de poudre sur la Chrétienté et qui a comme obscurci la connaissance intime d’où peut naitre entre nous et lui une amitié non moins intime. Cette situation à été dramatique pour la foi car la chrétienté était alors privé de son vrai point d’appui. "

"Comme résultat naturel de ces tentatives, il ressort l'impression que nous savons très peu de choses fiables sur Jésus et que c'est la foi en sa divinité qui a façonné son image après coup. Dans le même temps cette impression a pénétré profondément la conscience collective de la chrétienté. Une telle situation est dramatique pour la foi, car le vrai point d'appui dont tout dépend— l'amitié intime avec Jésus — demeure incertain."


Si le mec qui dit cela est le pape de l'Eglise catholique alors moi je suis Saint Michel Archange !
dupond.joseph@voilà.Fr
Revenir en haut Aller en bas

Léon XIII et le Ralliement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gesta Dei Per Francos :: La Cité Catholique (doctrine sociale et politique)-