Credo Sénéchal

Inscrit le : 30 Juin 2006 Messages : 1028
| Sujet: In Memoriam Mer 6 Fév - 2:23 | |
| En ce 6 Février 2008, nous remettons en ligne un texte qui fut censuré en son temps par certains petits esprits sectaires...Ils se reconnaitront!
| Citation: | Le 6 Février 1945, au Fort de Montrouge, Robert Brasillach tombe sur le Front de la Réaction et de la Révolution.
Symbôle de la Jeunesse ardente à se donner, à aimer, à espérer, à vivre.
Symbôle d'une jeunesse trompée par les mirages glauques de "l'Inaction dite Française".
Symbôle d'une Jeunesse généreuse, aveuglée par les trop belles "Cathédrales de Lumière".
Il est mort sans n'avoir jamais rien renié de ce qui fut. Il est mort alors que tant d'autres se couchaient devant le sanguinaire Polynice. Il est mort debout en criant "Vive la France", cette France qu'il aimait tant à chanter, celle de sa chère Jeanne, celle de Chartres, celle des campagnes fécondes et des paysans-poêtes...
Comme lui, nous avons la passion de la Fidélité dans l'Honneur. Mais laissons la parole à notre frère à la poitrine déchirée:
"Pour nous, nous avons la passion de la Fidélité. Dans le passé, nous honorons les Chouans, parce qu'ils sont avant tout des Fidèles. Et nous aimons les Navarrais de la Reconquête Espagnole, parce qu'ils étaient le Parti de la Fidélité. Et au-delà des amitiès brisées, des trahisons, des oublis, des injustices, nous voulons, dans notre vie personnelle, rester Fidèles à nous-mêmes et à ce que nous avons aimé, même si nous devons nous en séparer...." (JSP. 8 Janvier 1943).
"LE JUGEMENT DES JUGES"
Ceux qu'on enferme dans le froid, sous les serrures solennelles, Ceux qu'on a de bures vêtus, ceux qui s'accrochent aux barreaux, Ceux qu'on jette la chaîne aux pieds dans les cachots sans soupiraux, Ceux qui partent les mains liées, refusés à l'aube nouvelle ; Ceux qui tombent dans le matin, tout disloqués à leur poteau. Ceux qui lancent un dernier cri au moment de quitter leur peau, Ils seront quelque jour pourtant la Cour de Justice éternelle.
Car avant même de juger le criminel et l'innocent, Ce sont les juges tout d'abord qu'il faudra bien que l'on rassemble, Qui sortiront de leurs tombeaux, du fond des siècles, tous ensemble, Sous leurs galons de militaire ou leur robe couleur de sang, Les colonels de nos falots, les procureurs dont le dos tremble, Les évêques qui, face au ciel, ont jugé ce que bon leur semble, Ils seront à leur tour aussi à la barre du jugement.
Quand la trompette sonnera, ce sera le premier travail ! Mauvais garçons, de cent mille ans vous n'aurez eu tant de besogne ! Pour tuer ou pour dérober vous n'aviez guère de vergogne, Mais vous avez bien aujourd'hui à soigner un autre bétail: Regardez dans le petit jour, c'est le chien du berger qui grogne. Il mord leurs mollets solennels, et le fouet claque à votre poigne. Rassemblez les juges ici dans l'enceinte du grand foirail.
Pour les juger, je vous le dis, nous aurons sans doute les saints, Mais les saints ne suffisent pas pour énoncer tant de sentences. Ceux qu'on a jugés les premiers, autrefois, pendant l'existence, Comme il est dit au Livre Vrai, ne seront jugés qu'à la fin. Ils jugeront d'abord le juge, ils pèseront les circonstances. A leur tour alors d'écouter l'attaque autant que la défense. Les juges vont enfin passer au tribunal du grand matin.
Les tire-laine dans la nuit, les voleurs crachant leurs poumons, Les putains des brouillards anglais accostant les passants dans l'ombre, Les déserteurs qui passaient l'eau happée dans le canot qui sombre, Les livreurs de chèques truqués, les Amis d'Afrique saouls dans leurs boxons, Les gamins marchands d'explosifs, les terroristes des jours sombres, Les tueurs des grandes cités serrés par les mouchards sans nombre, Avant d'être à nouveau jugés feront la grande Cassation.
On les verra se rassembler, montant vers nous du fond des âges, Ceux qui, les raquettes aux pieds, parmi les neiges du Grand Nord Ont frappé au bord des placers leurs compagnons les chercheurs d'or, Ceux qui, dans la glace et le vent, au comptoir des saloons sauvages Ont bu dans les verres grossiers l'alcool de grain des hommes forts, Et qui, négligents de 1 a loi, confondant l'oubli et la mort, Ont rejeté les vieux espoirs de gagner, les tièdes rivages.
Ils s'assiéront auprès de ceux qui ont tiré dans les tranchées, Et puis qui ont dit non, un jour, fatigués des années d'horreur, Des soldats tués pour l'exemple et des décimés par erreur, Et près des durs, des militants de toutes les causes gâchées, De ceux qui tombent en hiver sous les balles des fusilleurs, De ceux qu'enferment aux cachots les polices des Empereurs, Et des jeunesses de partout par leurs chefs en fuite lâchées.
Oui, tous, les soldats, les bandits, on leur fera bonne mesure! Ne craignez pas, hommes de bien, ils seront jugés eux aussi. Mais c'est à eux, pour commencer, qu'il convient de parler ici, Car la parole est tout d'abord à ceux qui courent l'aventure, Et non à ceux qui pour juger se sont satisfaits d'être assis, De poser sur leur calme front leur toque noire ou leur képi, Et de payer d'un peu de sang leur carrière et leur nourriture.
Les adversaires d'autrefois pour ce jour se sont accordés, Les justes traînés au bûcher sont auprès des mauvais enfants, Car les juges seront jugés par coupables et innocents. Au-delà des verrous tirés qui d'entre eux pourra aborder? Qui verra ses lacets rendus, sa cravate et ses vêtements ! Socrate juge la cité, Jeanne signe le jugement, Et à la Cour siègent ce soir la Reine et Charlotte Corday.
Ils passeront, ils répondront, aux tribunaux des derniers jours, Ceux-là qui avaient tant souci de garder leur hermine blanche, Et les cellules s'ouvriront, sans besoin de verrou ni clenche. A la cour du Suprême Appel, ce n'est pas les mêmes toujours, O frères des taules glacées, qui seront du côté du manche. Les pantins désarticulés attachés au poteau qui penche Se dresseront pour vous entendre, ô juges qui demeuriez sourds.
Et ceux qui ont passé leurs nuits à remâcher leurs mauvais rêves, Les pâles joueurs de couteau, les héros morts pour leur combat, Les filles qui sur le trottoir glissent la drogue dans leur bas, Ceux-là qui pendant des années ont perdu leur sang et leur sève Par le juge et par le mouchard, et par Caïphe et par Judas, Ils verront le grand Condamné, Roi des condamnés d'ici-bas Ouvrir pour juges et jugés le temps de la Grande Relève."
Robert Brasillach 13 Janvier 1944 à Fresnes
In Memoriam...Notre Honneur s'appele TOUJOURS Fidélité!
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chaussis Ecuyer

Inscrit le : 20 Sep 2006 Messages : 353
| Sujet: Re: In Memoriam Mer 6 Fév - 11:48 | |
| | magnifique, ce "jugement des juges"! et combien actuel, hélas !!! |
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Gardian Chevalier

Inscrit le : 28 Aoû 2006 Messages : 570
| Sujet: Re: In Memoriam Mer 6 Fév - 13:56 | |
| Merveilleux, n'en déplaise aux légalistes _________________ Reçois ce glaive, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et sers-t'en pour ta défense et pour celle de la Sainte Eglise de Dieu, et pour la confusion des ennemis de la Croix de Jésus-Christ
«Nous sommes donc intolérants, exclusifs en matière de doctrine : nous en faisons profession ; nous en sommes fiers». Cardinal Pie |
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