 | Gesta Dei Per Francos Regnum Galliae, Regnum Mariae ! |
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Martial Demolins Ecuyer

Inscrit le : 17 Mar 2007 Messages : 470 Localisation : Vendée
| Sujet: Communicatio in sacris Mer 13 Fév - 0:18 | |
| Je suis à la recherche de l'article du droit canon interdisant la communicatio in sacris avec les hérétiques.
Ma recherche sémantique dans les différents fichiers que j'ai n'ayant rien donné, quelqu'un pourrait-il m'éclairer?
Merci d'avance !
(edit -> je me suis planté de catégorie, désolé... ) _________________ "Le succès ne justifie rien, et la force ne constitue pas le droit"
Mgr. Pie |
|  | | Francis Chevalier

Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 923 Localisation : Canada-français
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 13 Fév - 1:01 | |
| Voilà !
| Citation: | Can. 1258
§ 1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques. |
_________________ "Aime Dieu et va ton chemin" Devise des Zouaves Pontificaux Canadiens. |
|  | | Martial Demolins Ecuyer

Inscrit le : 17 Mar 2007 Messages : 470 Localisation : Vendée
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 13 Fév - 18:55 | |
| Merci Francis ! _________________ "Le succès ne justifie rien, et la force ne constitue pas le droit"
Mgr. Pie |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 13 Fév - 22:55 | |
| MessageSujet: Re: Mais qui donc sauvera la frat ??? Dim 20 Jan - 12:57 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message
| Citation: | Je pense que Francis pose cette question:
Citation: Doit-on aller chercher les sacrements chez les prêtres orthodoxes puisqu'il ne s'agit que d'une question de validité du sacerdoce ???
Notamment, à cause de cela:
Citation: - La participation des fidèles aux cérémonies d'un culte non catholique. (Communicatio in sacris). — Elle peut être active et formelle ou passive et matérielle.
Elle se présente sous la première forme quand un catholique participe à un culte hétérodoxe, avec l'intention d'honorer Dieu par ce moyen, à la manière des non-catholiques. La participation est passive et seulement matérielle lorsqu'un catholique prend part à une cérémonie d'un culte hétérodoxe, pour des raisons sérieuses tirées des convenances sociales, mais sans avoir l'intention de participer à ce culte en y associant sa pensée.
CAN. 1258, § 1. Il n'est pas permis aux fidèles d'assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés des non-catholiques.
Une telle participation est interdite parce qu'elle implique profession d'une fausse religion et partant, reniement de la foi catholique. Elle offre en tout cas, même si toute idée de reniement pouvait être écartée, un danger de perversion pour son auteur, un danger de scandale pour les fidèles, et une approbation extérieure des croyances erronées qui inspirent les cultes dissidents.Naz - Traité de Droit Canonique, tome III, pp. 81-83
Et à cause du silence qui entoure cette affirmation:
2. Sont-ils (les quatre) évêques catholiques? NON
Enfin, peut-être est-ce une des raisons... |
ALLO????????  |
|  | | Martial Demolins Ecuyer

Inscrit le : 17 Mar 2007 Messages : 470 Localisation : Vendée
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 13 Fév - 23:11 | |
| arf Je me souvenais plus que c'était là ^^ _________________ "Le succès ne justifie rien, et la force ne constitue pas le droit"
Mgr. Pie |
|  | | luernos Chevalier

Inscrit le : 27 Aoû 2006 Messages : 739
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Dim 30 Mar - 22:50 | |
| Ne retrouvant pas le fil plus approprié où je crois que le sujet avait été traité par Francis, je voudrais lui poser, la question suivante :
Nous considérons tous ici qu'à la lumière infaillible des trois sources de la Foi, (l'Ecriture, la Tradition, et le Magistère antérieur à l'Occupation) nous conduisent à penser les sacres épisocopaux et le NOM invalides, pour absence de forme.
Voilà donc la question pratique je pose : un prêtre "conciliaire" célèbre le NOM, a été ordonné après 1969 par un évêque sacré après le 1969. Cependant lui, en célébrant le NOM, et lui recevant l'Ordre, et l'évêque lui conférant, le même évêque ayant reçu le sacre, et l'Evêque consécrateur, l'ayant sacré, bref à chaque fois, chacun a su, compris, voulu, faire, recevoir et donner, ce que l'Eglise veut qu'il soit fait, reçu et donné lors de la Messe, de l'Ordre, et du Sacre, doncen subissant de bonne foi, ou par ignorance, la carence de la forme, y a-t'il alors suppléance par la Grâce ? Je pose la question d'ailleurs à tous les camarades du forum! |
|  | | chaussis Ecuyer

Inscrit le : 20 Sep 2006 Messages : 366
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Dim 30 Mar - 23:16 | |
| Ravi de vous retrouver, Cher Luernos, après cette salutaire trève de careme!
A votre question - qui se pose "en vrai", notemment parmi les branches de no sfamilles ou amis de "style" rallié ou autres - la theologie des Sacrements nous contraint à répondre NON;
Non à l'existence d'un Sacrement , en l'absence de forme certainement valide, quoiqu'il en soit de l'éventuelle extrème pureté d'intention du "célébrant" et/ou du "récipiendaire " du "sacrement" en question: le candidat au sacre reste tel qu'il était avant (éventuellement pretre s'il l'a été validement ordonné) et le candidat à la pretrise reste aussi laic que vous et moi!
J'ai le cas concret de plusieurs de mes anciens copains scouts (horresco refferens!!!) qui sont rentrés chez Dom Augustin ou à Fontgombault, persévèrent dans la regle benedictine, sont certainement pieux et observants.. et croient sincèrement etre pretres.. alors qu'ils ne le sont pas! Je n'ai jamais assisté à aucune de leurs "célébrations" ni ne leur ai demnadé le moindre acte sacerdotal!!!
En revanche, pour le récipiendaire laic, par exemple de ce qu'il croit etre l'eucharistie (et qui n'est qu'un morceau de pain), il y a évidemment absence de communion sacramentelle, mais si le fidele est bien disposé, il me parait clair que le Bon Dieu fait à cette personne le bénéfice d'une communion spirituelle! de meme pour le sacrement de pénitence: le fidele lambda, non formé et informé comme nou s le sommes, et qui se confesse au premier venu, du premier presbytère venu, tombe quasiment à coup sur, sur des laics, qui se croient ordonnés pretres, s'il l'ont ete après le nouveau pontifical de 68, mais je crois que si ce fidele confesse sincerement ses peches, avec contrition, il ne recoit pas d'absolution sacramentelle, puisque le pretre auquel il se confesse n'est pas pretre, mais il reçoit certainement le pardon de Dieu,par grace "gratuite"!!! En tout état de cause, l'immense majorité des communutés "ecclesia dei" fonctionne sur ce schema: la plupart de leurs pretres quoique sans doute pieux, ont été et sont "ordonnés" - dans le rite traditionnel, mais par des "eveques".. qui n'ont pas ete validement sacrés!!! Il s ne sont donc pas pretres et aucuns de leurs "sacrements" ne sont valides (hormis le bapteme, que tout un chacun peut conféréer validement...) L'immense majorité des fidles de ces communautés croit sincèrement adorer Jésus dans l'eucharistie et l'Y recevoir, en fait , ils adorent et ne reçoivent qu'un morceau de pain... et - par crace - les fruits de la communion spirituelle!!
Prions pour que les temps soient abrégés!!! |
|  | | Nordland Chevalier

Inscrit le : 25 Aoû 2006 Messages : 589
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Lun 31 Mar - 19:49 | |
| Cher Luernos,
l'intention du célébrant ne supplée pas aux déficiences. Ainsi, un prêtre consacrant avec du jus de goyave, ne renouvelle pas le sacrifice de la Croix, quelque puisse être son intention.
Nordland
| Léon XIII - Apostolica Curae a écrit: | | Dans le rite qui concerne la confection et l’administration de tout sacrement, on distingue avec raison entre la partie cérémoniale et la partie essentielle, qu’on appelle la matière et la forme. Chacun sait que les sacrements de la nouvelle loi, signes sensibles et efficaces d’une grâce invisible, doivent signifier la grâce qu’ils produisent et produire la grâce qu’ils signifient. Cette signification doit se trouver, il est vrai, dans tout le rite essentiel, c’est-à-dire dans la matière et la forme; mais elle appartient particulièrement à la forme, car la matière est une partie indéterminée par elle-même, et c’est la forme qui la détermine. Cette distinction devient plus évidente encore dans la collation du sacrement de l’Ordre, ou la matière, telle du moins que Nous la considérons ici, est l’imposition des mains ; celle-ci, assurément, n’a par elle-même aucune signification précise, et on l’emploie aussi bien pour certains Ordres que pour la Confirmation. |
|
|  | | Francis Chevalier

Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 923 Localisation : Canada-français
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mar 1 Avr - 3:47 | |
| Cher Luernos,
Je crois comprendre que vous soulevez la question de la validité d'un sacrement reçu en toute bonne foi par des prêtres n'ayant pas le pouvoir d'ordre valide. Vous demandez donc si dans de tels cas l'Église peut supléer ...
À mon avis, (à vrai dire ... je suis convaincu) je ne crois pas. La seule suppléance mentionnée dans le code de droit canon est la suppléance de juridiction qui suppose le pouvoir d'ordre valide. Voici d'ailleur une citation venant du Chanoine Labrecque (1945):
| Chanoine Cyrille Labrecque, Consultations théologiques, p. 508, 1945, Québec. a écrit: | La juridiction dont le ministre de Dieu a absolument besoin au saint tribunal ne peut être suppléée par l'Église que dans un sujet capable de la recevoir. Elle suppose nécessairement le pouvoir d'ordre. |
Or, si l'Église pouvait suppléer le pouvoir d'ordre, cette phrase du Ch. Labrecque serait un non-sens. Je n'ai jamais vu une quelconque mention que l'Église pouvait suppléer à l'invalidité du pouvoir d'ordre (ce sera peut-être le prochain "hits" théologique de la FSSPX). Si on admettait cette idée, quelle garantie aurions-nous de la validité du sacrement de l'ordre reçu en toute bonne foi par un individu n'ayant jamais eu le pouvoir d'ordre valide ? Nous en serions réduit à de simples probabilités, et dans ce cas, autant dire que l'Église catholique est probablement apostolique ! Non vraiment l'Église est visible ... les sacrements sont des signes visibles :
| St. François de Sales a écrit: | | C’est le propre de l’Eglise de faire la vraÿe praedication de la Parole de Dieu, la vraÿe administration des Sacremens ; et tout cela est il pas visible ? comme donques veut on que le sujet soit invisible ? |
Je crois comprendre également que vous vous interrogez sur la situation d'un type dans l'ignorance invincible allant aux "messes" conciliaires. Certes, Pie IX affirmait:
| Pie IX, SINGULARI QUIDEM, 17 mai 1856. a écrit: | | L'Église déclare ouvertement que l'unique espérance de salut pour l'homme est placée dans la foi chrétienne, qui enseigne la vérité, dissipe les ténèbres de l'ignorance par l'éclat de sa lumière et opère par la charité, et que cette espérance est placée dans l'Église catholique, qui, en maintenant le vrai culte, est le solide asile de cette foi et le temple de Dieu, hors duquel personne, à moins d'avoir l'excuse d'une ignorance invincible, ne peut avoir l'espoir de la vie e du salut. |
Allez savoir !!! Autant dire qu'il serait possible de survivre après avoir plongé dans une fosse aux lions ... mais avec quel pourcentage de chances ? Des chances pratiquement nulles !? Prenons le cas de la FSSPX, il est clair et hors de tout doute que si un individu qui fréquente les chapelles de la FSSPX réussit à atteinre le salut éternel, ce n'est certainement pas par les mérites de la doctrine des 4 évêques puisqu'elle contredit obstinément le Magistère de l'Église, et donc n'est pas catholique. Il faudrait vraiment une ignorance invincible, c'est-à-dire quelqu'un qui cherche, mais qui invinciblement ne comprend pas, et non pas une ignorance crasse c'est-à-dire qui se complaît dans l'erreur et qui ne cherche pas se défaire de ces erreurs.
Le salut éternel exige non seulement de pratiquer les vertus, mais aussi d'avoir la véritable foi:
| Pie IX, SINGULARI QUIDEM, 17 mai 1856 a écrit: | | Le culte divin se compose de deux éléments, de la foi et des œuvres ; point de vraie foi sans les œuvres, point d’œuvres agréables à Dieu sans la foi. Ce qui rend étroite et ardue la voie qui mène à la vie, ce n’est pas seulement l’obligation de pratiquer les vertus et d’observer les préceptes, c’est aussi la nécessité de ne point s’écarter de la foi. |
Voilà qui est si dur pour les oreilles de l'homme moderne (et pour Vatican II) ... _________________ "Aime Dieu et va ton chemin" Devise des Zouaves Pontificaux Canadiens. |
|  | | luernos Chevalier

Inscrit le : 27 Aoû 2006 Messages : 739
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mar 1 Avr - 22:46 | |
| | chaussis a écrit: | Ravi de vous retrouver, Cher Luernos, après cette salutaire trève de careme!
A votre question - qui se pose "en vrai", notemment parmi les branches de no sfamilles ou amis de "style" rallié ou autres - la theologie des Sacrements nous contraint à répondre NON;
Non à l'existence d'un Sacrement , en l'absence de forme certainement valide, quoiqu'il en soit de l'éventuelle extrème pureté d'intention du "célébrant" et/ou du "récipiendaire " du "sacrement" en question: le candidat au sacre reste tel qu'il était avant (éventuellement pretre s'il l'a été validement ordonné) et le candidat à la pretrise reste aussi laic que vous et moi!
J'ai le cas concret de plusieurs de mes anciens copains scouts (horresco refferens!!!) qui sont rentrés chez Dom Augustin ou à Fontgombault, persévèrent dans la regle benedictine, sont certainement pieux et observants.. et croient sincèrement etre pretres.. alors qu'ils ne le sont pas! Je n'ai jamais assisté à aucune de leurs "célébrations" ni ne leur ai demnadé le moindre acte sacerdotal!!!
En revanche, pour le récipiendaire laic, par exemple de ce qu'il croit etre l'eucharistie (et qui n'est qu'un morceau de pain), il y a évidemment absence de communion sacramentelle, mais si le fidele est bien disposé, il me parait clair que le Bon Dieu fait à cette personne le bénéfice d'une communion spirituelle! de meme pour le sacrement de pénitence: le fidele lambda, non formé et informé comme nou s le sommes, et qui se confesse au premier venu, du premier presbytère venu, tombe quasiment à coup sur, sur des laics, qui se croient ordonnés pretres, s'il l'ont ete après le nouveau pontifical de 68, mais je crois que si ce fidele confesse sincerement ses peches, avec contrition, il ne recoit pas d'absolution sacramentelle, puisque le pretre auquel il se confesse n'est pas pretre, mais il reçoit certainement le pardon de Dieu,par grace "gratuite"!!! En tout état de cause, l'immense majorité des communutés "ecclesia dei" fonctionne sur ce schema: la plupart de leurs pretres quoique sans doute pieux, ont été et sont "ordonnés" - dans le rite traditionnel, mais par des "eveques".. qui n'ont pas ete validement sacrés!!! Il s ne sont donc pas pretres et aucuns de leurs "sacrements" ne sont valides (hormis le bapteme, que tout un chacun peut conféréer validement...) L'immense majorité des fidles de ces communautés croit sincèrement adorer Jésus dans l'eucharistie et l'Y recevoir, en fait , ils adorent et ne reçoivent qu'un morceau de pain... et - par crace - les fruits de la communion spirituelle!!
Prions pour que les temps soient abrégés!!! |
Merci cher Chaussis pour cette réponse nette. Je parle en effet de ceux qui pourraient être à Fontgombault, par exemple ou dans la communauté Saint-Jean, ou dans une Trappe ou un carmel sur vingt, ou à la Chartreuse, ou ailleurs encore...
Et plus généralement, je vise le simple fidèle, celui non formé et non informé, c'est à dire, ni l'un de nous, ni de ceux qui prétendent, ou qui sont censés l'être, comme les tradis institutionnels. En ce qui le concerne, il peut reçevoir l'absolution par une grâce "actuelle" , par exception, et il peut recevoir aussi le bénéfice d'une communion spirituelle. Je comprends bien l'effet du pardon accordé par grâce spéciale, mais en ce qui a trait à la communion, quelle est son efficacité sur la vie surnaturelle de l'âme ? Car la communion, quand elle est valide, décuple au sens propre la présence de la Trinité, en l'âme, et donc la régénère. Qu'en est-il donc ici ?
Donc plus généralement, quelle est l'incidence sur la vie surnaturelle (vie spirituelle au sens catholique propre) de cet embargo sacramental organisé par les démons actuels occupant l'Eglise ? Je me pose cette question qui me tourmente, au regard du fait que le fidèle-type, ou le prêtre, dont je parle depuis le début, possède la Foi au sens catholique, c'est à dire qu'il la pratique et la nourrit au moyen de la prière d'un côté , et des sacrements de l'autre côté. lC'est à dire les sacrements de la Messe ou de la Confession. Or aussi bien dans la prière, que lors de la réception de ces sacrements, il fait par sa volonté mûe par le Saint Esprit, l'affirmation solennelle intérieure face à Dieu, qu'il a la certitude intelligente grâce à son intelligence agie par le Fils donc éclairée par NSJC (notamment par l'Ecriture et la Tradition) ; cette certitude de l'intelligence (et non du rationalisme) s'appliquant enfin à la réalité objective de l'existence du Père, réel hors de cet univers de la durée présente qu'il a créé de toutes pièces, réalité assimilée par la mémoire de la Révélation initiale faite par NSJC il y a 2 millénaires en Palestine.
(Je reprends ici les trois facultés supérieures de l'entendement citées Saint Louis grignon de Montfort, qui je crois ne fait que citer Saint Augustin) qui sont mises en oeuvre au service de l'âme dans son acte de foi dont le sacrement décuple l'efficacité en termes de présence surnaturelle.)
Si j'ai bien compris, l'authenticité de la Foi n'a nulle influence sur la validité du côté de l'Eglise militante. C'est pourquoi je trouve que cette question est fort préoccupante. |
|  | | chaussis Ecuyer

Inscrit le : 20 Sep 2006 Messages : 366
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 2 Avr - 0:07 | |
| Cher Luernos,
Il est bien certain qu e cette éclipse de l'eglise, de sa hierarchie et de ses sacrements, est une oeuvre démoniaque, car elle prive les hommes des deux appuis que Dieu avait prévus: > la sureté de la doctrine de Foi à laquelle adhérer, par la garantie qu'apporte le Magistère Vivant dans son infaillibilité, ce qui nous évite de dévier dans la Foi > la pardon de nos péchés, et la nourriture dont notre ame a besoin, pour retrouver et persévérer dans les vertus
De sorte que, n'étant plus assuré de la bonne doctrine,beaucoup défaillent, plus ou moins consciemment, de l a Foi Ordthodoxe, De sorte, aussi, que n'étant plus absous ni nourris, la pratique des vertus s'amenuise comme peau de chagrin..
En corollaire: les ames se perdent massivement!
Dans cette tragique débandade, cependant, Dieu donne à ceux qui le cherchent vraiment et le supplient fort les graces qui leurs sont nécessaires!!!
Peut etre , meme, avec plus d'abondance que s'ils avaient la facilité de sacrements "sous la main"! et certainement avec plus de dilection pour ceux qui "n'auront pas plié le genou devant le Baal"... conciliaire et refusé de célébrer "una cum" ses hierarques imposteurs!!!
Cui resistite fortes in fide ! |
|  | | luernos Chevalier

Inscrit le : 27 Aoû 2006 Messages : 739
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 2 Avr - 21:58 | |
| | Nordland a écrit: | Cher Luernos,
l'intention du célébrant ne supplée pas aux déficiences. Ainsi, un prêtre consacrant avec du jus de goyave, ne renouvelle pas le sacrifice de la Croix, quelque puisse être son intention.
Nordland
| Léon XIII - Apostolica Curae a écrit: | | Dans le rite qui concerne la confection et l’administration de tout sacrement, on distingue avec raison entre la partie cérémoniale et la partie essentielle, qu’on appelle la matière et la forme. Chacun sait que les sacrements de la nouvelle loi, signes sensibles et efficaces d’une grâce invisible, doivent signifier la grâce qu’ils produisent et produire la grâce qu’ils signifient. Cette signification doit se trouver, il est vrai, dans tout le rite essentiel, c’est-à-dire dans la matière et la forme; mais elle appartient particulièrement à la forme, car la matière est une partie indéterminée par elle-même, et c’est la forme qui la détermine. Cette distinction devient plus évidente encore dans la collation du sacrement de l’Ordre, ou la matière, telle du moins que Nous la considérons ici, est l’imposition des mains ; celle-ci, assurément, n’a par elle-même aucune signification précise, et on l’emploie aussi bien pour certains Ordres que pour la Confirmation. |
|
Cependant dans le cas de l'absence de vin, cité par Nordland, le prêtre sait parfaitement qu'il n'y a pas de cause matérielle au sacrement, et donc que sa messe est nulle. Tandis que dans le cas indiqué : il s'agit d'un véritable catholique, -mais il ne sait pas (cas d'ignorance plus courant qu'on ne croit ) - ou il ne comprend pas, (défaut d'assimilation, par incapacité, ou bien par paresse, encore un cas courant ) - ou il ne veut pas comprendre ,par préjugé légaliste, ritualiste, et conservateur de type profane, - ou il ne veut pas officialiser son doute, ou bien par fidélité mal comprise à l'Eglise, il craint d'ajouter au scandale inqualifiable de l'Occupation actuelle (je pense que ce cas peut se trouver chez des contemplatifs)
Le sacrement doit signifier la grâce qu'il produit, cite Nordland : Or la formule "recevoir l'esprit qui fait les chefs" peut sembler être une traduction française contemporaine, donc a priori plus exacte, d'autant plus qu'elle est censée émaner du "berger" (qui déguise en fait le loup) . Même si pour nous, cette formule nous semble plus que suspecte, après réflexion historique, philosophique, et théologique. |
|  | | luernos Chevalier

Inscrit le : 27 Aoû 2006 Messages : 739
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 2 Avr - 22:35 | |
| [quote="Francis"]Cher Luernos,
Je crois comprendre que vous soulevez la question de la validité d'un sacrement reçu en toute bonne foi par des prêtres n'ayant pas le pouvoir d'ordre valide. Vous demandez donc si dans de tels cas l'Église peut supléer ...
À mon avis, (à vrai dire ... je suis convaincu) je ne crois pas. La seule suppléance mentionnée dans le code de droit canon est la suppléance de juridiction qui suppose le pouvoir d'ordre valide. Voici d'ailleur une citation venant du Chanoine Labrecque (1945):
| Chanoine Cyrille Labrecque, Consultations théologiques, p. 508, 1945, Québec. a écrit: | La juridiction dont le ministre de Dieu a absolument besoin au saint tribunal ne peut être suppléée par l'Église que dans un sujet capable de la recevoir. Elle suppose nécessairement le pouvoir d'ordre. |
Puisque vous avez ponctué votre réponse, Francis, de citations , je me sens obligé d'inaugurer ma réponse sous les auspices d'une citation préliminaire du Père Calmel (site salve regina, théologie, sacrements, sacerdoce, )
| Citation: | Comprenons ici que, pour le fidèle, mais plus encore pour le prêtre, la messe, selon la parole de saint Vincent Ferrier est l’acte le plus haut de la contemplation[1]. On pourrait sans doute faire une objection : puisque la messe réclame un acte extérieur, puisqu’elle est solennisée par un rite et que la contemplation est intérieure, la messe ne semble pas être acte de contemplation. La réponse vient tout de suite à l’esprit. Il suffit de faire attention à la portée intérieure et spirituelle du rite sensible. En prononçant les paroles du Christ sur le pain et le vin, le prêtre rend présent le sacrifice du Christ. Le Christ, qui se rend présent comme immolé, s’offre nécessairement sur l’autel avec les intentions de religion et d’amour qu’il avait sur le bois de la croix. Telle étant la nature et la portée de l’acte consécratoire et de plus cet acte étant explicité et solennisé par un formulaire et des rites d’une parfaite piété, il est évident que le prêtre qui accomplit un tel acte comme il convient, qui dit la messe comme elle doit être dite, est mis sur le chemin de la contemplation la plus élevée. Il se peut qu’il soit plus contemplatif, si on peut dire, pendant le silence de l’action de grâce, après la communion, que dans les instants divins où il consacre ; il se peut qu’il soit pris davantage par la prière pendant une visite au saint sacrement que pendant la récitation du canon ; il n’en reste pas moins que c’est dans la consécration et la communion que le prêtre est le plus proche de la source vivante de toute charité et de toute oraison ; c’est là que son âme reçoit plus intensément les grâces d’amour, de zèle, de contemplation.
Le sacrifice de la messe étant le même que celui de la croix mais sous un signe sacramentel, le prêtre du Seigneur est normalement conduit, par l’oblation de la messe, à devenir contemplatif parce que, dans cet acte unique, le Seigneur fait de lui son instrument pour réaliser le sacrifice suprême de son amour. De même, dans l’assistance à la messe, la prière et la contemplation du chrétien doit être à son point le plus élevé parce que, en venant à la messe, il s’unit au Christ dans ce qui est la réalisation la plus sainte de son amour. Entre la dévotion, la prière, l’oraison selon qu’elles se situent pendant la messe ou en dehors de la messe, il existe cette différence que, pendant la messe, l’oraison unit à Jésus-Christ lorsque, d’une manière effective, réelle, actuelle, il offre son sacrifice et exprime son amour sacramentellement.
Le rapport entre la contemplation et la messe est rendu encore bien plus étroit par la communion. L’oraison et la prière en effet, lorsque le Seigneur est en nous réellement présent, a ceci de particulier que notre prière reçoit de son contact, de sa présence immédiate comme nourriture sacramentelle, un accroissement unique. Il est vrai que l’ami du Seigneur qui désire très ardemment communier, mais qui ne peut le faire reçoit des grâces équivalentes ; mais ces grâces elles-mêmes, il les reçoit parce que son désir porte précisément sur la communion sensible et sacramentelle. – Ainsi de la part du prêtre comme de la part des fidèles, mais beaucoup plus de la part du prêtre parce que c’est lui qui est ministre du Souverain Prêtre, la sainte messe, non seulement appelle la contemplation la plus haute, mais elle en est le chemin direct.
On comprendra d’autant mieux les paroles de saint Vincent Ferrier que l’on aura une idée plus nette du mystère de la messe. La messe est à la fois sacrifice et communion puisque, à défaut des fidèles, le prêtre y communie toujours. Le Seigneur qui s’offre comme l’hostie sans tache pour la rémission de nos péchés est indivisiblement le pain sacré de la vie éternelle, l’hostie sainte pour la nourriture de notre âme.
A la consécration le prêtre exerce à l’égard du Christ la ministérialité la plus élevée pour l’acte d’amour le plus élevé. A la consécration, le prêtre est, en effet, ministre du Seigneur pour la transsubstantiation du pain et du vin au corps et au sang du Seigneur ; or par cette transsubstantiation, ce qui est accompli, d’une manière non sanglante mais réelle, c’est l’immolation du Seigneur, le sacrifice du Vendredi-Saint. Il n’y a pas de plus grand amour…
La ministérialité du prêtre étant portée à ce degré de sublimité, ce qui doit correspondre dans le coeur du prêtre, c’est une union de foi et d’amour qui soit, en quelque sorte, proportionnée. De plus, en même temps que cette union d’amour de la part du prêtre est réclamée par un ministère de cette grandeur, elle est également favorisée et soutenue par ce ministère. Comment le Christ, en effet, dans les instants sacro-saints où il s’offre au Père par le prêtre de l’Église, ne ferait-il pas déborder, dans le coeur de ce prêtre, les flots de charité qui brûlent dans son propre coeur ?
D’autre part, l’effet de la communion est d’accroître l’union de charité entre le Seigneur et son corps mystique. En devenant notre nourriture spirituelle, le Christ, par l’ineffable contact de sa personne, ne peut que faire grandir la charité et l’oraison dans l’âme qui le reçoit.
Ainsi donc, à prendre le mystère de la messe dans sa transcendance, à le considérer au double point de vue de la consécration et de la communion, on ne peut rien trouver que de juste et d’inattaquable dans la grande formule du grand prêcheur : La messe est l’acte le plus haut de la contemplation. |
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|  | | luernos Chevalier

Inscrit le : 27 Aoû 2006 Messages : 739
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 2 Avr - 22:55 | |
| Dans la citation je souligne cela :
| Citation: | il n’en reste pas moins que c’est dans la consécration et la communion que le prêtre est le plus proche de la source vivante de toute charité et de toute oraison ; c’est là que son âme reçoit plus intensément les grâces d’amour, de zèle, de contemplation.
Le sacrifice de la messe étant le même que celui de la croix mais sous un signe sacramentel, le prêtre du Seigneur est normalement conduit, par l’oblation de la messe, à devenir contemplatif parce que, dans cet acte unique, le Seigneur fait de lui son instrument pour réaliser le sacrifice suprême de son amour. |
Il faut comprendre la proximité entre l'âme du prêtre, et la Source divine, et aussi la similitude, entre le Sacrifice sacramental de la Messe, et celui historique de la Croix, comme une proximité et une similitude réelles, réelles comme le corps physique ressuscité de Notre Seigneur était le même physiquement que son corps physique "antérieur", qu'il rendait présent en un clin d'oeil à ses apôtres. Il en est de même, de la Présence réelle, dans le Sacrifice de la Messe .
J'ai l'air d'être hors sujet, mais en fait, c'est dans l'arrière-fond d'une difficulté grave, que je me pose ces questions.
Oui l'Eglise ne peut pas suppléer l'absence d'Ordre. Et vous reconnaissez la possibilité de l'erreur invincible mais statistiquement elle paraît presque hypothèse d'école. Ce que personnellement je ne pense tout à fait, car moi durant des années j'ai souffert d'appartenir à ces catégories; mais vous avez parfaitement raison, comme je l'ai dit dans un post plus haut, il est difficile de démêler l'erreur de mauvaise foi et celle de bonne foi totale, c'est à dire celle qui aurait résisté à une recherche du niveau en rapport avec celui qui cherche...Car l'ignorance religieuse est insondable.
Cependant la difficulté est la suivante : peut-on penser que le Démon est capable de tarir les canaux de la Grâce sanctifiante par laquelle la Sainte Trinité construit au sens propre l'Eglise? L'Accusateur, le Satan, serait-il supérieur à son Créateur ? Chaussis a répondu à ce sujet plus haut, dans un sens auquel j'adhère depuis longtemps. Mais il n'empêche que, ainsi que le dit le Père Calmel, la Messe par exemple est le moyen réaliste de rendre présent le Sacrifice réel de la Croix, et cette présence réelle sanctifie substantiellement l'âme, qui n'a pas été plongée dans le Sacrifice du Seigneur au baptême, pour vivtre ensuite de de deux ou trois émotions priantes une fois par mois. Le sacrement est indissociable de la prière dans l'action de la Grâce ! Nous ne sommes pas des luthériens, et encore moins des adeptes de la religion naturaliste des Démons hyper-modernistes, qui se contentent d'une pseudo et prétendue "prière" (voir comment Ben16 évoque en sacré spécialiste "la prière" dans "spe salvi" ! ) le sacrement, catholique, pas le "signe babelien" , est inhérent à la Sainte Religion. |
|  | | luernos Chevalier

Inscrit le : 27 Aoû 2006 Messages : 739
| Sujet: Re: Communicatio in sacris Mer 2 Avr - 23:25 | |
| | chaussis a écrit: | Cher Luernos,
Il est bien certain qu e cette éclipse de l'eglise, de sa hierarchie et de ses sacrements, est une oeuvre démoniaque, car elle prive les hommes des deux appuis que Dieu avait prévus: > la sureté de la doctrine de Foi à laquelle adhérer, par la garantie qu'apporte le Magistère Vivant dans son infaillibilité, ce qui nous évite de dévier dans la Foi > la pardon de nos péchés, et la nourriture dont notre ame a besoin, pour retrouver et persévérer dans les vertus
De sorte que, n'étant plus assuré de la bonne doctrine,beaucoup défaillent, plus ou moins consciemment, de l a Foi Ordthodoxe, De sorte, aussi, que n'étant plus absous ni nourris, la pratique des vertus s'amenuise comme peau de chagrin..
En corollaire: les ames se perdent massivement!
Dans cette tragique débandade, cependant, Dieu donne à ceux qui le cherchent vraiment et le supplient fort les graces qui leurs sont nécessaires!!!
Peut etre , meme, avec plus d'abondance que s'ils avaient la facilité de sacrements "sous la main"! et certainement avec plus de dilection pour ceux qui "n'auront pas plié le genou devant le Baal"... conciliaire et refusé de célébrer "una cum" ses hierarques imposteurs!!!
Cui resistite fortes in fide ! |
Il est évident que la pratique des vertus s'amenuise comme une peau de chagrin .
En effet après la seconde guerre mondiale, les pauvres fidèles traumatisés par l'enfer le purgatoire et "le ciel" ; donc la Secte leur a fourgué un nouveau "langage" comme ils disent: l'action, l'action, l'engagement, la fraternité, le tiers monde, le syndicalisme, etc... Au bout des trente glorieuses + des trente décadentes, ces pauvres fidèles ont peur de la mort, ! qu'à cela ne tienne Ben16 et 0023 vont leur fourguer du bonheur, de la libération, de la rédemption pour tous, avec enfer vide, EN 2050 les derniers dégénérés, avec, ou sans latin, ( la boutique romaine sait sortir quand la demande est là, une offre en réponse : un ben16 tradi, et un 0023 néo con moralement) alors ils adoreront les sept lois de Noah.
Cela explique la sainteté de cirque ,conciliaire, des Térésa, Balaguer, subito, et autre fondateurs de communautés "nouvelles" ...
Votre seconde réponse sur le surcroît de grâce me réjouit, cependant le canal du sacrement peut-il être radicalement coupé ? |
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